Critique : Bends

Avec Bends, La réalisatrice de Hong-Kong Flora Lau propose un film qui fait penser à ce qu'on ressent parfois lorsqu'on se rend au restaurant : un menu prometteur, un cadre magnifique, beaucoup de beauté dans les assiettes, mais, au bout du compte, la déception d'un repas un peu fade, quelques crans en dessous des promesses du menu.

Critique : La Parole donnée

En près de soixante-dix ans de sa longue et illustre Histoire, le festival de Cannes n’a daigné honorer qu’un seul film brésilien, voire un seul représentant du cinéma latino-américain, avec la récompense suprême de la Palme d’or ! Ce fut il y a plus d’un demi-siècle, grâce au jury présidé alors par le poète japonais Tetsuro Furukaki – eh oui, à ce moment-là, la liste des élus à ce poste prestigieux ne se résumait pas encore à une poignée de noms de réalisateurs en vogue. La Parole donnée est un film magnifique, qui porte haut les couleurs de son pays, mais qui est en même temps transcendé par des valeurs universelles, traitées sur le ton de la tragédie absurde. A partir d’un contexte typiquement brésilien, d’ailleurs si spécifique à cette culture que des explications sur les différentes croyances qui y règnent sont mises en exergue, il s’empare d’un fait divers, qui aurait aussi bien pu donner lieu à une farce survoltée de l’autre côté de l’Atlantique, en Italie par exemple, où, à l’époque, le cinéma savait parfaitement incorporer le désordre social ambiant dans un feu d’artifice de divertissement filmique.

Albi 2022 : Tempête (Christian Duguay)

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Appliquer la distinction entre des films du monde d'avant la crise sanitaire et ceux d'après, est-ce que cela a encore du sens, un an et demi après la réouverture des salles de cinéma en France ? Les préoccupations et les pratiques des spectateurs ont certainement connu une évolution profonde à partir de cet événement planétaire.
Les Infidèles avec Jean Dujardin

Les Infidèles

Film à sketches autour de l'infidélité et de l'adultère. Les segments sont signés, entre autres, par Guillaume Canet, Jean Dujardin ou Fred Cavayé.
trio

J’enrage de son absence

Après dix ans d’absence, Jacques ressurgit dans la vie de Mado, aujourd’hui mariée et mère de Paul, un garçon de sept ans. La relation de l’ancien couple est entachée du deuil d’un enfant. Alors que Mado a refait sa vie, Jacques en paraît incapable et lorsqu’il rencontre Paul, c’est un choc. La complicité de plus en plus marquée entre Jacques et Paul finit par déranger Mado qui leur interdit de se revoir. Mais Jacques ne compte pas en rester là...

Critique : Sankara n’est pas mort

"Sankara n'est pas mort" est l'occasion pour nous, qui le connaissons mal, d'apprendre beaucoup de choses sur cet ancien officier devenu un grand chef d'état, l'occasion d'apprendre également beaucoup de choses sur le Burkina Faso, ce petit pays africain de 274 000 km2.

Critique : Nos patriotes

Le peuple français ou au moins les institutions qui le représentent aiment bien se souvenir avec une nostalgie valorisante des combattants de la Résistance. En témoignent à la fois les plaques commémoratives que l'on trouve par exemple dans bon nombre des rues parisiennes et la Journée nationale qui leur est consacrée depuis trois ans seulement et qui vient d'avoir lieu fin mai. Du côté du cinéma, cette ferveur patriotique s'est montrée sensiblement plus discrète.

Critique Express : Reedland

"Reedland" permet de voir en Sven Bresser, dont c'est le premier long métrage, un réalisateur dont on devrait reparler dans le futur.

Critique : Elyas

Florent-Emilio Siri est le maître des films qui vont droit au but. Même vingt-deux ans après sa sortie, Nid de guêpes reste une référence en la matière, en tant que thriller sans fioritures, quoique diablement efficace. Elyas, quant à lui, est un film qui ne semble pas trop savoir où il veut en venir.

Critique : Antigone

Il serait profondément injuste que la frilosité de trop nombreux spectateurs pour réinvestir les salles de cinéma nuise au succès de cet excellent film canadien dont le thème est justement ... l'injustice ! Face à ce qui est pour nous, spectateurs hexagonaux, la découverte d'une réalisatrice de grand talent, on est en droit de questionner les distributeurs : qu'attendez vous pour nous faire connaître les films précédents de Sophie Deraspe ?

Critique : Sinister 2

Chaque film d’horreur qui remporte un succès commercial tant soit peu conséquent a désormais droit à une suite. Il nous paraît évident que cette profusion de productions relève plus d’une démarche mercantile que d’une nouvelle ère riche en innovations, puisque le vocabulaire formel et thématique du genre reste le plus souvent conforme aux codes établis à la fin des années 1990.
We Want Sex Equality

We Want Sex Equality

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We want sex equality est le 5ème film du réalisateur Nigel Cole, que l’on connait déjà pour Calendar Girls. Basé sur une histoire vraie, ce film retrace le combat d’ouvrières fordiennes, qui se sont battues jusqu’au bout pour obtenir l’égalité des salaires. Rien que le nom et l’affiche donnent envie. Des femmes en soutifs dans une usine Ford, les années 60, et un vent de protestation dans les rangs.

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Test Blu-ray 4K Ultra HD : Predator – Badlands

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Aucun manuel de survie intergalactique ne nous avait réellement préparé à Predator : Badlands. Le film s'impose en effet comme un objet hybride et inattendu, qui s’amuse à bousculer les habitudes d’une franchise qu’on croyait condamnée à répéter éternellement la même danse sanglante.

Critique Express : Ceux qui comptent

Jean-Baptiste Leonetti s'est trop souvent laissé emporter par l'exagération. Dommage !

Test Blu-ray : Les Mauvais coups

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Rien ne semble plus calme que Les Mauvais coups au premier abord : une maison isolée, un couple qui s’étiole, un écrivain en panne sèche, une femme qui se consume à force d’aimer trop fort.

Critique Express : Une jeunesse indienne – Homebound

"Une jeunesse indienne - Homebound" porte un regard intéressant sur la société indienne contemporaine mais en manquant souvent de distance dans ses positions.

Test Blu-ray : Monsieur Taxi

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L'intrigue de Monsieur Taxi est d'une simplicité désarmante : un chauffeur parisien, une journée un peu trop longue, des rencontres qui s’enchaînent comme des perles mal alignées.