Critique : Next Door
En réalisant "Next Door", Daniel Brühl poursuivait manifestement trois objectifs : arriver à casser avec délicatesse son image d'éternel gentil, montrer que la réunification de 1990 n'était pas encore complètement digérée, renseigner les spectateurs, sans porter de véritable jugement, sur le phénomène de gentrification qui se déroule dans la capitale allemande.
Critique : Ricki and The Flash
Près de vingt fois nommée aux Oscars et couronnée à trois reprises de la récompense suprême du cinéma américain, Meryl Streep n’a plus rien à prouver. Elle profite par conséquent de son statut d’actrice intouchable pour se faire plaisir, avec modération, mais néanmoins assez souvent pour montrer à son public fidèle depuis un peu moins de quarante ans qu’elle n’a pas pris la grosse tête.
Les Infidèles
Film à sketches autour de l'infidélité et de l'adultère. Les segments sont signés, entre autres, par Guillaume Canet, Jean Dujardin ou Fred Cavayé.
Hunger Games
Chaque année, dans les ruines de ce qui était autrefois l'Amérique du Nord, le Capitole, l'impitoyable capitale de la nation de Panem, oblige chacun de ses douze districts à envoyer un garçon et une fille - les "Tributs" - concourir aux Hunger Games. A la fois sanction contre la population pour s'être rebellée et stratégie d'intimidation de la part du gouvernement, les Hunger Games sont un événement télévisé national au cours duquel les tributs doivent s'affronter jusqu'à la mort. L'unique survivant est déclaré vainqueur.
Berlinale 2024 : La Partition
Familles, je vous hais ! A première vue, la citation d'André Gide pourrait convenir à cette chronique familiale, présentée en compétition au Festival de Berlin. Toutefois, ce serait se méprendre sur les nombreuses qualités du film de Matthias Glasner. Sterben n'est pas non plus une litanie longue de trois heures, au cours de laquelle on verrait expier tout le monde, les uns après les autres.
Critique : Ex machina
La différence entre l’intelligence artificielle et naturelle est laissée volontairement vague dans ce premier film remarquable, qu’une partie de l’équipe de notre site a déjà pu découvrir lors de sa présentation au dernier festival de Gérardmer (cf. la critique de Julien à ce sujet). Distinguer ce qui relève encore de l’humain de ce qui appartient à l’ère nouvelle des robots y sert tout juste de prémisse à une guerre des nerfs passionnante dont les maîtres mots sont l’appréhension et le malaise affectif.
Critique : Une famille
La première surprise d'Une famille, c’est la sincérité de la démarche. Là où je craignais profondément qu’à travers une autofiction, Christine Angot vienne se complaire dans son vécu en nous prenant un peu en otage : c’est tout l’inverse qui se produit.
Critique : Mince alors !
Nina est jeune, jolie et ronde. Malheureusement son mari Gaspard n’aime que les femmes très minces… Surtout depuis qu’ils se sont installés à Paris pour monter leur ligne de maillot de bain ultra pointue. Pour tenter de le séduire à nouveau, Nina accepte à contrecoeur le cadeau qu'il lui offre : une cure d’amaigrissement à Brides-les-Bains. Le dernier espoir des gros quand on a tout essayé.
Là bas, elle va faire la connaissance de Sophie une séduisante avocate marseillaise, Emilie, une mère de famille très enveloppée, Thomas et Roxane.
Lorsque toutes ses personnes se confrontent le temps d’un voyage pour aller mieux dans son corps, cela provoque des tempêtes, et c’est peut-être comme cela que chacun trouvera sa porte de sortie...
Critique : Bye Bye Blondie
Dans le cadre de la thématique Femmes Femmes des 15èmes Journées Dionysiennes de l'Ecran de Saint-Denis, Virginie Despentes est l'une des invités d'honneur, l'occasion notamment de redécouvrir ce qui est pour l'instant son meilleur film, une histoire d'amour entre Béatrice Dalle et Emmanuelle Béart. A voir ce dimanche 8 février à 16h45...
Critique : Quai des Orfèvres
On ne le dira jamais assez, Henri-Georges Clouzot est un grand et même un très grand réalisateur. Comme preuve supplémentaire, après notre découverte enthousiaste des Espions la semaine dernière, on citera Quai des Orfèvres.
Robot and Franck
Ouverture du festival de Deauville 2012 suite au désistement de Jeff Nichols qui devait présenter Mud, Robot & Franck n'a pas su séduire le jury, mais saura certainement trouver son public. Pour ce premier film, le réalisateur Jake Schreier s'offre un bien beau casting : Franck Langella, Susan Sarandon, James Marsden, Liv tyler et... un robot (doublé par Peter Sarsgaard).
Bel Ami
Ses 5 ans de conscription achevés, Georges Duroy, fils de paysan normand, s’installe à Paris à son retour de garnison en Algérie, où il avait fini sous-officier. Modeste employé aux Chemins de Fer du Nord, il reconnaît un soir aux Folies-Bergère Charles Forestier, un ancien camarade de son temps d’armée. Cette rencontre providentielle va lui donner une chance de sortir de son existence misérable, car le voilà rapidement propulsé dans le « Grand monde », celui de la presse et de la finance, toutes deux en accointance étroite avec la classe politique. Arriviste et dénué de scrupules, Georges Duroy, devenu Du Roy de Cantel, se fraye aisément un chemin dans cette société viciée, profitant de l’intérêt que lui portent les femmes : de maîtresse en épouse, d’épouse en maîtresse, il mène sa barque d’ambitieux jusqu’au sommet.



















