Berlinale 2023 : What a Fantastic Machine !

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Depuis le début du 21ème siècle, nous sommes entourés en permanence d'images. Ce qui relevait encore de la curiosité pour nos ancêtres, à savoir la représentation photographique de toute chose, est désormais omniprésent. Omniprésent certes, mais surtout facile à manipuler et à rendre dispensable parmi les millions de sollicitations picturales que nous recevons chaque jour par voie de notre rétine.

Critique : La Maison au toit rouge

D’un point de vue européen, les maîtres du cinéma japonais s’appellent Akira Kurosawa, Yasujiro Ozu, Kenji Mizoguchi, Hayao Miyazaki, ainsi que – pourquoi pas – Takeshi Kitano et Nagisa Oshima. Trouver sur de telles listes officielles, établies à travers le prisme d’un regard étranger guère rompu aux particularités de la culture nippone, le nom de Yoji Yamada constituerait une (bonne) surprise. Pourtant, ce réalisateur désormais octogénaire peut s’enorgueillir d’une filmographie extrêmement prolifique et tout aussi exceptionnelle en termes de qualité, à en juger par le nombre très restreint de ses films qui a trouvé son chemin jusque sur les écrans de cinéma français. Car après notre premier coup de cœur en sa faveur, il y a presque dix ans, pour La Servante et le samouraï, voici une autre œuvre d’une finesse incroyable, qui prend un mélodrame romantique comme prétexte pour une très belle réflexion sur les notions de subjectivité et d’objectivité au fil d’une vie.
Playoff photo française du film

Playoff

1982. Entraîneur de basket israélien d'origine allemande, Max Stoller s'est imposé comme une véritable légende dans son pays. Toujours en quête de nouveaux défis, il accepte de prendre en charge l'équipe nationale d'Allemagne de l'Ouest pour l'amener au championnat du monde. Or, Max doit non seulement entraîner des joueurs démotivés, mais il lui faut aussi faire face aux attaques de la presse israélienne qui le considère comme un traitre. Ce qui ne l'empêche pas de poursuivre sa mission, sans doute parce qu'il est venu là pour autre chose: repartir sur les traces de son enfance brisée par la guerre, un jour de 1943.

Critique : Comment tuer son Boss

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Tuer n'est pas facile, même lorsque l'on est fan de New-York Police Judiciaire comme vont le prouver le trio maladroit de cette comédie. Ces trois héros improbables sont interprétés par des acteurs relativement inconnus en dehors des Etats-Unis alors que leurs patrons sont des vedettes internationales habituées aux premiers rôles.
trio

Die Hard : belle journée pour mourir

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Bruce Willis est de retour dans son rôle le plus mythique : John McClane, le « vrai héros » par excellence, qui a le talent et la trempe de celui qui résiste jusqu’au bout. Cette fois-ci, le flic qui ne fait pas dans la demi-mesure, est vraiment au mauvais endroit au mauvais moment après s’être rendu à Moscou pour aider son fils Jack, qu’il avait perdu de vue. Ce qu’il ignore, c’est que Jack est en réalité un agent hautement qualifié de la CIA en mission pour empêcher un vol d’armes nucléaires. Avec la mafia russe à leur poursuite et la menace d’une guerre imminente, les deux McClane vont découvrir que leurs méthodes radicalement différentes vont aussi faire d’eux des héros que rien ne peut arrêter.

Critique : Black Stone (2ème avis)

Avec Black Stone, Rog Gyeong-Tae ose briser les tabous et aborder des thèmes qui dérangent la société sud-coréenne (l’identité, l’adoption, l’armée, la mentalité archaïque, l’écologie…). Chaque thème est abordé de manière tragique et cru. En effet, les souffrances et les abus sont filmés de telle manière que le spectateur se retrouve face à une réalité qui le met mal à l’aise. Quelques-unes de ces scènes sont très dures à regarder et pourtant traduisent une vérité. Ici, le réalisateur n’est pas là pour faire une hymne à son pays mais veut lever le voile sur le quotidien des petites gens qui tentent de survivre dans un système corrompu, qui n’hésite pas à les exploiter. Pour nous plonger dans cette histoire, les plans rapprochés créent une intimité avec les personnages et nous permettent de nous identifier rapidement au héros afin de comprendre et de ressentir ses tourments internes et physiques et ainsi mener cette quête initiatique avec lui.

