Critique : Bienvenue à Suburbicon
Tout le monde, ou presque, aime George Clooney : la communauté hollywoodienne lui remet en moyenne un prix honorifique par an et ce qui manquait à ses derniers films en termes de poigne commerciale, il a su le compenser amplement en se conformant au roman-photo de la vie conjugale parfaite, car complète.
Berlinale 2016 : Fukushima mon amour
Plutôt méconnue en France, la réalisatrice Doris Dörrie est pourtant depuis plus de trente ans une formidable chroniqueuse de l’Allemagne. Elle est également une invitée fidèle du Festival de Berlin, où elle vient de présenter son dernier film au Panorama avant sa sortie allemande le mois prochain.
Radiostars
Ben, 25 ans, a tenté sa chance dans les Comedy-Clubs de New-York, mais la célébrité n’a pas voulu de lui et son retour à Paris peut être considéré, en toute objectivité, comme un échec cuisant. Un échec professionnel bien sûr, puisque ses talents comiques n’ont pas trouvé preneurs, mais également un bel échec affectif puisqu’il ne reste de sa love story américaine que le cadeau d’adieu de son ex : un paquet de M&Ms personnalisés avec un simple mot : "Loser".
Test DVD : Bonté Divine
C'est une pièce de théâtre écrite par son ami Mate Matisic qui a servi de base de départ au 5ème long métrage de Vinko Bresan, le premier à sortir en France. Cette pièce, datant de 1999, « faisait » plutôt dans le sérieux mais, lorsque Mate Matisic et Vinko Bresan se sont attaqués au scénario, le choix d'en faire, au cinéma, une comédie noire s'est vite imposé.
Critique : Rara
Sur fond d'une histoire vraie, Pepa San Martin et sa co-scénariste Alicia Scherson ont tiré un film très juste et très pudique, un film qui sait se montrer militant sans pour autant verser dans une vision manichéenne de la situation et des personnages qui la vivent
Critique : Buster Keaton Courts-métrages Programme 3
Buster Keaton, quel farceur merveilleux et plein de ressources à qui la Cinémathèque Française rendra hommage pendant les six semaines à venir ! La preuve d’entrée de jeu avec ce programme de quatre courts-métrages muets, issus des débuts de la carrière du comique de génie.
Critique : Les Temps modernes
« Le génie éternel », c'est ainsi que le distributeur de l'énième ressortie des films de Charles Chaplin qualifie ce dernier. Et au delà de toute intention publicitaire, il y a quelque chose de profondément vrai dans ce nom dithyrambique. Car on a beau avoir vu et revu des dizaines de fois les chefs-d'œuvre de Charlot, on ne s'en lasse pas !
Critique : Pixels
En 2010, le français Patrick Jean réalise un court métrage où des créatures sorties de jeux vidéos s'échappaient d'un poste de télévision et envahissaient les rues de New York, détruisant tout sur leur passage. Pac-Man et les Space Invaders pixelisent tout ce qu'ils touchent quand les formes géométriques de Tetris s'encastrent dans des immeubles pour les détruire comme dans le jeu. Arkanoid et ses balles rebondissent contre le pont de Brooklyn, Donkey Kong jette ses tonneaux du haut de l'Empire State Building en hommage au King (Kong, pas Elvis...). Après cet essai ludique de deux minutes et des pixels des poussières, Hollywood s'en empare pour un film de (pas) super-héros.
Killing Bono
Attachez les fans de U2 et des quatre irlandais dans le vent, il va y avoir des émeutes devant les cinémas cet été ! Inspiré d’une histoire vraie très librement adaptée, Killing Bono est présenté comme le film pop rock venu d’outre manche de l’été.
Critique : Sur la route de papa
Est-ce qu'en chaque début d'été, les autoroutes vers le sud sont toujours autant encombrées par des voitures remplies à ras bord, transportant des familles entières et des tonnes de cadeaux à destination du pays d'origine des passagers, le Maroc, l'Algérie ou la Tunisie ?
Recherche bad boys désespérément
Katherine Heigl revient avec une énième comédie romantique, genre qui a fait son succès. Avec un scénario proche de celui de Chasseur de primes avec Jenifer Aniston et Gerard Butler, le défi est grand : faire du neuf avec de l’ancien ! Alors original ou non ?
Albi 2017 : Ôtez-moi d’un doute (Deuxième avis)
Qu'est-ce qui définit la paternité de nos jours, où les familles recomposées sont la norme et où les dispositifs pour se créer des repères de substitution pullulent ? A cette question, vieille comme le monde, Ôtez-moi d'un doute ne cherche point à apporter une réponse définitive. Cette comédie franco-belge insiste au contraire sur la pluralité des conceptions de ce qui fait un bon père, laissant de surcroît une place de choix à une intrigue romantique en parallèle, qui se démarque par la même fraîcheur de ton que le reste du récit.

















