Critique : N’avoue jamais
Depuis le milieu des années 1980, Sabine Azéma et André Dussollier font partie des couples mythiques du cinéma français. Dix ans après leur dernière participation à l'univers de leur réalisateur attitré Alain Resnais dans Aimer boire et chanter et cinq ans après avoir rempilé chez Etienne Chatiliez en tant que parents impatients de voir leur fils Tanguy voler de ses propres ailes, ils font de nouveau équipe dans N'avoue jamais.
La Roche-sur-Yon 2017 : La Surface de réparation
La 8ème édition du Festival International du Film de La Roche-sur-Yon a commencé d'une façon particulièrement prometteuse hier soir avec la présentation en avant-première de La Surface de réparation. Tourné dans la région, ce premier long-métrage parle moins du foot d'un point de vue sportif que de ce petit monde plus ou moins valorisé, plus ou moins légitime, qui tourne autour du ballon rond.
Le Grand soir
Soit deux presque quinquagénaires, Benoît et Jean-Pierre. Frères, très proches en âge et volontiers alcoolisés comme leur pittoresque génitrice, Marie-Annick Bonzini, ils ont choisi chacun un mode de vie bien différent quand débute le film : (Be)No(î)t, « Not » donc, revendique le titre avantageux de plus vieux « punk-à-chien » européen (dans la compagnie d’un fidèle compagnon d’une taille à cet égard surprenante, puisque c’est un Jack-Russel Terrier), quand Jean-Pierre essaie à toute force de se maintenir dans un cadre « normal » (mais fraîchement divorcé, incapable d’assumer la responsabilité de sa petite Audrey de 8 mois, il va bientôt perdre son emploi de vendeur au « Grand Litier » et ne pourra que rejoindre « Not » dans la marge, devenant « Dead »). Le tandem a alors une idée : préparer ensemble le « Grand Soir ».
Pouic-Pouic
Léonard Monestier possède une belle fortune, hélas sa femme Cynthia fait un mauvais placement dans une concession pétrolière sans valeur. Loin de se laisser abattre, Léonard cherche un pigeon à qui, il peut refiler l'affaire. Justement, apparait Antoine Brevin, milliardaire et très intéressé par sa fille Patricia.
Dépression et des Potes
Franck a tout pour être heureux. Une jolie fiancée brésilienne, un boulot intéressant et pourtant… En vacances sur une plage de rêve à l’île Maurice, il déprime. De retour à Paris, le diagnostic du médecin tombe : il est en dépression. Quand il retrouve sa bande de potes qu’il n’a pas vus depuis 6 mois, il leur annonce la nouvelle. Chacun va s’investir pour lui faire remonter la pente. Mais on s’aperçoit très vite qu’ils sont aussi déprimés que lui. C’est finalement tous ensemble qu’ils vont essayer de retrouver un équilibre.
Dépression et des potes, photo du film
Critique : Cosmos
Le réalisateur polonais Andrzej Zulawskia a eu son heure de gloire dans les années 70 et 80, avec des films comme L’Important c’est d’aimer, Possession, L’Amour braque ou La Femme publique. Il n’avait plus rien tourné depuis La fidélité, il y a 15 ans. A la vision de Cosmos, on est en droit de penser qu’il aurait pu, qu’il aurait dû, prolonger cette abstinence.
Critique : La Salamandre
Quand on pense à la Suisse, parmi les choses d'ordre caricaturalement folklorique qui nous viennent à l'esprit ne figure pas le cinéma. Et pour cause. Car même si nos voisins helvétiques disposent d'une activité festivalière loin d'être honteuse, avec « il cinema del futuro » à Locarno, le « Kommerzkino » à Zurich et le cinéma fantastique à Neuchâtel, leur production nationale à proprement parler tend à fondre comme neige au soleil avant d'achever la traversée des Alpes.
Critique : Au revoir là-haut
Quelques années après 9 mois ferme, Albert Dupontel revient derrière la caméra pour Au revoir là-haut, adaptation d’un roman de Pierre Lemaître. Via un sujet plutôt dramatique, le cinéaste signe une œuvre personnelle et techniquement irréprochable.
On ne choisit pas sa famille
Après une longue carrière d'acteur et de scénariste, Christian Clavier se lance enfin dans la réalisation. C'est en 2011 que sort son premier film On ne choisit pas sa famille, dans lequel il est à la fois derrière et devant la caméra. Selon lui, il a gagné suffisamment de maturité et de confiance en son travail pour réaliser un long-métrage, il s'agissait donc du bon moment pour mettre une casquette de réalisateur. Réussite ou bide total ?
Critique : Grimsby Agent trop spécial
L’humour selon Sacha Baron Cohen commence et se termine avec son trou du cul. Une fois qu’on a compris, voire accepté cette obsession anale, le ton de ses films devient tout de suite moins vulgaire. La focalisation sur les parties génitales et l’appareil digestif de l’homme s’apparente chez lui à un bras d’honneur constant, lancé à cet ultime terrain interdit de la bienséance, pourtant déjà amplement exploré par les comédies d’adolescents depuis une vingtaine d’années.
Critique : Deux Rémi, deux
1h06, c’est le court temps dont use Pierre Léon pour explorer l’altérité de soi à travers Deux Rémi, deux, son sixième long métrage. Deux Rémi, deux nous présente Rémi, trentenaire passif et peu capable de se mettre en valeur. Il habite avec son frère et, principal fait d’arme, fréquente la fille de son patron. Un matin, Rémi rencontre Rémi, prenant son petit déjeuner attablé chez lui. Rémi semble en tout point identique à Rémi à ceci près que son comportement plus dominant lui permet toujours d’avoir l’initiative. Ce nouveau Rémi encombre alors rapidement le premier, cherchant à mener la même vie que lui, que ce soit auprès de son patron, dont il obtient aisément les faveurs, ou de sa compagne.
Critique : Five
La bande des potes inséparables et prêts à commettre les pires conneries ensemble est l’un des dispositifs scénaristiques préférés de la comédie française. On ne compte ainsi plus les films où les amis traversent des expériences extrêmes pour mieux se prouver à quel point ils tiennent les uns aux autres.



















