Test DVD : La loi de la violence
Co-production italo-espagnole, La loi de la violence est un film étrange, dont l'attraction quasi-hypnotique sur le spectateur amateur de western spaghetti se révèle aussi irrésistible que bizarre et incompréhensible.
Test Blu-ray : Le pont des espions
Derrière son apparence trompeuse de somnifère pour les jeunes générations de spectateurs, Le pont des espions est le film le plus passionnant et maîtrisé de Steven Spielberg depuis longtemps ! Avec une sobriété exemplaire, il revient aux sources du cinéma, voire à celles de l’humanité tout entière
À voir en VOD : Wolfboy
Wolfboy est un récit de coming of age aussi sympathique que convenu, tournant autour d'un jeune garçon souffrant d'hypertrichose, une maladie génétique qui lui vaut une pilosité abondante sur l’ensemble du corps, et notamment sur le visage.
Test Blu-ray : Orange is the new black – Saison 1
Développée depuis quelques années par Jenji Kohan (Weeds) pour Netflix, la série Orange is the new black cartonne depuis 2013, et sept saisons ont d’ores et déjà été commandées à ce jour par le réseau américain, leader incontesté du streaming en ligne. Alors que les épisodes de la sixième saison devraient logiquement débarquer aux environs du mois de juin, Sony Pictures a eu l’excellente idée début janvier d’éditer les quatre premières saisons du show en coffrets Blu-ray et DVD. C’est donc l’occasion rêvée pour revenir sur les premières saisons d’une série devenue incontournable, en essayant, autant que possible, d’éviter les [SPOILERS]…
Test DVD : Cheap Thrills
Jusqu’où seriez vous prêts à aller pour de l’argent ? E.L. Katz propose une réponse en forme d’escalade insensée de violence sociale, de plus en plus cynique et noire au fur et à mesure que l’on s’approche de son dénouement inéluctablement tragique, et de son dernier plan inoubliable
Test DVD : Fréquence Meurtre
Jeanne Quester est heureuse. Médecin dans un service d'urgences psychiatrique, elle anime tous les soirs une émission de radio. Son divorce est réussi, son émission marche, sa fille l'adore. On ne pourrait imaginer que vingt-cinq ans plus tôt elle a vecu un drame horrible. C'est alors qu'il appelle en direct à la radio. C'est Faber, le fou criminel qu'elle a rencontré autrefois, qui lui demande: "Vous croyez qu'il est malsain de laisser des choses inachevées ?"
Test Blu-ray : Bad moms 2
En 2016, le duo Jon Lucas / Scott Moore, responsable des scénarios de la trilogie Very bad trip, avait proposé au public une sympathique virée du côté des mères de familles américaines délaissées avec Bad moms. S'il n'allait jamais réellement au bout de son concept de départ et n’atteignait jamais la portée doucement subversive qui fait tout le sel des comédies trash réussies, le film a néanmoins remporté un franc succès au box-office : presque 200 millions de dollars de recettes et un peu plus de 340.000 entrées en France.
Test Blu-ray : L’étrangleur de Rillington Place
En 1968, Richard Fleischer signait avec L’étrangleur de Boston un film qui marquait le renouveau du thriller, un trip violent et hypnotique, très américain, avec lequel le cinéaste parvenait à se débarrasser des oripeaux du « Film Noir » qui avait régné sur le genre jusqu’à la fin des années 50. Refusant de surfer sur le succès de son film, le réalisateur part tourner au Royaume-Uni en 1971 10 Rillington Place, adaptation d'un sombre fait divers ayant défrayé la chronique en Angleterre à la fin des années 50. Pour sa sortie en France, le film sera renommé L'étrangleur de Rillington Place, afin de dresser une passerelle entre ces deux « étrangleurs »... Mais la comparaison s'arrête là ; il s'agit en effet de deux films radicalement différents.
Test DVD : Les Lueurs d’Aden
En dépit de ses qualités formelles et narratives, Les Lueurs d'Aden n'aura réuni qu'un peu plus de 7500 spectateurs dans les salles françaises. De ce fait, on ne s’étonnera pas que le film d'Amr Gamal ne bénéficie pas d’exploitation sur support Blu-ray.
Test Blu-ray : The fake
Révélé en 2011 avec le puissant King of pigs, Yeon Sang-ho a surtout énormément fait parler de lui fin 2017, avec l’électrochoc Dernier train pour Busan, qui a remis un coup de projecteur rétroactif sur sa carrière dans le domaine de l’animation. Grâce à Spectrum Films, éditeur indépendant spécialisé dans les cinémas d’Asie, le public français a aujourd’hui l’occasion de découvrir The fake, son deuxième film, au cœur duquel il dresse le portrait pas très reluisant d’un pays en pleine déliquescence sociale.
Test Blu-ray : Amis publics
Avec un peu plus de 758.000 entrées en France, Amis public n’a pas tout à fait réalisé le box-office qu’espéraient Kev Adams et ses producteurs/distributeurs. Si bien sûr il s’agit d’un très bon score, plutôt supérieur aux chiffres réalisés en général par les films de Vincent Elbaz, le fait d’avoir en tête d’affiche Kev Adams, la nouvelle coqueluche des adolescentes françaises (4,4 millions d’entrées l’hiver dernier pour son Aladin), avait probablement fait surévaluer la valeur d’Amis publics. Cela dit, s’il n’est probablement dans l’immédiat plus près de réussir à faire raquer six millions d’euros aux banquiers pour signer un projet personnel, au moins Kev Adams est-t-il parvenu à monter sur son seul nom ce projet-là, qui, si bancal et maladroit soit-il, semble réellement motivé par une authentique sincérité.
Test Blu-ray : Song to Song
Sensible, grandiose, bouleversant, Song to Song fait partie de ces films qui ont tendance, lorsqu'ils se terminent, à provoquer chez le spectateur un sentiment de vide quasi-cosmique, l'impression diffuse et durable d'avoir vu une œuvre à la fois monumentale et presque trop « grande » pour lui – comme si même le fait d'en parler -et encore plus d'en rédiger une critique- était vain, désespérément vain dans le sens où le film par lui-même exprime déjà tout, et d'une façon autrement plus limpide que nous ne pourrions jamais l'approcher avec des mots. Comme tous les films de Terrence Malick ou presque, Song to Song se « vit » beaucoup plus qu'il ne s'analyse ou ne se raconte. C'est rare dans une vie de cinéphile, quand un film parvient à lui-seul à imposer le silence, surtout de la part de cinéphiles aussi bavards que nous autres sur critique-film, qui aimons tout particulièrement, comme tous les critiques, parler pour ne rien dire au final de plus que quelques évidences.



















