Berlinale 2016 : Midnight Special

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Jeff Nichols s'est imposé comme l'un des plus grands jeunes cinéastes américains contemporains comme l'ont établi ces trois grands moments de cinéma que furent Shotgun Stories (déjà révélé à Berlin), Mud et surtout Take shelter dont le OK final a durablement marqué les esprits. Il dirige à nouveau son acteur fétiche Michael Shannon et pendant une bonne partie de son nouveau film (l'un des plus attendus de la Berlinale 2016), l'on espère retrouver son talent indéfectible. Hélas, si c'est le cas en terme de mise en scène, sa première incursion dans la science-fiction est une déception.
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Critique : Le Congrès

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Robin Wright (dans son propre rôle), se voit proposer par la Miramount d’être scannée numériquement, pour pouvoir librement exploiter son image au cinéma. 20 ans plus tard, Robin Wright est l’invitée d’honneur du Congrès de la Miramount Nagasaki qui présente sa dernière invention: vivre son film sur demande, sur simple prescription…

Critique : La 5ème vague

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Préparez-vous, la fin du monde est proche ! Au lieu de nous emmener vers des mondes merveilleux encore inexplorés, le cinéma de science-fiction se complaît à nous faire peur. Il y est presque toujours question d’une menace apocalyptique qui plane sur l’humanité, poussée dans ses derniers retranchements avant d’oser se confronter à un ennemi a priori invincible.

Critique : Pitch Black

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David Twohy est un nom qui ne vous dit sûrement pas grand-chose. Ses deux premières œuvres, Timescape et The Arrival, témoignent de son amour pour la SF. Pitch Black se distingue comme étant celui qui va lancer la carrière de Vin Diesel.

Critique : Solo – A Star Wars Story

Star Wars (1977) : assis à la table d’un bouge, La Cantina de Mos Esley, sur une planète aux confins de la galaxie, un homme se présente comme le capitaine du vaisseau le plus rapide de la galaxie. Quelques minutes plus tard, il élimine un homme de main un peu trop insistant. En quelques phrases, avec sa dégaine et ses expressions, Han Solo s’impose comme un charismatique contrebandier, avec une « gueule » et du bagout, qui en l’espace d’une trilogie (puis d’un baroud d’honneur trente ans plus tard) devient un des plus célèbres personnages du grand écran, indissociable de son acteur. Drôle d’idée donc, en 2018, de vouloir expliquer les origines de ce simili cow-boy, dans un film sans Harrison Ford. Si les épisodes I, II et III de Star Wars émanaient de la volonté du papa de la trilogie d’étendre son univers en en expliquant les origines, connaître celles de Solo était loin d’être nécessaire. Si seulement c'était son seul défaut ...

Critique : Life – Origine Inconnue

C’était un peu sur la réserve que l’on se préparait à aller voir ce nouveau métrage de Daniel Espinosa, cinéaste suédois guère réputé pour sa subtilité. Après deux longs inédits en France, nous l’avions découvert en 2011 avec Easy money, énième resucée d’un genre (le polar du nord à la Pusher) qui a ses défenseurs, mais a fini par tourner en rond à force de ne prendre aucun risque. Depuis, il n’avait pas eu l’occasion de se racheter une conduite, oscillant entre aimable série B décomplexée mais sans génie avec Sécurité rapprochée et grand ratage avec Enfant 44. Avec la sortie prochaine de Alien : Covenant, ce film semblait en plus bien mal parti pour rencontrer un quelconque succès, sa bande annonce donnant l’impression d’une série B de SF horrifique comme on en a vu des dizaines, ne se démarquant en rien des plagiats de la saga initiée par Sir Ridley Scott. Comme il n’y a rien de meilleur que de se laisser agréablement surprendre par un film dont on n’attendait rien, reconnaissons avec grand plaisir la belle surprise que constitue ce film qui, contre toute attente, place la barre haut pour le prochain Alien …

Critique : Premier Contact

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Voir Denis Villeneuve, grand cinéaste contemporain pratiquant un cinéma totalement affranchi des diktats des gros studios, sachant allier somptuosité de la forme et faculté à interroger notre morale en confrontant ses personnages à des situations radicales, s’attaquer à la science fiction, avait forcément de quoi provoquer l’excitation des spectateurs en manque de spectacle intelligent. Dépeignant la fameuse arrivée sur Terre de vaisseaux extra-terrestres dont nul ne sait s’ils sont là avec des intentions pacifiques ou pour détruire l’espèce humaine, on peut dire qu’il investit un genre usé jusqu’à la corde, déjà riche d’œuvres définitives sur le sujet. On pense bien évidemment à l’ultime Rencontres du 3ème type, du moins dans un premier temps. Le Contact de Robert Zemeckis n’est également pas loin, avec cette linguiste chargée d’interpréter les paroles d’entités dont l’homme ne peut s’empêcher, fidèle à ses principes guerriers, de se méfier, et d’envisager leur anéantissement pur et simple. Mais au lieu de broder tranquillement sur des thèmes déjà maintes fois abordés par le cinéma de science fiction, Denis Villeneuve, fidèle à sa vision sans compromis du cinéma, décide d’étirer sur tout le film les ultimes minutes du chef d’œuvre de Spielberg. Ce qui peut laisser redouter un pensum verbeux et prétentieux sur le papier, se transforme, par l’intelligence hors normes du cinéaste et sa croyance infinie en le pouvoir du médium cinématographique, en œuvre d’art de grande ampleur, instantanément majeure.

