Test Blu-ray : Song to Song
Sensible, grandiose, bouleversant, Song to Song fait partie de ces films qui ont tendance, lorsqu'ils se terminent, à provoquer chez le spectateur un sentiment de vide quasi-cosmique, l'impression diffuse et durable d'avoir vu une œuvre à la fois monumentale et presque trop « grande » pour lui – comme si même le fait d'en parler -et encore plus d'en rédiger une critique- était vain, désespérément vain dans le sens où le film par lui-même exprime déjà tout, et d'une façon autrement plus limpide que nous ne pourrions jamais l'approcher avec des mots. Comme tous les films de Terrence Malick ou presque, Song to Song se « vit » beaucoup plus qu'il ne s'analyse ou ne se raconte. C'est rare dans une vie de cinéphile, quand un film parvient à lui-seul à imposer le silence, surtout de la part de cinéphiles aussi bavards que nous autres sur critique-film, qui aimons tout particulièrement, comme tous les critiques, parler pour ne rien dire au final de plus que quelques évidences.
Test DVD : Pourris gâtés
En dépit de sa nature de remake, Pourris gâtés s’inscrit tout à fait dans le schéma typique de la comédie française contemporaine : les thèmes abordés ici traiteront surtout de conflit entre les générations et de l’esprit de famille au sens large.
Test Blu-ray : Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais elle...
Se basant sur un scénario « prétexte » mélangeant l'humour et le policier, Michel Audiard signe une œuvre légère aux dialogues taillés sur mesure pour une équipe de comédiens qu'il connait fort bien (Annie Girardot, Bernard Blier, Mireille Darc)
Test DVD : Mon fils
Avec "Mon fils", Eran Riklis réussit à montrer de façon limpide la ségrégation qui existe en Israël entre juifs et arabes sans pour autant nous infliger un pamphlet manichéen.
DVD Comrades
Ce que nous offre UFO consiste en 2 DVD et un livret. Dans le premier DVD, on retrouve le film de 1986, restauré et remastérisé. Concernant le son, au format 2.0, seule la version originale est disponible, ce dont ne se plaindront pas les cinéphiles, d'autant plus que le sous-titrage est excellent. Le format de l'image est de 1.78 (16 / 9 si vous préférez!), celui dans lequel le film a été tourné. N'ayant pas vu le film en salles, il m'est difficile de comparer la beauté des images qu'on peut voir sur son téléviseur à celles obtenues sur grand écran. Une seule certitude : avec ce DVD, c'est déjà très beau !
Bruce Lee : naissance d’une légende
En se concentrant sur les jeunes années du dragon, jusqu’à ses 18 ans, ce premier film d’une trilogie nous fait passer du rire aux larmes en insistant sur une belle histoire d’amour entre le jeune Bruce Lee et sa belle dulcinée. Peu d’action au compteur donc, et pas vraiment de démonstration sur son apprentissage des arts martiaux, mais une immersion romancée dans l’univers privé de la famille Lee, nous permettant de connaître encore un peu mieux celui qui deviendra une star planétaire des films d’arts martiaux. On passe un beau moment et on se lasse prendre au jeu de cette histoire drôle et touchante qui s’ouvre avec le témoignage du frère et de la sœur de Bruce, et qui est portée par des acteurs bien crédibles.
Test Blu-ray : Le port de la drogue
Aujourd'hui unanimement considéré comme un grand classique du Film Noir, Le port de la drogue a pourtant été, durant de nombreuses années, assez mal aimé des cinéphiles. Déjà, on notera qu'il a une histoire un peu particulière pour nous autres français : si le titre évoque une sombre histoire de drogue complètement absente du métrage en VO, c'est qu'à l'occasion de sa sortie en salles en France au début des années 60, le distributeur avait jugé bon de gommer toute référence au fait que les « méchants » du film soient de dangereux espions communistes. Le film fut tourné en plein maccarthysme triomphant aux États-Unis (1953), mais en France à cette époque, les idées du parti communiste sont encore assez populaires ; aussi la version française du film ne parlera pas de cocos, mais de trafiquants de coco. Pour beaucoup de cinéphiles, même s'il est loin d'être central au film de Fuller, cet aspect « anti-rouge » n'aura valu aucune sympathie au Port de la drogue, au point d'être parfois considéré comme un vulgaire film de propagande.
Test DVD : L’affaire Pasolini
Se mettant dans les pas du cinéma de Francesco Rosi, celui de "Main basse sur la ville" et de "Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon", David Grieco propose un film à la fois politique et proche du thriller.
Test Blu-ray : Creed II
La saga Rocky fut initiée en 1976 par John G. Avildsen et Sylvester Stallone, avec un film ayant remporté rien de moins que trois Oscars dont celui du meilleur film. En un peu plus de 40 ans, la saga du boxeur incarné par Stallone a par la suite donné naissance à huit films, développant plus ou moins toujours le même schéma narratif, celui que l’on nomme communément celui de l’underdog, mot anglais signifiant « outsider », et qui s’adaptera à tous les récits mettant en scène des challengers désignés comme ayant forcément perdu d’avance, qui finiront malgré tout par réussir à remporter la victoire. Au cœur de la franchise Rocky cependant, il y a un film qui divise sérieusement les fans, et se voit souvent qualifié de vilain petit canard ou de maillon faible : il s’agit de Rocky IV (Rokikat’).
Test Blu-ray : Jeff Panacloc perd le contrôle
Même si sa peluche attire forcément les enfants, l'humour de Jeff Panacloc s'avère plutôt destiné à un public d'adultes, la peluche Jean-Marc étant, pour citer Wikipédia, « un singe politiquement incorrect, grossier et dévergondé ». Volontiers trash, Panacloc déverse donc des tombereaux de vannes en dessous de la ceinture avec une efficacité directement héritée du stand up
Test DVD : Prosper
N’ayant malheureusement réalisé qu’un peu moins de 40.000 entrées dans les salles françaises, Prosper n’aura en toute logique pas droit à une édition Blu-ray, et s’épanouira donc sur support DVD sous les couleurs de Le Pacte.
Test DVD : Sleepless
On connaît la manie du cinéma hollywoodien de refaire à l’américaine des succès du cinéma hexagonal. (...) Il est par contre beaucoup plus rare que les grands studios d’outre-Atlantique s’intéressent de près à des films qui n’ont pas vraiment prouvé leur potentiel commercial lors de leur sortie chez eux. Sleepless fait donc un peu figure de curiosité, puisque l’original dont il s’inspire, Nuit blanche de Frédéric Jardin, n’avait guère mis en émoi le box-office lors de sa sortie sur les écrans français en novembre 2011. Nous étions également passés à côté à l’époque, en dépit de la présence du craquant Tomer Sisley en haut de l’affiche. Quoiqu’il en soit, nous ne pensons pas avoir perdu au change, puisque le premier film américain du réalisateur suisse Baran bo Odar est un film de genre convenablement divertissant. Comme c’est souvent le cas avec ces histoires de policiers incroyablement coriaces, il vaut mieux ne pas être trop regardant sur la cohérence de l’intrigue et encore moins sur son enracinement dans une quelconque réalité urbaine. Mais dans l’ensemble, il n’y a vraiment pas de quoi bouder notre plaisir face à ce spectacle d’évasion rondement mené.

















