Test Blu-ray : La dixième victime
Film assez unique et typique des années 60, La dixième victime se situe au carrefour de multiples influences, que l’on n’imaginait pas forcément voir un jour cohabiter au sein d’un seul et même long-métrage. Premièrement, on a donc un scénario de Ennio Flaiano et Tonino Guerra, collaborateurs réguliers de Federico Fellini, qui adaptent avec l’aide d’Elio Petri et Ernesto Gastaldi, chantres d’un certain cinéma populaire très orienté à gauche, une nouvelle de Robert Sheckley, auteur américain de science-fiction, qui semble pourtant à cent lieues de leurs univers respectifs.
Test Blu-ray : Ali Baba et les quarante voleurs
Dans les années 40, le film d’aventures américain était très fortement teinté d’exotisme : qu’il s’agisse d’explorer les territoires plus ou moins vierges des îles du Pacifique, de découvrir des civilisations « perdues » au cœur de la jungle amazonienne ou de se perdre dans les étendues désertiques du Moyen-Orient, tout était bon pour s’évader gentiment sur le mode gentiment décomplexé du « sérial » des années 20.
Test DVD : Les 7 Églises de l’Apocalypse
Comme grisé par les magnifiques paysages qui habillent les neuf épisodes de cette série documentaire, Les 7 Églises de l'Apocalypse joue donc la carte du mystère et de « l'aventure », mais de l'aventure au sens large
Exclusivité VOD : Warning – Do not play
Réalisateur en 2007 d'un torture-porn particulièrement complaisant – pragmatiquement intitulé The butcher – le réalisateur Kim Jin-won s'était par la suite évanoui dans la nature : si l'on sait que son premier film avait été interdit de diffusion dans son pays d'origine (la Corée du Sud), il est en revanche impossible de notre côté de l'hémisphère d'en apprendre d'avantage sur ce qu'a fait le cinéaste pour subsister pendant les douze années qui séparent son premier et son deuxième long-métrage.
Test DVD : Peaky blinders – Saison 2
La série Peaky Blinders a su se faire un nom au sein de la profusion de séries actuelles, et s’impose même, avec sa deuxième saison plus ambitieuse et réussie que la première, comme une des séries dramatiques les plus incontournables du moment.
Test Blu-ray : Horse soldiers
Si les événements du 11 septembre 2001 ont clairement changé la face du monde, il était inévitable que le cinéma américain s’en voie également profondément modifié : très rapidement, on a pu voir se dessiner un « avant » et un « après » World Trade Center dans le traitement des intrigues contemporaines, même quand ces dernières ne traitaient pas frontalement de l’attentat sur les tours jumelles. Comme pour dresser un rempart contre la barbarie, les studios se sont pour la plupart réfugiés derrière la bannière étoilée, brandissant haut et fort un patriotisme propre à réunir la nation contre la violence aveugle. Dans un réflexe de défense, et en hommage aux victimes des attentats du 11 septembre, tout un peuple semble donc s’être uni, la main sur le cœur et l’hymne national aux lèvres. Et si les actes terroristes sur les tours du World Trade Center l’ont peut-être exacerbé, on admettra tout de même que le patriotisme a toujours été une valeur forte –sinon fondamentale– aux Etats-Unis, et de fait, a également toujours été très présent dans le cinéma américain, au point que de nombreux observateurs extérieurs lui confèrent parfois des visées « impérialistes » pas forcément très pertinentes.
Test Blu-ray : Les copains
Pendant des années, le cinéma d'Yves Robert s'est amuser à invectiver le spectateur avec espièglerie sur l'existence et le train-train quotidien. Un rien anar sur les bords, il décrit souvent dans ses films des modes de vie alternatifs, détachés des conventions sociales, où les gens vivent à la campagne, oisifs, heureux et auto-suffisants.
Test Blu-ray : Mother !
Nous sommes ici dans cette catégorie pas si fréquente de films n’ayant pas peur de l’outrance et de la grandiloquence, au risque de perdre une partie des spectateurs. C’est le risque que prend le cinéaste à vouloir à tout prix faire le contraire de ce que l’on peut attendre de lui, et cela prend des proportions particulièrement extrêmes dans le cas présent. Il est donc difficile, en sortant de la séance, d’émettre un avis constructif et réfléchi sur une œuvre totale, dans ce que le terme a de plus absolu, à savoir le fruit du travail d’un véritable artiste paniqué à l’idée de tomber dans le consensuel, et n’hésitant pas, pour arriver à ses fins, à malmener son public, quitte à déraper par instants dans le sordide le plus total, à travers une scène en particulier, qui fera grincer pas mal de dents, et devrait au passage faire claquer quelques sièges.
Test Blu-ray : Desierto
Puissant et immersif, Desierto est un survival époustouflant, dont la caractéristique principale, un an après sa réalisation, est d’être devenu un survival « politisé ». En effet, si le propos de Jonás Cuarón n’était peut-être pas, à la base du projet, de livrer au spectateur un thriller à ce point conscientisé, la première bande-annonce du film répondait en revanche clairement aux déclarations de Donald Trump sur l’immigration durant sa campagne électorale (sa récente élection à la présidence des États-Unis coïncide d’ailleurs quasiment jour pour jour avec la sortie du DVD et du Blu-ray en France), place vraiment Desierto sur le terrain de la contestation, du portrait au vitriol d’une Amérique à la dérive.
Test DVD : Seule – Les Dossiers Silvercloud
Asia Argento a repris le chemin des studios pour Seule – Les Dossiers Silvercloud, premier long-métrage de Jérôme Dassier. Il s’agit d’un film d’espionnage prenant parfois des airs de thriller, mais ne décollant jamais réellement.
Test DVD : Divorce Club
Si le schéma narratif de Divorce Club est connu et ne dérogera jamais réellement aux règles et autres passages obligés établis par le genre auquel il appartient, le troisième long-métrage de Michaël Youn n’en demeure pas moins une comédie enlevée, excellemment rythmée et mise en scène avec le plus grand soin.
Test Blu-ray : Aux yeux de tous
D’entrée de jeu, Aux yeux de tous part avec un handicap de taille : celui d’être le remake américain de Dans ses yeux (Juan José Campanella, 2009), excellent polar argentin qui avait obtenu l’Oscar 2010 du meilleur film en langue étrangère. Il faudra donc que le spectateur « oublie » ou tente d’occulter de sa mémoire le souvenir du film de Campanella afin de parvenir à apprécier à sa juste valeur le film de Billy Ray, sans tenter de « comparer » les deux longs-métrages.



















