Critique : Holy motors
De l'aube à la nuit, quelques heures dans l'existence de Monsieur Oscar, un être qui voyage de vie en vie. Tour à tour grand patron, meurtrier, mendiante, créature monstrueuse, père de famille... M. Oscar semble jouer des rôles, plongeant en chacun tout entier - mais où sont les caméras ? Il est seul, uniquement accompagné de Céline, longue dame blonde aux commandes de l'immense machine qui le transporte dans Paris et autour. Tel un tueur consciencieux allant de gage en gage. À la poursuite de la beauté du geste. Du moteur de l'action. Des femmes et des fantômes de sa vie. Mais où est sa maison, sa famille, son repos ?
Albi 2017 : Carré 35
Chaque famille a son histoire. Ce roman d'une vie, démultiplié à travers le prisme des frères et sœurs, des parents et grands-parents, des oncles et tantes, ne concerne en général qu'un cercle restreint de personnes, conformément à la règle de pudeur largement répandue dans notre civilisation, qui veut que le linge sale se lave en interne, sans importuner les autres, ni s'exposer à leur jugement.
Critique : Quand l’Embryon part braconner
À l'occasion du Festival des Journées cinématographiques dionysiennes consacré aux censures sur toutes ses formes, le cinéma L'Ecran de Saint-Denis (métro Basilique de Saint-Denis, ligne 13) propose de redécouvrir ce chef d'oeuvre de Koji Wakamatsu, un huis-clos brutal entre un homme et une femme sur fond de troubles psychologiques et sexuels. Projection ce vendredi 5 février à 23h (rassurez-vous, il dure une petite heure). Jusqu'au mardi 9 février, les séances et les débats s'enchaîneront, la programmation étant particulièrement alléchante avec des œuvres méconnues et d'autres plus reconnues et non moins indispensables.
Philadelphia
Tom Hanks, grande figure du cinéma américain, a obtenu l'oscar du meilleur acteur pour Philadelphia, réalisé par Jonathan Demme. Philadelphia, film qui a marqué toute une génération dans la mesure où il est l'un des premiers à traiter du sida.
Critique : Detroit
Detroit, ville frontalière avec le Canada, a accueillie à partir du début du XXe siècle de nombreuses usines automobiles, et par conséquence s'est vite transformée en ville ouvrière - des ouvriers pour beaucoup afro-américains, payés moins chers que leur compatriotes a la peau plus claire ... Detroit, surnommée "Motor Cirty", c'est aussi la ville de la célébrissime Motown, et depuis la crise des subprimes, une ville fantôme. En 1967, dans une Amérique post-ségrégationniste - mais encore raciste - et en pleine guerre du Vietnam, des émeutes vont éclater dans la ville. 50 ans plus tard, Kathryn Bigelow adapte cette histoire sur grand écran. Avec 17 000 000 $ de recettes pour un long-métrage en ayant couté le double, Detroit a été boudé par le public américain - à tort.
La Locataire (The Resident)
The Resident est le premier film de Antti Jokinen réalisé en 2010. On retrouve encore une fois à l'affiche cette année Hilary Swank, après le très bon Conviction. A ses cotés, Jeffre Dean Morgan, M. Denny Duquette de Grey's Anatomy, et Christopher Lee qu'on ne présente plus.
Critique : Kongo
Pour pouvoir entrer pleinement dans "Kongo", il est sans doute nécessaire de suivre le même chemin que les réalisateurs : arrêter de se poser des questions, laisser l’irrationnel arriver sans que notre rationnel soit en conflit avec lui, décoloniser notre regard.
Critique : Les filles d’Olfa
La réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania a imaginé un dispositif très particulier, très inventif, qui a donné naissance à un film d'une grande intensité, à mi-chemin entre fiction et documentaire
Critique : Ma vie Ma gueule
On retrouve dans ce film le goût pour l'autodérision et le côté décalé, à la fois drôle, instable et hypersensible, deux des
facettes qui ont toujours été la marque de fabrique de Sophie Fillières.
Festival de Gérardmer 2017 : jour 3, Clown, Sam was here, Realive et The...
Troisième jour de compétition au festival du film fantastique de Gérardmer et mon ressenti est que 2017 sera un très grand cru dans l'histoire...
Critique : Un ours dans le Jura
Au cas où vous auriez remarqué que nous allons voir de temps en temps les films de Franck Dubosc, soyez assurés que nous ne sommes pas, mais vraiment pas fans du bonhomme. Bien au contraire, son personnage public de crâneur au torse velu fièrement bombé nous sert davantage d'épouvantail, de cure d'intoxication de mauvais films français, en quelque sorte, afin de pouvoir mieux apprécier ensuite les productions nationales de qualité.
Critique Express : 5 hectares
Qu'est-il arrivé à Emilie Deleuze, fille du grand philosophe Gilles Deleuze, et à ses 2 coscénaristes Marie Desplechin et Patricia Mazuy, pour nous proposer un film aussi creux ?



















