Cannes 2019 : Le bilan de Jean-Jacques
Les gros coups de cœur : "For Sama", un documentaire bouleversant de Waad al-Kateab et Edward Watts, tourné à Alep pendant les bombardements et "The Halt", un film de 4 h 39 du philippin Lav Diaz, très fort et très beau.
Cannes 2019 : The lighthouse (Quinzaine)
Alors que l’on déplorait l’autre jour l’utilisation excessive des jumpscares dans Wounds de Babak Anvari, son compatriote américain, lui, fait tout le contraire et semble déjà avoir une patte dans le genre du cinéma d’horreur. Robert Eggers instaure, dans The Lighthouse, une ambiance infiniment pesante qui ne passe jamais par des plans dans lesquels des figures terrifiantes vous sautent brusquement au visage. On se sent à l’étroit pendant les 110 minutes qui composent le film et devant cette image carrée, le réalisateur ayant choisi un format assez particulier pour son nouveau film. Le sublime noir et blanc choisi par le cinéaste de 35 ans joue sur les perspectives et participe à la perte de notion d’espace-temps que nous procure le film. Le son, lui aussi très travaillé, exacerbe nos peurs. Ces dernières sont d’ailleurs primitives : peur de l’autre, peur du noir, peur de l’isolement, peur de l’oiseau, superstition etc. Robert Eggers les met parfaitement en scène et dresse, à partir d’une intrigue extrêmement simple, un somptueux et effroyable tableau
Cannes 2019 : la compétition des courts-métrages
Après les longs jeudi, voici les courts ! Il existe deux compétitions de courts-métrages au sein de la sélection officielle : celle de...
Cannes 2019 : Bacurau (compétition)
En seulement deux longs-métrages, Kleber Mendonça Filho a su s'imposer comme un des représentants du cinéma brésilien contemporain. Dans Bacurau, il livre encore un récit engagé sur son pays, une déclaration d'amour et d'espoir qui durant plus de deux heures nous emmène sur des chemins inattendus.
Cannes : First love (Quinzaine)
De la vengeance, du sang (beaucoup de sang), des flingues, des sabres et des personnages tous plus tarés les uns que les autres : voilà ce qui forme le cocktail explosif de First Love. Percutant, drôle et parfois gore, le nouveau film de Takashi Miike offre un plaisant spectacle parodique qui saura combler ceux qui se laissent entraîner dans le délire du réalisateur japonais
Cannes 2019 : On va tout péter (Quinzaine)
On va tout péter fait bien sûr penser au mouvement des gilets jaunes, qui rappelons-le, n'existait pas encore à l'été 2017. Mais les propos de certains ouvriers, les blocages de routes et les plusieurs altercations avec la police que l'on peut voir dans le film rappellent les événements qui sont nés, en France, fin 2018.
Cannes, jour 7 : Une vie cachée & Frankie
Une vie cachée... Franz est un objecteur de conscience, ce qui n'est pas conseillé quand on est Autrichien en 1940. Lorsqu'il est appelé à servir sous les oripeaux du IIIème Reich, quitte à laisser de côté sa vie paisible, et sa famille avec elle, il préfère devenir prisonnier politique que d'aller tuer des innocents.
Cannes 2019 : Alice et le maire (Quinzaine)
Quatre ans après Le Grand Jeu, Nicolas Pariser renoue avec le monde politique en signant Alice et le maire, une réflexion sur la pratique du pouvoir.
Cannes 2019 : la sélection de l’ACID
Comme l'année dernière, la sélection de l'Association du Cinéma Indépendant pour sa diffusion, bref l'ACID, a été annoncée quasiment en même temps que celles des deux autres sections parallèles du Festival de Cannes, la Semaine de la Critique et la Quinzaine des réalisateurs, à savoir en début de semaine dernière, le mardi 23 avril pour être précis.
Cannes 2019 : Et puis nous danserons (Quinzaine)
And then we danced n'est pas un film de danse. Pourtant, le film du suédois Levan Akin accumule tous les clichés du genre. Des vociférations d'un professeur tyrannique à l'arrivée d'un nouveau danseur rival en passant par l'annonce impromptue d'auditions, presque toutes les ficelles narratives des films de danse sont exploitées.
Cannes 2019 : Jim Jarmusch en ouverture
Comme l'année dernière, c'est le magazine spécialisé Variety qui a vendu la mèche par rapport au film qui fera l'ouverture du Festival de Cannes. Mais cette fois-ci, la confirmation officielle du bureau de presse du festival est arrivée au bout d'une heure ou deux. C'est donc la comédie de zombies The Dead don't die de Jim Jarmusch qui ouvrira les festivités du côté de la Croisette le mardi 14 mai.
Cannes 2019 : séance spéciale aujourd’hui à Paris
Le Festival de Cannes ne célèbre cette année que sa 72e édition mais en réalité il fête déjà son 80e anniversaire. Philippe Erlanger,...



















