Test Blu-ray : Fear the walking dead – Saison 3
Alleluïa ! Après une deuxième saison qui, malgré ses qualités, accusait tout de même rythmiquement le coup d’être passée de 6 à 13 épisodes, la troisième saison de Fear the walking dead redresse la barre et nous livre cette année la meilleure saison du show depuis sa création.
Test DVD : Swim, little fish, swim
Cette attachante petite comédie de mœurs de Ruben Amar et Lola Bessis traite sans dramatiser outre mesure d’incommunicabilité tout en n’arrêtant jamais une seconde de parler, amusant paradoxe
Test DVD : Maigret et le mort amoureux
Grâce à son excellente mise en scène et à un montage quasi-parfait, Pascal Bonitzer a réussi à faire un film jubilatoire à partir d'une histoire policière dont l'intrigue est pourtant loin d'être remarquable.
Test Blu-ray : Hold up
Court, ramassé, dégraissé de toute notion de psychologie, Hold up (Nokas) est la reconstitution fidèle du plus gros casse de l’histoire norvégienne, ayant eu lieu en 2004 à Stavanger. Froid, stressant et tristement réaliste, le film d’Erik Skjoldbjærg met dos à dos une équipe de braqueurs et un groupe de policiers tous deux dépassés par les événements
Test DVD : Pas de répit pour les salauds
Arpentant les bas fonds de la misère madrilène, hantant les bars à la petite semaine et les dancings miteux, le script signé Urbizu et Michel Gaztambide s'inscrit dans une veine contemporaine du polar hardcore, quelque part entre Driller killer et l’indien Ugly
Test Blu-ray : Cézanne et moi
L'ambition de Cézanne & moi est de retracer à l'écran l'amitié qui a lié, durant une grande partie de leur vie, le peintre Paul Cézanne et l'écrivain Émile Zola. Cette amitié, on ne la connaît que dans ses grandes lignes (115 lettres ont été réunies dans Lettres croisées (1858-1887) chez Gallimard), et c'est Danièle Thompson qui se charge de remplir les blancs et autres pointillés, imaginant, extrapolant une rupture entre les deux hommes s'orchestrant autour de la publication de L’œuvre de Zola (1886). Cette thèse a en effet été soutenue dés 1937 par John Rewald, le premier éditeur de la correspondance de Zola, mais a largement été remise en question en 2013 avec la découverte d'une nouvelle lettre, postérieure à celle de la « rupture ».
Test Blu-ray : The quest / The order (Van Damme)
Après vous avoir parlé du premier hier, on poursuit donc aujourd’hui avec le second coffret ou « bi-pack » de cette vague très attendue initiée par Metropolitan, contenant The quest - Le grand tournoi (1996) et The order (2001).
Test DVD : Samhain – Aux origines d’Halloween
Film fantastique irlandais, prenant la forme d'un récit de coming of age assez tordu, Samhain - Aux origines d'Halloween a reçu le prix du jury au Festival international du film fantastique de Gérardmer 2022.
Test DVD : Max, génie malgré lui
Au visionnage de Max, génie malgré lui, on se surprend par moments à se répéter mentalement le leitmotiv qui rythmait les dialogues du Grand saut des frères Coen : « You know… For kids ! ». Et il n'est finalement point étonnant que ce genre de pensée finalement bienveillante nous germe dans l’esprit durant le film de Roy Poortmans : il s’agit en effet d’un spectacle familial honnête et sympathique, certes très imparfait, mais remplissant parfaitement son rôle – celui d’être drôle, imaginatif et divertissant. Les enfants seront, au fil des séquences, tantôt hilares tantôt émerveillés (le film fonctionnera à coup sûr à plein régime entre trois et sept ans, la personnalité et les inventions de la famille « Futé » valant tout de même leur pesant de cacahuètes), et les parents ne seront pas mis à l’écart, puisque certains gags et autres références s’adressent plus spécifiquement à eux.
Test Blu-ray : A beautiful day
La prestation de Joaquin Phoenix porte littéralement A beautiful day, avec sa mise en scène bien entendu, et lui apporte une véritable charge émotionnelle, sans donner l’impression d’être dans une quelconque recherche de performance. Avec sa barbe et son regard d’animal blessé, constamment dans un état de semi somnolence, il apporte à la fois beaucoup d’humanité et une violence sourde prête à exploser à n’importe quel instant. Et lorsqu’il la laisse s’exprimer, c’est à coups de marteau qu’il se fraye un chemin parmi ses ennemis. Mais loin de faire dans la stylisation de la violence à la manière d’un Nicolas Winding Refn ou du polar coréen moderne, la cinéaste préfère jouer la retenue, du moins un certain temps. Car la violence graphique est bien évidemment présente, mais esquivée dès que possible par de subtils artifices, par exemple lorsqu’elle capte son personnage massacrant ses adversaires par l’intermédiaire de caméras de surveillance, ou lorsqu’elle utilise subtilement le hors champ, comme lors de cette scène intense où le justicier dit à la très jeune fille qu’il vient délivrer « Close your eyes » avant de tuer l’un des criminels, la caméra restant rivée sur le visage impassible de la jeune victime, comme sonnée par tout ce qu’elle a vécu, et pourtant seul symbole du film de cette innocence souillée par la perversion d’adultes dépravés.
Test DVD : L’échappée belle
Au visionnage de L'échappée belle, le spectateur pourra un instant se demander dans quelle mesure l'hommage aux frères Dardenne par la réalisatrice Emilie Cherpitel se révèle conscient, et s'il s'agit là véritablement d'un clin d'œil ou plutôt d'un pied de nez en bonne et due forme aux réalisateurs de Rosetta.
Test Blu-ray : Ma
C'est bien connu : quand on est une femme à Hollywood, si l'on veut être prise au sérieux en tant qu’actrice et que l'on vise, à plus ou moins long terme, les premiers rôles de la « A List » des gros studios, rien ne vaut un bon rôle de chtarbée. Depuis Glenn Close et Liaison fatale, la déséquilibrée a en effet le vent en poupe, et hurler comme une hystérique en roulant des yeux et brandissant une hache peut finalement ouvrir pas mal de portes, professionnellement parlant. Attendez madame, posez cette hache, si la méthode semble fonctionner à Hollywood, pas sûr que ça marche vraiment en dehors de l'usine à rêves. D'ailleurs, ça ne fonctionne pas à tous les coups non plus sur les plateaux de cinéma, mais pensez à Jennifer Jason Leigh, à Charlize Theron, à Kathy Bates ou encore à Rebecca de Mornay… Le fait est que le rôle de la psychopathe de service peut aisément relancer pour quelques années une carrière en perte de vitesse, surtout quand on approche de la quarantaine.



















