Critique : Un jeune poète
Dans le court La Dame au chien, Rémi Taffanel, à peine adolescent, et ingénu, était invité dans le logis d'une femme mûre à la sensualité plus que trouble. Quelques années plus tard, le voici au cœur du nouveau film de Damien Manivel, un long métrage cette fois, toujours expérimental, où il cueille le jeune Rémi au sortir de ses dix-huit ans pour faire de lui un jeune homme à la recherche de sa vocation poétique, lors de vacances d'été passées à Sète.
Critique : Eddie The Eagle
1988, la ville de Calgary (Canada) est en pleine effervescence parce qu’elle se prépare à accueillir les quinzième Jeux Olympiques d’hiver. Des athlètes du monde entier débarquent pour partager leur passion et participer à l’évènement le plus emblématique du milieu sportif. Les entrainements sont lancés, les supporters sont gonflés à bloc pour encourager leurs équipes.
Critique : Dope
Il est souvent question de musique des années 1990 dans ce film plébiscité au fil d’un parcours de festival sans faute, de Sundance à Deauville, en passant par Cannes. Or, pour l’ignare que nous sommes à regret en termes de musique, l’influence principale de Dope provient du cinéma de cette même époque, quoique pas nécessairement animé par les mêmes motivations artistiques et commerciales que le hip-hop.
Wadjda
Wadjda, douze ans, habite dans une banlieue de Riyad, capitale de l’Arabie Saoudite. Bien qu’elle grandisse dans un milieu conservateur, c’est une fille pleine de vie qui porte jeans et baskets, écoute du rock et ne rêve que d’une chose : s’acheter le beau vélo vert qui lui permettra de faire la course avec son ami Abdallah. Mais au royaume wahhabite, les bicyclettes sont réservées aux hommes car elles constituent une menace pour la vertu des jeunes filles.
Wadjda se voit donc refuser par sa mère la somme nécessaire à cet achat. Déterminée à trouver l’argent par ses propres moyens, Wadjda décide alors de participer au concours de récitation coranique organisé par son école, avec pour la gagnante, la somme tant désirée.
Test Blu-ray : Les Beatles – A Hard day’s night
Les Beatles - A Hard day's night nous montre cinq jeunes gens dans la force de l’âge, entre vingt et vingt-quatre ans, agir et raisonner comme des enfants de huit à dix ans. Le groupe propose dans ce film une image de lui-même tellement innocente qu’elle confine même à la niaiserie pure et simple, impression encore renforcée par une armada de gags d’un autre âge, qui peinent à nous arracher le moindre sourire.
Critique : Pride
Si vous avez aimé Les Virtuoses, Full Monty, Billy Elliot, We Want Sex Equality, il y a toutes les chances pour que la vision de Pride soit pour vous un régal. Certes, la mise en scène n'a rien d'exceptionnelle, mais l'enthousiasme des protagonistes emporte tout et rend a priori presque ridicule toute critique négative. De plus, dans le contexte actuel de méfiance par rapport à la politique, ce film a le mérite de montrer ce qu'elle peut apporter lorsqu'elle est prise en compte à la base.
Critique : Casse-tête chinois
Xavier a maintenant 40 ans. On le retrouve avec Wendy, Isabelle et Martine quinze ans après L’Auberge Espagnole et dix ans après Les Poupées russes.
La vie de Xavier ne s’est pas forcément rangée et tout semble même devenir de plus en plus compliqué. Désormais père de deux enfants, son virus du voyage l’entraîne cette fois à New York, au beau milieu de Chinatown. Dans un joyeux bordel, Xavier u cherche sa place en tant que fils, en tant que père… en tant qu’homme en fait ! Séparation. Famille recomposée. Homoparentalité. Immigration. Travail clandestin. Mondialisation. La vie de Xavier tient résolument du casse-tête chinois ! Cette vie à l’instar de New York et de l’époque actuelle, à défaut d’être cohérente et calme vient en tout cas nourrir sa plume d’écrivain…
Critique : New York Melody
La plus grande surprise ici est de découvrir le joli filet de voix de l'actrice Keira Knightley qui chante avec un talent inattendu dans les rues de New-York afin d'enregistrer un disque en plein air dans des lieux publics. Habituée à porter de belles toilettes dans des films historiques, elle revient au monde contemporain pour cette très plaisante comédie moins romantique que musicale. Mark Ruffalo, mal rasé et hirsute, est le producteur fatigué qui l'accompagne dans cette folle équipée improvisée portée par les agréables compositions de Gregg Alexander, leader du groupe pop New Radicals sur des paroles signées entre autres par le réalisateur lui-même.
Critique : Woman at war
Ce n'est pas tous les jours qu'on peut, à la fois, se divertir, s'instruire, se révolter et nourrir ses yeux et son esprit de magnifiques images.
Critique : Local Hero
Mis en musique par Mark Knopfler, réalisé par l'humaniste Bill Forsyth et avec Burt Lancaster en tête de proue d'un casting atypique, « Local Hero », film de 1983, respire l’Écosse. Contant l'histoire simple d'un américain au patronyme scots (en réalité descendant d'immigrés hongrois) envoyé par une compagnie pétrolière auprès d'une communauté reculée du nord de l'Alba, ce long-métrage distille un discours à la fois écologiste et naïf, d'une honnêteté précieuse.
Les Saphirs
Australie, 1968, trois sœurs aborigènes : Gail, Julie et Cynthia et leur cousine Kay, sont découvertes par Dave, musicien irlandais au caractère bien trempé, amateur de whisky et de soul music. Dave remanie le répertoire du groupe, rebaptisé "The Sapphires", et organise une tournée dans les zones de guerre du Vietnam du Sud. Dans le delta du Mékong où elles chantent pour les marines, les filles déchaînent les foules, esquivent les balles et tombent amoureuses.
Critique : Basta Capital
Les messages sociaux, économiques et politiques présentés dans le cadre de ce divertissement ont beaucoup de force et les côtés comiques générés par la situation beaucoup de saveur.



















