Critique : Premier Contact

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Voir Denis Villeneuve, grand cinéaste contemporain pratiquant un cinéma totalement affranchi des diktats des gros studios, sachant allier somptuosité de la forme et faculté à interroger notre morale en confrontant ses personnages à des situations radicales, s’attaquer à la science fiction, avait forcément de quoi provoquer l’excitation des spectateurs en manque de spectacle intelligent. Dépeignant la fameuse arrivée sur Terre de vaisseaux extra-terrestres dont nul ne sait s’ils sont là avec des intentions pacifiques ou pour détruire l’espèce humaine, on peut dire qu’il investit un genre usé jusqu’à la corde, déjà riche d’œuvres définitives sur le sujet. On pense bien évidemment à l’ultime Rencontres du 3ème type, du moins dans un premier temps. Le Contact de Robert Zemeckis n’est également pas loin, avec cette linguiste chargée d’interpréter les paroles d’entités dont l’homme ne peut s’empêcher, fidèle à ses principes guerriers, de se méfier, et d’envisager leur anéantissement pur et simple. Mais au lieu de broder tranquillement sur des thèmes déjà maintes fois abordés par le cinéma de science fiction, Denis Villeneuve, fidèle à sa vision sans compromis du cinéma, décide d’étirer sur tout le film les ultimes minutes du chef d’œuvre de Spielberg. Ce qui peut laisser redouter un pensum verbeux et prétentieux sur le papier, se transforme, par l’intelligence hors normes du cinéaste et sa croyance infinie en le pouvoir du médium cinématographique, en œuvre d’art de grande ampleur, instantanément majeure.

Critique : Star Wars, Episode VII – Le Réveil de la Force

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Est-ce qu’un film pourra satisfaire toutes les attentes auxquelles se voit confronté le septième épisode de la saga Star Wars ? La façon dont Disney a fait du battage pour rendre la sortie du film incontournable comporte aussi un côté sombre...

Critique : Le Projet Almanac

Décidément le found footage a un bel avenir devant lui, hélas plus quantitatif que qualitatif. Ça fait combien de films depuis le début de l'an dernier, pour ne remonter que jusque là ? Merci, Paranormal Activity, grrr....

Critique : Renaissances

Depuis la nuit des temps, l’homme est en quête de la vie éternelle. A l’époque où la magie était très courante, des alchimistes du monde entier ont tenté d’élaborer une potion, tel l’élixir de longue vie (Elixir Vitae) qui aurait la vertu de permettre de vivre en bonne santé et de rester jeune à jamais. Aujourd’hui, c’est au tour de la science de relever le défi de lutter contre la mort. Le remède, c’est le réalisateur Tarsem Singh qui, par le biais de la société Phoenix, l’a trouvé et nous montre les effets positifs mais aussi néfastes de la voie vers l’éternité dans son film Renaissances.

Critique : Logan

Très librement inspiré du comics Old Man Logan de Mark Millar, Logan est sorti le mercredi 1er mars dans nos salles. Dernière apparition de Hugh Jackman dans le rôle de Wolverine, c’est également le troisième opus de la saga solo du personnage, dont James Mangold a réalisé le second et donc dernier épisode.

Critique Express : Star Wars, Episode I – La menace fantôme

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Premier film de la « nouvelle » trilogie consacrée à La guerre des étoiles, Star Wars, Episode I : La menace fantôme se devait de frapper fort, afin de prouver aux fans purs et durs que Le retour du Jedi n'avait été qu'une erreur de parcours

Critique : On l’appelle Jeeg Robot

Premier film de Gabriele Mainetti, On l’appelle Jeeg Robot, est une relecture italienne du traditionnel film de super héros américain. Le décalage ne prend pas vraiment, On l'appelle Jeeg robot s’avère très simpliste, s’apparentant à une simple série B relevée par de bien rares scènes d’action impressionnantes mais trop rares.

Critique : Dredd

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Dans un avenir proche, les États-Unis ne sont plus qu'un immense désert irradié. Mega City One est une métropole tentaculaire rongée par le vice...

