Critique Express : Marco l’énigme d’une vie

L'histoire d'un tel affabulateur compulsif ne peut qu'être passionnante, d'autant plus lorsqu'elle est racontée avec toute la science du montage de Aitor Arregi et Jon Garaño !

Cannes 2016 : Elle – Paul Verhoeven

Après des films comme Total Recall, Basic instinct, Showgirls et bien d'autres, Paul Verhoeven adapte le roman "Oh" de Philippe Dijan qu'il a rebaptisé Elle. Après L'Avenir sorti il y a quelques mois à peine, c'est dans ce nouveau film en compétition officielle que nous retrouvons la grande Isabelle Huppert. À ses côtés, un casting prometteur dont Laurent Lafitte, le maître des cérémonies d'ouverture et de clôture 2016, Virginie Efira que l'on retrouve également dans Victoria à la Semaine de la Critique, Anne Consigny, Charles Berling...

Critique : Un village presque parfait

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Les spectateurs de province ont, eux aussi, le droit de se reconnaître dans le cinéma français, dont les productions se focalisent la plupart du temps sur des mondanités parisiennes. Autrefois, des acteurs populaires comme Jacques Villeret ou Michel Serrault étaient les parrains incontestables de ces histoires du terroir, où les clichés sur le bonheur bucolique allaient bon train. Depuis, une relève adéquate éprouve de sérieuses difficultés à se mettre en place, notamment parce que des comédiens crédibles dans ce genre d’emploi nostalgique ne courent pas les rues et que ceux qui s’y prêteraient, comme par exemple Gérard Jugnot, paraissent réticents à l’idée d’être cantonnés dans un seul et unique type de personnage. Et si la véritable raison pour cette mort à petit feu était tout simplement que la campagne d’antan, bien franchouillarde et chauvine, n’existe plus et que toute tentative de la raviver par le biais du cinéma est par conséquent vouée à l’échec ? En tout cas, ce ne sont pas des films de la trempe d’Un village presque parfait – de surcroît le remake dispensable d’un succès canadien – qui nous convaincront du contraire.

Critique Express : Magma

"Magma" réunit de nombreuses qualités qui pourraient lui permettre de combiner succès critique et succès public.
La télé arrive (Telfza Jeya) de Moncef Dhouib : L’image d’un gouvernement Benaliste hypocrite et frustrant

La télé arrive (Telfza Jeya) de Moncef Dhouib : L’image d’un gouvernement Benaliste hypocrite...

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Ce film est un film témoin, qui réunit tous les éléments permettant de creuser une réalité, de la dévoiler, de susciter la discussion et la critique : image et son, costumes et décor, lieu et personnages, histoire et géographie.

Critique : Le Fils de Joseph

Tout spectateur qui a déjà été conquis par la facture très particulière des films d'Eugène Green trouvera forcément son compte dans "Le Fils de Joseph". Pour celles et ceux qui n'ont vu aucun de ses films, "Le Fils de Joseph" est probablement le plus facile d'accès parmi ses six réalisations : n'est-ce pas un excellent motif pour aller voir ce film ? Quant à celles et ceux qui ont déjà fait une ou plusieurs tentatives et qui n'ont pas accroché, on ajoutera que "Le Fils de Joseph" est très souvent fort drôle, ce qui ne gâte rien.

Le démantèlement

Gaby est éleveur de moutons dans une ferme qu'il a héritée de son père. Il y vit seul depuis que ses filles sont parties s'installer à Montréal. Dans cette région reculée, la crise économique contraint de plus en plus les paysans à céder leurs propriétés. Gaby, lui, résiste. Sa ferme est sa seule raison de vivre. Jusqu'au jour où sa fille, acculée par des problèmes financiers, lui demande de l'aide. Gaby, chez qui le sentiment de paternité est particulièrement développé, va tout faire pour l’aider...

Critique : Amelia’s Children

En termes de films d'horreur, mieux vaut savoir le moins possible sur les revirements de l'intrigue et les séquences les plus choquantes, afin d'en tirer une jouissance maximale. On va donc tenter de vous dévoiler le moins d'éléments du scénario de Amelia's Children, le premier long-métrage que Gabriel Abrantes a réalisé seul, six ans après le déjà très curieux Diamantino.

Critique : Un vent de liberté

Un vent de liberté nous permet de faire connaissance avec Behnam Behzadi, un réalisateur de grand talent qui, avec l'aide d'une distribution très solide, sait apporter beaucoup de finesse dans sa dénonciation de la condition féminine dans son pays.

Critique Express : Pile ou Face

Pile ou Face Italie, USA : 2025 Titre original : Testa O Croce ? Réalisation : Alessio Rigo de Righi, Matteo Zoppis Scénario : Alessio Rigo de Righi,...

Critique Express : Enzo

Une histoire de transfert de classe très intéressante et peu souvent auscultée dans ce sens là, malheureusement gâchée par la réalisation et par le jeu des interprètes.

Avant l’hiver

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Neurochirurgien de soixante ans, Paul semble couler une vie heureuse aux côtés de sa femme Lucie, dans une maison magnifique. Un matin, il reçoit un bouquet de roses rouges, premier d’une longue série, mais l’envoyeur reste anonyme. Au même moment, il se met à croiser régulièrement le chemin de Lou, jeune étudiante qui va lui faire considérer sa propre vie sous un nouveau jour. Regrets, non-dits, secrets vont refaire surface suite à cette étrange rencontre…

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Critique : Pressure

Vue rétrospectivement, l’Histoire dispose d’une certaine logique. Elle a certes été imposée par les vainqueurs. Mais elle paraît en apparence limpide, à force de répétitions de génération en génération.

Test BR : In Limbo

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Peu de films arrivent à pousser autant à la réflexion que "In Limbo" et ce, qu'on ait 20 ans, et donc qu'on n'ait  jamais vécu sans la présence d'internet, ou 80 ans, et donc qu'on ait vécu la plus grande partie de sa vie sans internet.

Critique : Digger

Alejandro González Iñárritu troque la gravité de Birdman ou Babel pour une satire féroce portée par un Tom Cruise métamorphosé, entre grotesque assumé et inquiétude politique bien réelle.

Test Blu-ray : Le Cuirassé Potemkine

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Le Cuirassé Potemkine n’a pas attendu l’arrivée du Blu-ray, de YouTube ou des classements des « meilleurs films de tous les temps » pour devenir un monument. En 1925, Sergueï M. Eisenstein n’a que 27 ans lorsqu’il réalise ce film commandé pour célébrer le vingtième anniversaire de la révolution russe de 1905.

Brides-les-Bains 2026 : Ni vue ni connue

Demander à l’une des actrices les plus célèbres du cinéma français d’interpréter une éternelle frustrée de sa profession, cela relève d’une ironie potentiellement enjouée. Et en effet, Isabelle Huppert est plutôt convaincante dans le rôle d’une figurante aux ambitions démesurées, la seule à être convaincue de son talent de comédienne à part entière, alors que tout le monde dans son entourage la trouve juste pénible.