Test Blu-ray : Les innocents

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1961 : Un an à peine après le succès du Village des damnés produit par la MGM, les studios 20th Century Fox, sans doute désireux de surfer sur la vague des enfants maléfiques (initiée par La mauvaise graine en 1956), prennent l'initiative de confier au britannique Jack Clayton la garde du petit Martin Stephens, tête d'affiche du film de Wolf Rilla, qui délaisserait la perruque blonde pour promener son faciès à la fois angélique et foutrement inquiétant dans les couloirs sombres d'une immense demeure gothique dans Les innocents.

À voir sur Netflix : Da 5 bloods – Frères de sang – Les...

Da 5 bloods – Frères de sang est le 23ème film de fiction de Spike Lee, mais le premier long-métrage à débarquer en exclusivité sur Netflix. Après Martin Scorsese l’année dernière, Spike Lee est en effet le deuxième mythique cinéaste New-Yorkais à céder aux sirènes de la célèbre plateforme de SVOD, qui distribuera le film dans le monde entier.

Test Blu-ray : The circle

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Le sujet de The circle n’aurait pas pu être plus d’actualité, en ces temps où l’humanité se prépare de gré ou de force à la transition vers une présence du numérique dans tous les domaines de la vie. Dommage alors que l’intrigue ne se montre pas plus originale, pour exprimer en termes filmiques cet état des lieux pour le moins préoccupant. Constamment à mi-chemin entre la propagande pour le règne à venir des réseaux sociaux et une mise en garde presque frileuse contre cette même dérive hypothétique, mais pas si lointaine que ça, le film de James Ponsoldt risque davantage de rater sa cible que de déclencher une réflexion éclairée sur cette thématique pour le moins épineuse.

Philippe de Broca : Après la cinémathèque, le Blu-ray

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Il aura fallu plus de dix ans après sa disparition pour que Philippe de Broca retrouve les faveurs de la vidéo en France. En effet, comme pour coïncider avec la rétrospective lui ayant été consacrée en mai à la Cinémathèque Française, les éditeurs semblent s'être donné le mot afin de nous faire redécouvrir que le talent de ce grand cinéaste populaire ne se limitait pas à ses collaborations avec Jean-Paul Belmondo.

Test Blu-ray : Les anges de la nuit

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Conçu comme une tragédie, jonglant avec des thématiques telles que la famille, la justice ou tout simplement la notion de bien et de mal, Les anges de la nuit place une série de personnages face à leur destin dans une intrigue de gangsters aux accents Shakespeariens. Les passions se déchaient, les personnages s’entrecroisent et se déchirent, mais au final, nul n’échappera à sa destinée, implacable ; dès les premières minutes du film, le spectateur sait pertinemment que cette intrigue se terminera dans le sang et les larmes – la mort plane en effet au-dessus de chacun des protagonistes du récit, attendant son heure, tel un couperet.

Test DVD : The riot club

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On peut voir ce film comme une métaphore du monde dans lequel on vit : des dominants et des dominés, une caste qui a l'argent et le pouvoir, qui est persuadée de sa supériorité, qui cause des dégâts énormes aussi bien à la planète qu'à ses habitants, dégâts qui, croient les membres de cette caste, pourront être réparés à coup de milliards.

Test Blu-ray : Rio Siege

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Personne ne connaissait son nom jusqu’au mois d’août 2015, mais il faudra dorénavant composer avec un nouveau cinéaste brésilien : il s’agit de José Eduardo Belmonte. S’il n’en est pas à son coup d’essai en tant que réalisateur, le cinéaste semble en effet avoir assimilé les leçons apprises de films tels que Tropa de elite et surtout Tropa de elite 2

Test DVD : Du haut de la terrasse

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Une incursion dans le monde de la grande bourgeoisie américaine des années 50/60 qui montre l'importance du "qu'en dira-t-on" qui interdit le divorce et tolère l'infidélité, qui décortique les relations de pouvoir basées sur le compte en banque et qui met à nu les différences entre les hommes et les femmes en ce qui concerne leurs motivations dans l'existence.

