Test DVD : La petite sirène
Écartons dès le départ toute confusion possible : même si les studios Disney font en sorte, depuis quelques années, de mettre en boite des adaptations « live » de leurs grands classiques animés, La petite sirène ne fait en aucun cas partie de cette vague ; on suppose d’ailleurs que le « véritable » film live des aventures d’Ariel finira par arriver d’ici quelques années. Cette méprise carabinée, dont on ne pourra que penser qu’elle est, à la base, une volonté délibérée des producteurs afin de surfer sur cette vague de films produits par Disney, est sans doute à l’origine de la volée de bois vert critique que s’est pris de plein fouet cette variation sur le thème de la petite sirène, réalisée par Blake Harris et Chris Bouchard.
Test DVD : Red Joan – Au service secret de Staline
Dans Red Joan, tout ce qui a fait le succès commercial de productions britanniques récentes comme Une merveilleuse histoire du temps de James Marsh et Imitation Game de Morten Tyldum semble s’être donné rendez-vous. Les décors emblématiques, des campus des universités aux bureaux austères dédiés à la recherche scientifique la plus pointue, y sont autant présents que les poncifs habituels sur l’honneur bafoué du royaume et sur l’amour contre raison qui incite les personnages à faire toutes sortes de choses irréfléchies. Avec de surcroît la grande dame du cinéma anglais respectable, Judi Dench, qui veille à cloche pied, en basculant sans prévenir des signes de la sagesse à ceux de la vieillesse et inversement, sur la structure temporelle alambiquée du récit. Décrit comme ça, le quatrième long-métrage de Trevor Nunn en plus de quarante ans de carrière ne donne pas nécessairement envie. Et pourtant, il y a quelque chose qu’on pourrait qualifier de force motrice du propos qui réussit à rendre cette histoire d’espionnage amateur assez fascinante. C’est un film formellement très classique, soit, mais qui dispose de la sobriété narrative suffisante pour mêler la grande Histoire aux scrupules individuels infiniment plus intimes.
Test DVD : The riot club
On peut voir ce film comme une métaphore du monde dans lequel on vit : des dominants et des dominés, une caste qui a l'argent et le pouvoir, qui est persuadée de sa supériorité, qui cause des dégâts énormes aussi bien à la planète qu'à ses habitants, dégâts qui, croient les membres de cette caste, pourront être réparés à coup de milliards.
Test DVD : All inclusive
Autant le dire d’entrée de jeu, au regard de son affiche et de sa bande-annonce (qui sont de celles qui font lever le sourcil en se disant « ah ouais quand même »), on pensait passer devant All inclusive un moment poussif et laborieux. On se le disait d’autant plus que le film affiche à ce jour la note de 3/10 sur IMDb, et que les critiques françaises réunies sur Allociné
Test Blu-ray : Dark places
Le français Gilles Paquet-Brenner (Gomez et Tavarès, Les jolies choses) adapte un roman policier de Gillian Flynn qui fit l'événement l'an dernier lorsque David Fincher réalisa le machiavélique Gone girl d'après son livre éponyme.
Test Blu-ray : Silent running
Dans les années 70, et avant l’avènement de Star Wars, la science-fiction américaine n’avait de cesse de surprendre le spectateur. Après l’électrochoc 2001, odyssée de l’espace (Stanley Kubrick, 1969), bien des cinéastes ont décidé d’utiliser le genre afin de proposer une réflexion philosophique sur la place de l’homme dans l’univers, façon plus ou moins détournée de confronter le comportement de l’homme vis-à-vis de son environnement immédiat. Destruction de la nature, guerres, dérives totalitaires ou scientifiques… Que restera-t-il à l’avenir du monde dans lequel nous vivons ? D’Abattoir 5 (George Roy Hill, 1972) à Phase IV (Saul Bass, 1974) en passant par Silent running (Douglas Trumbull, 1972), L’homme qui venait d’ailleurs (Nicholas Roeg, 1976), La planète des singes (Franklin J. Schaffner, 1968), Soleil vert (Richard Fleischer, 1973) ou même THX 1138 (George Lucas, 1971), tous ces films semblaient s’interroger sur l’état du monde que l’homme laisserait aux générations futures. Une préoccupation qui résonne d'ailleurs très largement chez d'autres cinéastes à l'époque de l'avènement du « Nouvel Hollywood » qui, guerre du Vietnam oblige, fait de l'humain et d'une opposition farouche à toute forme de guerre ses sujets de prédilection.