Upside Down

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Dans un univers extraordinaire vit un jeune homme ordinaire, Adam, qui tente de joindre les deux bouts dans un monde détruit par la guerre. Tout en luttant pour avancer dans la vie, il est hanté par le souvenir d’une belle jeune fille venant d’un monde d’abondance : Eden. Dans cet univers, son monde se trouve juste au-dessus de celui d’Adam - si près que lorsqu’il regarde vers le ciel, il peut voir ses villes étincelantes et ses champs fleuris. Mais cette proximité est trompeuse : l’entrée dans son monde est strictement interdite et la gravité de la planète d’Eden rend toute tentative extrêmement périlleuse.

Critique : A la poursuite de demain

Depuis toujours, le fond de commerce des productions Disney a été l’emballage couleur rose-bonbon d’une réalité à cent lieues du paradis de l’innocence. Dans cette institution de l’enseignement édifiant, l’acquisition relativement récente de l’univers Marvel aurait pu faire tache, avec ses affrontements manichéens et ses troubles identitaires chez des super-héros beaucoup moins déterminés et exemplaires que du temps de l’oncle Walt.

Critique : Chappie

Deux sujets prédominent dans les trois longs-métrages de Neill Blomkamp : les créatures hybrides mi-homme, mi-machine, ainsi que la révolte des bas-fonds contre un ordre social dépourvu de tout terrain d’entente entre la classe dominante et la plèbe. Ces préoccupations constantes sont représentées selon un schéma narratif de moins en moins ingénieux, puisque de District 9 à Chappie, en passant par Elysium, nous ne pouvons nous empêcher de constater un lent effet d’usure formelle et de fatigue. Pire encore, le penchant du réalisateur pour la grandiloquence se trouve de moins en moins maîtrisé ici, alors qu’il nous avait tout de même gratifié dans son film précédent d’un des rôles les plus savoureux de Jodie Foster ces derniers temps. On cherchera en vain pareil morceaux de bravoure dans l’exagération parmi les personnages disparates de ce film-ci. Ces derniers ont plutôt tendance à évoluer en vase clos, tous caricaturaux mais chacun à sa façon guère compatible avec celle des autres, si ce n’est que grâce à l’intervention de la bonté même en la personne de ce bébé-robot.

Critique Express : En boucle

C'est dans ce qu'il nous apprend sur le Japon, sur ses habitants et sur ses traditions que réside l'intérêt majeur de "En boucle" et, à la fin du film, on en arrive à avoir envie de réserver une semaine de vacances dans l'auberge où il a été tourné.

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Critique Express : L’illusion de Yakushima

Lorsqu'on connait bien le cinéma de Naomi Kawase, lorsque, en plus, on l'apprécie énormément, on peut se montrer déçu à la vision de L'illusion de Yakushima, film qui était en compétition au dernier Festival de Cannes, un film qui présente 2 défauts majeurs : le fait, pour la réalisatrice, d'avoir voulu y traiter simultanément 2 thèmes importants, les greffes d'organe et le phénomène des "Jōhatsu", avec, en plus, l'abandon en rase campagne de l'histoire de Jin.

Critique Express : Ulysse

Un film passionnant, particulièrement bien documenté, un film qui se révèle très émouvant sans jamais glisser dans le pathos

Test Blu-ray : Le Vaurien – L’Intégrale en 6 films

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La saga Le Vaurien déboule comme une série de cartes postales vintage, griffonnées à la hâte par une époque qui ne savait pas encore qu’elle deviendrait culte. Sortis entre 1968 et 1969, ces films de yakuzas produits par la Nikkatsu portent en eux l’énergie d’un Japon en pleine mutation, coincé entre les derniers éclats du ninkyo eiga et l’arrivée d’un cinéma plus urbain...

Test Blu-ray : De l’eau tiède sous un pont rouge

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Un certain parfum d’insolence tranquille flotte autour de De l’eau tiède sous un pont rouge, comme si Shohei Imamura s’amusait à faire un pied de nez à la gravité qui avait marqué ses œuvres précédentes.

Critique : Cap Farewell

Voyager dans sa tête en énumérant les noms de lieux lointains qui la font rêver : c’est ainsi que l’héroïne de Cap Farewell fait face à son existence plus terre-à-terre. Et même carrément précaire, puisque cette jeune femme, à peine sortie de prison, doit batailler dur afin de reprendre pied dans l’environnement de sa vie d’avant qui ne lui veut aucun bien.