Test DVD : Les poupées du diable
Les poupées du diable marque la rencontre de trois « grands noms » du cinéma des années 30 : Tod Browning derrière la caméra, Lionel Barrymore devant et Erich Von Stroheim au scénario. Très amusant, le film démarre rapidement en nous propose un postulat de départ complètement farfelu
Test DVD : La femme au tableau
"La femme au tableau" raconte de façon réussie une histoire qui s'est réellement passée et, le temps passant, les horreurs de la période nazie s'éloignant de plus en plus de notre présent tout en étant remplacées par d'autres horreurs, il n'est jamais inutile de faire une piqure de rappel sur le sujet.
Test Blu-ray : Il a déjà tes yeux
Depuis quelques années, le cinéma français, sous l'influence de l'immense popularité d'Omar Sy, a redécouvert ses acteurs et cinéastes noirs. En 2009, avec La première étoile, Lucien Jean-Baptiste réunissait 1,6 millions de français dans les salles ; en 2011 et 2014, Fabrice Eboué et Thomas Ngijol dépassaient également le million d'entrées avec Case Départ et Le crocodile du Botswanga. Début 2017, avec Il a déjà tes yeux, Lucien Jean-Baptiste (encore lui), parvenait à nouveau à attirer 1,3 millions de français vers les salles obscures.
Test Blu-ray : Les animaux fantastiques – Les crimes de Grindelwald
Longtemps avant l’arrivée de Harry Potter à Poudlard, les magiciens vivaient déjà parmi nous, à commencer par Norbert Dragonneau, défenseur de créatures mal aimées et marginal au sein de sa communauté.
Test DVD : Sacré Père Noël
C'est de saison : après avoir abordé le Père Noël psychopathe de Douce Nuit, Sanglante nuit hier, on revient aujourd'hui au personnage, mais de façon beaucoup plus gentille et familiale avec Sacré Père Noël, un court métrage d'animation britannique.
Test Blu-ray : Life – Origine inconnue
Le Blu-ray de Life – Origine inconnue édité par Sony Pictures fait littéralement des miracles. Malgré un tournage plongé dans l’obscurité la plupart du temps, l’image est d’une précision et d’une limpidité extraordinaire, les couleurs en envoient plein les mirettes, et les contrastes sont d’une solidité à toute épreuve. La définition est purement et simplement irréprochable, le piqué d’une précision à couper le souffle,
Test Blu-ray : En marge de l’enquête
Si par essence, le genre du Film Noir pourra volontiers être considéré comme déjà très enclin à la misogynie d’une façon générale, certains films s’illustrant dans le genre s’affirmeront tout particulièrement comme de vibrants plaidoyers machistes qui auraient de quoi, avec le recul, faire s’arracher les cheveux à tou(te)s les féministes. Sorti sur les écrans en 1947, En marge de l’enquête fait partie de cette poignée de films proposant une « réflexion » sur la place de la femme dans la société qui pousse tellement le bouchon au niveau de la provocation que l’on en viendrait presque à douter de son sérieux. Pourtant, le film de John Cromwell, écrit par Oliver H.P. Garrett et Steve Fisher, ne quitte jamais les rails du premier degré et, encore pire, donne finalement dans le déroulement de son intrigue tout à fait raison au personnage d’Humphrey Bogart, qui s’avérait être le protagoniste ayant proféré tout au long du film une longue série d’énormités concernant l’abjection et la perfidie intrinsèques à la nature profonde de la « Femme ».
Test Blu-ray : Equalizer
Avec son personnage faisant office de machine à tuer carrément invincible et jamais réellement prise en défaut, Equalizer s’inscrit dans cette veine « bourrine » du cinéma d’action.
Test Blu-ray : Insaisissables 2
Préparez-vous car les tours de magies vont pleuvoir et c’est un des bons points du film. Le fameux « bigger better louder » des suites est pris ici au pied de la lettre. On se retrouve face à un pur divertissement et ça fait du bien. On prend son pied lors de scènes réalisées avec un sens du suspens à couper le souffle
Test Blu-ray : Harlots – Saison 2
Porte-drapeau d’une télévision féministe d’un nouveau genre, la première saison de Harlots avait plongé le spectateur au cœur d’une véritable « guerre » entre deux maisons closes du quartier de Covent Garden à Londres. Créée et développée par Alison Newman et Moira Buffini, la série a la particularité de n’être produite, écrite et réalisée que par des femmes. Des femmes qui se consacrent à d’autres femmes donc, pour tenter d’humaniser celles qui n’étaient résumées dans le Harris’s list of Covent Garden ladies (1757-1795) que par la description détaillée de leurs pratiques sexuelles. Dans Harlots, les « putains » prennent donc leur revanche, l’intrigue de la série s’attachant au contraire à mettre en avant le statut des femmes – de petite vie, mais pas uniquement, comme le montre de façon assez brillante l’introduction du personnage de Lady Fitz, incarné par Liv Tyler – dans l’Angleterre du XVIIIème Siècle, tout autant que leur lutte perpétuelle pour obtenir un semblant de dignité ou de « liberté » au sein d’une société qui les écrase totalement.
Test DVD : Abel
Déjà pour son premier long, la mise en scène d'Alex Van Warmerdam fait preuve d’une grande inventivité avec une accumulation de scènes bizarres faussement désinvoltes et un environnement de carton-pâte. L’humour dans les situations et les dialogues étranges font de Warmerdam un héritier de Beckett ou Ionesco et un judicieux contemporain de Kaurismaki, dont il partage le goût pour des décors colorés et décalés, mais dans un cadre bien moins réaliste que le finlandais. Alex van Warmerdam a le sens du plan contrôlé
Test Blu-ray : Man on high heels
Inclassable, gonflé et clairement surprenant dans ses ruptures de ton et de style, Man on high heels s’impose comme le premier polar d’action LGBT (acronyme pour Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Trans). Slalomant entre des séquences d’action monumentales, chorégraphiées avec l’énergie, la brutalité et le talent d’un Robert Rodriguez 90’s, et la chronique/comédie de mœurs conservant un pied solidement ancré dans le réel, le film de Jang Jin (Guns & talk, Someone special) joue l’équilibriste avec une maestria étonnante, mélangeant les genres et les intrigues avec un sens du rythme et du dosage qui le rendent, au final, tout à fait singulier.


















