Cannes 2019, jour 1 : The Dead don’t die

Le premier jour à Cannes est toujours calme. Trop calme, même. Alors que le tapis rouge est enfin installé, quelques Cannois s’installent en face sur des échelles à leur nom, parés à attendre des heures sous un soleil torride – ou sous une pluie d’été – pour voir, au loin, une star pointer le bout de son nez avant de grimper les 24 marches.

 

 

La Croisette, elle, est enfin aux couleurs de la 72ème édition : Agnès Varda, observe tout le monde juchée sur les épaules de son assistant, et les affiches des films attendus trustent les meilleures façades d’immeubles. Le jury, après son photocall, répond aux questions des journalistes qui attendent patiemment le début du festival, qui ne commence réellement qu’à 20h. Ils le savent, le premier jour de Cannes est en fait un jour 0, un ultime jour de répit avant la ruée vers trois, quatre, cinq projections par jour, et autant de doses de cafés distribuées gratuitement par Nespresso.

Cette ambiance étrange, nous pouvons extrapoler et la rapprocher du début d’un film de zombie, où tout est trop calme. Ça tombe bien, les morts-vivants sont justement au programme du film d’ouverture de cette 72ème édition !

 

 

The Dead don’t die

 

Dans une petite ville des États-Unis, les morts reviennent à la vie. Un postulat on ne peut plus simple, mais le film étant signé , on s’attendait à être surpris, à ce qu’il se réapproprie le genre. Et pourtant, malgré un humour qui n’est pas déplaisant, le cinéaste n’arrive pas à dépasser la simple farce.

En faisant de The Dead don’t die un film conscient de lui-même, Jarmusch fait du long-métrage un spectacle qui finit par tourner à vide, un long sketch – de luxe certes -, qui se contente d’expliciter les ficelles des films de zombies.

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Nicolas Santal

Cet article a été rédigé par Nicolas Santal, rédacteur de Critique-film.fr