Demain c’est Noël : Sélection de coffrets Blu-ray / DVD pour les fêtes

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Cela n’a pas pu vous échapper : en dépit des grèves qui immobilisent en partie la France depuis trois semaines, les fêtes de Noël approchent, immuables, comme insensibles à la détresse des usagers de la route et du rail. Et comme tous les ans, les éditeurs vidéo français contribuent à la liesse générale en s’invitant dans votre salon, entre le saumon et la bûche pâtissière, par le biais de superbes coffrets / DVD qui combleront vos longues après-midis d’hiver. Ainsi, si vous n’aviez pas d’idée-cadeau pour Tonton Roger ou pour Jul-Kevin, le petit dernier de la famille, rassurez-vous, 20th Century Fox et sont là pour vous aider à trouver le coffret idéal, celui qui saura faire plaisir à toutes les générations de cinéphiles qui peuplent à coup sûr votre famille !

Sur critique-film, on aime vous faciliter la tâche : on a donc déjà fait pour vous la moitié du boulot en sélectionnant cinq coffrets Blu-ray / DVD, qu’on a choisi de destiner à une tranche d’âge en particulier. Mais comme chacun le sait, le cinéma n’a pas d’âge, et il se pourrait bien que le coffret qu’on a décidé de réserver à Tante Huguette fasse aussi le bonheur de Jul-Kevin, dont la passion première semble être de vous glisser son doigt mouillé dans l’oreille en déclamant des vers de Black M, de Gims ou d’Aya Nakamura… Du grand cinéma populaire à prix modique, pour les petits et pour les grands !

 

 

Pour les petits rigolos

 

Pour les plus jeunes cinéphiles, on optera pour le coffret Blu-ray & Alad’2, réunissant les deux comédies mettant en scène le sémillant Kev Adams, humoriste, héros de la série Soda, et plus récemment aperçu dans l’émission de TF1 « Mask singer ». Prix indicatif : 15 € (Pathé)

 

 

Si la hype et l’hystérie adolescente tournant autour de Kev Adams semble s’être un peu tarie en l’espace de quelques années, le jeune humoriste et apprenti acteur semble être parvenu à encaisser le choc et les critiques, aussi cruelles que gratuites, de l’ère des réseaux sociaux. Critiques lapidaires, tweets assassins, injures et quolibets de tous les côtés… Il y a fort à parier pour que 2015 – année de sortie des Nouvelles aventures d’Aladin – ait été un cap difficile à passer dans la carrière de Kev Adams. Pour autant, en attirant 4,4 millions de spectateurs dans les salles obscures en 2015, puis 2,3 en 2018, Aladin et Alad’2 ont prouvé que l’attachement du public pour les grandes comédies familiales ne se démentait pas, d’autant que les deux films s’avèrent en réalité bien plus fréquentables que ne le suggère leur désastreuse réputation. Comédies très orientées enfants / ados, s’adressant également aux « ieuvs » de 35-40 ans amateurs de l’humour d’Eric et Ramzy et des Robins des bois, les deux films, réalisés par Arthur Benzaquen et Lionel Steketee, donneront certes l’impression d’enchainer les sketches ou les saynètes au détriment d’une logique narrative complexe, mais ont pour elles l’avantage d’avoir, le plus souvent, un impact franc et direct sur nos zygomatiques. Du « grand » cinéma ? Certes non, mais de bonnes petites comédies, très divertissantes et pas plus honteuses que les films de Coluche ou de Louis de Funès en leur temps.

Retrouvez notre critique / test Blu-ray des Nouvelles aventures d’Aladin en cliquant sur ce lien.

 

 

Pour les ados fans de super-héros transgressifs

 

C’est bien connu, l’adolescence est une période propice à la rébellion, où l’on aime jouer la provocation et casser les codes. Bref, on joue au petit con, à l’image du héros du coffret Blu-ray – La collection complète (pour le moment). Prix indicatif : 20 € (20th Century Fox)

 

 

