Cannes, jours 5 & 6 : Douleur, amour, et épilepsie
Le réalisateur espagnol le plus connu à l’étranger déprime ; non pas Pedro Almodovar, mais Salvador, le protagoniste de Dolor y gloria. Plus que jamais peut-être, le cinéaste se livre corps et âme dans un film d’une incroyable maitrise. Et alors qu’il ne parle que de lui, c’est avec une grande pudeur qu’il nous présente ses obsessions. Quelle part de fiction y réside, difficile de le savoir exactement, mais une grande sincérité s’en dégage.
Cannes 2019 : séance spéciale aujourd’hui à Paris
Le Festival de Cannes ne célèbre cette année que sa 72e édition mais en réalité il fête déjà son 80e anniversaire. Philippe Erlanger,...
Cannes 2019 : la sélection de la Quinzaine des réalisateurs
La sélection officielle de la 51ème édition de la Quinzaine des réalisateurs, section parallèle par excellence du Festival de Cannes, a été annoncée mardi dernier, le 23 avril, par son nouveau délégué général Paolo Moretti au Forum des Images.
Cannes 2019 : Le bilan de Jean-Jacques
Les gros coups de cœur : "For Sama", un documentaire bouleversant de Waad al-Kateab et Edward Watts, tourné à Alep pendant les bombardements et "The Halt", un film de 4 h 39 du philippin Lav Diaz, très fort et très beau.
Cannes, jour 9 : quelques déceptions
Once upon a time ... in Hollywood - 3.5/5
"Once upon a time … in Hollywood est en effet étrangement statique. Il ne se passe...
Cannes 2019 : Too Old to Die Young (séance spéciale)
Nicolas Winding Refn présentait, en séance spéciale, deux épisodes de sa future série, Too old to die young. En tenant compte de son affirmation d’avoir réalisé « un film de 13 heures », c’est donc un long extrait de 2h18 que nous avons eu la chance de voir. Pourtant, le premier des deux épisodes (le 4, donc), ressemble bel et bien à un épisode de série : on est plongé au milieu d’une intrigue à multiples personnages, bien qu’on arrive à comprendre assez vite leurs places dans le récit. Difficile de juger cet épisode d’un peu moins d’une heure : heureusement, l’épisode suivant mettra tous les aficionados de NWR d’accord.
Cannes 2019 : palmarès de la Cinéfondation
Le jury présidé par Claire Denis a annoncé ce soir le Palmarès de la 22e édition de la Cinéfondation. La réalisatrice du récent...
Cannes 2019 : Wounds (Quinzaine)
Adapté du livre The Visible Flith de Nathan Ballingrud, Wounds raconte l'histoire de Will, un type sympa et réglo incarné par la star montante Armie Hammer, qui se retrouve, du jour au lendemain, impliqué, à cause d'un portable, dans une étrange et maléfique machination lui faisant peu à peu perdre la notion de réalité et le mettant à l'épreuve de situations surnaturelles et cauchemardesques.
Cannes 2019 : la compétition
La sélection officielle du Festival de Cannes a été annoncée ce matin à Paris, à l'UGC Normandie, par le président du festival Pierre Lescure et son délégué général Thierry Frémeaux. Comme déjà communiqué la semaine dernière, la 72ème édition du festival s'ouvrira le mardi 14 mai avec The Dead don't die de Jim Jarmusch en compétition et se terminera onze jours plus tard, le samedi 25 mai.
Cannes 2019 : la sortie en salles des films sélectionnés
Le tapis rouge est rangé, tout comme les barrières qui ont canalisé tant soit peu pendant quinze jours la circulation sur la Croisette. Les correspondants sont rentrés chez eux, afin de récupérer des dizaines d'heures de sommeil ratées sur place, à l'image de nos vaillants confrères dont vous trouvez le bilan ici pour Jean-Jacques, là pour Lucas et là encore pour Nicolas.
Cannes 2019 : les affiches dévoilées
Cette semaine particulièrement chargée en termes d'annonces cannoises a commencé dès ce lundi matin avec la présentation de l'affiche officielle de la 72ème édition du Festival de Cannes, qui aura lieu dans un mois, du mardi 14 au samedi 25 mai.
Cannes 2019 : The lighthouse (Quinzaine)
Alors que l’on déplorait l’autre jour l’utilisation excessive des jumpscares dans Wounds de Babak Anvari, son compatriote américain, lui, fait tout le contraire et semble déjà avoir une patte dans le genre du cinéma d’horreur. Robert Eggers instaure, dans The Lighthouse, une ambiance infiniment pesante qui ne passe jamais par des plans dans lesquels des figures terrifiantes vous sautent brusquement au visage. On se sent à l’étroit pendant les 110 minutes qui composent le film et devant cette image carrée, le réalisateur ayant choisi un format assez particulier pour son nouveau film. Le sublime noir et blanc choisi par le cinéaste de 35 ans joue sur les perspectives et participe à la perte de notion d’espace-temps que nous procure le film. Le son, lui aussi très travaillé, exacerbe nos peurs. Ces dernières sont d’ailleurs primitives : peur de l’autre, peur du noir, peur de l’isolement, peur de l’oiseau, superstition etc. Robert Eggers les met parfaitement en scène et dresse, à partir d’une intrigue extrêmement simple, un somptueux et effroyable tableau



