Test DVD : Chloé & Théo
Le meilleur comédien du film est sans conteste le seul amateur du lot : Theo Ikummaq, un véritable Inuit qui, par sa prestance et son calme, arrive à émouvoir et à faire passer les messages écologistes de base sans donner l'impression de tomber dans le prêchi-prêcha. Ne serait-ce que pour lui, on peut se diriger vers ce film qui, en plus, a le mérite d'être court
Test DVD : Les Aventures de la Ligue des Justiciers – Dieux et monstres
Réalisé par l’incontournable Sam Liu sur un scénario co-signé par l’excellent Bruce Timm, le nouveau film des studios Warner Premiere, La ligue des justiciers : Dieux et monstres, s’impose automatiquement comme un must-have.
Test DVD : Le fauve en liberté
Outre le plaisir de retrouver James Cagney dans la peau d'un gangster, le fait de voir ou de revoir Le fauve en liberté aujourd'hui – soit 70 ans après sa sortie dans les salles obscures – permettra au spectateur contemporain de constater à quel point les concepts de modernité ou même d'originalité ne sont, finalement, que des vues de l'esprit. Personne n'invente rien, tout a déjà été fait, et le cinéma n'est qu'un éternel recommencement. Le film de Gordon Douglas met donc en scène un parfait psychopathe, ouvertement manipulateur, pour qui la vie, la mort, l'amitié ou même l'amour ne sont que des mots vides de sens. Mais finalement, on comprendrait presque le comportement antisocial du personnage de Ralph Cotter (Cagney) : le monde autour de lui semble tout aussi pourri ; tous les personnages sont en effet présentés comme des salauds, des arrivistes ou des hors-la-loi. Truands, avocats, bonnes femmes, flics : tous véreux, tous dans le même panier. Alors bien sûr, Cotter lui prend le taureau par les cornes, prend de force tout ce dont il a envie (femmes, argent), et le plus vite est le mieux. Pour arriver à ses fins, il n'hésite pas à tuer tous ceux qui se mettront en travers de sa route, qu'ils soient amis ou ennemis, aucun code d'honneur ni morale ne sont de rigueur.
Test DVD : Woody Woodpecker
Au cœur de l’industrie cinématographique contemporaine, certains réalisateurs sont parvenus à se créer de véritables noms en ne signant pourtant que des œuvres destinées au marché de la vidéo : les fameux « DTV » ou Direct-To-Video qui ont fait les grandes heures des vidéo-clubs en leur temps, et que les gens s’arrachent de nos jours en Blu-ray, DVD ou VOD. On pense par exemple à des cinéastes tels que Isaac Florentine ou Roel Reiné dans le domaine du film d’action, ou à des réalisateurs tels que Ti West, Jim Mickle ou encore Rob Zombie, dont le gros de l’œuvre n’a jamais connu non plus le frisson des salles obscures…
Test DVD : La Colle
Si la sortie de La colle est passée inaperçue auprès du public français qui l’a boudé dans les salles obscures, le nouveau film d’Alexandre Castagnetti, cette sympathique comédie a néanmoins su convaincre les spectateurs l’ayant vu...
Test Blu-ray : Tire encore si tu peux
Le statut et la réputation de chef d’œuvre de Tire encore si tu peux auprès d’une communauté de fans de plus en plus nombreux au fil des ans tient finalement fort peu à son appartenance au genre du western italien. Au contraire, il semble bel et bien que l’aura du film de Giulio Questi tienne bien d’avantage de sa singularité au sein même du genre, et de sa propension à verser dans le baroque le plus fou : bien plus que l’ombre de Sergio Leone, on sent au-dessus de Tire encore si tu peux les influences mêlées de différents genres.


















