Critique express : Decision to leave
Park Chan-Wook , le réalisateur d’Old boy (2003), est de retour cette année sur la Croisette avec Decision to leave, un thriller en compétition aussi saisissant que comique.
Critique : Hacker
Lisse, froid et stylisé, l’univers fictif que Michael Mann évoque dans ses films s’apparente de plus en plus au monde réel. Quelle déception alors, que le réalisateur rate son rendez-vous avec la modernité ! Cette histoire décousue sur la cybercriminalité est ainsi tout à fait dans l’air du temps. Et pourtant, elle risque constamment de louper sa cible. Dans une société déshumanisée, le regard analytique de Michael Mann, sans autres états d’âme qu’une vague nostalgie de l’esthétique clinquante des années 1980, aurait facilement pu trouver sa place. Grâce à sa lucidité quant à la vacuité des échanges matériels et affectifs au 21ème siècle, Mann était parfaitement positionné pour créer l’œuvre filmique ultime sur notre époque et sa transition vers l’ère numérique. Hélas, Hacker est tout sauf un film visionnaire, puisqu’il a davantage tendance à ressembler à un simulacre du style de Mann qu’à une nouvelle étape décisive dans sa filmographie, jusque là pour le moins fascinante.
Critique : Salt and fire
Le paradoxe du mysticisme naturaliste, d’habitude si cher à Werner Herzog, risque sans cesse de faire capoter son nouveau film de fiction. Principalement actif dans le domaine du documentaire ces dernières années, le réalisateur allemand revient en effet avec Salt and fire à une forme de récit, qui est avant tout vecteur de folie.
Critique : Tunnel
En dehors de Hong Sang-Soo et de quelques films isolés par ci, par là, il est devenu très difficile pour les cinéphiles français de pouvoir visionner en salles du cinéma sud coréen, du moins en dehors des festivals. Cette réflexion s’applique tout particulièrement au cinéma de genre, qui, on le sait, a souvent du mal à se frayer un chemin dans nos salles, quel que soit le pays d’origine d’ailleurs. C’est pour cette raison qu'il était forcément excitant de voir un distributeur prendre le risque de sortir un film d’un réalisateur encore peu connu (son film précédent, l’excellent Hard Day, avait connu une sortie discrète début 2015 après avoir écumé tous les festivals spécialisés pendant 1 an), qui plus est, dans le registre du film catastrophe, sous genre dont raffolent les coréens mais dont les productions locales sortent ici au mieux en vidéo. Même en sachant que ce genre de film a souvent tendance à virer au mélo excessif pour le public français, on s’en frottait les mains d’avance, persuadés que l’on aurait droit à un maelström d’émotions comme les sud coréens en sont coutumiers dans leur cinéma si riche en ruptures de ton…
Critique : Companion
Rien n'est ce qu'il paraît être dans ce premier film bien plus proche du genre du thriller à tiroirs multiples que de celui de l'horreur à proprement parler. Sans vouloir trop vous en dévoiler, on peut considérer Companion comme une œuvre entièrement dans l'air du temps, qui réussit simultanément à se moquer des travers de notre époque.
Cannes 2017 : Les proies
L'avant dernier film de Sofia Coppola (si on excepte la production Netflix A very Murray christmas, moyen-métrage de Noël sorti en 2015), The bling ring, était sélectionné à Un certain regard en 2013. Avec Les proies, c'est la deuxième fois que la cinéaste concourt pour la Palme. Un long métrage au casting qu'on a déjà croisé cette année en sélection officielle : Elle Fanning et Colin Farell étaient respectivement présents dans How to talk to girls at party et Mise à mort du cerf sacré ; Nicole Kidman était elle présente dans ces deux films ! Que vaut donc ce remake du film de Don Siegel de 1971 ?
Critique : Assaut
Tout en s'amusant à faire croire qu'il réalise un thriller, Adilkhan Yerzhanov reste fidèle à son cinéma décalé, loufoque et corrosif.
Critique : Coincée
Belle ouverture pour le cycle consacré au cinéaste américain Phil Karlson à la Cinémathèque Française (qui a lieu du 3 octobre au 22 novembre) avec Coincée (Tight Spot), un film noir, genre dans lequel il excellait, adapté d'une pièce de théâtre à suspense de Lenard Kantor (Dead pigeon).
YellowBrickRoad
Globale :
Quand deux cinéastes et scénaristes s’associent, le résultat peut être brillant. Yellowbrickroad est dans ce cas de figure : un film d’horreur réussi...
Menace d’état
Ewan est un agent des services secrets chargé de traquer et d'éliminer les terroristes cachés à Londres. Ash, citoyen anglais sans histoires, se laisse embrigader dans l’extrémisme et prend la tête d’une cellule terroriste, extrêmement dangereuse. Commence alors une traque sans merci entre deux adversaires redoutables…
Critique : Le Boucher
Derrière la façade des convenances et des conventions bourgeoises grondent des instincts sauvages. Aucun réalisateur en France, voire dans le monde, n'a su mieux faire sienne cette thématique subtilement iconoclaste que Claude Chabrol.
Critique : Nocturnal Animals
Soyons direct : le nouveau film de Tom Ford est une réussite, au niveau de sa mise en scène, de sa photographie, de ses interprètes et de ses dialogues. On ne peut qu’être transporté et touché par cette œuvre qui tape là où ça fait mal. Si l'on peut reprocher au réalisateur d’être quelques fois trop vague sur le message qu’il désire faire passer, l'on est forcé de se sentir concerné. Car nous avons tous vécu des relations qui se sont terminées abruptement, tous voulu éviter de ressembler à nos parents sans y parvenir et surtout tous mal interprété les signaux de notre partenaire, un jour ou l’autre.



















