Berlinale 2023 : Almamula

0
L'homosexualité et la religion ne font pratiquement jamais bon ménage. Entre la chair et l'esprit, le profane et le sacré, il y a un gouffre que peu d'hommes et de femmes osent franchir. Cette nature irréconciliable est mise de façon astucieuse au cœur de Almamula, présenté dans la section Generation 14plus et hélas déjà notre dernier film en cette 73ème Festival de Berlin.
Romeo + Juliette

Romeo + Juliette

0
Romeo + Juliette (1996) est le second long-métrage de la Trilogie du Rideau de Baz Luhrmann, également composée de Ballroom dancing (1991) et plus tard de Moulin Rouge (2001). Enième adaptation de la célèbre pièce de Shakespeare, Romeo + Juliette a très bien été accueilli par le public.

Critique : Femmes femmes

Le réalisateur Paul Vecchiali n’a pas volé son surnom de « franc-tireur du cinéma français », qui sert de titre à une rétrospective en deux parties de ses films pendant ce premier trimestre 2015. Car un film de Vecchiali ne ressemble à rien de connu. C’est à la fois pour le spectateur la découverte incessante de ruptures volontaires de ton et pour l’artiste l’expression inconditionnelle d’une vision personnelle des choses à exprimer par le biais du cinéma. De nombreuses influences filmiques traversent son œuvre. Or, aucune d’entre elles ne résiste à cet état d’esprit frondeur, qui procède à une déformation systématique des canons de la narration et des genres pour aboutir à de curieux objets filmiques. Ceux-ci peuvent parfois déconcerter, mais ils sont invariablement animés par une intransigeance passionnante.

Berlinale 2016 : Ave César

2
Quoi de mieux pour démarrer un des plus prestigieux festivals du monde sur les chapeaux de roue qu’un film qui célèbre toutes les facettes du Septième art sous un jour irrévérencieux ? Le nouveau film des frères Coen – qui vient de faire l’ouverture de la 66ème édition de la Berlinale – répond parfaitement à la tâche ardue de ravir les cinéphiles nostalgiques de la grande époque des studios hollywoodiens au début des années 1950, tout en mettant le doigt là où ça fait mal, à savoir dans la nature profondément artificielle et hypocrite de l’usine à rêves.

Critique Express : Les barbares

Un film qu'on déguste avec délectation, un film qui, certes, est loin d'apporter une révolution d'un point de vue purement cinématographique mais qui, à la sortie de la salle, permet de dire à d'autres personnes ou de se dire in petto : qu'est ce que c'est jouissif de passer du rire aux larmes ou vice versa en l'espace de quelques secondes !
bébé

Royal Affair

Danemark 1770. La passion secrète que voue la reine Caroline Mathilde au médecin du roi, l’influent Struensee, va changer à jamais le destin de la nation toute entière. Royal Affair relate une page capitale de l’histoire danoise, oubliée des manuels français. La relation amoureuse et intellectuelle entre Caroline Mathilde et Struensee, fortement influencée par les philosophes des Lumières, Rousseau et Voltaire en tête, conduira au renversement de l’ordre social établi, et annoncera les révolutions qui embraseront l’Europe vingt ans plus tard.
Aux yeux de tois - photo du film

Aux yeux de tous

0
Aux yeux de tous France : 2011 Réalisateur : Cédric Jimenez Acteurs : Mélanie Doutey, Olivier Barthelemy, Francis Renaud Distribution : DistriB Films Durée : 1h25 Genre : Thriller Date de...

Critique Express : Une femme du monde

Les recherches que la réalisatrice a menées pour "La contre-allée" puis pour "Une femme du monde" lui ont donné une bonne connaissance du milieu de la prostitution et elle nous montre les divers facettes de ce métier avec, semble-t-il, beaucoup de vérité mais sans aucun voyeurisme malsain. A côté, le film n'oublie pas de montrer jusqu'où peut aller l'amour d'une mère pour son fils.

Arras 2025 : Coutures

0
Comme le faisait remarquer un confrère à la sortie de la projection presse à l’Arras Film Festival, ce n’est déjà pas si mal de créer un film intéressant sur le thème de la Fashion Week. En effet, Coutures est certainement intéressant. Surtout, parce que le cinquième long-métrage de Alice Winocour dit tout et son contraire. A la fois âpre et clinquant, le récit constitue un mélange fascinant de contradictions.

