Test DVD : Freud, passions secrètes
Avec Freud : Passions secrètes, John Huston entreprend un travail passionnant et passionné : son idée est de mettre en lumière, dans un film de cinéma, les théories de base de la psychanalyse. Inconscient, sexualité de la petite enfance et complexe d’Œdipe se bousculent donc au cours du film, qui retrace cinq années de la vie de Sigmund Freud, et aborde le cas de Cecily Koertner, patiente fictive dont la névrose semble néanmoins être largement inspirée de celle de Sabina Spielrein, qui fut soignée non pas par Freud mais par Jung, et fut l’initiatrice d’une curieuse relation triangulaire qui devint, bien des années plus tard, l’objet du film A dangerous method (David Cronenberg, 2011).
Test Blu-ray : David Lynch – The Art life
Si David Lynch est le plus souvent porté aux nues par de nombreux cinéphiles littéralement amoureux de son œuvre, une petite frange de résistants hurle, et ce depuis plusieurs dizaines d'années, que le réalisateur de Lost highway est en réalité un véritable « escroc » artistique, multipliant les symboles creux pour mieux enfumer son monde et livrer à un public esbaudi mais trompé des enchaînements de saynètes sans queue ni tête vendues comme de l'Art « total », dont l'interprétation est laissée à la sensibilité de chacun.
Test DVD : Maggie a un plan
Maggie, une jeune femme chez qui l'action découle directement de la pensée, une jeune femme qui a l'obsession du contrôle et dont on peut espérer, sans trop y croire, qu'un jour, à force de rencontrer des échecs, elle aura appris qu'on "n'organise pas sa vie et celle des autres comme on trie un tiroir de chaussettes" et, qu'au contraire, il est parfois (souvent ?) souhaitable de laisser les choses venir d'elles même.
Test Blu-ray : Le Retour de Ringo
Pour ceux qui l'ignoreraient, Le retour de Ringo est la suite de Un pistolet pour Ringo, réalisé la même année avec la même distribution, le même réalisateur et le même héros. Mais en revanche, la tonalité générale des deux films est extrêmement différente.
Test Blu-ray : A l’ombre des potences
En 1954, la découverte de Johnny Guitar a littéralement fait exploser la popularité de Nicholas Ray, surtout dans le cercle – pas si fermé – des amateurs de westerns. Le film est d’ailleurs de nos jours toujours considéré comme l’un des plus grands classiques du genre, et constitue souvent même une « date » dans l’esprit des cinéphiles, dans le sens où il s’agissait du tout premier (du seul ?) western à proposer au public un discours ouvertement féministe, et que le film était une œuvre tellement originale et lyrique qu’elle contribuerait largement à faire « bouger les lignes » du genre dans les années qui suivraient. Ainsi, soixante-cinq ans après, on ne pourra que s’étonner à la découverte d’À l'ombre des potences : il s’agit en effet d’un western antérieur à Johnny Guitar, puisque Nicholas Ray l’a tourné en 1955, mais il ne possède aucunement le caractère « révolutionnaire » du long-métrage mettant en scène Joan Crawford et Sterling Hayden. Au contraire, À l'ombre des potences s’impose comme le représentant d’un classicisme absolu, ne débordant jamais réellement du genre qu’il aborde, et ne possédant pas du tout la portée sociale et quasi-politique de son film précédent.
Test Blu-ray : La disparition de Yuki Nagato
A l’origine, il y avait La mélancolie de Harushi Suzumiya, une série de « light novels » (romans destinés à la jeunesse écrits dans un style très simple, formellement pas très éloigné de celui popularisé par E. L. James en occident) signés Nagaru Tanigawa, publiés entre 2003 et 2011. La série de romans fut adaptée en manga à deux reprises : tout d’abord par Makoto Mizuno en 2004, puis par Gaku Tsugano entre 2005 et 2013. Le succès de la deuxième adaptation a rapidement généré une adaptation en série TV (La mélancolie de Harushi Suzumiya, 2006), puis la mise en chantier d’un film en 2010, appelé La disparition de Harushi Suzumiya, qui se basait sur le quatrième light novel. Ça va, vous suivez pour le moment ? Car c’est maintenant que ça se complique : la série qui nous intéresse aujourd’hui, La disparition de Yuki Nagato (2015), est en fait l’adaptation d’un manga dérivé dessiné par Puyo, dont l'histoire se déroule dans une chronologie alternative à La disparition de Haruhi Suzumiya.
Test DVD : I know this much is true
I know this much is true est une mini-série créée par Derek Cianfrance, et adaptée du livre de Wally Lamb « La puissance des vaincus ». Fatalité, poids du passé, destins brisés, famille en déliquescence, forte inclinaison à verser dans le mysticisme…
Test DVD : La Terre et l’ombre
Avec César Acevedo, la Colombie abrite un réalisateur dont "La Terre et l'ombre", premier film très réussi, annonce de futures grandes œuvres.
Test DVD : Andy
Avec le chef d’œuvre d’Olivier Nakache et Éric Toledano Tellement proches en 2009, Vincent Elbaz a prouvé qu’il était l’un des plus grands acteurs de comédie en France, et qu’il excellait littéralement dans le rôle de l’éternel « adulescent » (ou « enfulte » comme le disaient les Robins des Bois), autrement dit de l’ado attardé refusant obstinément de grandir, dans le sens que lui donne la société contemporaine. Ainsi, avec Andy, Elbaz retrouve grosso modo le même rôle de paumé aussi attachant qu’immature que dans le sympathique Daddy cool en 2017 : une composition qui lui va littéralement comme un gant, même si l’acteur peine visiblement un peu à imposer son dynamisme auprès du public français. Ainsi, après l’échec au box-office de Daddy cool (265.000 entrées sur 254 copies), Andy s’est littéralement vautré dans les salles obscures en n’enregistrant que 26.000 entrées sur 129 copies – soit moins de 5 personnes par séance en moyenne : des chiffres qui devraient malheureusement reléguer Vincent Elbaz aux seconds-rôles pour les années à venir.
Test Blu-ray : La passion Van Gogh
Présenté avant tout comme un pari esthétique très fort, ce qui était déjà un important motif d’attente, La passion Van Gogh serait peut-être bien finalement un des meilleurs représentants du biopic ultime. C’est-à-dire le biopic qui allie amoureusement forme et fond, qui use de tous les artifices cinématographiques pour parler le mieux possible de son sujet. Et ici, quelle meilleure manière de parler de l’oeuvre de Van Gogh que d’adopter sa forme de peinture dans l’esthétique du film ? Encore mieux, les scènes et les personnages prennent vie à l’intérieur même de ses tableaux, animés pour l’occasion.
Test Blu-ray : Kill your darlings – Obsession meurtrière
Si vous aimez la Beat Generation, un mouvement littéraire et artistique né dans les années 50 aux États-Unis qui allait ébranler la société américaine dans ses certitudes avec l'aide de fougueux jeunes hommes tels que Jack Kerouac, Allen Ginsberg ou encore William S. Burroughs, vous risquez d'être intrigué par le nouveau film mettant en scène Daniel Radcliffe.
Test DVD : L’amour est une fête
Avec L'amour est une fête, Cédric Anger se promène avec une tonalité légère dans un témoignage distancié de la libération des mœurs. Il retrouve Guillaume Canet (La prochaine fois je viserai le cœur) qui apporte un peu de profondeur avec ses doutes éthiques. Il forme un duo étonnant avec Gilles Lellouche plus fasciné que lui par cet univers.



















