Critique : Ex Machina – Festival de Gérardmer 2015

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Ex Machina l'affiche du film 2015 - Festival de Gérardmer

Etats-Unis Grande-Bretagne – 2015
Titre original : 
Réalisateur : 
Scénario : 
Acteurs : , ,
Distribution : Universal Pictures International France
Durée : 1h49
Genre : Science-fiction, Fantastique
Date de sortie : 27 mai 2015

Note : 4/5

est la première réalisation d’, dont le roman La Plage avait été adapté au cinéma par Danny Boyle en 2000.  surfe sur la vague d’Her et autre Transcendance, avec une thématique qui s’intéresse à la problématique de l’intelligence artificielle.

Ex Machina 2015, Festival de Gérardmer 2015

La femme parfaite

est beau, c’est indéniable, a soigné son premier film : caractérisation des personnages, rythmique du film, précision du découpage et y a même intégré un soupçon d’humour, c’est fort. On est happés à la fois par ces images envoûtantes, magnifiées par la photographie sublime de Rob Hardy et la Bande-originale électrique composée par Geoff Barrow (membre du groupe Portishead). Les effets spéciaux sont discrets à la manière d’Under the Skin mais très efficaces.

Alors certes la thématique est loin d’être originale, mais Garland pousse la réflexion plus loin. On ne pourra s’empêcher de penser à Barbe Bleue avec le personnage interprété par . La condition des femmes dans notre société est ici largement étudiée à travers les deux personnages masculins, Nathan et Caleb, véritables Dieux face aux entités féminines parfaites, façonnée à leurs images. Garland fait ainsi exploser les conventions, la place des hommes et des femmes, à mesure que le script révèle que ses anti-héros sont finalement incapable de faire preuve d’empathie, d’affect, voire d’excitation que pour des copies d’eux-mêmes, génial !

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Un casting robotisant ! 

Coté casting, est porté par trois acteurs de talent. incarne à la perfection l’outsider un peu paumé, pion du « Créateur » mais critique de ses découvertes. Il donne la réplique à Nathan, l’extravagant génie de la cybernétique, PDG d’entreprise, interprété par , habité par son personnage, qui laisse constamment planer un doute sur ses intentions. Face à eux, la jeune est glaciale en androïde intelligente et sexuée.

La sexualité est d’ailleurs toujours présente dans le film comme thème de fond, posant les questions éthiques de la robosexualité. Plusieurs fois abordé par les personnages, le sujet n’est jamais creusé, inabordable dans un film grand public.

Conclusion

est un conte d’anticipation réalisé avec beaucoup de finesse. Malgré le fait qu’il aborde un sujet réchauffé, le premier film d’ arrive à se démarquer en abordant de nouvelles problématiques.

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