Si on a sans doute un peu trop hâtivement voulu prêter au premier épisode de la franchise Deadpool une volonté de livrer un film de super-héros « subversif », il semble que cette méprise soit principalement liée à une méconnaissance du personnage créé par l’écurie Marvel dans les années 90. La principale particularité de Deadpool – lui valant d’ailleurs d’être soit adoré soit littéralement vomi des amateurs de comic-books – est le fait qu’il casse le « quatrième mur » ; conscient de sa nature même de personnage de fiction, il interpelle souvent le lecteur et rappelle souvent, au détour d’une case, appartenir à un univers non seulement irréel et imaginaire, mais également couché sur papier dans les pages d’une bande dessinée. Cette originalité, si inhabituelle soit-elle dans l’univers Marvel, liée à son humour incessant et parfois très noir et/ou graveleux, n’en font pas pour autant un personnage subversif : dans l’absolu, Deadpool est juste un sale gosse énervant et arrogant, qui ne manque d’ailleurs pas de s’attirer la haine de quasiment tous les personnages qui le croisent dans les pages des comics. Le concept avait été parfaitement assimilé par les scénaristes du film Rhett Reese et Paul Wernick, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’avec 3,7 millions d’entrées dans les salles françaises et 885 millions de dollars de recettes mondiales, Deadpool a pleinement réussi son pari.

Ayant pris soin avec le premier film d’acclimater la critique autant que le public à la nature insolente et tête à claques de son personnage principal, Rhett Reese et Paul Wernick avaient donc le champs libre pour passer aux choses sérieuses avec … Et là, le miracle se produit. Porté par la passion de Rhett Reese, Paul Wernick et d’un Ryan Reynolds toujours aussi impliqué (il est cette fois crédité en tant que coscénariste), Deadpool 2 réussit le tour de force de s’avérer à la fois plus drôle, plus fidèle à l’esprit des comics et tout simplement meilleur que l’original. Côté humour, Deadpool 2 s’impose comme un véritable festival de vannes et de créativité, même si l’ensemble est loin de développer une quelconque finesse. C’est lourdingue, c’est d’une folle vulgarité, mais l’humour décomplexé de la chose s’avère très régulièrement efficace, provoquant de bons gros éclats de rire du côté du spectateur. On notera une prédominance de gags tournant autour de la région anale, les dialogues évoquant toutes les trois à cinq minutes l’insertion d’objets divers dans le fondement de tel ou tel personnage. On notera également que l’utilisation de la musique symphonique de Tyler Bates est absolument démente. On retiendra tout particulièrement ce morceau épique lors de l’affrontement avec Juggernaut, porté par un puissant orchestre à cordes, bois, cuivres et percussions, surplombé d’un chœur classique du dernier sérieux, chantant avec solennité « You can’t stop him / You can’t stop this motherfucker », qui sera suivi par la répétition de « Holy shit ! Holy shit ! Holy shit balls ! ». Vous admettrez quand même le génie de la chose – facétie qui a d’ailleurs valu à la bande originale instrumentale de Deadpool 2 d’être la première de l’histoire à se voir apposer le logo « Parental advisory : Explicit lyrics ». Du cinéma 100% plaisir en mode fun en somme – pile ce dont on rêvait !

Retrouvez notre critique / test Blu-ray de Deadpool en cliquant sur ce lien.

Retrouvez notre critique / test Blu-ray de Deadpool 2 en cliquant sur ce lien.

 

 

Pour les déçus de James Bond

 

Alors que le dernier film de la saga James Bond va bientôt débarquer sur nos écrans, on vous propose un peu de sang neuf dans un genre très voisin avec le coffret Blu-ray – L’intégrale des 2 films. Prix indicatif : 20 € (20th Century Fox)

 

 

Quand le duo Matthew Vaughn / Mark Millar, déjà responsable de l’étonnant Kick-ass en 2010, s’attaque au film d’espionnage old school à la James Bond, avec gadgets à gogo et méchant mégalomane, cela donne la saga Kingsman. L’occasion pour les deux lascars de nous livrer de délirants films d’action tirant sur le pastiche et slalomant, comme le reste de la filmo de Vaughn, entre le « smart cool » à la Tarantino et le politiquement incorrect, le tout livré avec une mise en scène à couper le souffle.

Avec Kingsman : Services secrets et Kingsman : Le cercle d’or, Vaughn et son équipe livrent un hilarant doigt d’honneur tendu aux conventions du genre, étonnant et rompant nettement avec le reste de la production internationale en matière d’actioners, même les plus bourrins. Les acteurs ajoutent encore au plaisir jubilatoire pris devant le film, dont on retiendra à coups sûrs longtemps certains moments de bravoure, tels que le formellement époustouflant massacre dans l’église du premier film, ou le final sur l’île du deuxième opus. Vif, moderne, Matthew Vaughn impose une narration iconoclaste héritée du comic-book qui passe vraiment comme une lettre à la poste. Au final, ses deux films ne présentent pas le moindre temps mort et s’avèrent totalement réjouissants de A à Z.

Retrouvez notre critique / test Blu-ray de Kingsman : Services secrets en cliquant sur ce lien.

