Test DVD : Eating Raoul

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Provocateur et amusant, Eating Raoul porte en lui toutes les stigmates des films des années 70, qui met en scène à la façon d'une suite de sketches présentant à chaque fois un nouveau fétichisme, perversion ou jeu érotique...

Test Blu-ray : South Wind

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Si l'on part du principe que dans l'inconscient collectif, 50% de la population serbe est composée de truands et de dealers (les autres 50% étant constitués de putes et d’escort girls), il semble finalement assez étonnant qu'un polar hardcore venu de Serbie n’ait pas réussi auparavant à frayer son chemin jusqu’à nos contrées. Rassurez-vous, on déconne bien sûr, mais cela dit, de mémoire de cinéphile, South Wind est le premier polar serbe que nous ayons l’occasion de voir en France, ce qui s’impose dès lors comme un petit événement. Gros succès du box-office 2018 dans les Balkans avec plus d’un million d’entrées, le film de Milos Avramovic a même donné naissance à une série TV qui, si elle s’avère aussi intéressante que le film, risque bien de donner naissance à une franchise étonnante.

Test Blu-ray : Desert gun

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Ne vous laissez pas berner par son titre français fleurant bon le DTV du samedi soir : Desert gun est un putain de polar, en mode ultra-bourrin, violent et sans concession, qui aurait amplement mérité une sortie dans les salles françaises. Réalisé par Gonzalo López-Gallego, dont on se souvient avoir découvert il y a quelques années les très sympathiques Les proies (2007) et Open grave (2013) également par le biais de sorties vidéo inédites en salles, The hollow point (son titre en VO) s'avère en effet une surprise de taille. Surfant sur la mode du polar sombre et désespéré se déroulant à la frontière mexicaine (dont on a découvert deux fiers représentants en 2016 avec Desierto et Comancheria), le film du cinéaste espagnol prend le parti de la violence crue, de la représentation de villes des États-Unis où plus aucune loi ne semble ne plus avoir cours, et où les personnages se tuent les uns les autres, défouraillent en pleine rue et en toute impunité, comme dans le plus déviant des westerns spaghetti.

Test Blu-ray : Orange is the new black – Saison 2

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Après l'excellente surprise qu'avait constitué la découverte de la première saison, on se replonge donc dans l'univers carcéral féminin avec la saison 2 d'Orange is the new black. Rassurez-vous, on a décidé de ne pas vous [SPOILER] le plaisir, et on ne révélera ici aucun élément clé de l'intrigue ou de l'évolution des arcs narratifs présents au fil de ces treize nouveaux épisodes. La fin de la saison précédente avait en quelque sorte redistribué les rôles, et le premier épisode de la seconde se permet un audacieux changement dans la dynamique du show, en se concentrant uniquement sur Piper, pour ensuite revenir à la formule classique, démultipliant personnages, intrigues et même points de vue, et surtout en introduisant une nouvelle détenue, Vee (Lorraine Toussaint), qui s'avérera un des personnages incontournables de cette saison.

Test DVD : La juste route

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De temps en temps, il y a des films importants et forts dont on se dit qu'il est nécessaire, via un DVD, de pouvoir les montrer à des amis et les revisionner à volonté. "La juste route" fait partie de ces films.

Test DVD : Presque légal

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Retrouvant l’ambiance des « comédies d’été » de Max Pécas, Presque légal développe tout au long de son intrigue une atmosphère bon enfant, pleine d’amour pour ses personnages décalés, chacun d’entre eux ayant un « talent » particulier, quelque-chose pour quoi il est doué.

Test DVD : Titeuf – Saison 3, volume 1

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Grosse séquence nostalgie pour nos lecteurs trentenaires : la troisième saison de la série animée Titeuf est dorénavant disponible en DVD grâce à Hopikid.

Test Blu-ray : High-rise

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Atmosphérique et oppressant, le cinéma de Ben Wheatley se plait à agresser le spectateur, à le secouer afin de l’extraire de sa zone de confort, comme s’il voulait le forcer à quitter sa position passive et petit-bourgeois de simple « observateur » de ce qui lui est montré à l’écran. Il semblait donc à priori tout à fait à sa place pour adapter le roman de J.G. Ballard « IGH – Immeuble de Grande Hauteur », récit d’animalité en vase clos avec des morceaux de lutte des classes dénaturée dedans.

