Berlinale 2018 : La enfermedad del domingo

Quand on fait des choses qu'on aime, le temps a tendance à filer à toute vitesse. Alors que notre séjour annuel au Festival de Berlin est désormais sur la dernière ligne droite avant le retour à Paris et que nous ressentons bien la fatigue, compensée par la tête remplie d'images en mouvement, l'heure était venue pour faire une pause, afin de reposer la rétine après tant d'heures passées dans les fuseaux lumineux des projecteurs.

Berlinale 2018 : Human Space Time and Human

Le cinéma coréen nous laisse décidément de marbre en cette 68ème édition du Festival de Berlin ! Après la première déception de notre séjour, le nouveau Hong Sang-soo, en voici une deuxième de la part d'un réalisateur, qui nous avait habitués à mieux dans le passé. Plus ample dans son ambition cinématographique que son compatriote, Kim Ki-duk savait en effet nous emmener avec une certaine sophistication des moyens narratifs vers des terres pas nécessairement hospitalières, quoique toujours fascinantes à explorer.

Berlinale 2018 : Invasion (Kiyoshi Kurosawa)

Tant qu'on peut en juger à partir d'un échantillon personnel forcément incomplet, le cinéma asiatique nous a plutôt déçus pendant cette Berlinale. Après avoir été laissés sur notre faim par les Coréens Hong Sang-soo et Kim Ki-duk, nous voici confrontés à un autre cinéaste prolifique en mode redondance.

Berlinale 2018 : la compétition

Les organisateurs du Festival de Berlin ont pour habitude d'étirer l'annonce de la sélection officielle. C'est donc en trois étapes, de la mi-décembre à fin janvier, qu'ont été communiqués les titres de la petite vingtaine de longs-métrages qui concourront en compétition pour l'Ours d'or et les Ours d'argent, attribués par le jury présidé par le réalisateur allemand Tom Tykwer.

Berlinale 2018 : Grass

Nous ne faisons que colporter une évidence en affirmant que Hong Sang-soo tourne beaucoup, jusqu'à l'excès même. Sa renommée lui permet d'être invité par tous les grands festivals, qui s'arrachent presque ses films, programmés dans des sélections plus ou moins adaptées, comme dans le cas présent le Forum du Festival de Berlin, une partie initialement dédiée au « jeune » cinéma, prêt à l'aventure et à l'exploration de nouvelles formes filmiques.

Berlinale 2018 : un palmarès au féminin

Est-ce une première dans un grand festival de cinéma ? Deux femmes remportent les deux plus grands prix remis aux longs-métrages lors de la...

Berlinale 2018 : Tom Tykwer président

Le réalisateur allemand Tom Tykwer sera le président du jury du 68ème Festival de Berlin, qui se déroulera du 15 au 25 février 2018 dans la capitale allemande. C'est ce que le directeur de la Berlinale Dieter Kosslick a annoncé ce jour. Tykwer succède au réalisateur néerlandais Paul Verhoeven, dont le jury avait attribué la récompense suprême de l'Ours d'or au film hongrois Corps et âme de Ildiko Enyedi, actuellement en salles en France.

Berlinale 2018 : La Prière

Les journalistes en mission au Festival de Berlin ont eu droit à une programmation bien en phase avec les pratiques du dimanche matin, grâce à la projection en compétition de ce film français, qui pourrait faire office de substitut pour la visite de la messe dominicale. Au détail près que La Prière ne prétend pas forcément être un film religieux.

Berlinale 2018 : Don’t worry he won’t get far on foot

Il est loin, le temps où Gus Van Sant était l'une des figures de proue du cinéma indépendant américain, irrespectueux, inventif et fièrement gay. Aussi nostalgique cette phrase sonne-t-elle, l'évolution de Van Sant en tant que cinéaste doit au moins autant aux influences extérieures, telles que ses rendez-vous souvent manqués avec Hollywood, qu'au processus de mûrissement que chaque artiste, voire chaque personne, est censé accomplir au cours d'une vie.

Berlinale 2018 : bilan et pronostics

À l'occasion de notre troisième visite sur la Potsdamer Platz, un constat s'impose : le projet du Festival de Berlin (dans la sélection officielle...

Berlinale 2018 : Ma fille

Le public formé en majorité de représentants de la presse internationale au Festival de Berlin a beau être moins expressif à l'issue des projections qui lui sont dédiées en avance que celui à Cannes, nous avons clairement entendu des cris de « vergogna » - « quelle honte ! » - à la fin de celle de Figlia mia, en même temps que des applaudissements, soyons honnêtes.

Berlinale 2018 : L’Île aux chiens

Wes Anderson goes to Japan … et reste pourtant intimement fidèle à lui-même ! Dans son deuxième film d'animation après Fantastic Mr. Fox, présenté en ouverture et en compétition du 68ème Festival de Berlin, il adopte une fois de plus ce ton joliment irrévérencieux, conscient de lui-même et néanmoins pas imbu de sa personne, qui a jusqu'à présent fait le succès de sa filmographie assez homogène.

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Critique Express : L’illusion de Yakushima

Lorsqu'on connait bien le cinéma de Naomi Kawase, lorsque, en plus, on l'apprécie énormément, on peut se montrer déçu à la vision de L'illusion de Yakushima, film qui était en compétition au dernier Festival de Cannes, un film qui présente 2 défauts majeurs : le fait, pour la réalisatrice, d'avoir voulu y traiter simultanément 2 thèmes importants, les greffes d'organe et le phénomène des "Jōhatsu", avec, en plus, l'abandon en rase campagne de l'histoire de Jin.

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