Critique : Rogue One: A Star Wars Story (contre)

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Tentant de faire ressurgir le mythe du mythe initial, Le réveil de la force, septième épisode de la saga Star Wars, s’est vu partiellement tétanisé face au colosse que représentaient ses aînés. Un an après, Rogue One se présente comme une tentative d’affranchissement. Les moteurs parviendront-ils cette fois s’allumer pour de bon, laissant le souffle de la rébellion tout embraser sur son passage ?

Critique : Pixels

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En 2010, le français Patrick Jean réalise un court métrage où des créatures sorties de jeux vidéos s'échappaient d'un poste de télévision et envahissaient les rues de New York, détruisant tout sur leur passage. Pac-Man et les Space Invaders pixelisent tout ce qu'ils touchent quand les formes géométriques de Tetris s'encastrent dans des immeubles pour les détruire comme dans le jeu. Arkanoid et ses balles rebondissent contre le pont de Brooklyn, Donkey Kong jette ses tonneaux du haut de l'Empire State Building en hommage au King (Kong, pas Elvis...). Après cet essai ludique de deux minutes et des pixels des poussières, Hollywood s'en empare pour un film de (pas) super-héros.

Critique : Divergente 2 L’Insurrection

De nos jours, les univers fantastiques pullulent au cinéma à tel point que même le spectateur le plus attentif et assidu risque de s’y perdre. A côté des épopées de super-héros, ce sont les aventures de jeunes révoltés qui ont le plus de succès auprès du public d’adolescents auquel elles sont principalement destinées. Il y est presque chaque fois question d’un groupe d’adolescents à l’approche de l’âge adulte, dont la prise de conscience de l’injustice profonde de leur monde se solde très souvent par une rébellion. Les pouvoirs surnaturels dont ils disposent accessoirement servent avant tout à corser le spectacle, sans que la trame principale du récit ne quitte les sentiers battus de la tradition ancienne des affrontements manichéens. De film en film, le peu d’évolution qui existe chez des personnages à peu près interchangeables s’inscrit ainsi dans une logique de série désormais arrivée au stade de la maturité, à qui il ne reste plus qu’à attendre qu’une forme différente de divertissement populaire vienne la supplanter prochainement.

Hunger Games – L’embrasement

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Katniss Everdeen est rentrée chez elle saine et sauve après avoir remporté la 74e édition des Hunger Games avec son partenaire Peeta Mellark. Puisqu’ils ont gagné, ils sont obligés de laisser une fois de plus leur famille et leurs amis pour partir faire la Tournée de la victoire dans tous les districts. Au fil de son voyage, Katniss sent que la révolte gronde, mais le Capitole exerce toujours un contrôle absolu sur les districts tandis que le Président Snow prépare la 75e édition des Hunger Games, les Jeux de l’Expiation – une compétition qui pourrait changer Panem à jamais…

Entrevues Belfort 2017 : Le Monde sur le fil

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Rainer Werner Fassbinder, l'homme de tous les extrêmes ! Si les nombreux films réalisés par l'enfant terrible du cinéma allemand sont assez bien connus en France, son travail pour la télévision est resté plutôt confidentiel. En attendant la sortie au printemps prochain de la série fleuve de près de huit heures au titre hautement approprié Huit heures ne font pas un jour, nous avons sauté sur l'occasion offerte par le festival Entrevues Belfort de rattraper une autre épopée issue de la même période, c'est-à-dire le début des années 1970.

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Venise 2026 : la compétition

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L’annonce de la sélection officielle du 83ème Festival de Venise ne remonte qu’à quelques jours, le jeudi 23 juillet pour être exact, et déjà les films en compétition choisis par l’équipe du directeur artistique Alberto Barbera ont soulevé la polémique. En cause : la très faible représentation des réalisatrices parmi les vingt films retenus pour la section principale du festival.

Test DVD : Le crime du 3ème étage

Une comédie pleine d'humour dans laquelle la peinture des rapports au sein du couple formé par Colette et François a au moins autant d'importance que les investigations qu'ils mènent ensemble.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : They Will Kill You – La Tuerie de...

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Il suffira de quelques minutes au spectateur pour comprendre que They Will Kill You ne joue pas selon les règles habituelles du cinéma de genre. Kirill Sokolov ne s'intéresse visiblement pas aux films d'horreur qui avancent en rang d'oignons avec leurs trois jumpscares réglementaires et leur cahier des charges bien repassé.

Test Blu-ray : Jumpers

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L'idée imaginée par Daniel Chong possède quelque chose de délicieusement farfelu : transférer la conscience humaine dans des animaux robotiques afin de communiquer avec la faune. Présenté de cette manière, le concept pourrait faire craindre une démonstration technologique un peu froide. Jumpers choisit exactement la direction opposée.

Critique : Les Caprices de l’enfant roi

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Et si l’année 2026 était celle du retour au cinéma des grandes figures de l’imaginaire national français ? Après le diptyque de Antonin Baudry La Bataille De Gaulle sur les exploits du général pendant la guerre sorti au début de l’été et en attendant en octobre une énième adaptation des Misérables de Victor Hugo par Fred Cavayé, voici une farce passablement enjouée sur un chapitre mouvementé de la jeunesse de Louis XIV.