Test Blu-ray : Paranoïa
L’exploit technique est de taille : Paranoïa a été tourné du début jusqu’à la fin avec un téléphone portable dernière génération. Toutefois, l’aspect visuel du film s’en ressent à peine, puisque les perspectives claustrophobes ou paranoïaques qui rendent le récit si oppressant ne nous paraissent guère dépendre directement de cet appareil d’enregistrement dans l’air du temps. Une fois de plus aux commandes derrière la caméra par le subterfuge de son pseudonyme de chef opérateur Peter Andrews, le réalisateur Steven Soderbergh emploie plutôt l’image dans une finalité dramatique, grâce justement à ces compositions de plan qui instaurent la solitude et l’insécurité du personnage principal, avant même que les détails de la perturbation sérieuse de sa sphère privée ne soient révélés. D’un point de vue strictement formel, le film peut donc tenir sa promesse de nous plonger dans la psychose déroutante d’une femme dont le rôle de victime subit quelques variations pas sans intérêt. Et puis, le gadget du téléphone portable apparaît également dans le champ, en tant que bouée de sauvetage illusoire dans ce microcosme étouffant, quasiment d’office incapable d’établir un lien psychologiquement sain avec le monde extérieur.
Test DVD : La juste route
De temps en temps, il y a des films importants et forts dont on se dit qu'il est nécessaire, via un DVD, de pouvoir les montrer à des amis et les revisionner à volonté. "La juste route" fait partie de ces films.
Test Blu-ray : Une saison en enfer
Depuis les débuts du 7ème Art, nombreux sont les cinéastes ayant tenté de saisir sur celluloïd l’essence d’un autre Art : peinture, chanson, poésie, théâtre… Si d’aucuns ont parfois osé jouer avec la forme et les codes cinématographiques afin de tenter de faire naitre chez le spectateur des émotions différentes, la plupart du temps, ces films sont comparables à des « biopics » ou biographies filmées, ne retrouvant pas forcément la force originelle des Arts qu’ils abordent de front. C’est d’autant plus flagrant quand un film s’attaque à un artiste ayant révolutionné son médium…
Test DVD : Table 19
Genre bien établi de la comédie américaine depuis de nombreuses années maintenant, la « comédie de mariage » a toujours le vent en poupe, les auteurs rivalisant littéralement d’ingéniosité afin de tourner en dérision une cérémonie et plus largement une « institution » incontournable de l’American Way of Life. On se souvient, pêle-mêle, de Serial noceurs, Mariage à la grecque 1 et 2, The big divorce, Mes meilleures amies, Donne-moi ta main, I love you man, Meilleures ennemies, Le témoin amoureux, Témoin à louer ou encore du très amusant Hors contrôle… Aujourd’hui, c’est Table 19 qui débarque directement en vidéo sous les couleurs de 20th Century Fox, sans passer par la case cinéma – malgré un solide capital sympathie du côté des colonnes de critique-film, le film s’est en effet ramassé un beau gadin au box-office américain en ne réalisant que 3,6 millions de dollars de recettes, ne suffisant même pas à rentabiliser un budget –pourtant modeste– de cinq millions.
Test DVD : Paradise Beach
Découvert en 1997 avec l’excellent J’irai au paradis car l’enfer est ici (on n’a d’ailleurs jamais eu réellement l’occasion de constater si le film avait vieilli puisqu’il reste encore à ce jour inédit en DVD en France), Xavier Durringer a depuis une vingtaine pris le parti d’alterner les films de cinéma et les productions destinées à la télévision. Après avoir réuni plus de quatre millions de français à la TV avec La mort dans l’âme début 2018, Durringer a orchestré son grand retour au polar avec Paradise beach, qui sonne vraiment comme un « retour aux sources », d'autant que comme dans le cas du film de 1997, il co-signe le scénario avec Jean Miez, ex-gangster et ex-taulard reconverti dans le cinéma.
Test DVD : Hercule contre Rome
S’il a clairement fait les beaux jours du cinéma d’exploitation italien des années 50/60, le péplum est un genre aujourd’hui tombé en désuétude. Par ailleurs, dans un vingt-et-unième siècle sexualisé jusqu'à l'absurde, ce genre hier très populaire, riche en acteurs bodybuildés affichant fièrement leur torses huilés et leurs petites jupettes (Steve Reeves, Reg Park…), souffre aujourd’hui dans la culture populaire d’une image très orientée, probablement en partie propagée par la célèbre réplique adressée par Peter Graves au petit Joey dans Y’a-t-il un pilote dans l’avion : « Tu aimes les films sur les gladiateurs ? ».
Test DVD : Bébé Tigre
C'est un portrait de l'adolescence, cette période de la vie où on est à la fois très seul et très entouré, que réussit excellemment Cyprien Vial. Une adolescence qui conduit à un passage à la position d'adulte et à des décisions qui, parfois, sont particulièrement difficiles à prendre.
Test DVD : Revenir
Avec la longue période du confinement, rares ont été les films sortis en salles depuis le début de l'année et qu'on peut ranger dans la catégorie "coups de cœur". "Revenir" en fait partie et le voilà qui sort en DVD.
Test DVD : Black Stone
Réalisateur coréen de 44 ans, Roh Gyeong-Tae signe, avec Black Stone, son 4ème long métrage de cinéma, le 3ème à sortir dans des salles de notre pays. Tournant aussi souvent aux Philippines que dans son pays, Roh Gyeong-Tae a fait commencer ce film en Corée et l’a poursuivi aux Philippines, dans un paysage tropical dévasté par la pollution environnementale, Black Stone étant le 3ème volet d’une trilogie consacrée à ce thème. Pour ce film, Roh Gyeong-Tae se dit avoir été influencé par Robert Bresson et Apichatpong Weerasethakul
Test Blu-ray : Connasse, princesse des coeurs
Connasse, bouffonne, pétasse ou tout simplement conne... Tel est l'odieux personnage télévisuel créé par Camille Cottin pour Canal + dans la série Connasse. La « connasse » en question était donc l'héroïne d'un format court, nous donnant à découvrir un personnage de femme égocentrique et insupportable
Test DVD : Tempête de sable
C'est Pyramide Vidéo qui édite aujourd'hui Tempête de sable en vidéo, et l'éditeur a fait le choix, somme toute logique (étant donné, de ne proposer le film d’Elite Zexer que sur support DVD. Et malgré la présence régulière d'un bruit vidéo un peu trop envahissant, inhérent aux limites techniques d'un encodage DVD, on est en présence d'un master parfait, à la définition précise et aux couleurs vives, sans le moindre petit problème d'encodage à l'horizon. Côté son, la VO arabe est proposée, au choix, dans un mixage Dolby Digital 5.1 discrètement spatialisé, mais nous réservant quelques beaux moments de dynamisme acoustique (surtout dans la restitution des échos), soit dans un plus classique encodage Dolby Digital 2.0, toujours parfaitement net et clair. Bref, c'est du tout bon.
Test Blu-ray : The Jane Doe identity
Attention, second coup de cœur de Gérardmer 2017 (après Split), The Jane Doe identity a glacé le public du festival. Un véritable film d’horreur sans concession qui met mal à l’aise dès son entame (en même temps, une morgue ça aide bien). Le film nous fait plonger dans l’autopsie la plus terrifiante jamais vu à l’écran. On ne ressort pas indemne de The Jane Doe identity… pour le plus grand bonheur des fans de cinéma de genre.



















