La Roche-sur-Yon 2017 : Kung Fu Yoga

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Jackie Chan n'est pas encore bon pour la retraite. La grande époque de ses prouesses acrobatiques dans les films d'action mythiques des années 1970 et '80 a beau être derrière lui, pour un acteur de son âge, il a su tant soit peu garder en vie la légende qui entoure son nom. Sa présence sur les écrans de cinéma français se résume hélas depuis de longues années à ses pitreries hollywoodiennes, dont une, certes un peu plus sérieuse, sortira dans moins d'un mois.

Berlinale 2020 : En avant

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Avec désormais plus de vingt longs-métrages à leur actif, les studios Pixar risquent de ne plus détenir pour longtemps le titre d'innovateur technique et narratif qui a fait leur réputation brillante dans le milieu de l'animation depuis un quart de siècle.

Critique : Errementari: Le forgeron et le diable – Festival de Gérardmer 2018

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Espagne, 1841. Il y a maintenant 10 ans que la Guerre Carliste a pris fin. Un envoyé du gouvernement est dépêché sur les traces  d’un mystérieux forgeron solitaire vivant au plus profond d’une forêt. Les villageois de la région le craignent et l’accusent même d’avoir scellé un pacte avec le démon qu’ils entendent chaque nuit hurler du plus profond de sa forge. Un jour, une jeune orpheline du nom d’Usue vient à pénétrer en ce lieu, menaçant de révéler  le terrible secret du forgeron, réveillant une menace qui les mènera jusqu’aux portes de l’Enfer.

Gérardmer 2022 : le palmarès

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La 29ème édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer s'est terminée hier soir avec l'annonce de son palmarès. Après une édition 2021 entièrement en ligne pour cause de crise sanitaire, le public a de nouveau pu bénéficier pendant cinq jours, depuis le mercredi 26 janvier, du meilleur du cinéma fantastique dans les Vosges.

Albi 2021 : Rien à foutre

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Le titre fait figure de programme dans ce premier long-métrage belge, présenté l'été dernier dans le cadre de la Semaine de la Critique à Cannes, puis au Festival d'Albi. Pourtant, il n'y a rien de spécifiquement agressif dans cette illustration filmique d'un immense ras-le-bol, juste l'indifférence d'une jeunesse en roue libre.

La Roche-sur-Yon 2016 : Swiss Army Man

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L’humour vulgaire, très sollicité par les comédies américaines depuis une vingtaine d’années, n’a probablement jamais produit un film plus original et décapant que Swiss Army Man ! On y pète et on y bande sans arrêt, mais ces manifestations des fonctions du corps humain considérées comme honteuses s’inscrivent avec un naturel désarmant dans le cadre d’une histoire étonnamment poétique.

Critique : In the fade

Bien que, dans ce film qui se divise en trois chapitres distincts, le ton soit forcément différent d'un volet à l'autre, c'est toujours passionnant, c'est toujours très bien mis en scène, c'est toujours remarquablement interprété.

Rotterdam 2021 : la sélection officielle

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Traditionnellement, le Festival de Rotterdam est le premier grand rendez-vous du cinéma international de l'année. Depuis un demi-siècle, des professionnels et des journalistes se réunissent dans la ville portuaire aux Pays-Bas, afin d'y découvrir le meilleur de la production mondiale.

Cannes 2014 : Dragons 2

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Dragons ou Comment entraîner son dragon (la traduction littérale du long titre original) avait été une belle surprise en 2010. Quatre ans plus tard, cette suite toujours réalisée par Dean DeBlois, sans son coréalisateur d'alors Chris Sanders, se révèle supérieure à ce premier volet.

Arras 2017 : M (Sara Forestier)

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Considérée à juste titre comme l'une des meilleures actrices françaises de sa (jeune) génération, Sara Forestier a osé le passage derrière la caméra avec un sujet potentiellement casse-gueule. La relation à fleur de peau entre une bégayeuse et un analphabète, qui fait vibrer M d'une intensité pas sans charme, dispose en effet de tous les ingrédients pour un mélodrame misérabiliste.

Berlinale 2018 : Paranoïa

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Le cinéma commercial de ce siècle est dominé par les épopées de super-héros, les films d'horreur et autres thrillers, ainsi que dans une moindre mesure, puisque plus tributaires des spécificités locales, de comédies. En gros, pour faire fructifier au mieux l'argent investi dans la production cinématographique, il convient de se tourner vers ces genres désormais tellement balisés, que la probabilité de l'échec cuisant s'amenuise d'année en année.

Entrevues Belfort 2017 : Le Monde sur le fil

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Rainer Werner Fassbinder, l'homme de tous les extrêmes ! Si les nombreux films réalisés par l'enfant terrible du cinéma allemand sont assez bien connus en France, son travail pour la télévision est resté plutôt confidentiel. En attendant la sortie au printemps prochain de la série fleuve de près de huit heures au titre hautement approprié Huit heures ne font pas un jour, nous avons sauté sur l'occasion offerte par le festival Entrevues Belfort de rattraper une autre épopée issue de la même période, c'est-à-dire le début des années 1970.

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Critique Express : L’illusion de Yakushima

Lorsqu'on connait bien le cinéma de Naomi Kawase, lorsque, en plus, on l'apprécie énormément, on peut se montrer déçu à la vision de L'illusion de Yakushima, film qui était en compétition au dernier Festival de Cannes, un film qui présente 2 défauts majeurs : le fait, pour la réalisatrice, d'avoir voulu y traiter simultanément 2 thèmes importants, les greffes d'organe et le phénomène des "Jōhatsu", avec, en plus, l'abandon en rase campagne de l'histoire de Jin.

Critique Express : Ulysse

Un film passionnant, particulièrement bien documenté, un film qui se révèle très émouvant sans jamais glisser dans le pathos

Test Blu-ray : Le Vaurien – L’Intégrale en 6 films

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La saga Le Vaurien déboule comme une série de cartes postales vintage, griffonnées à la hâte par une époque qui ne savait pas encore qu’elle deviendrait culte. Sortis entre 1968 et 1969, ces films de yakuzas produits par la Nikkatsu portent en eux l’énergie d’un Japon en pleine mutation, coincé entre les derniers éclats du ninkyo eiga et l’arrivée d’un cinéma plus urbain...

Test Blu-ray : De l’eau tiède sous un pont rouge

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Un certain parfum d’insolence tranquille flotte autour de De l’eau tiède sous un pont rouge, comme si Shohei Imamura s’amusait à faire un pied de nez à la gravité qui avait marqué ses œuvres précédentes.

Critique : Cap Farewell

Voyager dans sa tête en énumérant les noms de lieux lointains qui la font rêver : c’est ainsi que l’héroïne de Cap Farewell fait face à son existence plus terre-à-terre. Et même carrément précaire, puisque cette jeune femme, à peine sortie de prison, doit batailler dur afin de reprendre pied dans l’environnement de sa vie d’avant qui ne lui veut aucun bien.