Critique : Les Minions

En 2010, nous faisions pour la première fois connaissance avec les Minions, des personnages atypiques (petits, jaunes avec un ou deux grands yeux) grands amateurs de bananes qui communiquent dans un langage qui leur est très personnel (un mélange de langues européennes associées à un dialecte non identifié par la race humaine ou du moins pas encore). Cinq ans après, nous retrouvons Kevin, Stuart, Bob et tous leurs frères et sœurs pour nous conter leur Histoire.

Critique : Un homme idéal

En cette fin de mars, avec Big Eyes et Un homme idéal, les imposteurs du monde artistique battent décidément leur plein. Et la sortie du film de Yann Gozlan la semaine où l'un des auteurs les plus acclamés de la rentrée littéraire (Eric Reinhardt) est justement accusé d'atteinte à la vie privée et de contrefaçon pour son roman (L'Amour et les Forêts) tombe vraiment à pic pour compléter le tableau. Un homme idéal porte à l'écran un parfait imposteur du monde des lettres. Cet imposteur, c'est Pierre Niney qui l'interprète, celui-là même dont on avait reconnu le talent pour incarner un génie de la mode (authentique, celui-ci) dans le Yves Saint Laurent de Jalil Lespert. Dans Un homme idéal, on dirait plutôt de Pierre Niney qu'il se glisse dans la peau de caméléon d'un homme qui, se donnant pour un écrivain talentueux, accomplit lui-même une performance d'acteur.
Il était une fois un meurtre

Il était une fois un meurtre

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Il était une fois un meurtre est le second film du suisse Baran Bo Odar, après un premier long-métrage réussi : Sous le soleil. Le réalisateur frappe fort en 2011 avec ce nouveau film qui traite de la pédophilie, lui-même étant fasciné par la part sombre qui dort au fond de chaque homme et le moment fatidique où ils succombent à l'interdit.

Critique : Le Plus sauvage d’entre tous

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Le cliché ambulant du fils indigne, l'exemple parfait d'une jeunesse opportuniste et irrévérencieuse envers leurs aînés ou bien, par un concours de circonstances propre aux années 1960, cette décennie de renversement majeur des règles et des mœurs, aux États-Unis et ailleurs dans le monde, l'antihéros par excellence dans lequel toute une génération brûlait d'envie de se reconnaître ?
Ricardo Darin, Ignacio Huang, Muriel Santa Ana dans El Chino

El Chino

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La situation de départ est tellement cocasse qu’on pourrait la croire sortie de l’univers de Terry Gilliam, Andreï Konchalovski ou Aki Kaurismaki. Alors qu’elle émane tout simplement du fait divers authentique rapporté par un journal russe. Preuve que la réalité peut souvent venir au secours de la fiction et leur télescopage engendrer un petit bijou d’humour et d’intelligence.

Dossier : La saga Poltergeist 2/4

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Dossier Poltergeist deuxième partie : Poltergeist 2 ...

Biarritz 2020 : Um animal amarelo

Même si l'on fait abstraction des difficultés sanitaires considérables qui accablent en ce moment le Brésil, ce pays majeur de l'Amérique latine traverse une crise politique et identitaire grave depuis quelques années déjà. A écouter le propos pas toujours très clair de Um animal amarelo, présenté en compétition au Festival de Biarritz, il aurait toujours été ainsi.

Sarlat 2025 : Promis le ciel

En règle générale, le parcours d’immigration n’est linéaire pour personne. A plus forte raison lorsqu’il se faufile dans la clandestinité, à l’écart des canaux officiels, sursaturés depuis longtemps. Ainsi, il y a des moments de précipitation au risque de sa propre vie d’un côté et des pauses lénifiantes de l’autre, qui coïncident avec une situation bloquée dont on peine à percevoir une issue favorable.

Critique : Le Boucher

Derrière la façade des convenances et des conventions bourgeoises grondent des instincts sauvages. Aucun réalisateur en France, voire dans le monde, n'a su mieux faire sienne cette thématique subtilement iconoclaste que Claude Chabrol.

Critique : La place d’une autre

Ce mélange de film d'époque, de film social et de thriller, interprété par un très bon quatuor de comédien.ne.s, arrive jusqu'au bout à nous intéresser et à nous surprendre.

Critique : Colette

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Colette USA, Grande-Bretagne : 2018 Titre original : Colette Réalisation : Wash Westmoreland Scénario : Wash Westmoreland Interprètes : Keira Knightley, Dominic West, Eleanor Tomlinson Distribution : Mars Films Durée :...

Critique : Last Vegas

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Billy, Paddy, Archie et Sam sont les meilleurs amis du monde depuis... plus d'une soixantaine d'années. Quand Billy, le dernier célibataire de la bande, se décide enfin à demander sa petite amie d'à peine trente ans (bien évidemment !) en mariage, nos quatre über-seniors prennent la direction de Las Vegas avec la ferme intention de ne rien céder au poids des années et d'enterrer la vie de ce garçon (Qui a dit "vieux" ?) dans les règles de l'art. À leur arrivée sur le Strip, force est de constater que le divertissement de masses a pris le pas sur le temple du cool. Mais le Cirque du Soleil peut bien avoir délogé le Rat Pack, notre quatuor est plus que jamais résolu à faire revivre ses heures de gloire à celle qu'on appelle encore la ville de tous les vices.

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Test Blu-ray : Super Gun Lady

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Il suffit de quelques plans de Super Gun Lady pour sentir le parfum si particulier de la Nikkatsu des années 70, cette époque où les studios japonais tournaient leurs films avec une énergie débridée, une audace presque insolente et une joie de filmer qui transperce chaque photogramme.

Test Blu-ray : Au-delà du désir (Delirio Caldo)

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Delirio Caldo est un giallo italien écrit et réalisé par Renato Polselli, sorti dans les salles italiennes en 1972. S'il devait à l'origine sortir en France la même année, le film fut dans un premier temps frappé d'interdiction totale.

Test Blu-ray : Ton vice est une chambre close dont moi seul ai la...

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Ton vice est une chambre close dont moi seul ai la clé s’amuse à brouiller les pistes, à mélanger les genres, à faire danser le spectateur entre le giallo classique et le gothique à la Edgar Allan Poe.

Critique : Reconnu coupable

Tour à tour l’épouvantail du monde du travail de demain et la vague promesse d’une vie plus facile, l’intelligence artificielle n’a certainement pas fini de faire parler d’elle. En attendant que les choses se tassent et qu’on en voie un peu plus clairement à quoi ressemblera notre quotidien à travers le filtre de cet outil à double tranchant, elle a tout loisir de déclencher les passions, les fantasmes et les pires craintes apocalyptiques.

Critique Express : Urchin

"Urchin" est un film social. Un film social en provenance de Grande-Bretagne, a priori, on serait tenté de faire le rapprochement avec le cinéma de Ken Loach, sauf qu'il en diffère grandement sur au moins un point, un point très important qui plus est.