Test DVD : Meurtres à Sandhamn – Saisons 5, 6 & 7
Dans le petit monde des séries policières contemporaines, Meurtres à Sandhamn est parvenue à se créer, en l’espace de quelques saisons, une place à part dans le cœur des téléspectateurs du monde entier.
Test Blu-ray : La 9ème vie de Louis Drax
Jusqu’il n’y a pas si longtemps, le réalisateur français Alexandre Aja était considéré comme le petit prodige de l’hexagone, et une des valeurs les plus sures qui soient en matière de cinéma fantastique. 500.000 entrées pour La colline a des yeux en 2006, 600.000 pour Mirrors en 2008, 640.000 pour son Piranha 3D en 2010… Puis tout se casse la gueule en 2014 avec Horns, qui ne réunira plus que 194.000 français dans les salles obscures. C’en est donc fini de l’état de grâce pour le fils d’Alexandre Arcady, et son septième long-métrage en tant que réalisateur, La 9ème vie de Louis Drax, n’aura finalement même pas les honneurs d’une sortie dans les salles françaises. Un coup dur pour ce cinéaste de 39 ans, d’autant que ce film s’avère probablement le plus sensible et le plus délicat de toute sa filmographie.
Test DVD : Ils sont partout
Avec Ils sont partout, Yvan Attal aborde de front un sujet difficile : l'antisémitisme latent et insidieux qui, si l'on en croit son discours sonnant véritablement comme une sonnette d'alarme, est en train de consumer la France dans l'indifférence générale. Pour mettre en scène plusieurs clichés antisémites, le réalisateur / scénariste opte donc pour le film à sketches. Par essence, le film à sketches est un exercice difficile, posant des problèmes de rythme et d'équilibre. En effet, on n'a pour ainsi dire jamais vu un film à sketches ne proposant que des histoires ayant toutes le même impact sur le spectateur. Même quand il n'est mis en scène que par un seul et même cinéaste, le film à sketches souffre souvent de longueurs, l'ennui s'installant en général devant les ruptures de ton ou fluctuations d'inspiration selon les sketches.
Test Blu-ray : Le baron rouge
En France, on a parfois tendance à résumer Roger Corman à une simple casquette de producteur débrouillard et un brin cynique. C'est un tort : on oublie trop souvent le grand cinéaste qu'il fut avant de prendre sa retraite de réalisateur, au fur et à mesure, au fil des années 70. Touche à tout, aussi à l'aise dans la chronique socio-politique (le formidable The intruder) que dans le formalisme le plus pur (ses sublimes films gothiques adaptés d'Edgar Allan Poe), Corman avait un don indéniable pour capter l'air du temps, et s'avérait un sacré metteur en scène, surtout quand les budgets qui lui étaient alloués lui permettaient de porter à l'écran ses idées les plus folles.
Test Blu-ray : Elle
Usant du rire, de la peur, du mauvais goût – voir les scènes de jeu vidéo désopilantes – et de la honte comme d’un matériau malléable à l’infini, cette nouvelle satire sociale de Verhoeven prend une tournure presque cosmique. Nous attendions cela depuis fort longtemps.
Paul Verhoeven exploite toutes les facettes de sa nouvelle actrice fétiche, en lui offrant un rôle sur mesure, vénéneux en diable, dans lequel Isabelle Huppert radicalise avec une saisissante maestria opacité perverse et cynisme coupant. »
Chatroom
William, 17 ans, solitaire, passe son temps sur internet et ouvre un forum de discussion pour les adolescents de sa ville.
Rejoints par Eva, Emily, Mo et Jim, tous vident leurs sacs sur leurs parents, leurs soi-disant amis, leurs émois, leurs traumatismes. William, très à l’écoute, les conseille et les incite à s’affranchir de leurs problèmes par l’action…
Aucun d’eux ne sait que dans la vie réelle William est un adolescent perturbé, et qu’il est déterminé à influencer le groupe sur son Chatroom « à la vie - à la mort »
À (re)voir en VOD : Bad boys – Watcha gonna do ?
Bad boys c’est le film des « débuts » pour à peu près tout le monde, que cela soit devant ou derrière la caméra. Des débuts fracassants pour son réalisateur et pour le duo d’acteurs principaux, puisque le film remportera 143 millions de dollars de recettes à travers le monde, et réunira 1,6 millions de français dans les salles obscures.
Test DVD : Les Aventures de la Ligue des Justiciers – Dieux et monstres
Réalisé par l’incontournable Sam Liu sur un scénario co-signé par l’excellent Bruce Timm, le nouveau film des studios Warner Premiere, La ligue des justiciers : Dieux et monstres, s’impose automatiquement comme un must-have.
Test Blu-ray : Sully
Avec ses 86 printemps au compteur, Clint l’éternel continue, tel Woody Allen, d’enchaîner les films avec une régularité métronomique. Si, depuis le génial Gran Torino, le niveau général s’est fait plus inégal, il continue de pratiquer un cinéma à l’ancienne, élégant et racé, avec l’assurance d’un vieux briscard du cinéma à qui on ne la fait plus. Le film présent, par ses thématiques et son élégance formelle, peut sans problème prétendre faire partie de ses bons crus, tant il déroule son histoire somme toute classique et très Américaine, avec un sens du récit et de la direction d’acteurs emportant immédiatement l’adhésion.
DVD Comrades
Ce que nous offre UFO consiste en 2 DVD et un livret. Dans le premier DVD, on retrouve le film de 1986, restauré et remastérisé. Concernant le son, au format 2.0, seule la version originale est disponible, ce dont ne se plaindront pas les cinéphiles, d'autant plus que le sous-titrage est excellent. Le format de l'image est de 1.78 (16 / 9 si vous préférez!), celui dans lequel le film a été tourné. N'ayant pas vu le film en salles, il m'est difficile de comparer la beauté des images qu'on peut voir sur son téléviseur à celles obtenues sur grand écran. Une seule certitude : avec ce DVD, c'est déjà très beau !
Test Blu-ray : Breaking in
Plus de trente ans après les déboires de Bruce Willis au Nakatomi Plaza, les temps ont changé, mais la recette Die Hard fonctionne toujours, comme le prouve ce très efficace Breaking in, réalisé par James McTeigue, révélé en 2006 avec V pour Vendetta. En lieu et place du building high-tech du film de McTiernan, on trouvera ici une villa érigée en véritable forteresse ultra-sécurisée, et dans le rôle du John McClane de service, on trouvera Shaun Russell, incarnée par Gabrielle Union, actrice de 46 ans quasi-inconnue en France, mais ayant sa petite renommée de l’autre côté de l’Atlantique. Signe des temps, c’est donc une femme, et qui plus est noire, qui endossera pendant une heure et demi la défroque du dur à cuire que personne n’attendait, mais qui s’avère bien déterminé à se débarrasser des truands qui menacent sa famille.
Test DVD : Plumes
Plumes est le premier long-métrage du cinéaste égyptien Omar El Zohairy, et a reçu le Grand prix de la Semaine de la critique au Festival de Cannes 2021. Il s'agit d'une fable absurde se servant d'un élément fantastique afin de critiquer le patriarcat égyptien.



















