Moonrise Kingdom présenté au Festival de Cannes 2012

Moonrise Kingdom

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Milieu des années 60, un groupe d’îles dans une baie de Nouvelle-Angleterre. C’est figurant un corbeau dans la traditionnelle « Arche de Noé », le spectacle de fin de saison de la paroisse, que Suzy a séduit Sam – un vrai coup de foudre réciproque d’ailleurs. Ils se sont écrit des mois durant, jusqu’à l’été suivant, et ont décidé de s’enfuir ensemble. Suzy et Sam ont chacun 12 ans, et ils partent à l’aventure, sur les traces légendaires des Indiens qui habitaient le petit archipel autrefois. Les recherches s’organisent, les enfants sont retrouvés, mais rien ne se normalise vraiment, d’autant qu’une tempête d’anthologie se prépare.

Critique : Une heure de tranquillité

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Lors de la tournée de promotion pour cette adaptation d’une pièce de théâtre, ce qui ressortait surtout du discours de l’acteur principal Christian Clavier, c’était la reconnaissance de cette vedette populaire envers son public pour l’année faste qu’elle venait de terminer, grâce au succès considérable de Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ? de Philippe De Chauveron. On peut alors supposer que ce regard tourné vers le passé était censé hausser le prestige de son projet actuel, qui risquerait sinon de passer inaperçu dans le no man’s land des sorties larguées à la Saint-Sylvestre. Car aussi bref et survolté soit-il, Une heure de tranquillité n’est guère plus qu’une comédie de boulevard dépourvue de signes distinctifs.

Critique : Chic !

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Par où commencer pour exprimer notre consternation face à cette prétendue comédie ? Rien ne prête en effet à rire dans ce simulacre lamentable de l’univers du Diable s’habille en Prada. Sans surprise, la scène de la mode française est au moins aussi impitoyable et exigeante que son pendant américain. Tandis que le film de David Frankel y trouvait la source inépuisable d’un humour bon enfant, celui de Jérôme Cornuau se vautre dans une pénible litanie de platitudes, plus stupides les unes que les autres. Car même en tant que farce sur la bêtise humaine, Chic ! ne réussit pas à nous convaincre, en l’absence d’une mise en scène capable d’insuffler un authentique esprit de dérision dans ce désastre filmique.

Vu sur OCS : 16 ans ou presque

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L'abus de confinement conduit-il à une régression psychologique ? En tout cas, cet état de suspension existentielle nous donne le temps – et parfois aussi l'envie – de regarder des films qu'on aurait autrement laissés de côté.

La Roche-sur-Yon 2018 : Les Trois soeurs

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Les apparences sont trompeuses chez Valeria Bruni Tedeschi, une actrice abonnée aux personnages de femmes névrosées, dont la filmographie en tant que réalisatrice dévoile pourtant un regard plus nuancé sur les joies et les peines de la bourgeoisie. Citons comme preuve cette adaptation libre de la pièce de Tchekhov, produite pour être diffusée sur arte et programmée dans le cadre du focus sur Bruni Tedeschi au Festival de La Roche-sur-Yon.

Critique : Au revoir là-haut

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Quelques années après 9 mois ferme, Albert Dupontel revient derrière la caméra pour Au revoir là-haut, adaptation d’un roman de Pierre Lemaître. Via un sujet plutôt dramatique, le cinéaste signe une œuvre personnelle et techniquement irréprochable.

Critique : Qu’Allah bénisse la France

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En 2004, le rappeur Abd Al Malik avait écrit un roman autobiographique ayant pour titre « Qu'Allah bénisse la France ». A cette époque, il n'avait pas en tête d'en faire en film. 10 ans après, Abd Al Malik a pris conscience qu'il pouvait être salutaire de porter ce livre au cinéma, le résultat escompté étant une œuvre qui prendrait la suite de La Haine, le film de Mathieu Kassovitz. Abd Al Malik avait beaucoup apprécié ce film lors de sa sortie en 1995, mais, depuis, la problématique religieuse a pris une importance dans les cités qu'elle n'avait pas à l'époque. C'est Mathieu Kassovitz qui a incité Abd Al Malik à se lancer dans la réalisation de cette adaptation.
Burn After Reading photo de George Clooney, Brad Pitt, Frances McDormand

Burn After Reading

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Les frères Coen se sont spécialisés depuis plusieurs années dans les films étranges à plusieurs niveaux de lecture. Etranges dans le sens où l'histoire semble être absurde mais qui révèlent un gros potentiel comique (The big Lebowski, Intolérable cruauté, Ladykillers). Burn after reading fait parti de ces films au scénario sorti d'on ne sait où mais qui fait mouche pour notre plus grand plaisir.
nuage

L’Ecume des jours

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L’histoire surréelle et poétique d’un jeune homme idéaliste et inventif, Colin, qui rencontre Chloé, une jeune femme semblant être l’incarnation d’un blues de Duke Ellington. Leur mariage idyllique tourne à l’amertume quand Chloé tombe malade d’un nénuphar qui grandit dans son poumon. Pour payer ses soins, dans un Paris fantasmatique, Colin doit travailler dans des conditions de plus en plus absurdes, pendant qu’autour d’eux leur appartement se dégrade et que leur groupe d’amis, dont le talentueux Nicolas, et Chick, fanatique du philosophe Jean-Sol Partre, se délite.
Photo du film Rhum Express avec Johnny Depp

Rhum Express

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Après le formidable Las Vegas Parano du génie Terry Gilliam, Johnny Depp campe à nouveau le personnage d'un roman de Hunter S. Thompson. Le problème c'est que Bruce Robinson n'est pas Terry Gilliam et Johnny Depp n'est pas non plus au sommet de sa forme, alors Rhum Express tient-il la route ?
Taxi 4

Taxi 4

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Il y a presque 5 ans jour pour jour sortait le quatrième et actuellement dernier opus le la saga Taxi. Est-ce pour cela qu’on nous l’a resservi sans ses « épisodes » précédents sur tf1 ? Est-ce que cette suite, comme les trois quart des suites ne vaut pas le coup d’être vu ou est-ce une exception ?

Critique : Le Cheik blanc

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Est-ce que Le Cheik blanc est vraiment le premier film de Federico Fellini, comme le dit la bande-annonce de sa ressortie française ? On laissera le soin de trancher cette question aux puristes et autres experts en Histoire du cinéma italien.

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L'univers de Maigret et le mort amoureux repose sur un paradoxe assez réjouissant : celui d'un personnage dont tout le monde croit connaître les habitudes, les silences et jusqu'à la façon de bourrer sa pipe, alors qu'il suffit de déplacer légèrement quelques meubles pour que l'ensemble retrouve un parfum de découverte.

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