Test DVD : Monstres invisibles

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Tourné en 1958 en Grande-Bretagne, Monstres invisibles est une série B de science-fiction signée Arthur Crabtree. Aujourd’hui, en France, on connait surtout ce cinéaste pour son magnifique Crimes au musée des horreurs (1959), mais outre-Atlantique, son film de SF bénéficie d’une belle côte de popularité, au point d’avoir bénéficié il y a quelques années d’une édition DVD sous les couleurs du prestigieux label Criterion. Bien évidemment, Monstres invisibles n’est pas, et ne deviendra jamais un classique du genre de la trempe de La chose d’un autre monde (Christian Nyby / Howard Hawks, 1951), de L’invasion des profanateurs de sépultures (Don Siegel, 1956) ou encore du Village des damnés (Wolf Rilla, 1960), mais il s’inscrit dans la même mouvance : le cinéma de science-fiction était très populaire dans les années 50, et mettait régulièrement en scène des militaires aux prises avec des créatures de l’espace.

À voir en VOD : Toxic Cash

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Ancien toxicomane, John Swab sait parfaitement de quoi il parle, et Toxic Cash démontre clairement qu’une poignée de cyniques exploitent les failles de l’Obamacare via des fraudes aux assurances orchestrées par les centres de désintox eux-mêmes.

Test DVD : Irrésistible

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Financement de campagne, manipulation des sondages, débat public, utilisation de médias… Avec Irrésistible, le scénariste / réalisateur Jon Stewart joue la carte de la satire pointue, acerbe, brocardant sans vergogne la scène politique moderne.

Test Blu-ray : A beautiful day

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La prestation de Joaquin Phoenix porte littéralement A beautiful day, avec sa mise en scène bien entendu, et lui apporte une véritable charge émotionnelle, sans donner l’impression d’être dans une quelconque recherche de performance. Avec sa barbe et son regard d’animal blessé, constamment dans un état de semi somnolence, il apporte à la fois beaucoup d’humanité et une violence sourde prête à exploser à n’importe quel instant. Et lorsqu’il la laisse s’exprimer, c’est à coups de marteau qu’il se fraye un chemin parmi ses ennemis. Mais loin de faire dans la stylisation de la violence à la manière d’un Nicolas Winding Refn ou du polar coréen moderne, la cinéaste préfère jouer la retenue, du moins un certain temps. Car la violence graphique est bien évidemment présente, mais esquivée dès que possible par de subtils artifices, par exemple lorsqu’elle capte son personnage massacrant ses adversaires par l’intermédiaire de caméras de surveillance, ou lorsqu’elle utilise subtilement le hors champ, comme lors de cette scène intense où le justicier dit à la très jeune fille qu’il vient délivrer « Close your eyes » avant de tuer l’un des criminels, la caméra restant rivée sur le visage impassible de la jeune victime, comme sonnée par tout ce qu’elle a vécu, et pourtant seul symbole du film de cette innocence souillée par la perversion d’adultes dépravés.

Test Blu-ray : Anomalisa

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Révélé en 1999 par Dans la peau de John Malkovich dont il a signé le scénario, Charlie Kaufman a pendant quelques années trainé ses guêtres aux côtés de deux clippeurs de génie devenus les cinéastes les plus « hype » de la scène indépendante, Spike Jonze et Michel Gondry. En 2008 néanmoins, il passerait à la réalisation avec Synecdoche, New York, et avait depuis lors un peu délaissé le cinéma pour se concentrer sur d’autres activités, en partie parce qu’il ne trouvait plus de financement auprès des studios pour mettre en scène ses bizarreries cinématographiques.

Test DVD : Une femme du monde

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Le film "Une femme du monde" de Cécile Ducroq donne un excellent aperçu du tempérament et du talent de Laure Calamy.

Test Blu-ray : Kill your darlings – Obsession meurtrière

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Si vous aimez la Beat Generation, un mouvement littéraire et artistique né dans les années 50 aux États-Unis qui allait ébranler la société américaine dans ses certitudes avec l'aide de fougueux jeunes hommes tels que Jack Kerouac, Allen Ginsberg ou encore William S. Burroughs, vous risquez d'être intrigué par le nouveau film mettant en scène Daniel Radcliffe.

Test DVD : Des nouvelles de la planète Mars

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La mayonnaise montée par Dominik Moll et Gilles Marchand entre film dérangeant, comédie alerte et facette poétique, 3 genres très différents et pas forcément compatibles, prend parfaitement, bien aidée par une distribution haut de gamme.
Lili Marleen affiche DVD

Lili Marleen

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1938, à Zurich. Willie, chanteuse allemande est amoureuse de Robert, musicien qui aide les Juifs à fuir l’Allemagne. Séparés par les parents de Robert, ils poursuivent leur chemin. Willie devient l’idole et même l’emblème du nazisme en interprétant la célèbre chanson « Lili Marleen » pendant que Robert triomphe dans les salles de concert. Le destin les réunira à nouveau. Film de Fassbinder au budget considérable, « Lili Marleen » est une œuvre étonnante, une fresque au souffle épique indéniable. Alternant scènes de guerre et introspection psychologique, le cinéaste offre deux heures d’un spectacle bluffant. Un de ses films majeurs.

Test Blu-ray : Passengers

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Dans la première partie de son récit, et alors qu'il colle aux basques d'un passager solitaire, malencontreusement réveillé 90 ans trop tôt de son hibernation, tuant le temps à bord d'un immense vaisseau spatial vide et impersonnel, Passengers s'avère assez convaincant. Si la « solitude » de l'espace (cette grande étendue de vide où personne ne vous entend crier) est un thème du cinéma de science-fiction qui n'a certes rien de très original (des cosmonautes solitaires, on en a régulièrement croisé dans les salles de cinéma ces dix dernières années, notamment dans Moon, Prometheus ou encore Seul sur Mars), le fait est que la première moitié du film fonctionne très bien. On mettra cette réussite au crédit de la personnalité de Chris Pratt, couplée à la malice de la réalisation signée Morten Tyldum (Headhunters) et à un humour finalement assez inattendu dans le déroulement des événements (le clin d’œil à Shining lors de la première scène du bar est d'ailleurs assez réjouissant).

Test Blu-ray : Ocean’s 8

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Si à priori la « féminisation » d’un genre ou d’une franchise cinématographique n’a rien de très nouveau, le succès depuis quelques années au box-office US de films « de filles » portés par une nouvelle génération de comédiennes et mettant en scène non pas une seule star féminine mais à chaque fois une véritable « bande » d’actrices a forcément donné des idées aux producteurs. En attendant de passer à une autre mode, place donc aux films choraux sous œstrogènes. Après S.O.S fantômes en 2016, c’est donc à la franchise Ocean’s initiée par le remake de Steven Soderbergh en 2001 de s’offrir une déclinaison féminine avec Ocean’s 8.

Test Blu-ray : Un seul deviendra invincible – Anthologie

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Au tournant des années 2000, le cinéma d’action burné mettant en scène en tête d’affiche des athlètes tels qu’Arnold Schwarzenegger, Sylvester Stallone ou Jean-Claude...

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Test Blu-ray : L’Inconnu de la Grande Arche

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Test Blu-ray : Le Prince enchaîné

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Production typique des années 60, Le Prince enchaîné est une adaptation flamboyante de « La vie est un songe » de Calderón de la Barca, qui avance avec cette majesté un peu théâtrale qui sent bon les superproductions ibériques de l’époque.