Test DVD : Le Murmure du Diable
Sorti dans les salles russes en juin 2024, Le Murmure du Diable a engrangé presque 29 millions de roubles de recettes. Il faut dire que le film de Serik Beyseu a volontairement été conçu comme un film d’horreur « à l’américaine »...
Test Blu-ray : Dead Ball (Sushi Typhoon)
Particulièrement délirant dans son genre, Dead Ball parodie tout un pan du shōnen, des récits sportifs à ceux se déroulant dans des prisons ou centres de redressement pour jeunes délinquants. Une prison où les fouilles anales se font jusqu'au coude, et où on sert du dégueulis à la cantine. Généreux, Yamaguchi met un peu de tout dans son film : du western spaghetti, du sport, des Nazis, des groupes de J-Pop (Poo-Poo et DizzyBusy y font des apparitions), un mecha aux « jambes à l'air »...
Test Blu-ray : La momie
La gestion d'un Blockbuster, de son tournage à sa sortie, est tout un Art. Infos, annonces, trailers, entretiens avec le casting, promo, date de sortie... La distillation des différents éléments de promo et le calcul savant du « bon moment » pour la sortie en salles détermineront à coup sûr une partie du succès du film. Si la conjonction des éléments est parfois favorable au film, qui bénéficie d'entrée de jeu d'un « buzz » positif, dans le cas de La momie, tout est allé de travers, et le film s'est essuyé un bide monumental aux États-Unis : 80 millions de dollars de recettes, pour un budget de 125. Panique chez Universal, qui espérait relancer avec ce film sa franchise « Dark Universe », univers étendu autour des films de monstres de la Universal, trois ans après le four de Dracula untold, qui était déjà censé lancer le bouzin en 2014. Les exécutifs du studio seront prompts à mettre l'insuccès du film sur le dos de Tom Cruise et de son obsession du contrôle, considérée comme intrusive et responsable de l'échec de La momie. Peu importe finalement si cette justification paraît absurde : en effet, Tom Cruise semble depuis une quinzaine d'années contrôler de cette façon tous les films dans lesquels il tourne (notamment la franchise Mission : Impossible), tout en continuant à prendre des risques et en livrant avec une régularité de métronome des films absolument gigantesques, qui devinrent le plus souvent d'immenses succès au box-office.
À voir sur Amazon Prime Video : Borat 2 / Sacha Baron Cohen vs....
Comme le dit le proverbe, « Quand on est con, c’est pour la vie »… Et quatorze ans après le premier film, Sacha Baron Cohen se voit obligé de ressortir le costume gris du journaliste kazakh dans Borat 2
Test DVD : Heartstone – Un été islandais
C'est en prenant son temps que Gudmundur Arnar Gudmundsson nous introduit au cœur de ces relations, parfois tendres, parfois violentes : la nature islandaise est à la fois magnifique et rude, ses habitants sont à son image !
À voir sur Amazon Prime Video : Connectés / Embrouille confinée
Autant évacuer d’entrée de jeu l’épineuse question qui sera, à coup sûr, au centre de tous les débats concernant Connectés. Impossible en effet de ne pas évoquer les similitudes en termes de dispositif technique entre le film français et le film-concept américain Unfriended sorti en 2015.
