Test DVD : Arnaqueurs associés
Vous ignorez probablement qui est Emily Ratajkowski, qui tient fièrement la tête d'affiche d'Arnaqueurs associés. Il y a de grandes chances en revanche pour que votre femme vous mette au parfum, vous informant qu'il s'agit de « la #@!#?#* toujours à poil sur Instagram ».
Test DVD : Sorry we missed you
Il y a 4 ans, Ken Loach, alors âgé de 80 ans, avait annoncé que "Moi Daniel Blake", sa deuxième Palme d'Or, était son dernier film. Doit on pour autant être surpris de voir le pugnace réalisateur britannique repartir au combat pour fustiger l' "ubérisation" de la société ?
Exclusivité VOD : VS.
Très développée en France depuis la fin des années 80, la culture hip-hop a largement mis en avant deux conceptions du rap, qui éclipseront totalement toutes les autres. La première bien sûr est américaine, qu'il s'agisse de East Coast ou de West Coast, le rap US donne le « La » de la production internationale. La seconde est française, et s'avère une des plus variées au monde en termes de musicalité et de « fond ».
Test DVD : Call the midwife – Saisons 1 et 2
Le prisme des sujets abordé par les séries télé à travers le monde est vaste, très vaste, et comme se plaît à le rappeler ma grand-mère, il y en a « pour tous les goûts ». Cependant, si on vous avait dit un jour que vous vous passionneriez pour la description fidèle d’un microcosme de sages-femmes dans la Grande Bretagne des années 50, vous y auriez cru, vous ? C’est pourtant ce que propose la BBC depuis 2012 avec Call the midwife, série créée par Heidi Thomas d'après le best-seller autobiographique de Jennifer Worth « Appelez la sage-femme ». Autant dire que l’on n’est pas tout à fait dans l’univers aseptisé d’Urgences ou de Grey’s anatomy, mais le moins que l’on puisse dire, c’est que la description de la vie de ces femmes se débattant avec leur métier mais aussi en quelque sorte avec la société britannique de l’époque dans un quartier défavorisé de Londres développe un côté profondément addictif. Plus surprenant encore, malgré les à priori que pourrait avoir le spectateur masculin, persuadé en insérant le premier DVD de la série dans le lecteur que ce type de séries n’était « pas pour lui », Call the midwife parviendra probablement au fil des épisodes à complètement retourner l’auditoire, quels que soient son sexe et ses idées toutes faites.
Test Blu-ray : Le Retour de Ringo
Pour ceux qui l'ignoreraient, Le retour de Ringo est la suite de Un pistolet pour Ringo, réalisé la même année avec la même distribution, le même réalisateur et le même héros. Mais en revanche, la tonalité générale des deux films est extrêmement différente.
Test DVD : Bonne mère
Tout au long de son récit, Bonne mère prend son temps pour installer une atmosphère réaliste, criante de vérité - on pourra ainsi avoir l’impression d’assister à un long épisode de la série Strip Tease prenant place dans la banlieue de Marseille.
Test DVD : Gloria Mundi
Guédiguian nous montre un monde économique de plus en plus inhumain, dans lequel il n'y a plus de lutte des classes mais une lutte, individualiste, à l'intérieur d'une des classes, celle des gens qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts.
Test DVD : La proie de l’autostop
Au regard de son parcours professionnel, l'inssaisissable Pasquale Festa Campanile semble avoir été un adepte du slalom, ou du grand écart artistique ; un coup d'oeil sur sa filmographie nous confirmera en effet que le lascar s'est avant tout aventuré sur l'ensemble de sa carrière dans la comédie graveleuse voire érotique, mais on trouvera son nom accolé de la même manière à Rocco et ses frères ou au Guépard de Luchino Visconti (pour lesquels il fut scénariste) qu'à Mon curé va en boite, qu'il a écrit et réalisé en 1980. Surtout connu en France pour Ma femme est un violon (1971) et La fille de Trieste (1982), Pasquale Festa Campanile a aussi contribué en 1977 aux glorieuses heures du bis en Italie avec La proie de l'autostop, un « rape and revenge » particulièrement scabreux et complaisant qu'Artus Films vient d'avoir la bonne idée de nous sortir en DVD.
Test Blu-ray : 20.000 jours sur Terre
Qu'il aime ou pas Nick Cave, artiste rock encore trop méconnu en France malgré deux tubes passant fréquemment en radio (Red right hand et Where the wild roses grow, son fameux duo avec Kylie Minogue), il y a tout de même de fortes chances que le spectateur soit charmé par 20.000 jours sur Terre. Parce que sous ses allures de documentaire sur le poète
Test Blu-ray : The foreigner
Petit retour en arrière. En 2010, Martin Campbell signait avec Hors de contrôle un film à l'ouverture la fois vraiment intense et finalement bien trompeuse : au terme des dix premières minutes du film, qui envoyaient tellement le bois au niveau violence et brutalité (la souffrance du personnage de Mel à la perte de sa fille était réellement palpable pour le spectateur, à la manière de celle ressentie au début de Death sentence) que l'on s'était mis, en vain, à espérer un revenge movie bien badass qui remettrait définitivement Mel Gibson sur le devant de la scène, et qui n'arriverait finalement malheureusement jamais. On attendait un personnage de tête brûlée, un suicidaire qui n'a plus rien à perdre et qui fonce dans le tas et dessoude sans procès les responsables de la mort de sa fille, et on nous avait livré un mec qui faisait sa petite enquête pépère jusqu'à arriver à une vengeance qui se ferait dans une sorte d'état second finalement très décevant, même si la violence sèche du final relevait un peu globalement l'intérêt du bouzin. Vendu comme une histoire de vengeance, Hors de contrôle était d'avantage un film sur le deuil du père, avec une tension qui, au lieu de monter jusqu'à l'explosion, ne faisait que baisser au fur et à mesure de l'enquête.
Test DVD : Sleepless
On connaît la manie du cinéma hollywoodien de refaire à l’américaine des succès du cinéma hexagonal. (...) Il est par contre beaucoup plus rare que les grands studios d’outre-Atlantique s’intéressent de près à des films qui n’ont pas vraiment prouvé leur potentiel commercial lors de leur sortie chez eux. Sleepless fait donc un peu figure de curiosité, puisque l’original dont il s’inspire, Nuit blanche de Frédéric Jardin, n’avait guère mis en émoi le box-office lors de sa sortie sur les écrans français en novembre 2011. Nous étions également passés à côté à l’époque, en dépit de la présence du craquant Tomer Sisley en haut de l’affiche. Quoiqu’il en soit, nous ne pensons pas avoir perdu au change, puisque le premier film américain du réalisateur suisse Baran bo Odar est un film de genre convenablement divertissant. Comme c’est souvent le cas avec ces histoires de policiers incroyablement coriaces, il vaut mieux ne pas être trop regardant sur la cohérence de l’intrigue et encore moins sur son enracinement dans une quelconque réalité urbaine. Mais dans l’ensemble, il n’y a vraiment pas de quoi bouder notre plaisir face à ce spectacle d’évasion rondement mené.
Test DVD : La chambre interdite
Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce onzième long métrage de Guy Maddin s’avère une œuvre absolument unique : plongeant à corps perdu dans un univers surréaliste, nous présentant des tableaux absurdes et oniriques, il aborde dans sa narration complètement folle et déconstruite pas moins de dix-sept histoires différentes, se répondant les unes aux autres dans un maelstrom de couleurs et de tableaux complètement fous.



















