Cannes 2017 : Okja

Les films coréens, ou du moins beaucoup de ceux qui sont distribués en France, nous ont habitué à mettre en scène des satires sociales, surtout concernant la société coréenne elle-même. Pour rester chez Bong Joon-ho, on peut ainsi se rappeler des policiers violents de Memories of murder ou du gouvernement réprimant les manifestations à la fin de The Host ; plus récemment, Tunnel de Kim Seong-hoon (blockbuster de l'été 2016 au pays du matin calme) nous montrait à quel point la (sur)vie d'un homme pouvait se retrouver liée à l'image que voulait se donner un gouvernement et aux intérêts d'entreprises privées.

Critique : Une Femme douce

Alors que nous vivons actuellement une période dont le pessimisme n’a d’égal que le cynisme ambiant, voir Dostoïevski être adapté dans le cadre d’un film réalisé par un ukrainien est révélateur de notre époque contemporaine. Dans sa manière d’ausculter la société tsariste, et d’analyser avec une acuité formidable la psyché de l’âme slave, l’écrivain russe a su retranscrire mieux que quiconque une certaine forme de déliquescence sociétale de l’époque, celle d’avant les révolutions d’octobre 1917. D’aucuns y ont vu les prodromes de la sédition populaire amenant la prise de pouvoir par les Bolcheviks. Le nouveau film de Sergei Loznitsa, qui concourait en sélection officielle au dernier festival de Cannes, s’inscrit dans le courant du cinéma russe contemporain (bien que le cinéaste soit d’origine ukrainienne), à forte connotation sociale. Soit une cinématographie se faisant le reflet d’un pays miné par la corruption, le cynisme et une violence inhérente à tout régime autoritaire replié sur sa grandeur de jadis. Un siècle sépare l’événement historique précité avec la sortie de ce long-métrage, mais au-delà de cette distance temporelle symbolique, Loznitsa, à l’instar de Dostïevski, bien qu’ils différent dans leurs manières de s’exprimer, se rejoignent sur cette façon à révéler les tares et dysfonctionnement de la société russe.

Cannes 2017 : The Square 

Le précédent film de Ruben Östlund, Snow therapy, avait remporté le prix du jury Un certain regard en 2014. Ici encore il explore les rapports de force entre les personnes, cette fois-ci non pas au sein d'une famille mais au sein de la société suédoise.

Critique : Vers la lumière

Un très beau film, oublié par le Jury du Festival de Cannes 2017 mais couronné à juste titre par le Jury Œcuménique.

Cannes Classics 2017 : Le Songe de la lumière

Un des seuls films espagnols présents à la Croisette en 2017 est un film présenté en compétition en 1993. El Sol del membrillo (Le Songe de la lumière) de Victor Erice est un des gestes de cinéma les plus intenses de l’histoire du cinéma. Erice suit le peintre hyperréaliste Antonio Lopez alors qu’il est en train de peindre les fruits d’un cognassier, baignés dans la lumière d’un soleil intime et merveilleusement éloquent en même temps. Comment capturer une image en éternel mouvement ? Le temps serait pareil sans une lumière projetée sur lui qui nous indiquerait sa présence ? Le temps peut vraiment être reflété par une quantité précise ? S’agirait-il d’une simple métaphore ? En somme, comment saisir ce qui échappe à notre entente ?

L’affiche du Festival de Cannes 2017 avec Claudia Cardinale

L'actrice italienne Claudia Cardinale est la star de l'affiche officielle du prochain Festival de Cannes qui aura lieu de 17 au 28 mai prochain. L'affiche a...

Cannes 2017 : les jurys Un Certain regard & Caméra d’or

Dans moins de trois jours se lèvera le rideau sur la 70ème édition du Festival de Cannes, qui aura donc lieu cette année du 17 au 28 mai, décalage d'une semaine à cause de l'élection présidentielle oblige. Alors que les membres du jury de la compétition officielle, présidé par le réalisateur espagnol Pedro Almodovar, ont été annoncés il y a presque trois semaines, nous connaissons désormais la composition des jurys de Un certain regard et de la Caméra d'or.

Critique : L’Amant d’un jour

L'Amant d'un jour France - 2017 Titre original : L'Amant d'un jour Réalisateur : Philippe Garrel Scénario : Jean-Claude Carrière Acteurs : Eric Caravaca, Esther Garrel, Louise Chevillotte Distribution :...

Cannes 2017 : Les proies

L'avant dernier film de Sofia Coppola (si on excepte la production Netflix A very Murray christmas, moyen-métrage de Noël sorti en 2015), The bling ring, était sélectionné à Un certain regard en 2013. Avec Les proies, c'est la deuxième fois que la cinéaste concourt pour la Palme. Un long métrage au casting qu'on a déjà croisé cette année en sélection officielle : Elle Fanning et Colin Farell étaient respectivement présents dans How to talk to girls at party et Mise à mort du cerf sacré ; Nicole Kidman était elle présente dans ces deux films ! Que vaut donc ce remake du film de Don Siegel de 1971 ?

Cannes 2017 : Le Redoutable

On se rappelle du triomphe qu'avait connu The Artist à travers le monde en 2011. Avant de raffler César, Oscar, et j'en passe, le film avait d'ailleurs été présenté à Cannes, et Jean Dujardin était reparti avec le prix d'interprétation masculine. Le film suivant d'Hazanavicius, présenté lui aussi en compétition officielle, avait connu un accueil beaucoup plus mitigé ... Cette année, le réalisateur des Oss 117 et de La classe américaine présente Le redoutable, film qui s'intéresse à Jean-Luc Godard, entre la sortie de son film La Chinoise (1967) et la fin de 1968, avec ce que cela implique au niveau du pays (les événements de mai, qui on directement touché le Festival de Cannes) mais aussi au niveau personnel, JLG s'étant marié à Anna Wiamzemsky entre temps.

Cannes 2017 : Loveless (Nelyubov)

Loveless France, Russie, 2017 Titre original : Nelyubov Réalisateur :Andreï Zviaguintsev Scénario :Andreï Zviaguintsev Acteurs : Maryana Spivak, Alexei Rozin Distribution : Pyramide Distribution Durée : 2h07 Genre : Drame Date de sortie :...

Critique : le vénérable W.

Malgré les difficultés rencontrées par Barbet Schroeder pour filmer "Le vénérable W.", ce documentaire s'avère remarquable et particulièrement passionnant.

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Petit à petit, Jonás Trueba s’est fait un nom en tant que valeur sûre du cinéma espagnol contemporain. Ses trois films de fiction et un documentaire sortis en France depuis le début des années 2020 sont là pour le prouver.

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