Berlinale 2023 : El juicio

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A chaque nation sa manière de s'acquitter des crimes de son passé. Tandis que pour l'Allemagne de l'immédiat après-guerre, cette besogne fastidieuse, quoique nécessaire, avait été entreprise par l'occupant et que des procès ont encore lieu sporadiquement jusqu'à ce jour afin de débusquer les derniers pions désormais nonagénaires de la machine meurtrière des nazis, la France peine toujours à faire le ménage mémoriel de son Histoire coloniale.

Critique : Love and Bruises

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Tahar Rahim, lauréat du César du meilleur acteur, revient avec l’adaptation de Fleur dans Love and Bruises, premier film du réalisateur qui se partage entre le France et la Chine, deux cultures diamétralement opposées.

Critique : Sisters

Tina Fey et Amy Poehler forment un duo de choc dans le monde de la comédie américaine, grâce à leur collaboration régulière dans les sketchs de « Saturday Night Live » et le rôle de maîtresses de cérémonie des Golden Globes qu’elles ont endossé pour l’instant à trois reprises.

Critique Express : Se souvenir des tournesols (Deuxième avis)

On ressort de ce film avec un sentiment de nostalgie tempéré par la joie de vivre communicative dans lequel il baigne du début jusqu'à la fin.

Critique : Oldboy

Un soir de beuverie, Joseph Doucett est enlevé mystérieusement. Il est détenu sans explications, sans connaître le nom de son ravisseur pendant 20 ans, connecté au monde et ancré dans la temporalité seulement par une télévision. La petite lucarne lui apprend le meurtre sauvage de son ex-femme dont il est le principal suspect. Lorsqu’il est relâché, il n’a qu’un seul but : retrouver sa fille et se venger.

Les voisins de dieu

Bat Yam, Israël. Avi, Kobi et Yaniv, la vingtaine bagarreuse, se sont autoproclamés gardiens de leur quartier et se conduisent à ce titre comme les garants de leur vision du Talmud. Ils font respecter de façon musclée le shabbat, surveillent les tenues des filles et s’assurent que les jeunes de Jaffa, la voisine arabe, n’entrent pas dans le quartier avec leurs voitures, toute musique hurlante. L’équilibre de la bande vacille le jour où Avi, le chef du groupe, rencontre Miri, une jeune israélienne non pratiquante.

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Sous l’impulsion du Syndicat du Crime en 1986, Hong Kong se lance à corps perdu dans le polar en mode « Heroic Bloodshed », dans une optique de surenchère donnant l'impression que chaque nouveau film essaie de battre le record de chaos organisé réalisé par le film précédent. C’est dans ce contexte qu’apparaît City on Fire en 1987.

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Quand le best-seller du moment rencontre l'actrice du moment, ça donne La Femme de ménage. Le film de Paul Feig, qui s’amuse à revisiter les codes du thriller domestique des années 90, installe un climat où l’apparente normalité se fissure à mesure que les personnages se dévoilent.

Critique : La Poupée (Sophie Beaulieu)

Y a-t-il une prémisse susceptible de véhiculer plus le point de vue d’une masculinité toxique que celle d’une poupée gonflable prenant vie comme par miracle ? Ce fantasme de la plupart des hommes travaille depuis longtemps l’imagination des scénaristes, avec plus (Une fiancée pas comme les autres de Craig Gillespie) ou moins (Monique de Valérie Guignabodet) de succès.

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