Test DVD : L’incroyable histoire du facteur Cheval
Avec L’incroyable histoire du facteur Cheval, Nils Tavernier retrace l’étonnante obstination d’un homme pour réaliser le rêve de sa fille adorée. Jacques Gamblin redonne vie à cet être peu bavard et de tempérament opaque, pourtant capable d’aimer avec démesure au-delà des tristes péripéties de sa vie austère. Il incarne cet ingénieux architecte autodidacte, un peu fou mais doué, avec des élans de Tati tragique.
Test Blu-ray : Le plein de super
Cinéaste de l’intime, ayant développé au fil des années une approche unique et personnelle du cinéma, à la lisière de l’artisanat et du documentaire, Alain Cavalier ne tourne plus depuis plusieurs années qu’en indépendant, livrant de façon régulière des films inclassables et épurés, dégagés de toutes les contraintes narratives et formelles du cinéma dit « traditionnel ».
Test Blu-ray : Le feu follet
En 1963, Louis Malle signe avec Le feu follet ce qui restera probablement son film le plus noir et le plus mortifère ; à travers les errances sans fin de son personnage principal suicidaire en pleine dépression (formidable Maurice Ronet), recherche la rencontre avec la mort, seule chose qu'il semble encore désirer. Comme incapable de sentiments, Ronet se heurte à plusieurs obstacles dans la vie comme dans le film, qui l'empêchent de communiquer et d'aimer
Test DVD : Another day of life
Another day of life fait partie de ces films qu'il est presque impossible de ranger dans une catégorie bien précise : en effet, c'est à la fois un documentaire et une fiction, il mêle film d'animation, du genre ligne claire, interviews de survivants de l'histoire et images d'archive en noir et blanc.
Test DVD : Le chevalier du château maudit
Le chevalier du château maudit est le parfait petit représentant fauché d’un certain cinéma d’aventures à l’ancienne, mettant en scène un méchant très méchant et des gentils très gentils au cœur d’un véritable château de BD.
À voir sur Netflix : Project Power / Avale la pilule et libère ton...
Les différents pouvoirs que nous donne à voir Project Power sont divers et variés : feu, glace, invincibilité, invisibilité, transformation en simili-Hulk, membres qui s'allongent, facteur guérisseur, griffes géantes... Un peu de Avengers, un peu de 4 Fantastiques, un peu de X-Men donc, dans un univers réaliste et urbaine blindé de flics et de truands avec ou sans pouvoirs rappelant forcément celui de Powers.
Test DVD : Divorce Club
Si le schéma narratif de Divorce Club est connu et ne dérogera jamais réellement aux règles et autres passages obligés établis par le genre auquel il appartient, le troisième long-métrage de Michaël Youn n’en demeure pas moins une comédie enlevée, excellemment rythmée et mise en scène avec le plus grand soin.
Test Blu-ray : Invaders
La science-fiction semble avoir le vent en poupe en ce moment en Australie. Ainsi, deux ans après Osiris - La neuvième planète, c'est aujourd'hui au tour d'Invaders, un deuxième film de SF australien, de débarquer sur nos écrans. Bien conscients qu'ils ne peuvent rivaliser, d'un strict point de vue technique et logistique, avec les grosses productions du genre mises en chantier aux États-Unis, nos voisins d'Océanie ont visiblement pris le parti de « contourner » le genre, de le prendre à revers en quelque sorte. Osiris - La neuvième planète avait fait le choix d'aborder la science-fiction par le biais du « serial », hommage brillant à la littérature et au cinéma des années 50/60. Cette année, c'est plutôt au cinéma d'invasion des années 90 que fera référence Invaders ; mais le scénariste / réalisateur Luke Sparke, grand spécialiste du film de guerre, prend quant à lui le parti de nous livrer non pas un grand spectacle à la Independence Day, mais un pur film « de soldats », se concentrant sur un petit groupe de personnages contraints de s’engager dans l’armée afin de combattre des aliens peu enclins à la discussion.
Test DVD : Doomwatch
Durant les années 60/70, deux sociétés de production régnaient en maitres quasi-absolus sur le petit monde de l’horreur gothique au Royaume-Uni : il s’agit bien sûr de Hammer et Amicus. Néanmoins, si elle n’a jamais été réellement considérée comme une concurrente sérieuse pour les deux sœurs ennemies, la boite de production appelée Tigon, ou de son nom complet Tigon British Film Productions est néanmoins parvenue à mettre sur les rails une série non négligeable de films fantastiques entre 1968 et 1972 : Le vampire a soif, Le grand inquisiteur, La maison ensorcelée, La maison de l'épouvante, La vampire nue (du français Jean Rollin), Le monstre des oubliettes, La nuit des maléfices et enfin l’étrange Doomwatch qui nous occupe aujourd’hui.
Sortie VOD : Douze mille
Ce film social sur la trilogie sentiment, sexe et argent sait s'écarter des chemins balisés en introduisant des éléments poétiques et surprenants.
Test Blu-ray : Horse soldiers
Si les événements du 11 septembre 2001 ont clairement changé la face du monde, il était inévitable que le cinéma américain s’en voie également profondément modifié : très rapidement, on a pu voir se dessiner un « avant » et un « après » World Trade Center dans le traitement des intrigues contemporaines, même quand ces dernières ne traitaient pas frontalement de l’attentat sur les tours jumelles. Comme pour dresser un rempart contre la barbarie, les studios se sont pour la plupart réfugiés derrière la bannière étoilée, brandissant haut et fort un patriotisme propre à réunir la nation contre la violence aveugle. Dans un réflexe de défense, et en hommage aux victimes des attentats du 11 septembre, tout un peuple semble donc s’être uni, la main sur le cœur et l’hymne national aux lèvres. Et si les actes terroristes sur les tours du World Trade Center l’ont peut-être exacerbé, on admettra tout de même que le patriotisme a toujours été une valeur forte –sinon fondamentale– aux Etats-Unis, et de fait, a également toujours été très présent dans le cinéma américain, au point que de nombreux observateurs extérieurs lui confèrent parfois des visées « impérialistes » pas forcément très pertinentes.
Test Blu-ray : Rupture
Révélé en 2002 par La secrétaire, véritable chef d’œuvre comptant parmi les plus beaux et les plus bouleversants de la décennie 2000, Steven Shainberg était repassé derrière la caméra en 2006 pour signer Fur - Un portrait imaginaire de Diane Arbus aux côtés de Nicole Kidman. Aussi, après dix ans d'absence, le fait de voir arriver son nom accolé à celui de Brian Nelson, scénariste de films d'horreur au milieu des années 2000, aura de quoi interloquer le cinéphile – néanmoins, comme il est également vrai qu'avec les scripts de Hard candy (2005) et 30 jours de nuit (2007), Nelson avait su transcender le talent de cinéaste de David Slade, étoile filante du cinéma de genre US, on ne pouvait qu'être intrigué par l'annonce de ce projet singulier.



















