Critique : La Poupée (Sophie Beaulieu)
Y a-t-il une prémisse susceptible de véhiculer plus le point de vue d’une masculinité toxique que celle d’une poupée gonflable prenant vie comme par miracle ? Ce fantasme de la plupart des hommes travaille depuis longtemps l’imagination des scénaristes, avec plus (Une fiancée pas comme les autres de Craig Gillespie) ou moins (Monique de Valérie Guignabodet) de succès.
P.S. I love you
P.S. I love you a été réalisé en 2007 par Richard LaGravenese. Le réalisateur souhaitait mettre en scène l'histoire du best-seller du même nom écrit par l'irlandaise Cecelia Ahern. Attention, il s'agit d'un film de fille, un vrai de vrai, d'ailleurs il a même été nominé aux Teen Choice Awards 2008 dans la catégorie "Prix du Meilleur Film destiné aux jeunes femmes".
Critique : Kids return
Takeshi Kitano est de retour ! A cette annonce, susceptible de déclencher des effusions de joie chez les admirateurs du maître japonais, il faudrait cependant joindre un bémol quelque peu doux-amer. Car si le public français a le privilège au début du mois d'août de voir trois films signés Kitano sur grand écran, il convient de préciser qu'il s'agit de la ressortie en copies restaurées d'œuvres issues de sa période faste, pendant la deuxième moitié des années 1990.
Critique : American Pie 4
Comme le temps passe…Souvenez-vous de cette année 1999 où quatre lycéens d’une petite ville du Michigan décidèrent d’en finir avec… leur virginité. Quête héroïque, burlesque, inoubliable… Une décennie plus tard, Jim (Jason Biggs) et Michelle (Alyson Hannigan) sont mariés, Kevin (Thomas Ian Nicholson) et Vicky (Tara Reid) sont séparés, Oz (Chris Klein) et Heather (Mena Suvari) se sont éloignés à contrecœur, tandis que Finch (Eddie Kaye Thomas) soupire encore après… l’extravagante mère de Stifler (Jennifer Coolidge). Quant à Stifler (Seann William Scott), rien ne le changera jamais. Amis d’hier, amis de toujours, ces jeunes hommes attendaient depuis longtemps de pouvoir se réunir le temps d’un week-end pour se remémorer leurs exploits d’antan et y puiser de nouvelles inspirations. Que la fête commence, l’heure du check-up hormonal a sonné…
Critique express : Rose
Sur un sujet très intéressant et très fort, il n'était absolument pas nécessaire pour Aurélie Saada d'introduire dans ce qui est son premier film des situations caricaturales et des comportements exagérés.
Piégée
Mallory Kane est un super-soldat agissant pour des opérations ultra secrète. Elle est un jour trahie par un membre de son équipe. Elle décide donc de découvrir qui est ce félon qui lui a mis sur le dos l'échec d'une opération...
Critique : L’odeur de la mandarine
Même si on peut regretter certaines lourdeurs dans l'utilisation parfois trop forcée de métaphores animales, "L'odeur de la mandarine" est un film qui fait honneur au cinéma français, à la fois par son scénario, par sa réalisation et, surtout, par son casting qui permet de regarder Olivier Gourmet avec un œil neuf, de découvrir au cinéma Georgia Scaliett, une grande actrice à l'aube d'une grande carrière, de confirmer le grand talent d'Hélène Vincent, tout en rendant une sorte d'hommage à de grands anciens : Romain Bouteille, Michel Robin, Fred Ulysse.
Cannes 2014 : Foxcatcher
C’est une grande première pour le réalisateur américain Benett Miller de se retrouver en compétition au Festival de Cannes. Le réalisateur est pourtant un habitué des récompenses avec notamment ses deux biopics Le Stratège et Truman Capote.
Critique : L’Effet aquatique
Le plus beau cadeau qu'on puisse faire à la réalisatrice, décédée alors que le montage du film n'était pas totalement terminé, consiste à ne pas retenir ses rires face aux situations très drôles qu'elle nous présente.
Critique : 7 minuti
L'intérêt s'intensifie lorsqu'on arrive au cœur du sujet traité : la discussion entre les 11 déléguées du personnel pour décider si, oui ou non, les conditions du rachat sont acceptables pour elles, ainsi que pour les 300 collègues qui attendent dehors.
Berlinale 2016 : Meteorstrasse
Le sujet des réfugiés a beau occuper le devant de la scène médiatique allemande depuis quelques mois, il ne date pas de hier. Le film d’ouverture de la section parallèle du Festival de Berlin, Perspektive Deutsches Kino, le prouve amplement, sans pour autant faire preuve d’opportunisme.
Critique : Fou d’amour
Ce serait mal connaître l’œuvre de Philippe Ramos de s’attendre avec ce film sur un prêtre porté sur les plaisirs charnels à une version française de la série à succès des années 1980 « Les Oiseaux se cachent pour mourir ». Le fait d’avoir vu l’un ou l’autre des films du réalisateur, comme l’austère Capitaine Achab, ne nous a pourtant pas préparés à la nature étrangement viscérale de Fou d’amour, ou des mémoires d’outre-tombe passablement licencieux.


















