Test Blu-ray : Men of honor
Pas de titre, pas de générique : Men of honor balance d'entrée de jeu le spectateur aux côtés des soldats et des officiers se dirigeant vers la ligne de front, la caméra se concentrant sur leurs visages, leurs yeux désespérés. Musique, acteurs – tout tend à nous plonger au cœur du drame : Sam Claflin dans le rôle du capitaine Stanhope est littéralement saisissant. Trois années de guerre l'ont littéralement blasé, ont fini par blinder une carapace tous les jours sévèrement égratignée par la responsabilité de vie et de mort qu'il a sur les jeunes gens (parfois très jeunes même) placés sous son commandement, tout en étant bien conscient du peu de contrôle qu'il pourra avoir sur leur sort. Il mange et dort à peine, mais boit beaucoup, et s'avère facilement agressif. Pourtant, contrairement à d’autres officiers et officiers supérieurs, qui ont fait le choix de se détacher de leurs subordonnés, lui en est incapable, se refuse à abandonner le genre humain. Les notions d'honneur et de culpabilité sont littéralement au cœur du film et déchirent le personnage incarné par Claflin, qui livre ici une performance impressionnante. A ses côtés, Paul Bettany, Asa Butterfield, Tom Sturridge, Stephen Graham ou encore Toby Jones complètent un casting littéralement parfait, aidant Saul Dibb le réalisateur du film à capturer à l'écran toute l'horreur et la tragédie des tranchées de la Première Guerre mondiale.
Test Blu-ray : L’esprit de Caïn
Véritable génie pour les uns, formaliste imposteur aux allures de sous-Argento pour les autres, Brian De Palma divise les cinéphiles depuis de nombreuses années. C’est d’autant plus le cas quand ce dernier décide d’œuvrer dans « l’auto-référence », recyclant ses obsessions néo-Hitchcockiennes dans des œuvres en forme d’exercices de style telles que L’esprit de Caïn (1992) ou Femme fatale (2002), qui fascineront les uns et agaceront prodigieusement les autres.
Test Blu-ray : La maison des étrangers
La maison des étrangers arrive à une période très faste de la carrière de Joseph L. Mankiewicz : après avoir remplacé au pied levé un Ernst Lubitsch malade sur le plateau du Château du dragon, le cinéaste, qui s'était pendant de très nombreuses années contenté des postes de scénariste ou producteur, enchaîne maintenant les projets et les longs-métrages en tant que réalisateur : en 1949, soit trois ans après ses premières armes derrière la caméra, La maison des étrangers est déjà son septième film. Si le meilleur de sa carrière est encore à venir (Eve en 1950, La comtesse aux pieds nus en 1954...), il a déjà à cette époque signé quelques classiques en devenir, tels que L'aventure de Mme Muir ou Chaînes conjugales – Mankiewicz était donc déjà un cinéaste à suivre, et ce film de gangsters préfigurant par bien des aspects les grandes « sagas » familiales et criminelles à venir (Le parrain, Les affranchis...) marque un nouveau coup de maître dans sa filmographie...
Test DVD : L’École est à nous
Par nature, L'École est à nous s’inscrit dans une vague de films bienveillants destinés à souligner les bienfaits d’expériences pédagogiques alternatives, et à présenter des méthodes différentes visant à endiguer l’échec scolaire.
Test Blu-ray : Mademoiselle – Version longue
De tous les films sortis en salles durant l'année 2016, Mademoiselle est sans aucun doute, ex-æquo avec The Neon Demon, celui qui a le plus déchaîné les passions des cinéphiles, enflammant littéralement les réseaux sociaux de cris du cœur et autres odes dédiées à la beauté plastique incroyable du film de Park Chan-wook. Les échos positifs et autres dithyrambes enthousiastes fusaient de toutes parts, au point que l'on s'est un peu étonné au final que le film n'ait réuni que 300.000 spectateurs dans les salles obscures (dont la moitié à Paris). Néanmoins, on reconnaîtra à Mademoiselle un parcours en salles plus honorable que celui du film de NWR (qui n'avait attiré que 139.000 curieux, pour la plupart morts d'ennui ou d'une crise d'épilepsie avant même la fin de la séance).
