Test Blu-ray : The deadly affair / M15 demande protection
Souvent qualifiés d’anti-James Bond, les récits d’espionnage imaginés par John le Carré privilégient clairement le réalisme et la description précise d’une série d’enjeux socio-politiques, au détriment de l’action et des délires exotiques signés Ian Fleming, et adaptés au cinéma à partir de 1962 avec James Bond 007 contre Dr. No. Quand il décide d’aborder l’adaptation d’un roman de John le Carré en 1966, cinq films mettant en scène l’agent 007 sont déjà sortis sur les écrans du monde entier, et Sidney Lumet a donc bien en tête ce à quoi ne ressemblera PAS The deadly affair, qui sortirait en 67 en France sous le titre M.15 demande protection. Paradoxalement
Test Blu-ray : A beautiful day
La prestation de Joaquin Phoenix porte littéralement A beautiful day, avec sa mise en scène bien entendu, et lui apporte une véritable charge émotionnelle, sans donner l’impression d’être dans une quelconque recherche de performance. Avec sa barbe et son regard d’animal blessé, constamment dans un état de semi somnolence, il apporte à la fois beaucoup d’humanité et une violence sourde prête à exploser à n’importe quel instant. Et lorsqu’il la laisse s’exprimer, c’est à coups de marteau qu’il se fraye un chemin parmi ses ennemis. Mais loin de faire dans la stylisation de la violence à la manière d’un Nicolas Winding Refn ou du polar coréen moderne, la cinéaste préfère jouer la retenue, du moins un certain temps. Car la violence graphique est bien évidemment présente, mais esquivée dès que possible par de subtils artifices, par exemple lorsqu’elle capte son personnage massacrant ses adversaires par l’intermédiaire de caméras de surveillance, ou lorsqu’elle utilise subtilement le hors champ, comme lors de cette scène intense où le justicier dit à la très jeune fille qu’il vient délivrer « Close your eyes » avant de tuer l’un des criminels, la caméra restant rivée sur le visage impassible de la jeune victime, comme sonnée par tout ce qu’elle a vécu, et pourtant seul symbole du film de cette innocence souillée par la perversion d’adultes dépravés.
Noël approche : une sélection de coffrets DVD pour les fêtes
Les fêtes de Noël approchent à grands pas, et comme tous les ans, les éditeurs vidéo français participent à la liesse générale et s’invitent dans votre salon, entre le foie gras et la bûche pâtissière. Vous n’aviez pas d’idée afin de faire plaisir à Tonton Roger, ou au petit dernier, dont la passion première semble être de vous glisser son doigt mouillé dans l’oreille en déclamant des vers de Maître Gims ou d’Aya Nakamura ?
Test DVD : Big Racket
Spécialiste d’un cinéma brut de décoffrage, Enzo G. Castellari s’est depuis toujours spécialisé dans les bandes d’exploitation violentes et excessives. Il n’est donc point étonnant de le retrouver aux commandes du très réussi Big Racket, polar urbain sévèrement burné tournant à mi-parcours vers le film de vengeance sans concession.
Test Blu-ray : Dirty papy
Petite comédie trash dans la droite lignée de Very bad trip et autres délires de fêtards en folie, Dirty Papy a réuni environ 221.000 curieux dans les salles obscures au début de l’année, ce qui est un bon petit score pour un film n’ayant bénéficié de quasiment aucune promotion dans l’hexagone. Un succès qui est sûrement dû à la présence au casting de Robert De Niro, qui renoue avec la comédie six ans après Mon beau-père et nous, et nous propose ici une composition de grand-père passablement obsédé et jurant comme un charretier, cassant nettement avec ses rôles habituellement plus taciturnes.
Test DVD : Adieu Monsieur Haffmann
Avec Adieu Monsieur Haffmann, Fred Cavayé réussit habilement à ne pas tomber dans une réalisation de type théâtre filmé.
Test Blu-ray : Mr Majestyk
Dans les années 70, il faisait chaud, on suait beaucoup, mais à l'époque, ce n'était pas trop un problème pour emballer les nanas, même si on avait l'air d'un vieux schnock libidineux. Regardez les mecs dans les films de Sam Peckinpah, ils emballaient sévère, malgré leur physique ingrat. Même Warren Oates.
Test DVD : Woman and Child
Dorénavant, quand on regarde un film iranien, ce qu’on regarde en premier, c’est la tête des femmes lorsqu’elles sont en famille dans leur domicile.
Test DVD : Monsters – Dark continent
Monsters – Dark continent est la suite, plus ou moins attendue, du Monsters de Gareth Edwards, tentative poético-romantique de signer un film de monstres sans monstres (les mauvaises langues targueront d'ailleurs qu'il a remis le couvert l'année dernière avec Godzilla).
Test DVD : L’arbitro
La plus mauvaise équipe de la 3ème division de football sarde, L’Atletico Pabarile, se fait humilier tous les ans par le Montecrastu, une équipe dirigée par l’arrogant Brai, qui se plaît à malmener les joueurs comme un seigneur des campagnes. Le retour au pays du jeune Matzutzi change cependant l’équilibre du championnat, et soudain l’Atletico Pabarile se met à gagner un match après l’autre grâce aux prouesses de son nouveau joueur prodige...
Test DVD : Marions-nous !
Abordant de front le sujet du mariage homosexuel, un thème que l’on ne qualifiera pas de « difficile » mais simplement de « sensible », Marions-nous permet à la scénariste / réalisatrice Mary Agnes Donoghue d’ajouter un nouveau portrait de femme(s) à sa filmographie, déjà résolument tournée vers la gent féminine
Test Blu-ray : Moi, Tonya
Alors qu’elle s’entraîne pour les Jeux Olympiques de 1994, Nancy Kerrigan est frappée au genou. L’entourage de sa rivale Tonya Harding est rapidement soupçonné. Ce fait divers marquant est revisité sous la forme d’une farce faussement documentaire dans Moi, Tonya, avec témoignages face caméra. La vie chaotique de la principale suspecte est examinée, de son enfance douloureuse jusqu’à l’incident. Issue d’une famille modeste, elle est dépeinte comme une victime. De la société, de sa mère acariâtre qui a voulu faire d’elle une championne à tout prix et de son mari violent. Elle était le vilain petit canard opposé à la fiancée d’une Amérique trop parfaite.



















