Test DVD : Elliot, le plus petit des rennes
Tous les ans à l'approche de Noël, on voit débarquer en DVD et Blu-ray des films d'animation inconnus chez nous qui, parce qu'ils ont pour thème Noël, sont quasiment assurés de bénéficier d’une vie relativement décente sur le marché de la vidéo et de la VOD. Car après tout, qui peut résister à un gentil film de Noël à visionner en famille, surtout quand ce dernier comporte le mot « renne » dans le titre ? Aussi, si l'on peut vous donner un conseil avant le visionnage d'Elliot, le plus petit des rennes, c'est de vous laisser faire. L'idée n'est certes pas à généraliser, histoire de ne pas cautionner les agissements d'Harvey Weinstein et sa clique, mais dans le cas d'un petit film pour enfants à visionner en famille à Noël, on relativisera en se répétant le leitmotiv qui rythme les dialogues du Grand saut des frères Coen : « You know… For kids ! »... Et ce même si on a la vague impression d’avoir déjà vu cela 100 fois, et souvent en mieux. Laissez vous donc envahir par l'esprit de Noël, dites-vous que c'est sans doute la période la plus merveilleuse de l’année pour les enfants, et qu'au cinéma comme dans les autres domaines, il y a les films de premier plan et les autres. Prenez votre déco de Noël par exemple : vous avez d'un côté les décorations, les guirlandes et autres ornements de sapin que vous adorez, et et que vous placez bien en évidence. De l'autre côté, il y en a immanquablement d’autres que vous aimez moins, qui servent de décorations de « renfort », ou qu'on place à l'arrière du sapin, là où personne ne les verra.
Test Blu-ray : 13 hours
Depuis la fin de la Guerre froide, les engagements de l’armée américaine à l’étranger n’ont guère de quoi perpétuer la légende de son héroïsme sans faille, basée sur l’esprit de liberté plus évident encore au siècle dernier. Au lieu de conforter le rôle des États-Unis en tant que police du monde, efficace et juste, ils soulèvent un nombre conséquent d’interrogations pratiques et éthiques. Avec chaque nouvelle humiliation, qui ne doit pas forcément prendre un air de défaite cuisante, l’icône rassurante se fissure pour ne laisser qu’une perte préoccupante de repères et d’alliés. Sans surprise, le cinéma américain évite comme la peste de relayer une éventuelle mise en question de la politique sournoisement agressive adoptée,
Test Blu-ray : Spotlight
« Le cinéma hollywoodien réagit toujours avec un retard relativement important aux sujets d’actualité les plus brûlants. Ce décalage récurrent peut être imputé à bon nombre de raisons d’ordre économique ou logistique, mais ce qu’il traduit surtout, c’est un tempérament frileux lorsqu’il est question de prendre les armes filmiques pour une cause dont l’issue reste incertaine. Rien de mieux pour créer l’unanimité – et par conséquent la reconnaissance commerciale – que d’attendre dix, quinze ans, voire plus, avant d’oser aborder une thématique sur laquelle tout le monde aura eu le temps de se mettre d’accord depuis son avènement. C’est exactement le cas de figure qui s’est produit avec Spotlight. Il s’agit certes d’un pamphlet filmique entièrement respectable, mais qui arrive après la bataille que d’autres formes d’expression cinématographique, tel le documentaire bouleversant de Amy Berg, Délivrez-nous du mal, sur un sujet très proche, ont courageusement livré avant lui. La perspective de l’enquête journalistique, adoptée pendant l’immense majorité du récit, tend à mettre le scandale sur l’abus sexuel systématique d’enfants par des prêtres catholiques dans un contexte plus universel. Un parti pris narratif qui rend cette affaire révoltante plus factuelle, au détriment de notre engagement émotionnel dans l’intrigue.
Test DVD : San Andreas
En raison des limites de la notion de « suspension d'incrédulité », qui fluctuent naturellement d'un spectateur à un autre, la frontière entre le film d'action et le pastiche ou la parodie tend à devenir de plus en plus ténue au fil des années. Producteurs et réalisateurs, dans une optique de générosité sans borne (qui n'a finalement rien de gratuit cela dit), tendent à en proposer
Test Blu-ray : Souvenirs de Marnie
Suite aux échecs (relatifs) du Conte de la princesse Kaguya et de Souvenirs de Marnie au box-office japonais, le studio Ghibli a annoncé durant l'été 2014 faire une « pause » dans la production de nouveaux films d'animation.
