Critique : Michel-Ange

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Andreï Kontchalovski a choisi de concentrer son film consacré à Michel-Ange sur une période relativement courte de la vie de ce très grand artiste, un choix qui permet de donner un portrait complet de la personnalité de l'homme tout en évitant le papillonnage et de trop fréquentes ellipses

Vu sur OCS : « Confirmation »

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Comment le monde a changé en près de trente ans, depuis les auditions tumultueuses en octobre 1991 autour de la nomination du juge Clarence Thomas à la cour suprême des États-Unis. Mais est-ce vraiment le cas ? En regardant le téléfilm Confirmation, produit par HBO et disponible sur le replay d'OCS, on a surtout eu une sensation peu agréable de déjà-vu.

Critique : Cendres et diamant

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Si seulement chaque pays pouvait disposer d'un chroniqueur officieux animé par la même maestria cinématographique que Andrzej Wajda ! En dépit de son destin historique pour le moins mouvementé, la Pologne peut en effet s'estimer heureuse d'avoir eu un réalisateur d'un tel talent à son service, de surcroît quasiment exclusif puisque, contrairement à la plupart de ses contemporains, Wajda n'a jamais ou presque goûté à l'exil créatif.

La Roche-sur-Yon 2019 : Adults in the Room

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Vue de loin, à travers le prisme forcément réducteur des médias français et européens, qui ont tendance à s'emballer pour une actualité brûlante avant de la délaisser au profit de la prochaine attraction de la semaine, voire du jour, la crise financière et économique en Grèce a tout l'air d'être résolue.

Dinard 2019 : Peterloo

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On ne savait pas le cinéma de Mike Leigh si politique. En tout cas pas à une échelle aussi épique et universelle. La politique des mœurs et d'une société prises en étau entre la vérité et le mensonge, oui, bien sûr, cela nous est bien familier, grâce à la plupart de ses films magistraux, des orfèvreries cinématographiques tout en petites touches assassines.

Dinard 2019 : Red Joan Au service secret de Staline

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C'est avec un film on ne peut plus britannique que nous commençons notre couverture de la 30ème édition du Festival de Dinard, cet événement incontournable de la rentrée cinématographique justement dédié au cinéma venu de l'autre rive de la Manche. Dans Red Joan, tout ce qui a fait le succès commercial de productions britanniques récentes comme Une merveilleuse histoire du temps de James Marsh et Imitation Game de Morten Tyldum semble s'être donné rendez-vous.

Critique : Le Vent de la liberté

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A quelles conditions, une nostalgie de la Guerre froide serait-elle justifiable ? Cette période, que le temps aide à reléguer petit à petit à l'Histoire ancienne, avait pour avantage discutable de dessiner clairement la carte manichéenne des allégeances.

Berlinale 2019 : L’œuvre sans auteur

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Nous ne savions pas le cinéma allemand aussi gourmand. Souvent, ses films se focalisent sur un seul sujet qu'ils explorent en long et en large, quoique rarement de travers, puisque la proverbiale rigueur allemande est toujours un peu le garant d'une ligne scénaristique sans excès.

Critique : First Man Le Premier homme sur la lune

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Tendre vers les étoiles, quitter notre caillou de Terre pour mieux le voir de loin : tels ont été les rêves de l'humanité depuis la nuit des temps. Le cinéma a fait sienne cette utopie, jusqu'à ce que la science et la logique concurrentielle de la Guerre froide l'aient transformée en réalité dans les années 1960.

Intégrale Claude Berri #15 : Lucie Aubrac (1997)

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Jusqu’à Tchao Pantin en 1983, le cinéma de Claude Berri était essentiellement porté par la force de ses scénarios, dont la mise en images prenait finalement un aspect assez secondaire. En abandonnant les films à vocation « autobiographique » dans les années 80, le cinéaste semble avoir redécouvert son médium d’expression, osant aborder la narration par le biais de l’image. Ainsi, du strict point de vue de la mise en scène, Lucie Aubrac s’avère probablement son film le plus ambitieux et le plus abouti.

Critique : Bajirao Mastani

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Bajirao Mastani Inde : 2015 Titre original : - Réalisation : Sanjay Leela Bhansali Scénario : Prakash R. Kapadia, inspiré de Raau, de Nagnath S. Inamdar Interprètes : Ranveer...

Cannes 2018 : The Spy Gone North

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Corée du Sud, Corée du Nord, même combat ? Le dégel temporaire qui s'est emparé de la péninsule coréenne ces dernières semaines n'est que le dernier épisode d'un long conflit, faisant figure d'ultime vestige direct de la Guerre froide. Vu depuis l'Europe, il n'y a guère plus à comprendre à cet antagonisme ancien que ce que le filtre médiatique occidental, mis en place plus par nombrilisme national que par censure préméditée, veut bien nous en transmettre, de préférence en exacerbant les enfantillages entre le président américain et son homologue nord-coréen.

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Test Blu-ray : Les valseuses

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Quoi qu’aient pu en penser les vierges effarouchées qui poussèrent leur cris d’orfraie lors de la sortie du film en 1974, avec Les valseuses, Bertrand Blier avait fait le choix de la transparence, les posant littéralement sur la table.

Test Blu-ray : Cut

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Film de « petit malin », développant un côté ouvertement référentiel et conscient de lui-même, le film d’horreur australien Cut s’inscrit dans une large vague de néo-slashers initiés par le succès international de Scream (Wes Craven, 1996).

Test Blu-ray : Bianco Apache

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Bianco Apache est un western spaghetti sorti sur les écrans français à l’été 1987, deux mois avant Scalps, qui fut à priori tourné en même temps. Il s’agit d’un spagh’ extrêmement tardif...

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Justice Society – World War II représente l'occasion de réunir autour de Wonder Woman une brochette de personnages créés dans les années 40, et encore relativement peu connus du grand public : Hawkman, Black Canary, Hourman...

De Rome à Paris 2021 : ça commence aujourd’hui

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En termes de football, l'Italie se porte plus qu'honorablement jusqu'à présent à l'Euro. En termes de cinéma, depuis la réouverture des salles en France il y a un mois, les spectateurs en manque d'œuvres italiennes devaient surtout se rabattre sur des classiques signés Valerio Zurlini et Dino Risi. Heureusement, le festival « De Rome à Paris » est là pour combler à la fois nos lacunes et notre manque de films transalpins.