Cannes 2019 : The lighthouse (Quinzaine)
Alors que l’on déplorait l’autre jour l’utilisation excessive des jumpscares dans Wounds de Babak Anvari, son compatriote américain, lui, fait tout le contraire et semble déjà avoir une patte dans le genre du cinéma d’horreur. Robert Eggers instaure, dans The Lighthouse, une ambiance infiniment pesante qui ne passe jamais par des plans dans lesquels des figures terrifiantes vous sautent brusquement au visage. On se sent à l’étroit pendant les 110 minutes qui composent le film et devant cette image carrée, le réalisateur ayant choisi un format assez particulier pour son nouveau film. Le sublime noir et blanc choisi par le cinéaste de 35 ans joue sur les perspectives et participe à la perte de notion d’espace-temps que nous procure le film. Le son, lui aussi très travaillé, exacerbe nos peurs. Ces dernières sont d’ailleurs primitives : peur de l’autre, peur du noir, peur de l’isolement, peur de l’oiseau, superstition etc. Robert Eggers les met parfaitement en scène et dresse, à partir d’une intrigue extrêmement simple, un somptueux et effroyable tableau
Cannes 2019 : palmarès et bilan de la Quinzaine des Réalisateurs
La 51e Quinzaine des Réalisateurs de Cannes s'est achevée ce 23 mai 2019 avec la présentation en clôture de Yves de Benoît Forgeard. Retour...
John Carpenter lauréat du Carrosse d’or 2019
C'est une belle surprise que nous a réservé hier la Société des Réalisateurs de Films, en charge de la Quinzaine des Réalisateurs, en...
Cannes 2019 : Wounds (Quinzaine)
Adapté du livre The Visible Flith de Nathan Ballingrud, Wounds raconte l'histoire de Will, un type sympa et réglo incarné par la star montante Armie Hammer, qui se retrouve, du jour au lendemain, impliqué, à cause d'un portable, dans une étrange et maléfique machination lui faisant peu à peu perdre la notion de réalité et le mettant à l'épreuve de situations surnaturelles et cauchemardesques.
Cannes, jours 5 & 6 : Douleur, amour, et épilepsie
Le réalisateur espagnol le plus connu à l’étranger déprime ; non pas Pedro Almodovar, mais Salvador, le protagoniste de Dolor y gloria. Plus que jamais peut-être, le cinéaste se livre corps et âme dans un film d’une incroyable maitrise. Et alors qu’il ne parle que de lui, c’est avec une grande pudeur qu’il nous présente ses obsessions. Quelle part de fiction y réside, difficile de le savoir exactement, mais une grande sincérité s’en dégage.
Cannes 2019 : la Palme pour Bong Joon-ho
Première Palme d'or pour la Corée du sud avec Parasite, le septième long-métrage de Bong Joon-ho et deuxième en compétition après Okja en 2017....
Cannes 2019 : Jim Jarmusch en ouverture
Comme l'année dernière, c'est le magazine spécialisé Variety qui a vendu la mèche par rapport au film qui fera l'ouverture du Festival de Cannes. Mais cette fois-ci, la confirmation officielle du bureau de presse du festival est arrivée au bout d'une heure ou deux. C'est donc la comédie de zombies The Dead don't die de Jim Jarmusch qui ouvrira les festivités du côté de la Croisette le mardi 14 mai.
Cannes 2019 : Et puis nous danserons (Quinzaine)
And then we danced n'est pas un film de danse. Pourtant, le film du suédois Levan Akin accumule tous les clichés du genre. Des vociférations d'un professeur tyrannique à l'arrivée d'un nouveau danseur rival en passant par l'annonce impromptue d'auditions, presque toutes les ficelles narratives des films de danse sont exploitées.
Cannes 2019 : Bacurau (compétition)
En seulement deux longs-métrages, Kleber Mendonça Filho a su s'imposer comme un des représentants du cinéma brésilien contemporain. Dans Bacurau, il livre encore un récit engagé sur son pays, une déclaration d'amour et d'espoir qui durant plus de deux heures nous emmène sur des chemins inattendus.
Cannes 2019 : compléments de sélection
Comme le veut la tradition, la sélection officielle du Festival de Cannes est annoncée en deux, voire trois étapes – film d'ouverture, compétition et Un certain regard, puis ajouts de dernière minute et film de clôture, qui s'appellera désormais film de la dernière séance.
Cannes 2019, jour 1 : The Dead don’t die
Le premier jour à Cannes est toujours calme. Trop calme, même. Alors que le tapis rouge est enfin installé, quelques Cannois s'installent en face sur des échelles à leur nom, parés à attendre des heures sous un soleil torride - ou sous une pluie d'été - pour voir, au loin, une star pointer le bout de son nez avant de grimper les 24 marches.
Cannes 2019 : séance spéciale aujourd’hui à Paris
Le Festival de Cannes ne célèbre cette année que sa 72e édition mais en réalité il fête déjà son 80e anniversaire. Philippe Erlanger,...

