Retrouvez notre critique / test Blu-ray de Kingsman : Le cercle d’or en cliquant sur ce lien.

 

 

Pour les amateurs de science-fiction prêts à en découdre

 

Six films sinon rien, c’est ce que vous propose la Fox avec ce coffret Blu-ray – L’intégrale 6 films, qui vous permettra de vous replonger dans la saga spatiale la plus connue et la plus appréciée au monde, avec Star Wars bien sûr. Prix indicatif : 35 € (20th Century Fox)

 

 

Il existe une poignée de films – triés sur le volet – au sujet desquels on rencontre une espèce de consensus critique : tout le monde semble unanimement les considérer comme des chefs d’œuvres absolus. Réalisé par Ridley Scott en 1979, Alien – Le huitième passager fait partie de ces longs-métrages touchés par la grâce, de ces films réunissant à la fois la critique et le public dans un même ravissement. Et alors même que le premier film de la saga Alien a fêté cette année ses 40 ans, le statut d’intouchable du film reste toujours aussi immuable et puissant, le temps ne semblant en effet n’avoir aucune espèce d’emprise sur lui. En ce qui concerne le reste de la saga en revanche, c’est une autre histoire. Quel est donc votre opus préféré ? Le débat fait rage au sein de toutes les rédactions, comme au sein de toutes les familles d’ailleurs, et ce coffret « Intégrale » devrait logiquement ranimer les hostilités au moment de couper la dinde.

Alors, préférez-vous l’ascétisme forcené du premier Ridley Scott, la relecture guerrière et décomplexée qu’en a fait James Cameron avec Aliens – Le retour, l’exercice de style  ou la folie douce d’ ? Ou peut-être faites-vous partie de ces amateurs de science-fiction à l’ancienne, ne jurant que par Metal Hurlant et Prometheus ? Tout en sachant bien sûr qu’Alien : covenant a aussi ses farouches défenseurs… Personne ne sera en mesure de trancher… On vous renvoie d’ailleurs volontiers ci-dessous vers le classement établi par notre rédacteur Aubin Bouillé au moment de la sortie en salles d’Alien : covenant. Et comme on n’est pas forcément d’accord avec lui, on dira que ce dernier n’engage que lui !

Retrouvez notre critique / test Blu-ray 4KUHD de Alien : le huitième passager en cliquant sur ce lien.

Retrouvez notre critique / test Blu-ray de Alien : covenant en cliquant sur ce lien.

Retrouvez le classement de la saga établi par Aubin Bouillé en cliquant sur ce lien.

 

 

Pour les nostalgiques de Kad & Olivier

 

Avant d’être connus – et reconnus – en tant qu’artistes « solo », et Olivier Baroux ne formaient qu’une seule et même entité, duo comique connu sous le nom de Kad & Olivier, voire même de KDO. Les cinéphiles les plus âgés d’entre nous, qui les ont vu débuter dans les années 90, en gardent un souvenir ému. On leur propose de retrouver la moitié du duo dans le coffret DVD Kad Merad : + + . Prix indicatif : 15 € (Pathé)

 

 

Découverts au milieu des années 90 avec les « toy stories » qu’ils mettaient en scènes dans l’émission Déjà dimanche de Jean-Luc Delarue, les humoristes Kad et Olivier auraient quelques années plus tard le droit à leur propre série sur France 2, malheureusement très peu connue, intitulée Les 30 dernières minutes. Après avoir expérimenté la scène avec le spectacle « Capri c’est fini » en 1998, ils exploseraient réellement en 1999 avec la présentation de La grosse émission sur la chaîne Comédie !, qui leur permettrait de signer quelques-uns de leurs sketches les plus connus. Leur collaboration en tant que duo comique a par la suite donné naissance à trois films, les très amusants Mais qui a tué Pamela Rose ? (2003), Un ticket pour l’espace (2006) et Mais qui a retué Pamela Rose ? (2012). Un troisième épisode de la « saga » Pamela Rose est d’ailleurs dans les tuyaux, les deux compères ayant pour ambitieux projet de tourner le film en direct, alors même qu’il serait diffusé en simultané sur Canal+ et dans quelques salles de cinéma.

En attendant cet hypothétique retour en grâce du duo, Pathé vous propose de retrouver Kad Merad, qui rafle depuis plusieurs années la première place du classement des « personnalités préférées des français » publié par L’hebdo du Dimanche, au cœur de trois films : Marseille (2016, 682.000 entrées), Le doudou (2018, 400.000 entrées) et Le gendre de ma vie (2018, 385.000 entrées). Du rire et de la tendresse en perspective !

 

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