Critique : Blue Heron

Le mythe édifiant, si souvent colporté au cinéma, selon lequel les familles s’en sortiront toujours, à condition de faire preuve de solidarité et de loyauté, a du plomb dans l’aile au plus tard depuis Des gens comme les autres au tout début des années 1980. Comme dans le film de Robert Redford, il est question dans Blue Heron d’une famille qui n’arrive pas à se ressaisir de l’influence néfaste de l’un de ses membres.

Critique : Une année italienne

Sans vouloir mettre en cause les considérations commerciales de la part du distributeur, on se permet de préférer le titre original du deuxième long-métrage de Laura Samani à sa version française. Qu’est-ce qu’elle a en fait de spécifiquement italienne, cette année, mis à part quelques chants locaux et le machisme latin décliné sous toutes ses formes lourdingues ?

Critique : Jim Queen

Il suffit de quelques minutes à peine aux réalisateurs de Jim Queen pour planter magistralement le décor. Avant même que le générique ne soit terminé, nous y avons vu passer en revue l’ensemble des clichés sur les Gym Queens, ces irrécupérables adeptes de la gonflette qui peuplent les salles de sport de certains quartiers parisiens.

Critique : Robert et Robert

Comme ils disent au début de « Blow Up » sur arte pour fournir la raison d’être de chaque nouvel épisode, la citation, récente et multiple, d’Un homme et une femme dans Juste une illusion de Éric Toledano et Olivier Nakache nous a donné envie de revoir un film de Lelouch.

Critique : Juste une illusion

Dans leurs meilleurs films, le tandem de réalisateurs Éric Toledano et Olivier Nakache réussissent l’acte d’équilibriste de percer à jour les imperfections de leurs personnages, tout en célébrant leur profonde humanité. De préférence en créant un divertissement de haut vol, qui décèle dans les événements bénins de la vie un savant mélange de tragédie et surtout d’humour.

Critique : Histoires parallèles

Autofiction et Histoires parallèles : même combat ? Oui et non, même si les errances filmiques entre la réalité et la fiction de Pedro Almodóvar et de Asghar Farhadi n’ont visiblement pas trouvé les faveurs du jury sous la présidence de Park Chan-wook dans la course à la Palme d’or qui les opposait très récemment.

Critique : Autofiction

Le film définitif sur sa crise d’inspiration et de vieillesse, Pedro Almodóvar l’a déjà fait. C’était il y a sept ans avec Douleur et gloire, qui avait valu à Antonio Banderas le prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes en 2019. Et contrairement à son personnage alter ego dans Autofiction, le plus célèbre des cinéastes espagnols n’a point arrêté de tourner depuis.

Critique : L’Abandon

Rétrospectivement, on pourrait croire que l’assassinat de Samuel Paty, survenu le 16 octobre 2020, ne soit qu’une horrible parenthèse, hors du temps. Cet événement avait beau être pris en tenaille entre deux confinements dus à la crise sanitaire, son impact continue de résonner jusqu’à ce jour. De la façon la plus tragique au moment de l’exécution de l’enseignant Dominique Bernard trois ans plus tard, dans des circonstances pas si dissemblables.

Critique : Pour le plaisir (Reem Kherici)

Il est quand même étonnant qu’au bout d’un demi-siècle de libération sexuelle, il y ait encore et toujours besoin de se pencher sur l’absence de plaisir pris par un nombre conséquent de femmes pendant l’acte sexuel. En 2026, on aurait osé espérer que les mœurs ont suffisamment évolué pour que la thématique de la négligence de l’orgasme féminin ne soit plus qu’un lointain souvenir. Visiblement, ce n’est pas le cas.

Critique : C’est quoi l’amour ?

Jadis dans les années 1930 et ‘40, les comédies de remariage étaient à la mode à Hollywood. Près d’un siècle plus tard, le réalisateur Fabien Gorgeart en donne une relecture astucieuse avec son troisième long-métrage. Sauf qu’à bien y regarder, C’est quoi l’amour ? procède moins à une mise en abîme du dispositif des cœurs brisés qui se retrouvent dans des circonstances improbables qu’à une formidable comédie de mœurs sur l’éternelle redéfinition du cercle familial.

Critique : La Vénus électrique

Deux cœurs distincts battent dans ce film d’ouverture du Festival de Cannes 2026. Le premier, hélas majoritaire, est parfaitement arythmique, puisque le récit cadre de la pauvre fille exploitée dégage avant tout de l’antipathie. Alors que le deuxième, démarré sensiblement plus tard, sait nous inspirer des sentiments bien plus agréables.

Critique : The Criminals

Bien que l’action de The Criminals soit parfaitement ancrée en Angleterre, elle aurait aussi bien pu se dérouler en Allemagne. En effet, pas plus tard qu’à la fin de l’année dernière, le contenu de centaines de coffres dans une filiale de la Caisse d’épargne allemande à Gelsenkirchen a été volé au cours d’un casse spectaculaire.

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