Berlinale 2024 : A Different Man

On pourrait croire que tout a déjà été dit au cinéma sur la monstruosité de certaines déformations faciales. En fait, il aura suffi d'un seul film pour faire le tour de cette question pour le moins délicate. Sans vouloir rien enlever au génie de Elephant Man de David Lynch, nous devons toutefois reconnaître que A Different Man, présenté en compétition au Festival de Berlin, a pu faire sienne cette thématique d'une façon globalement ingénieuse.

Berlinale 2024 : Ours d’or d’honneur à Martin Scorsese

Au dernier Festival de Cannes, Martin Scorsese avait encore refusé que son dernier film Killers of the Flower Moon soit inclus en compétition. Sans doute afin d'éviter de recevoir une deuxième Palme d'or, près de cinquante ans après celle pour Taxi Driver en 1976, voire de devoir repartir bredouille. A la prochaine Berlinale, le réalisateur américain tiendra par contre avec certitude le trophée suprême du festival entre ses mains.

Berlinale 2024 : Tu ne mentiras point

Chaque année, nous commençons notre couverture du Festival de Berlin avec un sentiment diffus d'attente. Ce n'est pas tellement de l'appréhension, mais plutôt une certaine méfiance par rapport au film d'ouverture retenu pour lancer les festivités cinématographiques, qui se déroulent pendant une dizaine de jours dans la capitale allemande au mois de février.

Berlinale 2024 : Dahomey

Posées sur une couverture à ras du sol sur un pont, une dizaine de tours Eiffel miniatures illuminent gaiement la nuit parisienne : le premier plan de Dahomey est saisissant. Puisque le temps de ce documentaire présenté en compétition au Festival de Berlin est réduit, il en dit surtout long sur ce qui va suivre.

Berlinale 2024 : la compétition

Et voici donc, comme promis, la liste des vingt films en compétition au 74ème Festival de Berlin. Elle a été dévoilée avant-hier lors d'une conférence de presse par Mariette Rissenbeek et Carlo Chatrian, respectivement la directrice exécutive et le directeur artistique du festival. C'est la dernière édition de la Berlinale pour laquelle ils étaient responsables de la sélection officielle.

Berlinale 2024 : La Partition

Familles, je vous hais ! A première vue, la citation d'André Gide pourrait convenir à cette chronique familiale, présentée en compétition au Festival de Berlin. Toutefois, ce serait se méprendre sur les nombreuses qualités du film de Matthias Glasner. Sterben n'est pas non plus une litanie longue de trois heures, au cours de laquelle on verrait expier tout le monde, les uns après les autres.

Berlinale 2024 : le palmarès

Au lendemain de la cérémonie des César à Paris, c'était à la 74ème édition du Festival de Berlin de tirer sa révérence dans la capitale allemande. Avant-hier, le samedi 24 février donc, l'annonce du palmarès du jury sous la présidence de l'actrice kényane Lupita Nyong'o a eu lieu au Berlinale Palast.

Berlinale 2024 : Lupita Nyong’o présidente

Le Festival de Berlin 2024 commence à prendre forme avec l'annonce de la présidente du jury avant-hier. Il s'agit de l'actrice kényane Lupita Nyong'o. Elle succède à sa consœur américaine Kristen Stewart dont le jury avait attribué son Ours d'or au documentaire français Sur l'Adamant de Nicolas Philibert plus tôt cette année. La 74ème édition de la Berlinale aura lieu du jeudi 15 au dimanche 25 février 2024.

Berlinale 2024 : Architecton

Une chose sur laquelle il n'y a pas à tergiverser au sujet de Architecton : c'est un documentaire d'une beauté visuelle à couper le souffle. Son esthétique créée à grands renforts de prises aériennes, de ralentis et autres agrandissements vous fascinera certainement.

Berlinale 2024 : la sélection Berlinale Classics

En allemand, on qualifierait sans doute la stratégie de communication du Festival de Berlin de « Scheibchentaktik ». Certes, ce terme est quasiment imprononçable pour un francophone. Pourtant, il reflète parfaitement l'étirement de l'annonce des films sélectionnés dans les différentes sections sur une durée considérable.

Berlinale 2024 : The Devil’s Bath

Pour le dernier film de notre couverture berlinoise 2024, le cinéma germanique au sens large a encore frappé avec toute sa gravité et son sérieux. Ce qui n'est pas forcément un reproche à l'égard de Des Teufels Bad, présenté en compétition. Car le film de Veronika Franz et Severin Fiala fonctionne parfaitement bien, si on l'interprète comme le portrait engagé d'une femme particulièrement malmenée il y a près de trois siècles.

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Dès les premières minutes de Send Help, on pourra constater que Sam Raimi n’a rien perdu de son goût pour les situations qui dérapent comme une savonnette sous amphétamines. Le film s’ouvre sur un monde du travail où la hiérarchie ressemble à une pyramide bancale, prête à s’effondrer au moindre courant d’air toxique.

Critique : Colony

Qu’il respecte avec une belle fidélité nostalgique les codes du film catastrophe fait partie des qualités de Colony. Elles sont en effet nombreuses. Car même si Yeon Sang-ho n’y réitère pas son exploit d’il y a dix ans avec Dernier train pour Busan, à savoir nous ravir avec un film d’invasion zombie à l’intensité hautement jouissive, le réalisateur sud-coréen maîtrise parfaitement la tension au cours de cette course contre l’infection des plus efficaces.

Critique Express : Notre histoire – Chroniques du Caire

Avec ce film qui rappelle à la fois les grandes heures du cinéma égyptien et, plus encore, les grandes heures de la comédie italienne, A.B. Shawky confirme les qualités de réalisateur qu'on avait perçues dans "Yomeddine". 

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Critique : Vivaldi et moi

Le grand succès dans les salles de cinéma art & essai de ce printemps, Vivaldi et moi est en fait un film étonnamment sage, presque consensuel. Certes, il épouse le point de vue du personnage féminin principal afin de mieux souligner le joug de la domination patriarcale sous lequel les femmes souffraient encore très largement au XVIIIème siècle.