Test Blu-ray + DVD : Les carrefours de la ville
Sylvia Sidney, l'interprète de Nan, et Gary Cooper, qui joue The Kid, forment un beau couple de cinéma. Au milieu des scènes de violence, les scènes qui réunissent ce couple amoureux sont parmi les plus belles du film.
Test DVD : Les têtes de l’emploi
S'il tient clairement du grand écart artistique, le parcours cinématographique d'Alexandre Charlot et Franck Magnier semble avoir toujours été tourné vers le divertissement populaire. Après quelques années passées en tant qu'auteurs pour Les guignols de l'Info, les duettistes quittent Canal + au tournant des années 2000 afin d'écrire le film d'horreur Maléfique pour Eric Valette, pour qui ils signeront également le scénario d'Une affaire d'état en 2009. Entre temps, ils avaient également signé le scénario et les dialogues d'Astérix aux jeux olympiques et de Bienvenue chez les Ch'tis, dont la paternité et le mérite reviendront, dans l'inconscient général, à Dany Boon et à lui-seul. Après un passage par Exbrayat (Imogène McCarthery, 2010) et un nouveau crochet par la bande dessinée franco-belge avec Boule & Bill en 2013, Charlot et Magnier reviennent en 2016 à leurs premières amours : avec Les têtes de l'emploi, ils retrouvent enfin la féroce satire socio-politique de leurs débuts aux Guignols, et forts de presque vingt ans d'expériences diverses et variées au cœur du cinéma français, livrent probablement leur film le plus drôle, le plus abouti et le plus intéressant.
En février, Artus Films sont dans un bateau
Alors qu’il a fêté ses dix ans d’existence l’année dernière, l’éditeur français Artus Films a surpris son monde début 2016 en changeant sa ligne éditoriale et déviant, pour un temps du moins, des bisseries et autres délices d’exploitation pour se concentrer sur quelques classiques oubliés de la série B américaine.
Test DVD : Un français
Les prises de position politiques de Diastème sont claires, et avec Un français, il signe clairement un film « à charge », écrit afin dans le but d'éclairer quelques consciences sur le fait qu'être un sale skinhead raciste, c'est pas très très bien. A la façon d'autres avant lui, dans d'autres pays
Test Blu-ray : La bataille de la montagne du tigre
Depuis plus de vingt ans, Tsui Hark s'échine à créer des formes nouvelles de spectacle, joue avec sa caméra et le spectateur, parfois jusqu'à l'abstraction, et nous livre à intervalles réguliers des morceaux de péloche monumentaux, qui soufflent toujours le vent d'une liberté créative sans cesse renouvelée.
Test Blu-ray : L’homme orchestre
Même si Louis de Funès ne parait pas forcément très à son aise en plein feu d’artifices pop à la shebam ! Pow ! Blop ! Wizz ! avec cinquante minettes qui dandinent du croupion autour de lui, cela n'empêchera pas L'homme orchestre d'être apprécié pour ce qu'il est
Test DVD : Saint Omer
Saint Omer nous amène à nous intéresser à trois personnages : deux réels et un personnage fictif, ayant de nombreux points communs, ne serait-ce que leurs origines familiales sénégalaises et leurs niveaux culturel et intellectuel très élevés.
Disponible en VOD : The human surge
Les cinéphiles qui aiment être surpris par des choix audacieux pourront trouver leur compte dans ce film atypique.
Test Blu-ray : L’embarras du choix
Si la comédie anglaise a toujours été fortement ancrée dans une certaine idée de réalisme social, la comédie française quant à elle semble se développer au cœur d’un monde parallèle et magique, un univers étrange et inconnu où tous les parisiens se parlent, où l’on connait son voisin et respecte les anciens, où le racisme n’existe pas et au-dessus duquel le soleil semble constamment briller. Avec ses rues de Paris propres et nettes s’imposant comme autant d’images d’Epinal de la capitale, ses personnages de comptables, chefs cuistots, blogueurs, coiffeurs ou encore oisifs vivant dans d’immenses appartements à Paris intra muros dont le loyer dans la vraie vie doit avoisiner les 8000€ mensuels, L’embarras du choix ne se pose pas vraiment la question du « réalisme » social : le film d’Eric Lavaine s’impose dès ses premières minutes comme un conte de fées, une comédie romantique déconnectée de la réalité entièrement construite autour de la personnalité de son actrice principale Alexandra Lamy.
Test DVD : Mes trésors
Si l’on attendait plutôt que le retour de Jean Reno à la comédie d’action se fasse sous la direction d’un Jean-Marie Poiré (malgré l’échec des Visiteurs 3, il serait sans doute temps de se relever et de mettre sur les rails une suite à L’opération Corned Beef), l’impatient interprète de Leon n’a probablement pas su attendre que le téléphone sonne, et s’est décidé à remettre le couvert avec Mes trésors, mis en scène par Pascal Bourdiaux, qui avait ses premières armes dans le genre avec Le mac en 2010, film raté dans les grandes largeurs qui conservait néanmoins un certain capital sympathie grâce à l’énergie de son interprète principal José Garcia.
Test DVD : UglyDolls
Dans le monde du cinéma, les idées circulent à droite et à gauche, et il arrive souvent que deux, voire trois films sur un même sujet sortent la même année. Délais de fabrication obligent, c'est un peu plus rare dans le cinéma d'animation, mais ça arrive quand même. Prenons l'exemple du « Yeti » : après Yéti & Compagnie chez Warner bros. Animation en 2018, on a vu débarquer en 2019 Monsieur Link chez Laika et Abominable chez Dreamworks, qui ont précédé de quelques mois la sortie du canadien Mission yéti, qui sortira début 2020 dans les salles françaises. Le cas d'UglyDolls, produit par STX Entertainment (Playmobil le film) est plus étrange et singulier, dans le sens où le film de Kelly Asbury semble finalement assez anachronique dans sa façon d'aborder l'Art de l'animation, et dans la façon dont il s'inspire de films déjà sortis... depuis de très nombreuses années.
Les Tribulations d’une caissière
Solveig, caissière dans un grand magasin, tient un blog qui finit par mettre le milieu de la grande distribution en émoi car elle y dévoile les dessous pas toujours très affriolants de son métier. Pas même soupçonnée par ses collègues, elle mène une existence pas facile jusqu’au jour où un beau jeune homme vient à sa rencontre... Un film certes agréable et au parti pris de mise en scène totalement assumé mais où l’absence de charge subversive finit par faire défaut. Le sujet est noyé dans une histoire d’amour et la comédie sentimentale écrase le pamphlet social. Les comédiennes, dont la toute jeune Alice Belaïdi (qu’ont applaudie des salles entières dans « Confidences à Allah » au théâtre) mais aussi Déborah François sont excellentes. Marc Lavoine, en guest star, est parfait.



















