Cannes 2017 : Les proies

0
227


France, 2017
Titre original :
Réalisateur :
Scénario :
Acteurs : , ,
Distribution : Universal Pictures International France
Durée : 1h31
Genre : Thriller, Drame
Date de sortie : 23 août 2017

2,5/5

Sélection officielle – Compétition

L’avant dernier film de (si on excepte la production Netflix A very Murray christmas, moyen-métrage de Noël sorti en 2015), The bling ring, était sélectionné à Un certain regard en 2013. Avec , c’est la deuxième fois que la cinéaste concourt pour la Palme. Un long métrage au casting qu’on a déjà croisé cette année en sélection officielle : et étaient respectivement présents dans How to talk to girls at party et Mise à mort du cerf sacré ; était elle présente dans ces deux films ! Que vaut donc ce remake du film de Don Siegel de 1971 ?

Synopsis officiel : En pleine guerre de Sécession, dans le Sud profond, les pensionnaires d’un internat de jeunes filles recueillent un soldat blessé du camp adverse. Alors qu’elles lui offrent refuge et pansent ses plaies, l’atmosphère se charge de tensions sexuelles et de dangereuses rivalités éclatent. Jusqu’à ce que des événements inattendus ne fassent voler en éclats interdits et tabous.

est considérée comme une cinéaste sachant capter l’air du temps, et ce dès Virgin Suicides. Même dans Marie Antoinette, qui se situait pourtant au XVIIIe siècle, elle arrivait à capter ce sentiment de solitude présent dans nos sociétés surpeuplées – qu’on soit à Versailles ou à Tokyo. Ici pourtant, si ces jeunes filles recueillent un soldat blessé sont isolées dans leur pensionnat, alors que la guerre fait rage, on ressent peu une quelconque solitude qu’elles ressentiraient. Le problème vient sûrement du fait que les personnages souffrent d’un cruel manque de développement, la plupart des pensionnaires étant interchangeables, voire inexistantes. Même les personnages principaux – , , ,- apparaissent comme définies seulement par le rapport qu’elles entretiennent, ou essaient d’avoir, avec le soldat. Soldat interprété par , qui succède à Clint Eastwood dans le rôle ; un que l’on a vu meilleur, notamment dans Mise à mort dans cerf sacré … On a du mal à comprendre l’évolution du personnage, un problème que l’on retrouve dans l’évolution des tensions, des rivalités entre personnages. La tension commence ainsi de monter seulement vers la fin du film, et lorsqu’elle est pleinement là c’est déjà trop tard … Heureusement, le film bénéficie d’une très photographie, Philippe le Sourd nous offrant une image cotonneuse (on l’a notamment vu à l’oeuvre dans The Grandmaster, en 2013), plutôt envoûtante il faut l’avouer – dommage que le film lui, ne le soit pas vraiment.

Conclusion

 version 2017 souffre donc de problèmes d’écritures, ce qui empêchent peut être les acteurs d’être irréprochables dans leur rôles … Le film ne semble se réveiller qu’à la fin, et ce n’est pas la douce image de Philippe le Sourd qui donner l’envie au spectateur, et surtout au festivalier, de rester éveillé

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici