Critique : L’Homme bicentenaire
Depuis les débuts du cinéma, les cinéastes ont régulièrement mis en scène un thème qui passionne toujours autant l’homme : la robotique et plus précisément la conception d’androïdes. Ce dernier peut avoir des fonctions différentes selon son créateur. Il peut remplacer un autre être humain (le robot de Metropolis de Fritz Lang, 1927) ; aider à piloter un vaisseau spatial (R2-D2 dans la saga Star Wars, 1977-2015) ou encore, être un domestique comme notre NDR-114 Andrew.
Revu sur Warner Bros. TV : Fusion The Core
A quand la prochaine renaissance du genre coriace du film catastrophe ? Depuis leur décennie faste dans les années 1970, ces aventures riches en péripéties apocalyptiques pointent en effet leur nez à intervalles réguliers sur les écrans du monde entier.
Cannes 2018 : Fahrenheit 451 (Ramin Bahrani)
Édité au début des années 1950, le roman d'anticipation « Fahrenheit 451 » de Ray Bradbury avait marqué les esprits à cette époque-là. Dans la foulée, cette histoire pessimiste sur une société, où la littérature est considérée comme le mal absolu, avait été adaptée au cinéma par François Truffaut en 1966.
Critique : 10 Cloverfield Lane
10 Cloverfield Lane a débarqué ce mercredi dans nos salles. Suite (?) de Cloverfield, sorti en 2008, mettant en scène un gigantesque Alien détruisant New York, 10 Cloverfield Lane est le premier film de Dan Trachtenberg porté par les performances parfaites de John Goodman et Mary Elisabeth Winstead.
Critique : Ready player one
Comme tout le monde le sait, nous vivons une drôle d’époque en général, mais également pour le cinéma. Jusqu’aux années 2000, chaque décennie pouvait se targuer d’avoir eu son identité propre artistiquement, et selon ses préférences, chacun pouvait affirmer haut et fort que telle ou telle décennie était la plus productive, la plus passionnante. Mais depuis le début des années 2000, et encore plus la décennie actuelle, il faut bien reconnaître au cinéma américain, puisque c’est lui qui domine le monde, d’avoir vu son modèle quelque peu dérailler. Certes, il n’a jamais autant battu de records mondiaux, et la main mise du studio Disney, si elle est fortement inquiétante pour les cinéphiles exigeants et la liberté artistique, n’en reste pas moins une valeur sûre que rien ne semble pouvoir arrêter. Mais ce qui domine principalement actuellement, c’est un certain culte pour la nostalgie, principalement de la pop culture des 80’s, qui déborde sur tous les médias. On a beaucoup reproché à « Stranger things » de se contenter de reproduire les motifs ayant fait la gloire des films Amblin sans chercher à moderniser quoi que ce soit, mais on peut au moins lui reconnaître de créer un univers à partir de ces éléments connus de tous que le public a tant plaisir à retrouver. Dans un tel contexte, on était impatients et particulièrement curieux de voir ce qu’un maître comme Steven Spielberg, pape malgré lui du blockbuster tel qu’il est vu et conçu aujourd’hui, derrière la plupart des films cités aujourd’hui dans ce type d’entreprise nostalgique, allait bien pouvoir tirer d’un matériel de base dont on peut supposer, en voyant le film tel qu’il est, et même sans l’avoir vu, qu’il ne va pas beaucoup plus loin qu’un délire de geek étalant ses références comme un adolescent immature.
Critique : Les 4 Fantastiques (Josh Trank)
Les voies du public sont impénétrables. Alors que les spectateurs se sont rués cet été sur la nouvelle épopée des Avengers, à notre humble avis franchement médiocre, ils ont réservé un accueil glacial à ce redémarrage de l’univers des 4 Fantastiques, qui a néanmoins réussi à se hisser au dessus du million d’entrées en France.
Critique : Chair de poule – le film
Un homme marche seul avec une valise noire. Cette dernière s’ouvre et laisse s’envoler plusieurs manuscrits. Une ombre passe à travers la ville et semble avoir un effet sur le décor et les personnages. Une femme sur une affiche de publicité change et se met à arborer une expression de dégoût. Les yeux d’un chien projettent une lueur jaunâtre. Si on n’a pas encore zappé, c’est qu’on est jeune et donc curieux. Curieux de voir si cet épisode nous fera peur. Bien que la musique soit à elle seule inquiétante, on reste devant notre écran. C’est un soir normal après l’école, en hiver. On déprime de n’être qu’au début de la semaine. Le vent qui fait claquer les volets ne nous rassure pas. Il fait déjà nuit et on ne se doute pas qu’après avoir éteint la télé, on ne va pas beaucoup dormir. Des frissons parcourent tout notre corps et ce faisant expliquent à merveille le nom de cette série adaptée des livres de R.L. Stine : Chair de poule.
Critique : Chappie
Deux sujets prédominent dans les trois longs-métrages de Neill Blomkamp : les créatures hybrides mi-homme, mi-machine, ainsi que la révolte des bas-fonds contre un ordre social dépourvu de tout terrain d’entente entre la classe dominante et la plèbe. Ces préoccupations constantes sont représentées selon un schéma narratif de moins en moins ingénieux, puisque de District 9 à Chappie, en passant par Elysium, nous ne pouvons nous empêcher de constater un lent effet d’usure formelle et de fatigue. Pire encore, le penchant du réalisateur pour la grandiloquence se trouve de moins en moins maîtrisé ici, alors qu’il nous avait tout de même gratifié dans son film précédent d’un des rôles les plus savoureux de Jodie Foster ces derniers temps. On cherchera en vain pareil morceaux de bravoure dans l’exagération parmi les personnages disparates de ce film-ci. Ces derniers ont plutôt tendance à évoluer en vase clos, tous caricaturaux mais chacun à sa façon guère compatible avec celle des autres, si ce n’est que grâce à l’intervention de la bonté même en la personne de ce bébé-robot.
Critique : Robocop (Paul Verhoeven)
Paul Verhoeven, le trublion de Hollywood, n’y aura fait en fin de compte que six films. Car il est à présent peu probable qu’il retourne un jour dans le cercle fermé de cette industrie, qui est dédiée autant à la philosophie mercantile qu’à la promotion du statu quo à l’américaine. Or, au fil de cette filmographie partielle, le Néerlandais pose sur les Etats-Unis un regard à la saveur ironique redoutable.
Les derniers jours
Depuis la propagation d’un étrange et foudroyant virus, le monde est devenu terrifiant : sortir est désormais impossible. Dans leurs maisons, leurs bureaux, les gares, les gens sont condamnés à vivre cloitrés et doivent se battre pour leur survie. A Barcelone, Marc, piégé dans son bureau, se retrouve séparé de sa femme Julia. Contraint de faire équipe avec Enrique, son pire ennemi, il part à sa recherche dans les entrailles de la ville …
Critique : Divergente 3 Au-delà du mur
Quel univers curieux que celui de Divergente ! Ni le premier à exploiter l’engouement actuel pour la littérature fantastique aux héros féminins, ni le plus original, il réussit néanmoins à tirer son épingle du jeu truqué des suites à rallonge en prenant à contre-pied les conventions les plus flagrantes du genre.
Critique : Le Jour où la Terre s’arrêta
Les années 1950 étaient un âge d'or indéniable pour la science-fiction du côté du cinéma américain. Amplement nourri par un climat de paranoïa généralisé, ainsi que par des conditions de production qui aménageaient un terrain d'expérimentation bon marché, regroupé sommairement sous le terme de série B, le genre a vécu ses plus beaux jours pendant cette période-là.


















