Berlinale 2016 : Midnight Special
Jeff Nichols s'est imposé comme l'un des plus grands jeunes cinéastes américains contemporains comme l'ont établi ces trois grands moments de cinéma que furent Shotgun Stories (déjà révélé à Berlin), Mud et surtout Take shelter dont le OK final a durablement marqué les esprits. Il dirige à nouveau son acteur fétiche Michael Shannon et pendant une bonne partie de son nouveau film (l'un des plus attendus de la Berlinale 2016), l'on espère retrouver son talent indéfectible. Hélas, si c'est le cas en terme de mise en scène, sa première incursion dans la science-fiction est une déception.
Critique : La 5ème vague
Préparez-vous, la fin du monde est proche ! Au lieu de nous emmener vers des mondes merveilleux encore inexplorés, le cinéma de science-fiction se complaît à nous faire peur. Il y est presque toujours question d’une menace apocalyptique qui plane sur l’humanité, poussée dans ses derniers retranchements avant d’oser se confronter à un ennemi a priori invincible.
Critique : Star Wars, Episode VII – Le Réveil de la Force
Est-ce qu’un film pourra satisfaire toutes les attentes auxquelles se voit confronté le septième épisode de la saga Star Wars ? La façon dont Disney a fait du battage pour rendre la sortie du film incontournable comporte aussi un côté sombre...
Critique : Soleil vert
Les films de science-fiction les plus inquiétants sont ceux qui gardent leur niveau d’anticipation assez accessible pour un public pas encore confronté aux voyages intergalactiques. L’incitation de faire le lien probable entre le présent amplement connu et un avenir pas si lointain s’avère alors beaucoup plus stimulante qu’un simple divertissement d’évasion.
Critique : Seul sur Mars
Dans la science-fiction filmique, la fiction a souvent le dessus sur la science, comme si le besoin de divertir était plus primordial au cinéma que celui d’instruire. Le risque est toujours grand de dévier vers le langage d’une émission ludique sur les mystères de l’univers.
Critique : Blade runner (Final cut)
Le fait de ne pas être amplement familier avec ce classique de la science-fiction peut s’avérer avantageux pour mieux le découvrir dans toute sa splendeur lors de cette reprise en version restaurée. Car du haut de ses trente-trois ans, Blade runner n’est pas seulement un incontournable du cinéma de genre, qui n’a pas pris une ride.
Critique : Les 4 Fantastiques (Josh Trank)
Les voies du public sont impénétrables. Alors que les spectateurs se sont rués cet été sur la nouvelle épopée des Avengers, à notre humble avis franchement médiocre, ils ont réservé un accueil glacial à ce redémarrage de l’univers des 4 Fantastiques, qui a néanmoins réussi à se hisser au dessus du million d’entrées en France.
Critique : L’Homme bicentenaire
Depuis les débuts du cinéma, les cinéastes ont régulièrement mis en scène un thème qui passionne toujours autant l’homme : la robotique et plus précisément la conception d’androïdes. Ce dernier peut avoir des fonctions différentes selon son créateur. Il peut remplacer un autre être humain (le robot de Metropolis de Fritz Lang, 1927) ; aider à piloter un vaisseau spatial (R2-D2 dans la saga Star Wars, 1977-2015) ou encore, être un domestique comme notre NDR-114 Andrew.
Critique : Renaissances
Depuis la nuit des temps, l’homme est en quête de la vie éternelle. A l’époque où la magie était très courante, des alchimistes du monde entier ont tenté d’élaborer une potion, tel l’élixir de longue vie (Elixir Vitae) qui aurait la vertu de permettre de vivre en bonne santé et de rester jeune à jamais. Aujourd’hui, c’est au tour de la science de relever le défi de lutter contre la mort. Le remède, c’est le réalisateur Tarsem Singh qui, par le biais de la société Phoenix, l’a trouvé et nous montre les effets positifs mais aussi néfastes de la voie vers l’éternité dans son film Renaissances.
Critique : Pixels
En 2010, le français Patrick Jean réalise un court métrage où des créatures sorties de jeux vidéos s'échappaient d'un poste de télévision et envahissaient les rues de New York, détruisant tout sur leur passage. Pac-Man et les Space Invaders pixelisent tout ce qu'ils touchent quand les formes géométriques de Tetris s'encastrent dans des immeubles pour les détruire comme dans le jeu. Arkanoid et ses balles rebondissent contre le pont de Brooklyn, Donkey Kong jette ses tonneaux du haut de l'Empire State Building en hommage au King (Kong, pas Elvis...). Après cet essai ludique de deux minutes et des pixels des poussières, Hollywood s'en empare pour un film de (pas) super-héros.
Critique : Terminator Genisys
Selon la science nullement exacte et hautement subjective des bandes-annonces, les meilleures d’entre elles donnent souvent de mauvais films et inversement. Et puis, il y a le cas encore plus fâcheux de celles qui révèlent l’essentiel du film qu’elles sont censées promouvoir, non pas grâce à une petite astuce formelle comme dans la bande-annonce en accéléré de Femme fatale de Brian De Palma, mais en exposant platement tous les enjeux et points essentiels de ce qui devrait rester un mystère intriguant jusqu’à l’extinction des lumières dans la salle de cinéma.
Critique : A la poursuite de demain
Depuis toujours, le fond de commerce des productions Disney a été l’emballage couleur rose-bonbon d’une réalité à cent lieues du paradis de l’innocence. Dans cette institution de l’enseignement édifiant, l’acquisition relativement récente de l’univers Marvel aurait pu faire tache, avec ses affrontements manichéens et ses troubles identitaires chez des super-héros beaucoup moins déterminés et exemplaires que du temps de l’oncle Walt.


















