Test Blu-ray : Lucky man – Saison 2
Création originale, imaginée par Stan Lee pour le petit écran et développée avec le concours de Neil Biswas, la série Lucky man a créé la surprise en 2016, pour la simple et bonne raison qu’il ne s’agissait pas à proprement parler d’une série de super-héros. Cependant, le cheminement du personnage principal, qui héritait d’un mystérieux bracelet lui donnant littéralement une chance de cocu, tenait bel et bien de l’origin story classique et propre à la plupart des films de super-héros : le personnage de Harry Clayton (James Nesbitt) passait en effet une partie de la première saison à découvrir l’étendue de son pouvoir, puis à l’apprivoiser – l’utilisation d’un « grand pouvoir » impliquant, comme toujours chez Stan Lee, de « grandes responsabilités », la série posait bien sûr en filigrane la question de la morale et de l’usage à tirer de ce pouvoir mystérieux venu de nulle-part.
Test Blu-ray : Ouija – Les origines
Dans le petit monde de l’horreur moderne adressée principalement au public pré adolescent, il devient difficile de trouver son compte, entre les innombrables found footages filmés avec les pieds pour faire réaliste, les histoires de maisons hantées et de fantômes invisibles ou les éternels films d’exorcisme toujours prétextes à plus de morale trempée dans l’eau bénite. Dans ce triste contexte, il n’y avait franchement pas de quoi être fébrile à la perspective d’une préquelle à Ouija (lire notre test Blu-ray) sorti en 2015 en France. Cette adaptation purement opportuniste d’une célèbre licence de la société Hasbro n’avait pas eu grand monde pour la défendre, mais avait tout de même réussi à rapporter plus de 100 millions de dollars dans le monde, pour un budget de 5, Jason Blum oblige. Il paraissait donc inévitable que la franchise perdure d’une façon ou d’une autre. Et là, surprise, devant la caméra du plutôt très doué Mike Flanagan, cinéaste apprécié des fans de genre pour quelques films non exploités dans les salles françaises (The mirror, Hush, Before I wake), ce qui s’annonçait comme un simple produit calibré se transforme en petite pépite à l’esprit totalement atypique pour notre époque.
Test DVD : Showing up
Avec "Showing up", la réalisatrice américaine Kelly Reichardt prouve une fois de plus qu’elle est une véritable alchimiste du cinéma, capable de transformer n’importe quelle histoire, anodine en apparence, en or cinématographique.
Test Blu-ray : The third murder
En choisissant, avec The third murder, d'évoluer dans un genre qui ne lui était pas familier et semblant à priori très éloigné de son univers, Hirokazu Kore-Eda n'a pas opté pour la solution de facilité. L'exploit de livrer un film aussi réussi n'en est que plus grand... Car autant être clair d'entrée de jeu : The third murder fait indéniablement partie des « grands » films de la décennie. Il y a de plus fort à parier que sa richesse thématique et sa sobriété formelle lui offrent d'ailleurs une pérennité qui ira bien au-delà de la simple décennie.
Test DVD : Swim, little fish, swim
Cette attachante petite comédie de mœurs de Ruben Amar et Lola Bessis traite sans dramatiser outre mesure d’incommunicabilité tout en n’arrêtant jamais une seconde de parler, amusant paradoxe
Test Blu-ray : Sisters
Tout comme nul n’est égal devant le rire dans la vie de tous les jours, aucun spectateur n’en vaudra un autre devant le spectacle d’une comédie au cinéma – qu’il soit sophistiqué ou « con comme la lune », l’humour atteint le plus souvent son but, et chaque comédie trouvera à priori son public. Sens du gag, timing comique, humour 2.0 ou au contraire carrément éculé, aucun élément ne rentre vraiment en ligne de compte quand il s’agit d’impacter nos zygomatiques.
Test DVD : Teen Spirit
Si le nom de Max Minghella vous est familier, c’est normal : il s’agit d’un acteur et scénariste britannique, fils du réalisateur Anthony Minghella, et héros de la série The handmaid’s tale. S’il avait déjà signé il y a quelques années le scénario de La 9ème vie de Louis Drax (lire notre article), Teen Spirit marque sa première expérience en tant que réalisateur.
Double ration de Marty Feldman chez Elephant Films
Victime de la « malédiction » Frankenstein Junior, Gene Wilder et Marty Feldman n’ont jamais retrouvé de rôles à la mesure de ceux qu’ils endossaient dans le chef d’œuvre de Mel Brooks – ainsi, en France, leur talent comique pourtant bien réel s’avère aujourd’hui encore bien méconnu. Si le cinéphile pourra se rappeler de quelques autres rôles marquants dans le cas de Gene Wilder (surtout dans Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander et Charlie et la chocolaterie), Marty Feldman demeure un acteur sous-estimé, méconnu dans l’hexagone.
Test Blu-ray : Victoria
Il y a 3 ans, la sélection ACID du Festival de Cannes avait permis de faire connaissance avec la réalisatrice Justine Triet au travers de La Bataille de Solférino, son premier long métrage. Un film plein d’énergie et de fraîcheur, à la fois délirant et très maîtrisé, un film amalgamant intelligemment petite histoire et grande histoire. Cette année, son deuxième long métrage, Victoria, était de nouveau à Cannes mais, cette fois, dans la sélection de la Semaine de la Critique, en tant que film d’ouverture. Le deuxième film, un cap important pour un ou une jeune cinéaste : confirmation ou déception ?
Coffret films et droits de l’Homme (volume 1)
A l’occasion du 10ème anniversaire du Festival international du film des Droits de l’Homme qui s’est tenu récemment à Paris, les éditions Bodega éditent un coffret de trois dvd comportant 6 films qui ont marqué cette première décennie. Des USA au Rwanda, de Calais à la Colombie, du Niger au Turkménistan, ce tour du monde des oubliés de la plus célèbre Déclaration de l’Histoire de l’humanité est tout simplement indispensable. Revue de détail…
Test Blu-ray : Amis publics
Avec un peu plus de 758.000 entrées en France, Amis public n’a pas tout à fait réalisé le box-office qu’espéraient Kev Adams et ses producteurs/distributeurs. Si bien sûr il s’agit d’un très bon score, plutôt supérieur aux chiffres réalisés en général par les films de Vincent Elbaz, le fait d’avoir en tête d’affiche Kev Adams, la nouvelle coqueluche des adolescentes françaises (4,4 millions d’entrées l’hiver dernier pour son Aladin), avait probablement fait surévaluer la valeur d’Amis publics. Cela dit, s’il n’est probablement dans l’immédiat plus près de réussir à faire raquer six millions d’euros aux banquiers pour signer un projet personnel, au moins Kev Adams est-t-il parvenu à monter sur son seul nom ce projet-là, qui, si bancal et maladroit soit-il, semble réellement motivé par une authentique sincérité.
Test Blu-ray : Le 15h17 pour Paris
En vieil anar qui se respecte, Clint Eastwood semble bien déterminé depuis quelques années à se construire une filmographie se développant « en réaction » aux canons du blockbuster actuel. Si les studios ne jurent plus depuis une dizaine d’années que par les films de super-héros, le grand Clint a quant à lui décidé de devenir le chantre d’un cinéma ancré de plein pied dans le réel, au cœur duquel l’héroïsme et la bravoure prennent le visage de personnages bien vivants, s’imposant comme les véritables super-héros de notre temps.



















