Cannes 2019 : Les Misérables (compétition)

A chaque film sur la banlieue, ou presque, on évoque La Haine de Matthieu Kassovitz. Comme s’il s’agissait d’une référence indépassable, ou de la seule référence du genre. Il n’a pas fallu bien longtemps pour qu’on commence à entendre des comparaisons entre le film de Ladj Ly, et celui qui aura bientôt 25 ans. Pourtant, s’il s’inscrit dans ses pas, Les Misérables est bien plus qu’un énième « film de banlieue » loué à sortie et vite oublié. Au contraire, gageons qu’il va faire parler de lui, pour son regard perçant sur la situation contemporaine.

Cannes 2019 : la compétition des courts-métrages

Après les longs jeudi, voici les courts ! Il existe deux compétitions de courts-métrages au sein de la sélection officielle : celle de...

Cannes 2019 à Paris, demandez le programme

De ce vendredi 24 mai jusqu'au dimanche 26, nouvelle édition de ce programme de reprises des films de Cannes destiné à démocratiser l'accès...

Cannes 2019 : compléments de sélection

Comme le veut la tradition, la sélection officielle du Festival de Cannes est annoncée en deux, voire trois étapes – film d'ouverture, compétition et Un certain regard, puis ajouts de dernière minute et film de clôture, qui s'appellera désormais film de la dernière séance.

Cannes 2019 : The lighthouse (Quinzaine)

Alors que l’on déplorait l’autre jour l’utilisation excessive des jumpscares dans Wounds de Babak Anvari, son compatriote américain, lui, fait tout le contraire et semble déjà avoir une patte dans le genre du cinéma d’horreur. Robert Eggers instaure, dans The Lighthouse, une ambiance infiniment pesante qui ne passe jamais par des plans dans lesquels des figures terrifiantes vous sautent brusquement au visage. On se sent à l’étroit pendant les 110 minutes qui composent le film et devant cette image carrée, le réalisateur ayant choisi un format assez particulier pour son nouveau film. Le sublime noir et blanc choisi par le cinéaste de 35 ans joue sur les perspectives et participe à la perte de notion d’espace-temps que nous procure le film. Le son, lui aussi très travaillé, exacerbe nos peurs. Ces dernières sont d’ailleurs primitives : peur de l’autre, peur du noir, peur de l’isolement, peur de l’oiseau, superstition etc. Robert Eggers les met parfaitement en scène et dresse, à partir d’une intrigue extrêmement simple, un somptueux et effroyable tableau

Cannes 2019 : Et puis nous danserons (Quinzaine)

And then we danced n'est pas un film de danse. Pourtant, le film du suédois Levan Akin accumule tous les clichés du genre. Des vociférations d'un professeur tyrannique à l'arrivée d'un nouveau danseur rival en passant par l'annonce impromptue d'auditions, presque toutes les ficelles narratives des films de danse sont exploitées.

Cannes 2019 : séance spéciale aujourd’hui à Paris

Le Festival de Cannes ne célèbre cette année que sa 72e édition mais en réalité il fête déjà son 80e anniversaire. Philippe Erlanger,...

Cannes 2019 : Wounds (Quinzaine)

Adapté du livre The Visible Flith de Nathan Ballingrud, Wounds raconte l'histoire de Will, un type sympa et réglo incarné par la star montante Armie Hammer, qui se retrouve, du jour au lendemain, impliqué, à cause d'un portable, dans une étrange et maléfique machination lui faisant peu à peu perdre la notion de réalité et le mettant à l'épreuve de situations surnaturelles et cauchemardesques.

Cannes 2019 : Alice et le maire (Quinzaine)

Quatre ans après Le Grand Jeu, Nicolas Pariser renoue avec le monde politique en signant Alice et le maire, une réflexion sur la pratique du pouvoir.

Cannes, jour 8 : Tarantino et Bong Joon-ho acclamés

De Tarantino à Rodriguez Du jamais vu. Dès la veille, des dizaines de Tarantinophiles déambulaient autour du palais du festival à la recherche de places...

Cannes 2019 : On va tout péter (Quinzaine)

On va tout péter fait bien sûr penser au mouvement des gilets jaunes, qui rappelons-le, n'existait pas encore à l'été 2017. Mais les propos de certains ouvriers, les blocages de routes et les plusieurs altercations avec la police que l'on peut voir dans le film rappellent les événements qui sont nés, en France, fin 2018.

Cannes, jours 5 & 6 : Douleur, amour, et épilepsie

Le réalisateur espagnol le plus connu à l’étranger déprime ; non pas Pedro Almodovar, mais Salvador, le protagoniste de Dolor y gloria. Plus que jamais peut-être, le cinéaste se livre corps et âme dans un film d’une incroyable maitrise. Et alors qu’il ne parle que de lui, c’est avec une grande pudeur qu’il nous présente ses obsessions. Quelle part de fiction y réside, difficile de le savoir exactement, mais une grande sincérité s’en dégage.

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Cannes 2026 : la compétition

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Il soufflait comme un léger vent de transition sur l’annonce de la sélection officielle du Festival de Cannes hier matin à Paris. Pas tellement en termes de têtes responsables, puisque la présidente du festival Iris Knobloch et son délégué général Thierry Frémaux se sont parfaitement acquittés de la tâche.

Décès de l’acteur Mario Adorf

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L’acteur allemand Mario Adorf est décédé hier à Paris. Il était âgé de 95 ans. Très populaire chez nos voisins d’outre-Rhin grâce à ses centaines de rôles au cinéma et à la télévision, Adorf avait également su se faire un nom à l’international, à travers ses nombreux personnages de méchants guère caricaturaux.

Test Blu-ray : Afterburn

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Afterburn s’amuse à transformer la France post-cataclysmique en terrain de jeu débraillé, où les ruines ressemblent parfois à des sculptures contemporaines qu’un vent mal luné aurait décidé de réarranger.

Derrière le velours rouge : Pourquoi les cinéastes ne cessent de revenir aux salles...

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Il existe peu d'endroits au cinéma qui exercent une fascination aussi durable que la salle de casino. Lumières tamisées, tables recouvertes de feutre vert,...

Les sorties du 8 avril 2026

Il arrive assez rarement que l’on puisse regrouper le programme hebdomadaire des sorties cinéma sous un seul thème fédérateur. Pour cela, l’offre de nouveaux films qui débarque semaine après semaine dans les salles obscures françaises est globalement trop riche et variée. Et après tout, quel intérêt commercial y a-t-il à proposer plusieurs fois et en simultané le même sujet dans des versions légèrement différentes ?