Test Blu-ray : Lucky man – Saison 2
Création originale, imaginée par Stan Lee pour le petit écran et développée avec le concours de Neil Biswas, la série Lucky man a créé la surprise en 2016, pour la simple et bonne raison qu’il ne s’agissait pas à proprement parler d’une série de super-héros. Cependant, le cheminement du personnage principal, qui héritait d’un mystérieux bracelet lui donnant littéralement une chance de cocu, tenait bel et bien de l’origin story classique et propre à la plupart des films de super-héros : le personnage de Harry Clayton (James Nesbitt) passait en effet une partie de la première saison à découvrir l’étendue de son pouvoir, puis à l’apprivoiser – l’utilisation d’un « grand pouvoir » impliquant, comme toujours chez Stan Lee, de « grandes responsabilités », la série posait bien sûr en filigrane la question de la morale et de l’usage à tirer de ce pouvoir mystérieux venu de nulle-part.
Test Blu-ray : Replicas
Marquant le grand retour de Keanu Reeves à la science-fiction, Replicas était un projet singulier, jonglant à la fois avec des concepts purement « scientifiques » (intelligence artificielle, clonage) et d'autres nettement plus « spirituels » (âme, souvenirs). De fait, le script imaginé par Chad St. John sur un sujet de Stephen Hamel a du poser un réel problème de conscience au réalisateur Jeffrey Nachmanoff, qui a remplacé Tanya Wexler qui devait initialement mettre en scène le film. Comment en effet mettre en images des concepts aussi radicalement différents ? Comment réussir le tour de force de garder un pied dans la « rigueur » scientifique et aborder des idées aussi abstraites que celles d’effacer de la mémoire de quelqu'un toute référence à une personne donnée ?
Test DVD : Bare
Dans "Bare", la réalisatrice brésilienne Natalia Leite excelle à dépeindre l'atmosphère débilitante d'un bled perdu des Etats-Unis, tout en nous intéressant à une jeune femme qui essaye de s'en extraire et qui cherche sa voie à sa façon.
Test Blu-ray : Man on high heels
Inclassable, gonflé et clairement surprenant dans ses ruptures de ton et de style, Man on high heels s’impose comme le premier polar d’action LGBT (acronyme pour Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Trans). Slalomant entre des séquences d’action monumentales, chorégraphiées avec l’énergie, la brutalité et le talent d’un Robert Rodriguez 90’s, et la chronique/comédie de mœurs conservant un pied solidement ancré dans le réel, le film de Jang Jin (Guns & talk, Someone special) joue l’équilibriste avec une maestria étonnante, mélangeant les genres et les intrigues avec un sens du rythme et du dosage qui le rendent, au final, tout à fait singulier.
Test Blu-ray : Larry le dingue, Mary la garce
Première expérience américaine pour le britannique John Hough (Les sévices de Dracula, La maison des damnés), Larry le dingue, Mary la garce appartient au genre très codé et très populaire dans les années 70 du « film de bagnoles ». Enlevé et suivant un trio d'anti-héros très typiques des années 70, le film surfe sur le succès d'Easy rider, idée encore renforcée par un final désenchanté et surtout par la présence au casting de Peter Fonda en pilote automobile raté bien décidé à prendre ce que la vie ne lui a pas offert sur un plateau. Formellement, il s'agit d'un road movie assez classique mais très attachant, qui véhicule également un certain esprit beatnick libertaire (comme bien des road movies de l'époque). Aux côtés de Fonda, on sera également ravis de retrouver la tronche d'Adam Roarke (Le diable en boite), acteur rare et disparu trop tôt, ainsi que la frimousse de Susan George, dont on se souvient surtout de la prestation dans Les chiens de paille de Peckinpah, mais qui jouait également et surtout dans l'époustouflant Far West Story de Sergio Corbucci (1972), un western spaghetti trop méconnu qui mériterait d'entrer par la grande porte au Panthéon du genre.
Test DVD : Girl
Le film de Lukas Dhont reste en permanence aux côtés de son personnage principal, une future ballerine qui éprouve de plus en plus de mal à concilier ses exigences artistiques et le prix à payer pour se débarrasser de ses attributs masculins.
Exclusivité VOD : VS.
Très développée en France depuis la fin des années 80, la culture hip-hop a largement mis en avant deux conceptions du rap, qui éclipseront totalement toutes les autres. La première bien sûr est américaine, qu'il s'agisse de East Coast ou de West Coast, le rap US donne le « La » de la production internationale. La seconde est française, et s'avère une des plus variées au monde en termes de musicalité et de « fond ».
Test DVD : Another day of life
Another day of life fait partie de ces films qu'il est presque impossible de ranger dans une catégorie bien précise : en effet, c'est à la fois un documentaire et une fiction, il mêle film d'animation, du genre ligne claire, interviews de survivants de l'histoire et images d'archive en noir et blanc.
Test DVD : L’évadé de l’enfer
Si une telle approche du cinéma fantastique tendrait évidemment à faire sourire le spectateur contemporain, dans les années 40, il n’était pas rare qu’un film mette en scène l'enfer, le paradis, Dieu et des anges en tous genres. On pense par exemple a des films célèbres tels que Le défunt récalcitrant (Alexander Hall, 1941), Le ciel peut attendre (Ernst Lubitsch, 1943), Une question de vie ou de mort (Michael Powell et Emeric Pressburger, 1946) ou encore L'évadé de l'enfer (Archie Mayo, 1946) qui nous intéresse aujourd'hui.
Test Blu-ray : Made in France
Il est difficile de séparer l'expérience de visionnage de Made in France des événements s'étant produits en France durant l'année 2015, qui ont valu au film de voir sa sortie en salles retardée puis finalement annulée (voir notre article). Faute de distributeur, le film a en effet dû se contenter d'une distribution en e-cinéma, sur les diverses plateformes de VOD d'atterrir début avril en DVD et Blu-ray grâce à TF1 Vidéo. Le film de Nicolas Boukhrief n'est cependant pas à proprement parler un film sur les attentats, ni même un état des lieux sur le terrorisme islamiste en France.
Chatroom
William, 17 ans, solitaire, passe son temps sur internet et ouvre un forum de discussion pour les adolescents de sa ville.
Rejoints par Eva, Emily, Mo et Jim, tous vident leurs sacs sur leurs parents, leurs soi-disant amis, leurs émois, leurs traumatismes. William, très à l’écoute, les conseille et les incite à s’affranchir de leurs problèmes par l’action…
Aucun d’eux ne sait que dans la vie réelle William est un adolescent perturbé, et qu’il est déterminé à influencer le groupe sur son Chatroom « à la vie - à la mort »
Test Blu-ray : Le château de ma mère
Tous deux sortis en 1990, La gloire de mon père et sa suite Le château de ma mère ont réunis à eux deux plus de dix millions de français dans les salles obscures. Pourtant, malgré (ou peut-être à cause de ?) cet engouement populaire, les deux films d’Yves Robert furent les « grands oubliés » des César de cette année-là.



















