Test Blu-ray : Final hours
Que feriez-vous s'il ne vous restait que douze heures à vivre afin la fin programmée du monde ? C'est en substance la question que se pose Zak Hilditch, scénariste et réalisateur de Final hours. Déjà abordée à quelques reprises par le passé (Last day de Don McKellar, Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare de Lorene Scafaria, 4h44 Dernier jour sur terre d'Abel Ferrara...), cette thématique permet donc à l'australien Zak Hilditch de nous livrer « sa » vision de l'apocalypse, et des derniers moments contrariés d'un jeune fêtard repenti.
Test DVD : La voix de Hind Rajab
Un film bouleversant qui a obtenu le Grand Prix du Jury lors de la dernière Biennale de Venise.
Test DVD : Pulsions cannibales
Porté par un John Saxon qui, à l’époque, tournait beaucoup en Italie et qui, toujours selon les dires de Giovanni Lombardo Radice, n’aimait pas le film et tournait juste pour l’argent, Pulsions cannibales s’impose néanmoins comme une bisserie absolument délectable, et assurément l’un des films dont on se souviendra dans la carrière de Saxon. En effet, il s’avère rythmé et solidement mis en scène : on sent vraiment une « vision » derrière la caméra, composant habilement les plans et plaçant d’office le film avec le haut du panier de ce qui se tournait en matière de bis au début des années 80. Proposant qui plus est quelques revirements
Exclu VOD : To write love on her arms
To write love on her arms prend le parti d'évoquer une vie d'excès, marquée par les traumatismes et la violence, sans passer par la case « choc ». De la « première » vie de Renée Yohe, on ne verra finalement à l'écran que des fantasmes enfantins, des terreurs nocturnes ou des mises en scène symboliques volontiers bondieusardes, mais également souvent brillantes d'un point de vue formel (toutes les séquences « oniriques » sont vraiment puissamment orchestrées),
Test Blu-ray : Tokyo Ghoul – Saison 1 – Édition collector
Commençant en trombe avec trois épisodes puissants aux forts relents sadomasochistes, la première saison de la série animée nous propose de découvrir une version très simplifiée de l’intrigue de l’œuvre d’Ishida
Test DVD : Cannabis – Saison 1
Alors que depuis de nombreuses années on ne compte plus les films et/ou séries TV s’étant fait un point d’honneur à proposer une vision « naturaliste » du boulot de flic ou de représentant de l’ordre, personne pour l’instant ne semblait s’être attaché à représenter de façon « réaliste » les petites mains qui s’agitent, de l’autre côté de la barrière de la loi, autour du trafic de stupéfiants. Question de morale sans doute – qu’il s’agisse de petit ou gros trafic de drogue, la représentation que l’on en a généralement dans la fiction est soit complètement diabolisée, soit au contraire montrée sous le jour excessivement flatteur et assez ridicule popularisé par le « Gangsta Rap », sous-entendant presque qu’il suffit de claquer des doigts pour se monter un business viable et amasser le cash, les guns, filles faciles et autres grosses bagnoles.
Test DVD : Trois souvenirs de ma jeunesse
On trouve dans ce film, en cherchant bien, toutes les qualités et tous les défauts du cinéma de Desplechin. Il y a des scènes entre Paul et Esther qui ont beaucoup de grâce et de sensibilité, il y a des scènes ou des dialogues qui sont totalement grotesques (Un exemple ? La scène qui voit Bob s'embrouiller avec ses parents et finir par quitter le giron familial) et il y a même au moins une scène réunissant Paul, Esther et Jean-Pierre qui réussit à être émouvante tout en étant à la limite du grotesque. Autant dire qu'on passe souvent d'un certain plaisir à une irritation certaine !
Test DVD : 24 heures à New York
24 heures à New York est à la fois un mélodrame sur une histoire d’amour contrariée, un récit de « coming of age » et une réflexion sur la trans-identité.
Test Blu-ray : En marge de l’enquête
Si par essence, le genre du Film Noir pourra volontiers être considéré comme déjà très enclin à la misogynie d’une façon générale, certains films s’illustrant dans le genre s’affirmeront tout particulièrement comme de vibrants plaidoyers machistes qui auraient de quoi, avec le recul, faire s’arracher les cheveux à tou(te)s les féministes. Sorti sur les écrans en 1947, En marge de l’enquête fait partie de cette poignée de films proposant une « réflexion » sur la place de la femme dans la société qui pousse tellement le bouchon au niveau de la provocation que l’on en viendrait presque à douter de son sérieux. Pourtant, le film de John Cromwell, écrit par Oliver H.P. Garrett et Steve Fisher, ne quitte jamais les rails du premier degré et, encore pire, donne finalement dans le déroulement de son intrigue tout à fait raison au personnage d’Humphrey Bogart, qui s’avérait être le protagoniste ayant proféré tout au long du film une longue série d’énormités concernant l’abjection et la perfidie intrinsèques à la nature profonde de la « Femme ».
Portrait d’une enfant déchue
Une ancienne top modèle se confie à son meilleur ami quelques années après avoir été écartée de la profession pour une forte dépression. Premier film de Jerry Schatzberg, alors photographe de mode reconnu, ce portrait (dont le titre original « Puzzle of a downfall child » est beaucoup plus évocateur) promène le spectateur entre fantasme et réalité, passé et présent avec un art consommé du brouillage des pistes et de la métaphorisation du l’état psychologique du personnage. Très loin du « Diable s’habille en Prada », donc… Même si le traitement peut dérouter, la composition renversante de Faye Dunaway habite chaque plan de sa fascinante intensité de jeu et de son atypique beauté, à la fois froide et volcanique.
Test DVD : Chappie
Si bancal et inégal soit-il, Chappie nous délivre d’encourageants éléments tendant à laisser penser que le cinéma de Neill Blomkamp va retrouver prochainement un équilibre entre la maestria visuelle et narrative. Si le réalisateur s’était trop concentré sur le scénario d’Elysium au point d’en négliger un peu la forme (les moments de bravoure attendus s’effondraient comme un soufflé),
Test DVD : Adieu Monsieur Haffmann
Avec Adieu Monsieur Haffmann, Fred Cavayé réussit habilement à ne pas tomber dans une réalisation de type théâtre filmé.



















