Mother’s Day

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Mother's Day Darren Lynn Bousman

Mother's Day (2011) de Darren Lynn Bousman, affiche et jacquette du filmMother’s Day

USA : 2011
Titre original : Mother’s Day
Réalisateur :
Scénario :
Acteurs : , ,
Distribution : Metropolitan FilmExport
Durée : 1h52
Genre : Horreur
Date de sortie : DVD le 17 janvier 2012

Globale : [rating:3][five-star-rating]

Le remake du film Troma des 80s par le réalisateur de 2, 3, 4. Au programme : du sang, des mensonges et une famille assez turbulente sur les bords !

Synopsis : Après un vol de banque qui tourne mal, trois frères retournent chez leur mère. Lorsque les frères arrivent à la maison familiale, ils découvrent avec surprise que la maison appartient dorénavant à d’autres personnes. Les frères prennent en otage les nouveaux propriétaires et leurs invités. Peu de temps après, la mère arrive sur place avec la sœur des garçons. En une soirée terrifiante, elle prend le contrôle de la situation dans un crescendo machiavélique…

Mother's Day Darren Lynn Bousman

Après avoir mis en scène trois opus de l’affreuse saga débilo-gore Saw, le réalisateur américain Darren Lynn Bousman s’est attelé à l’adaptation de l’opera-rock sanglant Repo! the Genetic Opera, qui démontrait que le réalisateur pouvait très bien faire de bons films tout en restant dans le cinéma de genre, genre qu’il affectionne par-dessus tout et dont il compte bien devenir l’un des nouveaux exemples à suivre. Si le chemin est pavé d’obstacles pour que son rêve se concrétise, il faut bien admettre que le gaillard commence sérieusement à titiller notre attention. En 2009, il s’attaque donc à l’inévitable remake de film culte et, à l’instar de La Dernière maison sur la gauche et d’I Spit on Your Grave, met en scène celui du déjanté rape and revenge Mother’s Day.

Un premier remake pour l’écurie Troma

Réalisé en 1980 par les Kaufman Brothers sous l’égérie Troma, le long-métrage présentait deux gugus des bois bien allumés qui violaient et torturaient trois innocentes jeunes filles sous l’œil avisé de leur tordue de mère avant que deux des victimes ne se rebellent enfin dans un final bourré d’hémoglobine. Ici, ce n’est plus tout à fait la même chose… Le scénario de ce remake conserve de nombreux éléments du film original (les enfants psychopathes obéissant à leur mère et la revanche finale) mais en diffère aussi allégrement. En effet, replacée dans une paisible banlieue citadine, l’intrigue suit désormais trois jeunes hommes qui, après un hold-up sanglant, trouvent refuge dans leur ancienne demeure. Or, il se trouve qu’un nouveau couple y habite depuis deux mois et voilà que nos gangsters en herbe font irruption dans la maison alors que nos chers jeunes époux donnent une petite fête au sous-sol…

Des qualités couvertes de défauts

Ajoutant donc un nouveau décor, de nouveaux personnages (le troisième frère mourant, leur timide sœur et une flopée d’invités terrorisés) et un nouveau thème (« Tuer ou être tué »), Darren Lynn Bousman nous livre un Mother’s Day à sa manière, délaissant le côté purement gratuit et fendard du premier film pour nous servir un thriller efficace en huis-clos bien inspiré par Otage et même certaines œuvres de Stephen King où les victimes, cloîtrées et prêtes à tout pour survivre, se départagent en clans et vont même jusqu’à s’affronter. On avait déjà vu ce type de situations dans The Mist, La Tempête du siècle et surtout les Saw (de Bousman tiens !). Si le film s’avère en soi réussi, il n’échappe malheureusement pas à des défauts non négligeables…

Plutôt long, contenant des scènes un poil trop étirées (surtout dû au nombre de personnages) et d’autres gratuites ne servant qu’à étayer la théorie du « Tuer ou être tué » (la scène avec les deux fêtardes au distributeur), le remake ne parvient également pas à clairement instaurer de malaise. Certes, l’ambiance du film n’est pas vraiment joyeuse mais de multiples séquences sont mal gérées et auraient tout simplement bénéficié d’une sobriété plus poussée, comme lorsque cette chère mère glaçante de folie tout en restant paisiblement calme (incroyable Rebecca DeMornay) « commande » une fille pour ne pas laisser l’un de ses fils mourir puceau et qu’il s’en suit un combat mano a mano entre deux victimes… Plutôt ringarde, cette séquence justifie à elle seule la maladresse de son réalisateur à vouloir expliquer certains détails.

Mother's Day de Darren Lynn Bousman-Day-Pic

 Pas aussi viscéral qu’espéré

Niveau gore, nous aurons à nous mettre sous la dent de bonnes giclées de sang, une main éclatée à coups de boule de billard, quelques têtes semi-explosées et une petite séance de torture à l’eau bouillante, le metteur en scène n’ayant pas perdu la main en matière de scènes sanglantes qui tâchent… Ainsi et au final, en dépit d’une musique très mal mise en place, de moments de tension peu angoissants et d’un certain manque d’audace, Mother’s Day reste une agréable surprise bien loin des torture-porns affligeants et des slashers éculés mais qui aurait néanmoins pu être un poil plus viscéral.

Résumé

Malgré un problème de rythme, un quart d’heure de trop et quelques autres petits défauts, ce remake bienvenu n’a pas l’étoffe de ses récents prédécesseurs (La Dernière maison sur la gauche et I Spit on Your Grave) mais constitue cependant un bon petit thriller en huis-clos comme on les aime…

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=EhdAn-alJDI[/youtube]

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