Test Blu-ray : La tour 2 contrôle infernale
Du haut de ses quinze ans (l’âge bête !), La tour Montparnasse infernale (2001) est devenu, avec le temps, une sorte de petit classique du rire à la française, une comédie quasi-culte dont beaucoup de lignes de dialogues ont traversé les années et sont encore citées de façon régulière par toute une génération de fans hilares. Pourtant, il faut tout de même admettre –revoyez-le ! – que le film de Charles Nemes est relativement paresseux. Mis en scène de façon plate et télévisuelle, le film se contentait d’enchainer sans génie une série de mini-sketches inégaux, qui donnait au final l’impression d’une comédie décousue émaillée de fulgurances comiques, allant bien d’avantage chercher du côté des films des Charlots que d’une mécanique du rire de précision.
Test DVD : Sacré Père Noël
C'est de saison : après avoir abordé le Père Noël psychopathe de Douce Nuit, Sanglante nuit hier, on revient aujourd'hui au personnage, mais de façon beaucoup plus gentille et familiale avec Sacré Père Noël, un court métrage d'animation britannique.
Test Blu-ray : Les évadés de Maze
Avec Les évadés de Maze, le scénariste / réalisateur Stephen Burke s’était lancé un défi de taille : celui de reconstituer l’évasion de la prison de haute sécurité de Maze, s’étant déroulée fin septembre 1983, qui demeure encore à ce jour la plus grande évasion carcérale de l'histoire du Royaume-Uni, puisqu’elle a vu filer 38 prisonniers de l'IRA au nez et à la barbe de tout le monde.
Test DVD : Initiation
Initiation est un slasher utilisant de façon relativement habile la plupart des codes du film de tueur masqué, mais qui dévoile tout au long du récit des implications morales assez passionnantes.
Test DVD : Doom Patrol – Saison 2
La grande force de Doom Patrol est d’être méchamment drôle, et ce même si, paradoxalement, tout le show est construit sur une série de personnages sujets à de lourds traumatismes.
Test DVD : Prevenge
Découverte par le public français en 2012 avec Touristes, qu’elle avait écrit avec son compatriote Steve Oram, qui partage avec elle ce goût pour un humour noir vraiment étrange mettant volontiers mal à l’aise, la britannique Alice Lowe était depuis retombée de notre côté de la Manche dans un oubli relatif, malgré de petites apparitions dans des films à succès, tels que Le dernier pub avant la fin du monde, Paddington, ou bien sûr dans le film underground de Steve Oram Aaaaaaaah!, que l’on a découvert en France en vidéo courant 2016
Test Blu-ray : Viva Maria
En 1965, Louis Malle réunissait dans Viva Maria ! deux des deux plus grandes stars féminines françaises -Brigitte Bardot et Jeanne Moreau- dans une comédie aux allures de bande dessinée. « Un film d’action, avec des rires, des décors exotiques, et sans traumatisme de l’esprit » déclarait le cinéaste à la sortie du film, qui se révéla un immense succès public, avec 3,4 millions d'entrées dans les salles françaises.
Test Blu-ray : Le baron rouge
En France, on a parfois tendance à résumer Roger Corman à une simple casquette de producteur débrouillard et un brin cynique. C'est un tort : on oublie trop souvent le grand cinéaste qu'il fut avant de prendre sa retraite de réalisateur, au fur et à mesure, au fil des années 70. Touche à tout, aussi à l'aise dans la chronique socio-politique (le formidable The intruder) que dans le formalisme le plus pur (ses sublimes films gothiques adaptés d'Edgar Allan Poe), Corman avait un don indéniable pour capter l'air du temps, et s'avérait un sacré metteur en scène, surtout quand les budgets qui lui étaient alloués lui permettaient de porter à l'écran ses idées les plus folles.
Test Blu-ray : L’étrangleur de Rillington Place
En 1968, Richard Fleischer signait avec L’étrangleur de Boston un film qui marquait le renouveau du thriller, un trip violent et hypnotique, très américain, avec lequel le cinéaste parvenait à se débarrasser des oripeaux du « Film Noir » qui avait régné sur le genre jusqu’à la fin des années 50. Refusant de surfer sur le succès de son film, le réalisateur part tourner au Royaume-Uni en 1971 10 Rillington Place, adaptation d'un sombre fait divers ayant défrayé la chronique en Angleterre à la fin des années 50. Pour sa sortie en France, le film sera renommé L'étrangleur de Rillington Place, afin de dresser une passerelle entre ces deux « étrangleurs »... Mais la comparaison s'arrête là ; il s'agit en effet de deux films radicalement différents.
Test Blu-ray : Peppermint
Pierre Morel est un des plus célèbres cinéastes français ayant réussi à faire son trou à l'international dans le petit monde du cinéma d'action. Ainsi, on le compare régulièrement à Jean-François Richet, Louis Leterrier, Florent Emilio Siri, Fabrice du Welz, Xavier Gens ou encore Jan Kounen. Mais à vrai dire, Morel possède tout de même un petit « truc en plus » qui le différencie de ses confrères : déjà, on pourra remarquer qu'il n'a pour le moment jamais dévié de sa trajectoire, restant à ce jour véritablement cramponné au cinéma de genre. Mais ce qui attire sur lui une immédiate sympathie est finalement, et de façon assez paradoxale, assez éloigné de son œuvre en tant que metteur en scène, et trouve en vérité sa place dans une des péripéties ayant animé, il y a un peu moins de dix ans, sa carrière de cinéaste. En effet, la plupart des cinéphiles éprouvent à son encontre un attachement particulier parce que Pierre Morel est un des seuls cinéastes issus de ce qu'on appellera « l'écurie Besson » à s'être, de façon frontale et définitive, opposé au diktat à la vision artistique de Luc Besson, ce qui a provoqué entre les deux hommes une brouille franche et définitive. Par conséquent, Pierre Morel est donc « LE » cinéaste qui a envoyé chier sévère le mogul du cinéma français ; et au lieu d'en ressortir brisé et de pointer derechef au Pôle Emploi le plus proche de chez lui, Morel a bel et bien réussi à s'imposer aux États-Unis de façon durable. On applaudit donc l'exploit des deux mains.
Test Blu-ray : Les ruelles du malheur
Sur le papier, et avec soixante-dix ans de recul temporel, on ne pouvait que s’enthousiasmer devant le générique artistique des Ruelles du malheur, qui marquait, en 1949, la rencontre entre deux « monstres sacrés » du Cinéma Hollywoodien : Nicholas Ray et Humphrey Bogart. Le réalisateur de Johnny Guitar et de La fureur de vivre rencontrait donc l’interprète mythique du Faucon maltais et de Casablanca : de quoi enflammer l’imagination de tous les cinéphiles ! A la découverte du fruit de leur collaboration cependant, on ne pourra que se rendre à l’évidence : l’attente générée par le film, se créant presque « malgré lui » dans l’esprit du cinéphile, se place automatiquement à un niveau irrémédiablement trop élevé, au point que l’on en finisse par se remémorer cette fameuse expression mettant en scène de façon imagée, une montagne et une souris.
À (re)voir en VOD : L’homme aux poings de fer
Tourner une bande d'exploitation à la mode Hong-Kongaise, avec des équipes techniques locales, sans ironie outrancière ni clins d'yeux incessants, tel était à l'origine le projet de RZA avec L'homme aux poings de fer.



















