Test Blu-ray : Peppermint
Pierre Morel est un des plus célèbres cinéastes français ayant réussi à faire son trou à l'international dans le petit monde du cinéma d'action. Ainsi, on le compare régulièrement à Jean-François Richet, Louis Leterrier, Florent Emilio Siri, Fabrice du Welz, Xavier Gens ou encore Jan Kounen. Mais à vrai dire, Morel possède tout de même un petit « truc en plus » qui le différencie de ses confrères : déjà, on pourra remarquer qu'il n'a pour le moment jamais dévié de sa trajectoire, restant à ce jour véritablement cramponné au cinéma de genre. Mais ce qui attire sur lui une immédiate sympathie est finalement, et de façon assez paradoxale, assez éloigné de son œuvre en tant que metteur en scène, et trouve en vérité sa place dans une des péripéties ayant animé, il y a un peu moins de dix ans, sa carrière de cinéaste. En effet, la plupart des cinéphiles éprouvent à son encontre un attachement particulier parce que Pierre Morel est un des seuls cinéastes issus de ce qu'on appellera « l'écurie Besson » à s'être, de façon frontale et définitive, opposé au diktat à la vision artistique de Luc Besson, ce qui a provoqué entre les deux hommes une brouille franche et définitive. Par conséquent, Pierre Morel est donc « LE » cinéaste qui a envoyé chier sévère le mogul du cinéma français ; et au lieu d'en ressortir brisé et de pointer derechef au Pôle Emploi le plus proche de chez lui, Morel a bel et bien réussi à s'imposer aux États-Unis de façon durable. On applaudit donc l'exploit des deux mains.
Exclusivité VOD : Brigsby bear
A la découverte de Brigsby bear, film indépendant ayant fait sensation à la Semaine de la critique lors de l'édition 2017 du Festival de Cannes, plusieurs noms traverseront forcément l'esprit du spectateur : celui de Michel Gondry évidemment (il y a un peu de Soyez sympa, rembobinez et de La science des rêves dans le film de Dave McCary), mais également celui de Garth Jennings (Le fils de Rambow), mais encore et surtout celui de l'américain Jared Hess, réalisateur du formidable Gentlemen Broncos (2009). A la différence près que là où Jared Hess nous proposait une ambiance douce-amère et un monde où les rêveurs ne trouvaient que difficilement leur place, Dave McCary et Kyle Mooney, acteur et co-scénariste du film, nous plongent avec Brigsby bear au cœur d'un univers extrêmement positif, puisqu'il nous est présenté à travers les yeux d'un personnage voyant toujours le bon côté des choses ; rien d'étonnant à cela quand on considère qu'il a passé vingt ans à suivre les conseils d'un ours télévisuel lui conseillant de ne jamais baisser les bras.
Test DVD : La visita
Après la génération qui a vu l’émergence de Patricio Guzmán, Alejandro Jodorowsky et Raoul Ruiz, le cinéma chilien investit de plus en plus les festivals du monde entier avec des réalisateurs qui n’ont pas encore le demi-siècle : Andrés Wood, Pablo Larrain, Alejandro Fernandez Almendras, Cristián Jimenez. Mauricio López Fernández, le réalisateur de La Visita, est encore plus jeune : tout juste 30 ans. Plus jeune et très prometteur.
Test DVD : Les recettes du bonheur
Il serait mal venu de rejeter un film qui affiche ostensiblement son goût pour le vivre ensemble et l'acceptation de l'autre, quand bien même les cultures de départ sont très différentes, d'autant plus que Lasse Hallström montre dans plusieurs scènes ses grandes qualités de mise en scène. Dommage que, par ailleurs, il se soit trop imprégné de certains défauts du cinéma US.
Test DVD : Cinéma mon amour
Une vérité évidente et pourtant ... : pas de véritable cinéma sans les salles de cinéma. Toutefois, les sorties en DVD permettent de compléter ce que font les salles et leurs exploitants. C'est le cas avec ce DVD consacré à un film sur une salle de cinéma roumaine et sur son dynamique exploitant. Un DVD qui, espérons le, va amplifier le succès remporté par ce film particulièrement vivant.
Test DVD : Gaspard va au mariage
La vocation principale de Gaspard va au mariage n’est clairement pas de promouvoir une tradition matrimoniale surannée. Il s’emploie plutôt avec une bonne humeur communicative, joliment saupoudrée d’un sarcasme dépourvu de méchanceté, à explorer des modes de vie plus libres, malgré tout soumis à l’épreuve cruciale de la vie en communauté.
Test DVD : The originals – Saison 1
S'il s'agit bien d'une entité « à part », dans laquelle tout spectateur non initié pourra tout à fait se plonger avec plaisir, The originals est en fait un spin-off de la série The vampire diaries. Se déroulant dans la Mecque des vampires depuis Anne Rice, à savoir la Nouvelle-Orléans, cette première saison revient sur la rivalité opposant le vampire originel Klaus, hybride mi-vampire mi-loup-garou de retour dans la ville qu’il a contribué à construire quelques siècles auparavant, à son ancien disciple Marcel, aux commandes de la ville, régnant à la fois sur les vampires et les sorcières.
Test DVD : Escale à trois
Contre toute attente, il existe une excellente raison de se plonger dans le visionnage d’Escale à trois. En effet, le film a à son actif un élément quasi-imparable qui le distinguera du tout venant de la comédie trash américaine, et devrait logiquement attirer l’œil et l’attention de nombreux cinéphiles.
À voir sur Netflix : Eurovision Song Contest – The Story of Fire Saga
Eurovision song contest – The story of Fire Saga s’inscrit parfaitement dans la filmographie de Will Ferrell, avec une comédie qui n’est pas dans la moquerie acerbe et l’humour cynique, mais propose au contraire une réelle tendresse pour son sujet et ses personnages de losers / rêveurs.
Test DVD : L’ange noir
Sorti à l'été 1946, L'ange noir est un des derniers films de Roy William Neill, disparu en décembre de la même année. Si son rayonnement auprès des cinéphiles n'est décidément plus ce qu'il était (il est en effet surtout connu pour avoir réalisé une longue série de Sherlock Holmes avec Basil Rathbone), la ressortie de L'ange noir en DVD remet un petit coup de projecteur sur sa (prolifique) carrière, tout autant qu'un petit coup de polish à sa renommée.
Test Blu-ray : Les vécés étaient fermés de l’intérieur
Au début des années 70, Marcel Gotlib et Patrice Leconte, collègues au sein de la rédaction de Pilote, commencent l'adaptation des aventures de Bougret et Charolles, créées par Gotlib et publiées dans Rubrique-à-brac ; après plusieurs mois de tournage et autant de soucis de production, Les vécés étaient fermés de l'intérieur sortira finalement sur les écrans français en janvier 1976, dans l'indifférence générale.
Disponible en VOD : Ducobu 3
Il aura fallu dix ans pour qu’Élie Semoun parvienne à surmonter le traumatisme lié à Cyprien et se remette à écrire pour le cinéma. Ça sera donc pour Ducobu 3, troisième opus d'une série ayant contribué à le remettre sur le devant de la scène, en lui offrant notamment un nouveau public : les enfants.


















