Critique : The Guilty
Un personnage isolé à l'écran, avec son téléphone comme seul et unique lien vers un monde extérieur particulièrement hostile : ce dispositif plus ou moins directement venu du théâtre a déjà fait ses preuves au cinéma depuis de nombreuses années. Sa déclinaison dans le contexte des lignes d'urgence, où la volonté d'assistance est sans cesse frustrée par la distance et l'immobilisme physique, s'est même montrée encore plus redoutable, il y a plus d'un demi-siècle dans le premier film de Sydney Pollack Trente minutes de sursis dans lequel le personnage interprété par Sidney Poitier avait essayé par tous les moyens de dissuader celui de Anne Bancroft de mettre fin à ses jours, et plus récemment dans The Call de Brad Anderson, avec une Halle Berry prête à lâcher le combiné pour intervenir personnellement lors d'une conclusion assez bâclée.
La Taupe
1973. La guerre froide empoisonne toujours les relations internationales. Les services secrets britanniques sont, comme ceux des autres pays, en alerte maximum. Suite à une mission ratée en Hongrie, le patron du MI6 se retrouve sur la touche avec son fidèle lieutenant, George Smiley.
Le Moine
Après Harry, un ami qui vous veut du bien et Lemming, Dominik Moll s'attaque à du lourd, l'adaptation du roman gothique culte Le Moine signé Matthew G. Lewis. Une œuvre sombre et censurée en son temps (1796) car jugée blasphématoire par les britanniques.
House of Last Things
Alan, un critique de musique classique à succès, et son épouse Sarah, une femme encore secouée par un traumatisme passé, décident de quitter leur spacieuse demeure de Portland pour passer des vacances en Italie. Alan fait garder leur maison par Kelly, bientôt rejointe par son frère cadet Tim et son petit ami Jesse. Un jour, Jesse kidnappe Adam, un enfant de huit ans, dans un supermarché. Mais Adam n’est pas celui qu’il semble être. Personne n’est à sa recherche, et il semble exercer un étrange pouvoir sur les occupants de la maison.
Critique : Ascenseur pour l’échafaud
Près de vingt ans après la disparition de Louis Malle, ses films courent le risque sérieux de tomber dans l’oubli. Ce serait pourtant un crime contre le cinéma d’ignorer les multiples facettes d’une œuvre au moins aussi riche et foisonnante que celle de son contemporain François Truffaut dont les rétrospectives se succèdent à un rythme soutenu.
Stoker
Après la mort de son père dans un étrange accident de voiture, India, une adolescente, voit un oncle dont elle ignorait l’existence, venir s’installer avec elle et sa mère. Rapidement, la jeune fille se met à soupçonner l’homme d’avoir d’autres motivations que celle de les aider. La méfiance s’installe, mais l’attirance aussi…
Brick
Brick est le premier film écrit et réalisé par Rian Johnsonen 2004. Le jeune réalisateur s'était précédemment fait connaître pour le montage du film très original May, de son ami Lucky McKee. Brick a remporté le Prix spécial du jury au Festival de Sundance 2005, le Prix Sang Neuf au Festival du Film Policier de Beaune 2006 et a été nommé au Festival du Cinéma Américain de Deauville 2005.
Critique : Bunny Lake a disparu
Otto Preminger avait beau ne pas correspondre aux critères sélectifs de l'auteur, administrés avec fanatisme à ses contemporains par la critique française de l'époque, il disposait néanmoins du don considérable de transformer des histoires hautement triviales en des films à la forme et au propos sophistiqués.
Critique : Propriété Privée
Depuis l’implantation d’une succursale aux Etats-Unis, Carlotta a initié un travail d’exhumation du cinéma américain indépendant. Dans cette optique de travail de défrichage, Carlotta opte généralement pour des œuvres peu connues du public cinéphilique français. Ainsi, en juin 2016, ils ont été à l’origine de la réédition du documentaire The Endless Summer consacré au surf qui, sous son aspect léger et solaire, ne se départ pas d’une vision légèrement ethnocentriste – un trait que l’on retrouve souvent au sein de la mentalité américaine – dans sa description des mœurs de par le monde. En dépit de cet état de fait, The Endless Summer a ce charme suranné, une forme d’ingénuité qui est surtout la vision fantasmée d’une époque et d’un lieu en particulier : la Californie, à l’orée des années 60. Une humeur désuète et innocente, que l’on peut également ressentir à l’écoute des premiers albums des Beach Boys : soleil, plage, filles en bikini, danse et surf… Dans le cadre de leur nouvelle ressortie, Propriété Privée, le ton est tout autre. Plus sombre, plus vénéneux, le long-métrage de Leslie Stevens préfigure, d’une certaine manière, Charles Manson et la perte d’innocence de l’ère Hippie, lorsque les premières remontées d’acide LSD 25 eurent un effet dévastateur sur certaines psychés fragiles et torturées.
Critique : Companion
Rien n'est ce qu'il paraît être dans ce premier film bien plus proche du genre du thriller à tiroirs multiples que de celui de l'horreur à proprement parler. Sans vouloir trop vous en dévoiler, on peut considérer Companion comme une œuvre entièrement dans l'air du temps, qui réussit simultanément à se moquer des travers de notre époque.
Critique : Jack Reacher
Cinq personnes sont abattues au hasard et en plein jour par un tireur embusqué, armé d’un fusil sniper. La police le retrouve facilement et tout converge à le déclarer coupable. Lors de l’interrogatoire, l’homme ne dit rien et se contente d’écrire « Trouvez Jack Reacher ». Lorsque celui-ci arrive et se plonge dans l’affaire aux côtés de l’avocate du tueur, il comprend rapidement que l’enquête est loin d’être résolue.
Critique : Assaut
Tout en s'amusant à faire croire qu'il réalise un thriller, Adilkhan Yerzhanov reste fidèle à son cinéma décalé, loufoque et corrosif.


















