Critique : Antonia et ses filles

Si, comme nous, vous êtes réfractaires à la voix off omniprésente, qui vous mâche constamment le travail primordial de compréhension intime de ce qui se passe à l’écran, vous éprouverez probablement aussi un mal considérable à adhérer à Antonia et ses filles.

Critique : Rome ville ouverte

Contrairement aux Français, les Italiens ont été extrêmement rapides pour chanter les louanges de leurs vaillants résistants sous l’occupation nazie. À peine la Seconde Guerre mondiale terminée, Rome ville ouverte était sorti avec grand succès sur les écrans de cinéma du monde entier.

Critique : Sous le ciel de Kyoto

Pendant longtemps, on ne sait pas trop où ce mélodrame à haute valeur romantique veut en venir. Ou bien, plus concrètement, comment la réalisatrice arrive à nous faire adhérer corps et âme à tous ces revirements, qui nous auraient fait crier au cliché grossier dans d’autres circonstances ?

Critique : Le Passage (Brandt Andersen)

Depuis sa présentation en gala spécial au Festival de Berlin, il aura fallu plus de deux ans au Passage pour sortir sur les écrans de cinéma français, de surcroît au beau milieu de l’été. Entre-temps, d’autres guerres et crises humanitaires ont supplanté le conflit syrien dans le faisceau d’attention des médias et du public occidentaux.

Critique : Conan / Le Barbare fête son 15ème Anniversaire

Le 17 août 2026, on fêtera les quinze ans de la sortie en salles du Conan de Marcus Nispel. Quinze ans ! Un âge souvent considéré comme un jalon charnière dans la vie d'un adolescent. Mais comme le dit la sagesse populaire, quinze ans, c'est surtout l'âge bête. Et peut-être aussi l'âge idéal pour apprécier les excès, la testostérone et la folie doucement hormonale du film de Marcus Nispel !

Critique Express : Les silences de Riyad

Même si l'intérêt de "Les silences de Riyad" se situe un cran en dessous de celui de "Wajda" ou de celui de "The Perfect Candidate", deux films réalisés par Haifaa Al Mansour, ce film a le mérite de nous informer sur l'évolution de l'Arabie Saoudite tout en nous intéressant à une enquête policière.

À revoir sur Paramount+ : Black Rain

Au-delà de son efficacité immédiate, Black Rain impressionne surtout par sa capacité à marier le cinéma d'action musclé de la fin des années 80 avec le perfectionnisme esthétique de Ridley Scott. Cette alliance entre violence sèche, élégance visuelle et personnages constamment tiraillés entre leurs convictions et leurs failles fait du film bien davantage qu'un simple polar exotique.

Critique : In Waves

Certes, le film d’ouverture de la dernière Semaine de la Critique cannoise n’a pas manqué de nous émouvoir. D’abord, par la beauté et la pureté de sa tragique histoire d’amour. Puis, par la qualité de son animation, d’une portée poétique indéniable.

Critique : Gavagai et autres malentendus

Il y a constamment un malaise en suspens dans Gavagai et autres malentendus qui n’est sans doute pas involontaire. À l’image de ses personnages, le film de Ulrich Köhler bute régulièrement contre ses propres contradictions.

Critique : Spider-Man: Brand New Day

Spider-Man: Brand New Day tient sa promesse d'un Spider-Man plus mature sans perdre l'humour et l'énergie qui ont fait le succès de la trilogie Holland. Un blockbuster efficace, à voir de préférence sur grand écran.

Critique : Les Caprices de l’enfant roi

Et si l’année 2026 était celle du retour au cinéma des grandes figures de l’imaginaire national français ? Après le diptyque de Antonin Baudry La Bataille De Gaulle sur les exploits du général pendant la guerre sorti au début de l’été et en attendant en octobre une énième adaptation des Misérables de Victor Hugo par Fred Cavayé, voici une farce passablement enjouée sur un chapitre mouvementé de la jeunesse de Louis XIV.

Critique : Le Héros de Berlin

La réunification allemande a beau remonter à plus de trente-cinq ans, les traces du rideau de fer dans les mentalités de nos voisins d’outre-Rhin semblent perdurer jusqu’à aujourd’hui. Plus de vingt ans après son film le plus célèbre, Good Bye Lenin !, le réalisateur Wolfgang Becker s’approprie une dernière fois ce sujet toujours aussi délicat, à présent du point de vue de la mémoire prête à être malmenée.

Derniers articles

Critique : Heart Of The Beast

0
David Ayer retrouve Brad Pitt douze ans après Fury pour un survival efficace mais sans surprise, entre l'Alaska sauvage et la fidélité inébranlable d'un chien de combat.

Critique Express : Melpomène

On est là dans un vrai film de cinéma, réalisé par une jeune femme ayant des choses à dire sur la façon dont les femmes ont toujours souffert de la façon dont la société, les églises, les psy, des hommes presque toujours, ont cherché à interpréter, à cataloguer et, trop souvent, à punir tout ce qui, pour eux, chez elles, semblait sortir du cadre de LEUR normalité.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Michael / Hee-Hee ! Shamone !

0
Avec 5,6 millions d'entrées en France et plus d'un milliard de dollars au Box-office international, Michael s'est imposé non plus uniquement comme le « King of Pop », mais également comme le « King of Cinema ». Le chiffre a quelque chose de presque aussi extravagant que la carrière de son sujet.

Terreur nocturne 2026 : la sélection officielle

0
Techniquement, nous sommes en automne depuis quelques jours déjà. Toutefois, les températures extérieures assez chaudes et le taux d’ensoleillement élevé pourraient nous faire croire qu’on soit encore vers la fin d’un été, qui n’avait strictement rien de doux cette année-ci.

Test Blu-ray : Le Silence qui tue

0
Le Silence qui tue a d’abord été tourné en 1977, en à peine vingt-trois jours et avec un budget plutôt riquiqui, avant que son premier montage ne soit jugé suffisamment catastrophique pour être pratiquement condamné à l’oubli. Le scénario a donc été profondément remanié, une bonne partie du casting remplacée et l’essentiel du film retourné quelques mois plus tard.