Critique : Crimson Peak

Il n’y a pas de secret dans ce bon vieux XXIème siècle cinématographique : la sortie d’un Guillermo Del Toro est toujours attendue. Non pas au tournant, ni de pied ferme, mais avec la franche et fraîche conviction qu’il va nous embarquer dans le monde visionnaire qu’il a scrupuleusement conçu depuis ses débuts. On l’admire et c’est juste logique. Cette alchimie qu’il a su méticuleusement créer grâce à ce travail acharné et cette imagination débordante, amène le spectateur à se réjouir à chacun de ses films, à chacun de ses plans, à chacune de ses apparitions.
A Serbian Film

A Serbian Film

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Adepte de l'épouvante, plus rien ne vous effraie, vous avez rigolé en regardant The Human Centipede, vous vous êtes ennuyé durant Seed, Hostel et Martyr vous ont plu mais vous êtes resté sur votre faim. Society est votre film culte et vous vous dites que depuis Le Projet Blair Witch, il n'y a rien de très intéressant dans l'art de l'horreur. Alors A Serbian Movie est fait pour vous...

Critique : Fitzcarraldo

On peut voir la folie à l’œuvre dans cette épopée démesurée, qui ne conte pas seulement l’odyssée d’un homme obsédé par une idée fixe, mais qui est également elle-même la source de légendes abracadabrantes sur l’un des derniers chapitres de la collaboration diabolique entre un acteur et un réalisateur. Prix de la mise en scène au festival de Cannes, Fitzcarraldo mène brillamment au paroxysme cet amour-haine entre Kinski et Herzog, sur fond d’une histoire bien de son temps – les années 1980 – et pourtant animée d’une majesté universelle.

Critique Express : Saint Omer

Film sur notre rapport à la maternité et sur les rapports mère-fille, "Saint Omer" continue également, dans l'esprit de la réalisatrice, de creuser la veine de ses films précédents, tous des documentaires : "Offrir au corps noir la possibilité de dire l'universel"

A very Englishman

Londres, 1958, Paul Raymond ouvre le « Raymond Revue Bar », théâtre et club privé où apparaissent des femmes dénudées au grand dam de l’Angleterre conservatrice. Producteur de revues dansantes, il devient éditeur de « Men Only », magazine pour adulte qui connaît un succès instantané. Roi de Soho, il acquiert un à un les immeubles du quartier, jusqu’à devenir l’homme le plus riche du Royaume en 1992. S’il mène sa carrière avec brio, sa vie personnelle n’est pas en reste: Paul Raymond est partagé entre Jean, sa femme jalouse, Fiona, sa maîtresse et star de sa revue, et sa fille Debbie qui aimerait suivre les traces de son père.

Toad Road

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Un portrait dérangeant de la culture jeune contemporaine. Un monde où la frontière entre la fiction et la réalité s’estompe, produisant des résultats pour le moins effrayants.

Vu sur OCS : Battement de cœur

Il y a quelque chose de formidablement irrévérencieux dans la première partie de Battement de cœur, ce petit classique du cinéma français de l'immédiat avant-guerre, qui restera encore disponible dans une belle copie restaurée sur le replay d'OCS pour les trois semaines à venir.
Shrek 2 de Andrew Adamson, Kelly Asbury, Conrad Vernon

Shrek 2

DreamWorks nous pond sa première suite et c’est l’ogre Shrek qui en fait les frais pour une aventure encore plus réussie que son cultissime prédécesseur !

Intégrale Claude Berri #08 : Un moment d’égarement (1977)

Un moment d’égarement débarque sur les écrans à l’hiver 1977. Une date importante pour Claude Berri : on est pile dix ans après la sortie de son premier long-métrage, Le vieil homme et l’enfant. Et comme s’il avait pris conscience que cet « anniversaire » devait marquer un cap dans sa carrière, il signe à cette occasion ce qui s’impose, peut-être, comme le meilleur film de toute sa filmographie. En tous cas, il est certain que Claude Berri, visiblement réconcilié avec les années 70, a clairement trouvé ici la recette miracle, entre justesse d’écriture, alchimie des acteurs et profondeur des thématiques…
la voleuse de livres enfants

La voleuse de livres

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L’histoire de Liesel, une jeune fille envoyée dans sa famille d’adoption allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle apprend à lire avec le soutien de sa nouvelle famille, et de Max, un réfugié Juif qu’ils cachent sous leurs escaliers. Pour Liesel et Max, le pouvoir des mots ainsi que leur propre imagination vont devenir leur seule échappatoire face à la guerre.