Test DVD : Carnage chez les Puppets
Carnage chez les Puppets place son intrigue policière au cœur d’un monde où les humains vivent aux côtés des « Puppets », des marionnettes dotées de vie. Le film suivra l’enquête de Phil Philips, Puppet et ex-flic, et de son ancienne coéquipière.
Test DVD : Je suis Femen
En suivant Oksana Chatchko durant trois ans au sein(s) du mouvement « Femen », le suisse Alain Margot a pris le parti avec Je suis Femen de se plonger au cœur d'un féminisme d'un nouveau genre, dont le moins que l'on puisse dire est qu'il fait débat.
Test Blu-ray : Mr Majestyk
Dans les années 70, il faisait chaud, on suait beaucoup, mais à l'époque, ce n'était pas trop un problème pour emballer les nanas, même si on avait l'air d'un vieux schnock libidineux. Regardez les mecs dans les films de Sam Peckinpah, ils emballaient sévère, malgré leur physique ingrat. Même Warren Oates.
Test Blu-ray : Les Francis
Deux ans après Les Kaïra, réunir à l'écran Medi Sadoun et Jib Pocthier n'a pas suffi à réunir à nouveau plus d'un million de spectateurs dans les salles françaises, Les Francis n'aura en tout et pour tout attiré que 400.000 curieux, au sein desquels on retrouve probablement les 390.000 membres du fan-club de la chanteuse Jenifer (qui reprend pour l'occasion son patronyme Jenifer Bartoli).
Test Blu-ray : Plein sud
Étrange film , et étrange destin que celui de Plein sud : démonté par la critique à sa sortie, cuisant échec au box-office, le film avait même été publiquement renié par son réalisateur / co-scénariste Luc Béraud, qui rejetait la faute sur ses producteurs, qui auraient « massacré » son bébé. Presque quarante ans après la sortie, Luc Béraud, qui s'exprime dans les suppléments du Blu-ray aujourd'hui édité par Gaumont, semble cependant vaguement réconcilié avec son film, même s'il n'en est toujours pas pleinement satisfait.
Test Blu-ray : L’affaire des poisons
L'affaire des poisons fait vraiment figure de cas à part dans le cinéma français de l'époque. Si la mise en scène d'Henri Decoin s'avère, dans un premier temps, très classique, travaillant énormément son cadre et soignant le souci de reconstitution historique, le film décolle par la suite grâce à sa noirceur et au soin apporté à son ambiance
Test Blu-ray : Évasion 3 – The Extractors
S’il ne s’agissait certainement ni de la série B la plus honteuse de l’année, ni de la carrière de Sylvester Stallone, ce dernier a eu la dent dure sur les réseaux sociaux à l’encontre d’Évasion 2 : Le labyrinthe d'Hadès, qu’il a récemment qualifié de « plus qu’horrible » (« beyond awful »). Il est vrai que le petit film de Steven C. Miller, avec lequel nous avions été relativement indulgent lors de sa sortie en Blu-ray / DVD l’année dernière, s’est vu attribuer une notre cumulée de 3.8/10 sur le site de référence IMDb, ce qui est loin de figurer parmi les meilleures notes de la filmographie de Sly. L’acteur plaçait donc tous ses espoirs dans Évasion 3 : The extractors, réalisé par son complice de toujours John Herzfeld. Une quinzaine de jours après sa sortie en vidéo aux États-Unis, Évasion 3 débarque aujourd’hui en France ; à ce jour, sa note sur IMDb n’est pas beaucoup plus glorieuse, le film culminant à 4.4/10, sur la base des votes de 3365 cinéphiles du monde entier.


















