Test DVD : L’île aux chiens
L'île aux chiens, on pourrait aisément l’interpréter comme une parabole sur notre temps, avec ses fléaux de populations entières déplacées pour des raisons initialement politiques et la classe dirigeante qui cède depuis toujours à la facilité populiste, plutôt que de chercher des solutions plus sophistiquées aux problèmes de son époque. Ou bien, pourquoi ne pas voir ce film tout simplement comme une grande aventure, riche en péripéties et en épreuves à surmonter ensemble, qui fait preuve d’un humour caustique particulièrement divertissant sur fond d’une animation foisonnante, mais pas non plus esthétiquement surchargée ?
Test Blu-ray : Blood father
Le premier chapitre de l’épopée sur le grand retour de Mel Gibson peut être considéré comme un succès d’estime. Blood father n’a pas vraiment déplacé les foules en France et son impact sur le marché américain est encore plus anecdotique, car il n’y est sorti qu’en vidéo à la demande. Or, l’enjeu principal de cette offensive de charme de la part de la vedette d’antan est de rétablir petit à petit sa réputation en tant que valeur respectable et finalement fiable
Test DVD : Sans pitié
Le mélange, parfois hétéroclite, parfois percutant, est le maître-mot de Sans pitié, le troisième long-métrage du jeune réalisateur Byun Sung-hyun. S’y croisent et s’entrechoquent des références allant de Johnnie To jusqu’à Quentin Tarantino, indubitablement le pape stylistique de cette génération émergente de cinéastes. Les codes du film de gangster y trouvent alors une nouvelle jeunesse, certes, mais au prix d’un mécanisme de la manipulation dont les rouages se voient un peu trop souvent. De par sa structure dramatique profondément morcelée, avec un va-et-vient constant sur l’axe temporel à la fois propice à la perte des repères et à l’orchestration savante d’un suspense redoutable, le récit s’emploie simultanément à nous en mettre plein les yeux et les méninges, à force d’obliger le spectateur à rassembler différemment les pièces du puzzle, et à courir le risque réel de n’être qu’un simple exercice de style. L’exploit formel de la mise en scène, d’agencer sans le moindre temps mort l’intrigue de haut vol, a un peu trop tendance à attirer l’attention à lui, plutôt que de laisser se développer d’une façon tant soit peu organique la tension inhérente à l’univers carcéral dans un premier temps, puis à celui des grandes manœuvres clandestines pour déplacer la drogue à l’international et duper la police par la même occasion
Test DVD : Queen of Earth
"Queen of Earth" est le 4ème long métrage d'Alex Ross Perry et il a été tourné très vite dans la foulée de "Listen Up Philip", son film précédent. En tournant ce film en 16 mm, pratiquement tout du long dans un seul lieu et sur une durée de 2 semaines, le réalisateur a cherché à retrouver l'atmosphère de certains films des années 60 à 80, qu'ils aient été tournés par Polanski, Fassbinder, Bergman ou Cassavetes.
Test DVD : Roulez jeunesse
Éric Judor, loin des rôles auxquels il nous avait habitué, est la tête d’affiche de Roulez jeunesse, une comédie mélancolique où il s’improvise papa poule en une journée. Une nette évolution pour l’acteur.
Test DVD : La loi de la jungle
Après La fille du 14 juillet, un premier film sympathique mais inégal, Antonin Peretjatko enclenche la surmultipliée avec La loi de la jungle, un film jouissif, complètement déjanté, un film qui fonce à bride abattue mais que son réalisateur arrive à maîtriser du début jusqu’à la fin. Certes, il est certain que ce film laissera quelques spectateurs sur le bord de la route mais on peut espérer que, face à la morosité actuelle, nombreux seront celles et ceux qui viendront se soigner avec ce tourbillon tout à la fois loufoque et sérieux.
Test DVD : Upstream color
Découvert avec le film de science-fiction Primer en 2009, Shane Carruth avait mis quelques années à écrire, financer et réaliser son deuxième projet, Upstream Color, qui commencerait à sillonner les festivals à travers le monde dès le début de l'année 2013 : Sundance, Berlin, Sydney, Deauville, Athènes, Sitges… Et beaucoup d'autres. Les nominations pleuvent au fur et à mesure que le film traverse le monde, les prix tombent également régulièrement, Carruth l'homme à tout faire étant parfois cité dans plusieurs catégories : il faut dire aussi qu'en plus du scénario et de la réalisation de son film, il en signait également la musique, le montage et la photo tout en portant également les casquettes de cameraman et d'acteur.
Test Blu-ray : Captives
Cinéaste indépendant incontournable dans les années 90, au même titre qu’un Hal Hartley par exemple, Atom Egoyan avait eu quelques difficultés à aborder le tournant du nouveau millénaire, et peinait un peu dernièrement à trouver des projets capables d'autant marquer le spectateur -émotionnellement parlant- que ses films antérieurs à 2000. Mais ce désamour progressif -et un peu injuste- de la part du public cessera peut-être dans un proche avenir, puisqu'avec Captives, le cinéaste canadien nous offre un nouveau thriller tout à fait passionnant.
Test Blu-ray : L’extraordinaire voyage du fakir
Les fantômes de Slumdog Millionaire et de L’odyssée de Pi planent sur cette comédie romantique, hélas bien fade. Cette adaptation du roman « L’Extraordinaire Voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea » de Romain Puertolas est victime de ses clichés et de sa tentative maladroite d’évoquer, dans une même dynamique, les aléas de l’amour et des sujets lourds comme les réfugiés ou l’intégration des plus démunis.
Test Blu-ray : L’héritage des 500.000
La carrière de Toshiro Mifune semble avoir été complètement « vampirisée » par ses multiples collaborations avec Akira Kurosawa. Quand on pense à Mifune aujourd'hui, on pense quasi-automatiquement à ce personnage badass, toujours vénère, qui illuminait de sa présence sauvage, presque animale, des films tels que Les sept samouraïs, Yojimbo, La forteresse cachée ou encore Rashomon. De fait, on tendrait un peu à oublier que Toshiro Mifune a énormément tourné, avec beaucoup d'autres grands noms du cinéma japonais (Kenji Mizoguchi, Mikio Naruse, Kon Ichikawa...) mais aussi du cinéma international (John Boorman, Steven Spielberg, John Frankenheimer...). On en oublierait aussi qu'il a également réalisé un film en 1963 : L’héritage des 500.000.
Test DVD : Destination planète Hydra
La carrière de Pietro Francisci, peu prolifique par rapport à beaucoup d'artisans italiens du bis des années 50-60, fut essentiellement placée sous le signe du péplum. On lui doit notamment quelques bons petits représentants du genre, comme La reine de Saba ou quelques aventures d'Hercule avec Steve Reeves et photographiées par Mario Bava. Sous l'influence de La planète des vampires du même Mario Bava (1965), Francisci s'est néanmoins laissé tenter par la science-fiction en 1966, avec Destination planète Hydra, petit délice de sucrerie bis autant influencée par le serial que par la bande dessinée.
Test Blu-ray : Zombillénium
Zombillénium s’impose omme un divertissement rythmé et coloré, non dénué d’intelligence, et terriblement attendrissant. Une œuvre pop, bonne surprise française dans le monde très américanisé du cinéma d’animation.



