Test DVD : Pretty little liars – Saison 5

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Pretty little liars est une série que les plus de vingt ans ne peuvent pas connaitre. Série « pop corn » par excellence, assumant clairement son statut de divertissement. Pour les parents ayant suivi les premières années du show aux côté de leur progéniture, cette cinquième saison marque en réalité un véritable tournant, puisqu’en plus du retour d’Alison et d’autres intrigues formant un ensemble relativement cohérent, on découvrira enfin et surtout l’identité du fameux « A », le mystère autour duquel tournent les « liars » depuis des années… L’heure n’est donc plus aux atermoiements sans fin, et on avouera ici que cette révélation en forme de « deus ex machina », qui intervient en toute fin de saison, laisse augurer de nouvelles péripéties pour la saison suivante, et ouvre un terrain de jeux inédit qui, finalement, pourrait amener la série à se renouveler en profondeur. On est curieux de voir la suite !

Test DVD : Bella

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Se basant sur le cheminement de pensée d’une mère tiraillée entre le fait de laisser sa fille à l’adoption et le fait d’avorter, Bella est un film qui prend son temps afin de présenter au spectateur ses deux personnages principaux.

Test Blu-ray : En marge de l’enquête

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Si par essence, le genre du Film Noir pourra volontiers être considéré comme déjà très enclin à la misogynie d’une façon générale, certains films s’illustrant dans le genre s’affirmeront tout particulièrement comme de vibrants plaidoyers machistes qui auraient de quoi, avec le recul, faire s’arracher les cheveux à tou(te)s les féministes. Sorti sur les écrans en 1947, En marge de l’enquête fait partie de cette poignée de films proposant une « réflexion » sur la place de la femme dans la société qui pousse tellement le bouchon au niveau de la provocation que l’on en viendrait presque à douter de son sérieux. Pourtant, le film de John Cromwell, écrit par Oliver H.P. Garrett et Steve Fisher, ne quitte jamais les rails du premier degré et, encore pire, donne finalement dans le déroulement de son intrigue tout à fait raison au personnage d’Humphrey Bogart, qui s’avérait être le protagoniste ayant proféré tout au long du film une longue série d’énormités concernant l’abjection et la perfidie intrinsèques à la nature profonde de la « Femme ».

Test DVD : La grande lessive (!)

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Troisième collaboration entre Jean-Pierre Mocky et Bourvil, La grande lessive (!) permettra au duo d'Un drôle de paroissien de retrouver les faveurs du public, quatre ans après l'échec public de La grande frousse en 1964. Ce sont donc plus de deux millions de français qui iront savourer dans les salles cette fantaisie iconoclaste et impertinente, dont la légende raconte qu'elle aurait été tournée durant les « événements » de mai 68.

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Test Blu-ray 4K Ultra HD : Fallout – Saison 2

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Après une première saison haute en couleurs, Fallout revient pour une Saison 2, à la manière d’un chien galeux à moitié mutant qui aurait trouvé un os radioactif et décidé d’en faire un sceptre.

Test Blu-ray : L’Homme Invisible – Les films Daiei

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Si l’évocation de l’Homme invisible renvoie spontanément aux laboratoires enfumés de la Universal et à l’ombre de Claude Rains, L’Homme invisible apparaît et L’Homme invisible contre la mouche humaine rappellent qu’au Japon aussi, le « Toumei Ningen » a eu droit à ses heures de gloire.

Critique Express : L’illusion de Yakushima

Lorsqu'on connait bien le cinéma de Naomi Kawase, lorsque, en plus, on l'apprécie énormément, on peut se montrer déçu à la vision de L'illusion de Yakushima, film qui était en compétition au dernier Festival de Cannes, un film qui présente 2 défauts majeurs : le fait, pour la réalisatrice, d'avoir voulu y traiter simultanément 2 thèmes importants, les greffes d'organe et le phénomène des "Jōhatsu", avec, en plus, l'abandon en rase campagne de l'histoire de Jin.

Critique Express : Ulysse

Un film passionnant, particulièrement bien documenté, un film qui se révèle très émouvant sans jamais glisser dans le pathos

Test Blu-ray : Le Vaurien – L’Intégrale en 6 films

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La saga Le Vaurien déboule comme une série de cartes postales vintage, griffonnées à la hâte par une époque qui ne savait pas encore qu’elle deviendrait culte. Sortis entre 1968 et 1969, ces films de yakuzas produits par la Nikkatsu portent en eux l’énergie d’un Japon en pleine mutation, coincé entre les derniers éclats du ninkyo eiga et l’arrivée d’un cinéma plus urbain...