Critique : Total Recall

Il fut un temps, désormais lointain, où les portes d'Hollywood étaient grandes ouvertes au trublion Paul Verhoeven. Pour notre immense plaisir, le réalisateur néerlandais en a profité un maximum, avant de chercher son bonheur artistique et subversif sur les plateaux de tournage de son continent d'origine.

Arras 2018 : Genesis

0
Vue de loin, à travers le filtre des médias occidentaux, la Hongrie a l'air d'être un pays hermétiquement enfermé dans son opposition à tout ce que l'Europe propose, notamment en matière de gestion des flux migratoires. Sa position géographique l'expose en effet au moins indirectement à cette problématique brûlante de notre temps, auquel son cinéma avait répondu sur le ton de la sublimation fantastique avec La Lune de Jupiter de Kornel Mundruczo, sorti il y a deux ans en France.
Les Femmes du Bus 678

Critique : Les Femmes du Bus 678

1
Fayza (rôle tenu par Bushra Rozza, chanteuse très populaire et vraie star dans son pays) est une trentenaire voilée mère de deux jeunes enfants qui doit prendre le bus pour aller travailler (emploi de clerc aux écritures, salaire minuscule, souvent amputé qui plus est arbitrairement par un petit chef au titre d’un rendement prétendument insuffisant). Seba, « en cheveux », à peu près le même âge, vit séparée de son mari médecin depuis un drame personnel - elle est issue de la haute bourgeoisie et tient une boutique d’artisanat d’art par agrément plus que pour en tirer un vrai revenu. Quant à Nelly, sans voile non plus, elle n’a que 22 ans et habite chez ses parents plutôt aisés ; en attendant d’épouser Omar, elle travaille dans un « call-center » où ses « prospects » pratiquent volontiers une lourde drague à distance, et partage avec son fiancé la passion du stand-up. Ces trois-là n’avaient a priori aucune raison de se rencontrer et de se lier – sauf qu’elles ont toutes été agressées sexuellement, et que leurs destins vont se conjuguer autour de cette épreuve commune. C’est la victime « ordinaire », à chaque fois qu’elle ne peut éviter de prendre le bus (le taxi qui la met hors d’atteinte est rarement dans ses moyens), Fayza, qui va à sa façon (et violemment) faire la première bouger les choses.

Derniers articles

Best of Doc 2026 : ça commencera demain

0
Chaque année, des dizaines, voire peut-être une centaine de longs-métrages documentaires sortent au cinéma en France. Face à une telle exposition quantitative – et le plus souvent aussi qualitative –, il peut parfois être difficile d’en avoir une vue globale tant soit peu représentative.

Test Blu-ray : Escape from the 21st Century

0
Dans Escape from the 21st Century, le passage du temps ressemble à une mauvaise blague cosmique : un éternuement, et voilà trois adolescents de 1999 propulsés vingt ans plus tard, dans un futur qui ressemble à un miroir déformant de leurs rêves.

Pourquoi les films de casino fascinent toujours le public

0
Les films de casino n'ont jamais perdu leur pouvoir d'attraction : entre glamour, suspense moral et récits inspirés du réel, ils nous renvoient à...

Critique : Le Mystérieux regard du flamant rose

Les premiers balbutiements du sida ont beau remonter à près d’un demi-siècle, le cinéma n’oublie pas pour autant cette période très sombre pour l’humanité en général et la communauté LGBT en particulier. Et tant mieux, puisque bon nombre d’enseignements précieux pourraient être tirés de la gestion hautement discutable de cette épidémie qui s’était rapidement transformée en hécatombe et honte collectives !

Test Blu-ray : Mort un dimanche de pluie

0
Il y a des films qui semblent avoir été tournés dans un nuage de nicotine froide, et Mort un dimanche de pluie fait partie de ceux qui portent encore sur leurs épaules l’odeur des années 80 françaises, mélange de grisaille sociale, de tensions sourdes et de pulls en laine trop épaisse pour être innocents.