Critique : Chroniques de Téhéran
Un véritable bijou à la fois très court et très fort, un film qui montre que toutes les tranches d'âge sont concernées par l'absurdité du système iranien.
Critique : Zahorí
Paysage de western, scope, un indien, un cheval : pour autant, "Zahorí" n'est pas un western, c'est plutôt un western à l'envers. En effet, le personnage principal, une jeune fille de 13 ans est amie avec le vieil indien, elle n'est pas faite prisonnière, tout au contraire elle apprend à se libérer !
Bergamo Film Meeting 2017 : Le Journal d’une femme de chambre (Luis Buñuel)
Les surprises se suivent et ne se ressemblent pas lors de notre première visite au Festival de Bergame ! Après celle, franchement assez mauvaise, tôt ce matin de se trouver sans préavis face à la version doublée en italien de Birth de Jonathan Glazer, une épreuve à laquelle nous avons préféré renoncer après la magistrale séquence initiale, qui nous paraissait plus longue dans nos souvenirs, nous voici face à un autre changement de programme, encore plus radical celui-là, puisque La Chair de l'orchidée de Patrice Chéreau a été remplacée in extremis par Le Journal d'une femme de chambre de Buñuel, projeté donc dans le cadre de l'hommage au scénariste français Jean-Claude Carrière.
Critique : Le pardon
Qu'y a-t-il de plus difficile à vivre pour une épouse et mère de famille que de voir son mari condamné à mort ? Peut-être, sans doute, d'apprendre un an après l'exécution que son mari, en fait, était innocent.
Critique : Moi Capitaine
Voilà un film, "Moi Capitaine", qui réussit l'exploit d'être à la fois important et décevant.
Critique : Inside Llewyn Davis (Contre)
Inside Llewyn Davis raconte une semaine de la vie d'un jeune chanteur de folk dans l'univers musical de Greenwich Village en 1961. Llewyn Davis est à la croisée des chemins. Alors qu'un hiver rigoureux sévit sur New York, le jeune homme, sa guitare à la main, lutte pour gagner sa vie comme musicien et affronte des obstacles qui semblent insurmontables, à commencer par ceux qu'il se crée lui-même. Il ne survit que grâce à l'aide que lui apportent des amis ou des inconnus, en acceptant n'importe quel petit boulot. Des cafés du Village à un club désert de Chicago, ses mésaventures le conduisent jusqu'à une audition pour le géant de la musique Bud Grossman, avant de retourner là d'où il vient.
Mandela : Un long chemin vers la liberté
Né et élevé à la campagne, dans la famille royale des Thembus, Nelson Mandela gagne Johannesburg où il va ouvrir le premier cabinet d’avocats noirs et devenir un des leaders de l’ANC.
Son arrestation le sépare de Winnie, l’amour de sa vie qui le soutiendra pendant ses longues années de captivité et deviendra à son tour une des figures actives de l’ANC.
À travers la clandestinité, la lutte armée, la prison, sa vie se confond plus que jamais avec son combat pour la liberté, lui conférant peu à peu une dimension mythique, faisant de lui l’homme clef pour sortir son pays, l’Afrique du Sud, de l’impasse où l’ont enfermé quarante ans d’apartheid. Il sera le premier Président de la République d’Afrique du Sud élu démocratiquement.
Critique : L’enlèvement
"L'enlèvement" est un grand film et on espère que, malgré ses 84 ans, ce n'est pas la dernière réalisation de Marco Bellochio.
Critique : Le bleu du caftan
Après "Adam", "Le bleu du caftan" prouve à nouveau le grand talent de Maryam Touzani, une réalisatrice experte dans l'art de l'utilisation des non-dits, une réalisatrice qui sait générer une émotion exempte de tout pathos, exempte de toute lourdeur.
Cannes 2014 : Mommy
Avec son quatrième film présenté à Cannes après J'ai tué ma mère en 2009 à la Quinzaine des Réalisateurs puis Les Amours imaginaires et Laurence Anyways en 2010 et 2011 à Un Certain Regard, Xavier Dolan faisait ses débuts dans la compétition officielle où il n'a obtenu que le modeste prix du jury ex-aequo avec le vétéran de la sélection Jean-Luc Godard avec Adieu au langage (critique). Il n'en a pas moins marqué les esprits avec cette œuvre qui devrait aisément être le plus grand succès de sa carrière, le premier en réalité...
Critique : Enemy
Grosse fatigue, gros cauchemar pour Adam, modeste enseignant d'université qui se découvre un double parfait, plus séducteur et plus libre, au moins en apparence. Jake Gyllenhaal trouve son/ses meilleur(s) rôle(s) dans ce récit énigmatique, ce voyage irréel dans un esprit tourmenté.
Critique : Detroit
Detroit, ville frontalière avec le Canada, a accueillie à partir du début du XXe siècle de nombreuses usines automobiles, et par conséquence s'est vite transformée en ville ouvrière - des ouvriers pour beaucoup afro-américains, payés moins chers que leur compatriotes a la peau plus claire ... Detroit, surnommée "Motor Cirty", c'est aussi la ville de la célébrissime Motown, et depuis la crise des subprimes, une ville fantôme. En 1967, dans une Amérique post-ségrégationniste - mais encore raciste - et en pleine guerre du Vietnam, des émeutes vont éclater dans la ville. 50 ans plus tard, Kathryn Bigelow adapte cette histoire sur grand écran. Avec 17 000 000 $ de recettes pour un long-métrage en ayant couté le double, Detroit a été boudé par le public américain - à tort.



