Critique : L’Odyssée de Charles Lindbergh

De nos jours, l'aviation n'a plus trop de secrets pour l'humanité, avec pour seuls enjeux restants de simples questions commerciales de durée du vol et de coûts. La frontière contemporaine se trouve ailleurs, dans l'espace plus ou moins lointain, pour les touristes fortunés quelque part entre la Terre et la lune et pour les scientifiques dans une mission de plus en plus faisable et donc probable vers la planète Mars.

Critique : Homeland : Irak année zéro

«Aujourd’hui, tout pouvoir (économique, militaire, sportif, religieux) a son «visuel» et le visuel, qu’est-ce, sinon une image qu’on a expurgée de tout risque de rencontre avec l’expérience de l’autre, quel qu’il soit ?» Ainsi s’exprimait Serge Daney lors de la première guerre du Golfe, dénonçant l’accointance ténue entre les médias et les pouvoirs politiques. Le visuel, selon l’ancien critique de cinéma, c’est l’absence de l’autre, ou, plus exactement, un point de vue univoque sur une situation particulière. Soit une non-dialectisation des images ou d’un cas spécifique. Chaque image, ou plan, est dénué de la moindre ambivalence. A l’instar d’une image publicitaire qui se présente telle quelle sans le moindre recul ou nuance. La prolifération d’images lors de la première guerre du Golfe, filmées du point de vue unique des forces de la coalition, a été à l’origine de plusieurs problématiques éthiques et esthétiques : quel fut le contrechamp visuel de celles-ci ? (Images aux fonds vert striées de tirs de missiles conférant à celles-ci une tonalité picturale proche de l’abstraction). Le peuple irakien, bien évidemment, qui, de fait, a le plus pâti de cette mise au ban «visuelle». Rabaissés à une entité non-figurative, réduits à un degré zéro d’altérité, les irakiens ont été purement et simplement absents du champ visuel présenté par les médias occidentaux. Or, et il est nécessaire de le rappeler, une présence physique dans le champ visuel atteste de sa présence « ontologique » dans ce cadre spatio-temporel défini. Être dans le cadre, c’est exister en tant qu’individu. Axiome « bazinien » dont il est nécessaire de rappeler le principe même, à l’heure d’une omniprésence de la publicité et des « mass-médias », soit l’ère de la manipulation des images.

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Cannes 2026 : Peter Jackson et Barbra Streisand Palmes d’or d’honneur

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Avec l’annonce de la deuxième Palme d’or honorifique ce jour, est-ce que le compte y est ? Ou bien, comme ce fut le cas à trois reprises les quatre années passées, le Festival de Cannes profitera-t-il de la présence d’un monstre sacré sur la Croisette pour lui exprimer toute son admiration par voie de prix d’honneur ?

Test Blu-ray : L’Inconnu de la Grande Arche

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L’Inconnu de la Grande Arche avance d’abord comme un drôle d’animal urbain, coincé entre les ambitions politiques de Mitterrand et les rêves géométriques d’un architecte danois propulsé dans un Paris qui n’avait rien demandé.

Test Blu-ray : Le Prince enchaîné

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Production typique des années 60, Le Prince enchaîné est une adaptation flamboyante de « La vie est un songe » de Calderón de la Barca, qui avance avec cette majesté un peu théâtrale qui sent bon les superproductions ibériques de l’époque.

Critique Express : Silentium

Plutôt que de faire une peinture glauque de cette société tunisienne en miniature, de toute évidence bien malade, le réalisateur a choisi l'esthétisme et une vision poétique avec une magnifique photo en format scope, une caméra qui se déplace avec une grande douceur et des cadrages d'une grande précision..

Test Blu-ray 4K Ultra HD : La Tour de Glace

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Le frisson particulier qui traverse La Tour de Glace ne vient pas seulement de son décor gelé, mais de cette manière qu’a Lucile Hadžihalilović de transformer chaque espace en organisme respirant, comme si les murs eux-mêmes avaient des secrets à murmurer.