Talk Radio
Un animateur radio arrogant au-delà de tout est à la fois haï et adulé du public et son émission promise à une échelle nationale. Le rêve américain tourne pourtant rapidement au cauchemar. Film très injustement oublié d’Oliver Stone, « Talk radio » est enfin en DVD. Le cinéaste auteur de « Platoon » y livre un savoir-faire technique impressionnant, sans maniérisme ni fioriture, donnant à Eric Bogosian (qui y reprend le rôle qu’il avait écrit et créé au théâtre) l’occasion d’une composition renversante. Un film coup de poing qui ne fait pas de cadeau à l’Amérique. Digne de son auteur, donc…
Test DVD : Don’t breathe – La maison des ténèbres
Pour le cinéphage de base, l’idée de pouvoir porter sur un piédestal un jeune metteur en scène que l’on considère comme « prometteur » a quelque chose de particulièrement excitant. Si le cinéaste en question confirme les espoirs placés en lui, on peut se targuer de l’avoir détecté avant tout le monde. Dans le cas contraire, on peut toujours jeter notre dévolu sur quelqu’un d’autre. En ce qui concerne Fede Alvarez, nous l’avons découvert avec un projet pour le moins casse gueule, à savoir le remake d’un de ces films jugés « intouchables » par tout fan qui se respecte, Evil Dead. Jeune cinéaste uruguayen s’étant fait une réputation sur Youtube avec son court métrage Ataque de Panico!, il a passé avec succès le cap du long métrage, allant à l’encontre du film original de Sam Raimi, optant plutôt pour une approche sanguinaire et radicale, et se montrant de plus très à l’aise avec la caméra avec une mise en scène baroque et stylisée. Dès lors, il ne lui restait plus qu’à enfoncer le clou avec un film original, chose faite avec Don’t breathe – La maison des ténèbres. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que, non seulement il confirme les espoirs que l’on avait pu placer en lui, mais il le fait avec une maîtrise de la mise en scène n’ayant rien à envier à un certain David Fincher.
Test Blu-ray : A beautiful day
La prestation de Joaquin Phoenix porte littéralement A beautiful day, avec sa mise en scène bien entendu, et lui apporte une véritable charge émotionnelle, sans donner l’impression d’être dans une quelconque recherche de performance. Avec sa barbe et son regard d’animal blessé, constamment dans un état de semi somnolence, il apporte à la fois beaucoup d’humanité et une violence sourde prête à exploser à n’importe quel instant. Et lorsqu’il la laisse s’exprimer, c’est à coups de marteau qu’il se fraye un chemin parmi ses ennemis. Mais loin de faire dans la stylisation de la violence à la manière d’un Nicolas Winding Refn ou du polar coréen moderne, la cinéaste préfère jouer la retenue, du moins un certain temps. Car la violence graphique est bien évidemment présente, mais esquivée dès que possible par de subtils artifices, par exemple lorsqu’elle capte son personnage massacrant ses adversaires par l’intermédiaire de caméras de surveillance, ou lorsqu’elle utilise subtilement le hors champ, comme lors de cette scène intense où le justicier dit à la très jeune fille qu’il vient délivrer « Close your eyes » avant de tuer l’un des criminels, la caméra restant rivée sur le visage impassible de la jeune victime, comme sonnée par tout ce qu’elle a vécu, et pourtant seul symbole du film de cette innocence souillée par la perversion d’adultes dépravés.
Test Blu-ray : Bleeder
Témoin d’une agression sauvage dans une boîte de nuit, perpétrée par Louis et des collègues à lui, Leo va peu à peu s’enfoncer dans un silence et un mal-être profond. Ce dernier est un être laconique, peu disert (une caractéristique récurrente chez les personnages de Refn), ne trouvant qu’avec difficulté les mots pour s’exprimer. Jugeant ses perspectives d’avenir bouchées, Leo déraisonne au fur et à mesure que l’histoire avance. Ainsi, son comportement oscille entre une violence exutoire, pulsionnelle et cathartique à l’égard de sa conjointe
Test DVD : Du plomb pour l’inspecteur
Véritable joyau oublié du Film Noir, Du plomb pour l’inspecteur (Pushover – Richard Quine, 1954) permet à signer une des œuvres les plus marquantes du genre, et à Kim Novak de trouver, pour son premier rôle à l’écran, un personnage trouble de « Femme Fatale » tout à fait typique du genre : semant le trouble là où elle passe, elle rendra fou et conduira tous les personnages masculins qu’elle croise vers un destin des plus funestes.
Test DVD : Lili à la découverte du monde sauvage
Sorti sur les écrans français à l'automne 2012, Lili à la découverte du monde sauvage est un film d'animation coréen, mélangeant avec un certain savoir-faire (et un savoir-faire certain) les codes habituels des films d'animation (un récit d'apprentissage plein de bons sentiments, rempli de personnages rigolos et hauts en couleurs) avec ceux des mélodrames les plus tragiques.



