Sortie DVD : Je fais le mort

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Après une série de films à gros budget, comme les versions modernes de Arsène Lupin et Belphégor, Jean-Paul Salomé passe à un registre plus modeste pour nous offrir une comédie policière enlevée qui est sans doute son meilleur long-métrage au cinéma. François Damiens apporte son grain de folie communicatif à cet acteur qui a pris la grosse tête. Son abattage délirant sied à ce pauvre type égocentrique qui va devenir un brillant enquêteur malgré lui. Les reconstitutions sont menées par une juge d'instruction débutante jouée par Géraldine Nakache.

Test Blu-ray : Incarnate

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Au fil des années, Jason Blum s’est constitué, comme Roger Corman avant lui, un cheptel de cinéastes « maison », à la différence près que Blum ne mise pas systématiquement sur de jeunes cinéastes, mais va aussi taper dans les réalisateurs de la « A List » Hollywoodienne désireux de décompresser loin des gros studios.

Test DVD : Louise

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Se revendiquant du cinéma anarcho-poétique de René Clair ou de Jacques Rozier, le réalisateur et comédien Jean-François Gallotte ("Carbone 14 le film", c'est lui !) apporte au spectateur, avec "Louise", une fraîcheur, une spontanéité et une poésie qui se font rares dans le cinéma français contemporain.

Test Blu-ray : Le moulin des supplices

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Sous l’impulsion des petits trésors tournés par la Hammer à la fin des années 50, d’autres pays ont commencé à explorer les arcanes du cinéma d’épouvante à tendance « gothique ». On pense bien sûr aux Etats-Unis, avec la superbe série de films de Roger Corman adaptés d’Edgar Poe notamment, mais également à l’Italie, toujours très friande en termes de divertissement populaire, qui s’est peu à peu mise, au tournant des années 60, à verser dans le cinéma fantastique. Et si beaucoup de cinéphiles parlent encore régulièrement de cinéma « bis » à l’évocation des films transalpins tournés à l’époque, on est pourtant en présence d’un véritable « âge d'or » du fantastique italien, dont les fers de lance seront bien sûr les films de Mario Bava et Riccardo Freda, dont les films ont traversé le temps de la façon la plus classe qui soit. Mais on n’oubliera pas les fiers artisans du genre, tels qu’Antonio Margheriti (La vierge de Nuremberg, La sorcière sanglante), Massimo Pupillo (La vengeance de Lady Morgan, Cimetière pour morts-vivants) ou encore Giorgi Ferroni, qui signait avec Le moulin des supplices un véritable petit classique de l’épouvante gothique all'italiana, en plus d’être une œuvre clairement fondatrice dans le sens où elle fut sans doute tournée parallèlement au Masque du démon de Mario Bava.

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Critique : Le Mystérieux regard du flamant rose

Les premiers balbutiements du sida ont beau remonter à près d’un demi-siècle, le cinéma n’oublie pas pour autant cette période très sombre pour l’humanité en général et la communauté LGBT en particulier. Et tant mieux, puisque bon nombre d’enseignements précieux pourraient être tirés de la gestion hautement discutable de cette épidémie qui s’était rapidement transformée en hécatombe et honte collectives !

Test Blu-ray : Mort un dimanche de pluie

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Il y a des films qui semblent avoir été tournés dans un nuage de nicotine froide, et Mort un dimanche de pluie fait partie de ceux qui portent encore sur leurs épaules l’odeur des années 80 françaises, mélange de grisaille sociale, de tensions sourdes et de pulls en laine trop épaisse pour être innocents.

Test Blu-ray : L’Homme sans mémoire

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Les années 70 italiennes avaient cette manière bien à elles de transformer chaque rue en théâtre d’angoisses feutrées, et L’Homme sans mémoire en porte toutes les cicatrices, comme un parfum de paranoïa coincé dans les plis d’un manteau trop élégant pour être honnête.