Cannes 2019 : Parasite (compétition)
Parasite est avant tout une histoire de famille(s) : celle des protagonistes, qui doivent vivre dans un entre-sol et celle des Park, socialement à l'opposé des précédents. Comme d'habitude chez Bong Joon-ho, quelques plans suffisent pour nous faire ressentir une empathie immense envers les personnages. Ici, tous sont attachants, même (et surtout) lorsque les évènements prennent un tournant inattendu. Car s'il y a une chose dont le cinéaste semble s'être fait la spécialité, c'est le changement de ton.
critique : Umrika
Sur un sujet important et particulièrement d'actualité, le réalisateur indien Prashant Nair signe un deuxième film décevant, placé sous le signe d'une réalisation hachée et souvent trop molle. On aurait aimé se laisser emporter par cette histoire de vision fantasmée de l' "ailleurs", de relations qui lient des fils à leur mère, de mensonges destinés à contribuer au bonheur de ceux qu'on aime. Malheureusement, on reste le plus souvent sur sa faim.
Critique : Les opportunistes
Lors de la cérémonie des David Di Donatello 2014, les Oscars / Césars italiens, deux films se sont partagés les honneurs : La Grande Belleza et Les Opportunistes, ce dernier étant récompensé, entre autres, à la fois comme meilleur film et comme meilleur scénario. Les Opportunistes, comme La Grande Belleza, apporte en tout cas une nouvelle preuve que le cinéma italien n'est pas aussi moribond qu'on le prétend un peu trop souvent.
Critique : Tuer un homme
Après la globalisation dans Huacho ou la maladie dans Près du feu, c’est la mort qui s’insinue cette fois dans le quotidien pour le troisième film d’Alejandro Fernandez Almendras inspiré d’un fait divers.
Critique : Vie sauvage
Vie sauvage est un film inégal qui vaut surtout par la prestation des comédiens. Il n'est pas interdit de penser qu'il aurait pu être proche de l'excellence si tout le film avait été au niveau des scènes où apparait Céline Sallette, à son début et à sa fin. Cédric Kahn et sa co-scénariste avaient bien sûr le droit de faire le choix scénaristique qui a été le leur, en escamotant la mère pendant les 3/4 du film. Il n'est pas contre pas certain que la majorité des spectateurs soit d'accord avec ce choix !
FID 2017 : Le masque de la mort rouge
Réalisateur d'une cinquantaine de long-métrages et producteurs de plus de quatre cents (!), la méthode de travail de Roger Corman consistait à tourner en un temps très restreint des films au budget le plus réduit possible. Par exemple, La petite boutique des horreurs (1960) fut réalisé en un temps record par le producteur lui-même, afin de ne pas gaspiller des jours libres qui restaient encore au contrat de Boris Karloff : en deux jours et demi le tournage était plié. Résultaient de cette méthode des films de série B qui permirent à toute une génération de faire ses armes : on compte ainsi parmi les plus célèbres Francis Ford Coppola, Joe Dante, Peter Bogdanovich, Jack Nicholson ou encore Martin Scorsese. C'est ainsi à un monument vivant du cinéma- il vient de fêter ses 91 ans - à qui le FID rend hommage, en diffusant pendant une semaine une quarantaine de films de Corman, productions et réalisations mélangées. Aujourd'hui, c'est un des ses long-métrages adaptés d'Edgar Allan Poe qui était visible : Le masque de la mort rouge.
Critique : Ouija
Ouija
Etats-Unis, 2014
Titre original : Ouija
Réalisateur : Stiles White
Scénario : Stiles White, Juliet Snowden
Acteurs : Olivia Cooke, Ana Coto, Daren Kagasoff
Distribution : Universal Pictures International France
Durée : 1h29
Genre : Horreur
Date de sortie...
Room 237
Tout le monde a en mémoire cette scène culte, où Jack Nicholson détruit la porte à coups de hache. Tout le monde a en mémoire les plan-séquences du jeune Danny parcourant les couloirs de l'hôtel en tricycle. Tout le monde a en mémoire cette énigme avec l'étrange photo de fin. Tout les fans de Kubrick et de Shining ont lu les 4 pages d'une scène coupée au montage. Mais qui a vraiment pris le temps d'analyser le film en détail ? Rodney Ascher un réalisateur et chef-monteur obnibulé par l'oeuvre, qui s'associe avec le producteur Tim Kirk, pour réunir les témoignages de plusieurs fans et spécialistes du film. Sans aucune participation, ni de la famille, ni des proches de Kubrick, ni des personnes ayant participé au tournage, ni de la Warner.
Critique : We are the best!
Le punk n'est pas mort... il Girls Band encore dans ce joli récit d'apprentissage signé par le réalisateur de Fucking Åmål.
Critique : Les Temps modernes
« Le génie éternel », c'est ainsi que le distributeur de l'énième ressortie des films de Charles Chaplin qualifie ce dernier. Et au delà de toute intention publicitaire, il y a quelque chose de profondément vrai dans ce nom dithyrambique. Car on a beau avoir vu et revu des dizaines de fois les chefs-d'œuvre de Charlot, on ne s'en lasse pas !
Cannes 2017 : sommaire de nos critiques
Avant un bilan détaillé de ce 70 Festival de Cannes, retrouvez un sommaire de toutes nos critiques écrites pendant le Festival. Revivez ainsi la...
Critique : Une vie violente
Présenté à la Semaine de la Critique du dernier Festival de Cannes, le deuxième long-métrage de Thierry De Peretti jette un regard nullement folklorique sur le maquis corse. Il procède au contraire à une plongée presque sobre dans un milieu hermétiquement fermé aux Français du continent, pour aboutir à un portrait à la fois nuancé et pessimiste des hommes en charge de cette île, qui fait autant rêver que cauchemarder la conscience collective.


















