Jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare

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Jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare

Etats-Unis : 2012
Titre original : Seeking a Friend for the End of the World
Réalisateur :
Acteurs : ,
Distribution : SND
Durée : 1h40
Genre : Comédie, Drame, Romance
Date de sortie : 08/08/2012

Globale : [rating:2,5][five-star-rating]

La fin du monde. Thème maintes fois abordé dans le cinéma et à la télévision, il se dévoile ici sous la forme d’une comédie romantique réunissant Steve Carell et Keira Knightley. Un film écrit et réalisé par une femme, Lorene Scafaria, chargée de nous envahir de romantisme…

Synopsis : Que feriez-vous si la fin du monde arrivait dans 3 semaines ? 
C’est la question que toute l’humanité est obligée de se poser après la découverte d’un astéroïde se dirigeant tout droit vers notre planète. Certains continuent leur routine quotidienne, d’autres s’autorisent tous les excès, toutes les folies. Dodge est quant à lui nouvellement célibataire, sa femme ayant décidée que finalement, elle préférait encore affronter la fin du monde sans son mari. Il décide alors de partir à la recherche de son amour de jeunesse, qu’il n’a pas vu depuis 25 ans. Mais sa rencontre avec Penny risque de bouleverser tous ses plans.

Un thème et un film décalé

Rien n’est plus difficile pourtant que de mettre de l’amour dans cette histoire qui n’a rien de joyeux sur le papier. Le film s’ouvre avec l’annonce d’un astéroïde qui va détruire la Terre dans trois semaines et Steve Carell qui se fait plaquer pour l’occasion. En moins de 2 minutes, le ton du film est donné : il sera décalé et à l’humour noir ou ne sera pas. Et là on se dit chouette, parce qu’il en faut plus des films décalés !

Pour l’occasion, la réalisatrice créé une palette de personnages antipathiques, soit un rôle servi sur un plateau pour un Steve Carell habitué du genre et toujours à l’aise dans un pull étriqué et un pantalon en velours. De son côté, la figure féminine du film, Keira Knightley est plutôt du genre énergique et bavarde, mais elle a un sérieux problème de sommeil, même quand elle sait qu’elle va mourir bientôt. Ajoutez à cela quelques seconds rôles bien idiots et/ou nymphomanes et on se dit alors que l’on va avoir droit à beaucoup de situations cocasses parmi les plus drôles.

Ces deux joyeux lurons vont donc se rencontrer 3 semaines seulement avant de mourir pour entreprendre un voyage sensé les mener vers leurs proches et amours perdus du passé. Originale comme rencontre et comme réaction donc, bien loin de la panique générale que l’on pourrait s’imaginer. Car l’important dans ce film n’est pas le cataclysme final, mais bien le sentiment de deux êtres normaux qui découvrent la date à laquelle ils vont mourir et font un point sur leurs vies respectives afin de ne rien regretter. Malheureusement, le film s’essouffle très vite une fois qu’on a compris le principe et l’ennui guette…

Une comédie romantique pas très romantique

Au bout d’une demi-heure en effet, le tour du sujet est fait. Une fois que nos acteurs se sont rencontrés et partent sur la route, le spectateur se retrouve face à des scènes sans fin, en boucle, ne sachant pas trop où tout cela va mener. Le reste n’est qu’étirement de gags qui donnent le sentiment que le film dure 3h.

L’alchimie entre les deux acteurs fonctionne pourtant, on sent qu’ils sont bons amis, mais on ne croit pas une seconde à leur rapprochement sentimental. La faute peut-être à une Keira toute en  minauderies insupportables et à un Steve Carell coincé dans son rôle froid et distant du Steve Carell de base. Dommage, on sent que les acteurs ne sont pas vraiment dirigés et se contentent du minimum syndical.

Un peu comme tout le film d’ailleurs, tant tout ce qui semble être une bonne idée au départ est abandonné en cours de route. Par exemple, le film ouvre avec un compte à rebours que l’on perd au fur et à mesure. La réalisatrice commence des histoires qu’elle ne finit pas et bondit de scènes en scènes sans nous laisser le temps de nous attacher à qui que ce soit. Résultat, aucun second rôle attachant malgré la présence de caméos qui auraient de quoi faire saliver (comme Martin Sheen), et tout se base sur le duo Knightley/Carell qui ne déborde pas d’amour.

Car en effet, comme peut-on faire une comédie romantique avec si peu de comédie et pas de romantisme ? Ne vous attendez pas à des débordements d’amour ou à des effusions de bons sentiments dans « Jusqu’à ce que la fin du monde… », il n’y en a juste pas. Seules quelques situations grotesques et des scènes vite expédiées sont sensées démontrer la force de la relation naissante entre les deux protagonistes. Heureusement, la bande son sauve le tout et au moins, on entend de la bonne musique entre deux scènes dont on arrive même plus à comprendre l’enchaînement. On en viendrait presque à prier pour que l’astéroïde arrive plus tôt pour abréger le film qui ne soulèvera pas énormément de sentiments en nous, et qui sera vite oublié. Dommage, le vrai potentiel primaire du film aura été gâché, pourtant on voulait y croire. Certains apprécieront tout de même et auront de quoi trouver ça mignon. Les autres s’ennuieront, tout simplement, en attendant que la fin du monde les sépare.

Résumé

Un film qui gâche malheureusement toutes ses propres bonnes idées. Faussement romantique, on en retient quelques scènes drôles mais l’alchimie ne fonctionne pas plus que ça entre les acteurs et l’on oublie bien vite cette histoire qui nous laisse sur notre faim.

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