Test Blu-ray : Les ruelles du malheur
Sur le papier, et avec soixante-dix ans de recul temporel, on ne pouvait que s’enthousiasmer devant le générique artistique des Ruelles du malheur, qui marquait, en 1949, la rencontre entre deux « monstres sacrés » du Cinéma Hollywoodien : Nicholas Ray et Humphrey Bogart. Le réalisateur de Johnny Guitar et de La fureur de vivre rencontrait donc l’interprète mythique du Faucon maltais et de Casablanca : de quoi enflammer l’imagination de tous les cinéphiles ! A la découverte du fruit de leur collaboration cependant, on ne pourra que se rendre à l’évidence : l’attente générée par le film, se créant presque « malgré lui » dans l’esprit du cinéphile, se place automatiquement à un niveau irrémédiablement trop élevé, au point que l’on en finisse par se remémorer cette fameuse expression mettant en scène de façon imagée, une montagne et une souris.
Test DVD : Rampant
Malgré ce qu’on pourrait croire à priori, et en dépit des éléments promotionnels du film, qui décrivent régulièrement Rampant comme le premier film de sabre mettant en scène des zombies, l’introduction d’éléments fantastiques ou horrifiques au cœur du cinéma d’action asiatique n’est pas une nouveauté. Ainsi, vampires, ghoules et autres morts-vivants ont par exemple longuement fait les beaux jours du wu xia pian en provenance de Hong Kong dans les années 70/80 ; même son de cloche concernant le Japon, puisque des créatures surnaturelles ou issues du bestiaire fantastique ont fait leur apparition au cœur du chanbara depuis de très nombreuses années.
Test DVD : Rio 2096 – Une histoire d’amour et de furie
Revenir dans le détail sur certains des épisodes les plus sanglants de l'Histoire du Brésil afin que les anonymes ayant lutté pour la liberté ne soient pas relégués, comme le dit le héros du film, à seulement « quelques lignes dans les livres d'Histoire », voici le pari risqué de Rio 2096 - Une histoire d'amour et de furie. Un pari d'autant plus risqué que les cinéastes à l'origine du film ont choisi l'animation comme médium d'expression...
Test DVD : Pénélope mon amour
Monté par Claire Doyon à partir de dix-huit années d’archives vidéo familiales, Pénélope mon amour remet la notion de handicap au cœur de la problématique, ce qui est d’autant plus spectaculaire ici que la petite Pénélope souffre du syndrome de Rett.
Test Blu-ray : Battle of the sexes
S’ils n’ont jamais su, au fil des films et des années, retrouver pleinement la magie qui animait leur coup d’essai Little Miss Sunshine en 2006, les duettistes Jonathan Dayton et Valerie Faris sont néanmoins parvenus à se dessiner, petit à petit (seulement trois films en douze ans), une filmographie rayonnante, humaine et sincère, composée de films que le public pourra sans aucun doute voir et revoir avec plaisir, de la même façon que les clips qu’ils signent depuis quelques années maintenant pour des groupes tels que, par exemple, Red hot chili peppers.
À voir sur Netflix : The babysitter / Nounou d’enfer
À l'occasion de la sortie imminente de The babysitter 2, on s'est dit qu'il serait bon de revenir sur The babysitter, une petite comédie horrifique iconique en diable réalisée par McG
Test Blu-ray : Overlord
Pour ceux qui l’ignoreraient (et on avouera que l’on peut aisément passer à côté de cette référence, même en ayant vu le film), Overlord est un film fantastique lié à l'univers de fiction Cloververse, débuté en 2008 avec le film Cloverfield. Pourtant, on ne trouvera point de Kaiju ni de gros extraterrestre destructeur de monde à l’horizon ici ; pour être tout à fait honnête, si une référence nous parait inévitable à la découverte du film de Julius Avery, ce n’est pas tellement celle d’une extension de l’univers Cloverfield, mais plutôt une variation sur l’esprit de la célèbre saga de jeux vidéo Wolfenstein. Créée en 1981, la série exploserait réellement en 1992 avec Wolfenstein 3D, jeu fondateur qui contribuerait, avec Doom en 1993, à populariser le genre du jeu de tir à la première personne – aujourd’hui littéralement incontournable dans l’univers vidéo-ludique.



















