Critique : Lumières d’été

« En France, personne ne s'intéresse à Hiroshima. » Si cette réplique, issue du premier long-métrage de fiction de Jean-Gabriel Périot, peut globalement être considérée comme juste, elle est avant tout une invitation à la révision de cette attitude blasée de la part d'un peuple, guère connu pour faire un travail de mémoire conséquent sur les sévices de son propre passé.

La Roche-sur-Yon 2020 : Mogul Mowgli

L'excès en toute chose est peut-être la seule façon de ne pas complètement perdre la boule en ces temps pour le moins compliqués. La plus grande nécessité actuelle serait par conséquent de vivre sa vie pleinement, à cent à l'heure, sans plus se soucier d'un avenir qui est aussi incertain que le prochain couvre-feu, confinement ou bien pire encore.

Cannes 2019 : Too Old to Die Young (séance spéciale)

Nicolas Winding Refn présentait, en séance spéciale, deux épisodes de sa future série, Too old to die young. En tenant compte de son affirmation d’avoir réalisé « un film de 13 heures », c’est donc un long extrait de 2h18 que nous avons eu la chance de voir. Pourtant, le premier des deux épisodes (le 4, donc), ressemble bel et bien à un épisode de série : on est plongé au milieu d’une intrigue à multiples personnages, bien qu’on arrive à comprendre assez vite leurs places dans le récit. Difficile de juger cet épisode d’un peu moins d’une heure : heureusement, l’épisode suivant mettra tous les aficionados de NWR d’accord.

Biarritz 2018 : Bixa Travesty

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Composé essentiellement de personnes d'un certain âge ou de scolaires, le public du Festival de Biarritz a été averti en bonne et due forme que certaines scènes de ce documentaire brésilien risquaient de choquer sa sensibilité. Mettons-le sur le compte d'une ouverture d'esprit inattendue de la part des spectateurs provinciaux ou bien sur celui du traitement très délicat d'une jeune vie hors du commun, mais le choc des cultures ne s'est en tout cas pas manifesté par des départs précipités ou autres bruits désapprobateurs.

Critique : Showgirls

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L’heure de la réévaluation a sonné pour l’œuvre de Paul Verhoeven. Lors de sa sortie, au mitan des années 90 (1996), Showgirls subit l’ire haineuse de la presse spécialisée. Sans mentionner un échec particulièrement cuisant au box-office, le métrage est nominé au « razzie awards » (les récompenses qui « honorent » les pires films de l’année aux Etats-Unis). Où, par ailleurs, il remporte quasiment chaque catégorie. Bon joueur, le réalisateur néerlandais est venu de son plein gré assister à la séance. Cependant, le déferlement de haine belliqueuse administrée par les médias fut tel que la carrière d’Elizabeth Berkley, l’actrice principale, ne s’en jamais vraiment remise. En effet, suite à ce film, celle qui a été révélée par la série Sauvée par le Gong n’est apparue que de manière éparse dans quelques séries anecdotiques destinées au tube cathodique.

Revu sur MUBI : Policier adjectif

On n'entend plus tellement parler de la Roumanie. Ni dans l'actualité, qui nous a tout l'air de profiter du creux entre deux vagues épidémiques pour meubler avec des histoires sans intérêt. Ni du côté du cinéma, un domaine qui nous tient en toute logique particulièrement à cœur.

Critique : Buster Keaton Courts-métrages Programme 3

Buster Keaton, quel farceur merveilleux et plein de ressources à qui la Cinémathèque Française rendra hommage pendant les six semaines à venir ! La preuve d’entrée de jeu avec ce programme de quatre courts-métrages muets, issus des débuts de la carrière du comique de génie.

Critique : Gaza mon amour

Même si elle manque un peu de rythme, cette comédie romantique douce-amère, très bien servie par un couple d'interprètes remarquables, se voit avec plaisir et nous en apprend beaucoup sur la vie à Gaza. 

Critique Express : Godland

Une première partie avec de belles images de la nature islandaise mais avec une intrigue d'un intérêt limité, suivie d'une deuxième partie beaucoup plus passionnante
Les Ensorcelés photos du film sexy

Les Ensorcelés

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Quand Hollywood raconte Hollywood et que cela donne Les ensorcelés (The Bad and the Beautiful), on se plonge avec délices dans ce cinéma des années 50.

Intégrale Claude Berri #11 : Tchao Pantin (1983)

De la carrière de Claude Berri, Tchao Pantin est probablement le film qui a le plus fait couler d’encre depuis sa sortie, pour une seule et simple raison : c’est « LE » film au cœur duquel Coluche, humoriste et amuseur public à la popularité extraordinaire en France, tenait un rôle grave et sérieux, à cent lieues de l’image publique que le comédien renvoyait autour de lui. Un rôle ayant provoqué un tel émoi et une telle surprise que le titre du film est pratiquement devenu une expression « cliché » dans le petit monde du cinéma : quand un acteur comique se décide à incarner dans un film un personnage sérieux, on dit qu’il « fait son Tchao Pantin ».

Critique : Mère et fille

Ce film de fiction très réaliste n'est pas sans rappeler les films les plus marquants des frères Dardenne et il nous permet en outre de découvrir une grande comédienne, Daria Lorenci-Flatz.

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Test Blu-ray : Beavis et Butt-head se font l’Amérique

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Beavis et Butt-Head se font l’Amérique possède une énergie très particulière : une sorte de bêtise éclairée qui avance en titubant, mais vise juste bien plus souvent qu’on ne l’admet. Sous ses airs de cartoon crétin, le film de Mike Judge fonctionne comme un miroir déformant de l’Amérique des années 90...

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Jeanne d’Arc

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Devant la caméra de Luc Besson, la trajectoire de Jeanne d’Arc ressemble à une grande cavalcade fiévreuse au cœur de laquelle le cinéaste, grisé par la dimension « internationale » que lui a apporté le succès du Cinquième Elément, semble vouloir attraper la légende à mains nues, quitte à se brûler un peu les doigts.

Test Blu-ray : Shelter

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Qu’on se le dise : Shelter n’est pas un nouveau festival de bourrinage non-stop à mettre à l’actif de Jason Statham. En effet, le réalisateur Ric Roman Waugh y avance d’abord à pas feutrés, comme s’il voulait rappeler au public que Jason Statham n’est pas un simple distributeur automatique de mandales, mais aussi un type capable de tenir un plan fixe sans cligner des yeux.

Critique : The Christophers

Quand on va voir un film de Steven Soderbergh, on ne sait jamais trop à quoi s’attendre. Certes, depuis ses débuts de réalisateur il y a bientôt quarante ans, deux tendances principales se sont dégagées dans son travail, avec d’un côté son goût pour le style élégant et sophistiqué de films de genre particulièrement bien ficelés et de l’autre l’envie irrépressible d’expérimenter, le plus souvent dans les méandres du cinéma d’horreur.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Send Help

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Dès les premières minutes de Send Help, on pourra constater que Sam Raimi n’a rien perdu de son goût pour les situations qui dérapent comme une savonnette sous amphétamines. Le film s’ouvre sur un monde du travail où la hiérarchie ressemble à une pyramide bancale, prête à s’effondrer au moindre courant d’air toxique.