Critique : Pas de printemps pour Marnie
Pour faire un petit jeu de mot pas très inspiré à partir du titre français de Marnie, nous sommes bien contents de vivre enfin les premiers jours du printemps. Et tant pis, si le personnage principal de ce film très inégal signé Alfred Hitchcock ne peut pas profiter du retour du beau temps !
Critique : Hacker
Lisse, froid et stylisé, l’univers fictif que Michael Mann évoque dans ses films s’apparente de plus en plus au monde réel. Quelle déception alors, que le réalisateur rate son rendez-vous avec la modernité ! Cette histoire décousue sur la cybercriminalité est ainsi tout à fait dans l’air du temps. Et pourtant, elle risque constamment de louper sa cible. Dans une société déshumanisée, le regard analytique de Michael Mann, sans autres états d’âme qu’une vague nostalgie de l’esthétique clinquante des années 1980, aurait facilement pu trouver sa place. Grâce à sa lucidité quant à la vacuité des échanges matériels et affectifs au 21ème siècle, Mann était parfaitement positionné pour créer l’œuvre filmique ultime sur notre époque et sa transition vers l’ère numérique. Hélas, Hacker est tout sauf un film visionnaire, puisqu’il a davantage tendance à ressembler à un simulacre du style de Mann qu’à une nouvelle étape décisive dans sa filmographie, jusque là pour le moins fascinante.
Collateral
Il s'agit de l’histoire d’un scénario qui, passé entre les mains de nombreux réalisateurs, va finalement atterrir entre celles du génial et brillantissime Michael Mann. Séduit par le cadre du film qu’il s’approprie, il va se servir de Collateral comme d’un essai, une expérience unique qui, sous son œil visionnaire, va s’avérer être un pur chef d’œuvre.
Critique : Au-delà
Au-delà est le 32ème film de Clint Eastwood réalisé en 2010. L'histoire offre une réflexion sur la vie après la mort, ou plus précisément sur toutes les questions que l'on peut se poser à ce sujet.
Test DVD : Tête baissée
La vision que donne Kamen Kalev de la Bulgarie, son pays d'origine, est particulièrement sombre : une société post-communiste dans laquelle des laissés pour compte sont prêts à tout pour échapper à ce qui ressemble fort à de la misère, des mères qui vendent leurs filles à des réseaux de prostitution, une mère qui ne va pas jusque là, mais, dans ce cas, c'est sa fille de 14 ans qui propose elle-même à Samy de l'emmener vers une vie sur le trottoir.
Funny Games US, Michael Haneke
Funny Games US est un long métrage que l’on peut classer dans la catégorie thriller, réalisé par Michael Haneke et sorti en 2008 en France. Il s’agit du remake du film du même nom datant de 1998 avec le même metteur en scène. Il s'agit de l’un des films du prodige Autrichien les plus dérangeants et les plus commentés.
Critique Express : Hypnotic
Scénario indigent, réalisation maladroite, violence gratuite.
Test DVD : Gone Girl
Pendant près de 2 heures 1/2, on se surprend à ne pas vouloir perdre une miette de ce film. En plus, on peut le revoir dans son intégralité, avec, sur chaque scène, en VO sous-titrée, les commentaires audio du réalisateur.
Critique Express : Last stop : Yuma County
Un film qui n'a pas à rougir de la comparaison avec les films de Quentin Tarantino et ceux des frères Coen.
Critique : A beautiful day
Six années séparent We need to talk about Kevin, le précédent long métrage de Lynne Ramsay, du film présent. Ce délai inhabituellement long, mais habituel chez la cinéaste écossaise, s’explique par le perfectionnisme dont elle peut faire preuve, tant dans le choix de ses sujets, que dans la façon dont elle envisage la mise en scène. N’ayant pu voir pour le moment ses deux premiers longs, Ratcatcher (1999) et Le voyage de Morvern Callar (2002), il sera difficile de se prononcer sur la qualité d’ensemble de sa filmographie, mais une chose est certaine, il est tout à fait aisé de voir, à travers ses deux derniers travaux, une personnalité forte du cinéma contemporain, du genre à provoquer des réactions extrêmes chez le spectateur, par sa radicalité formelle autant que thématique. Là où le précédent décrivait l’explosion d’une cellule familiale, par un adolescent ayant décidé, et ce dès son plus jeune âge, de littéralement pourrir la vie de sa mère campée par une exceptionnelle Tilda Swinton, jusqu’à commettre un acte irréparable, le film qui nous intéresse ici a tout l’air, sur le papier, du revenge movie mettant en scène cette fameuse figure du justicier chère à un tout un pan du cinéma américain, et popularisée par le vigilante incarné par Charles Bronson dans la série mythique tout autant que décriée des Death Wish. Mais bien évidemment, les cinéphiles connaissant un peu le travail de cette cinéaste se doutaient bien qu’elle ne ferait pas les choses comme tout le monde, en livrant un simple thriller racoleur flattant les bas instincts du spectateur. Depuis sa présentation triomphale à Cannes, l’excitation était de mise, et certains n’hésitaient pas à sortir LA référence en la matière, celle à même de convaincre les plus sceptiques, à savoir le chef d’oeuvre de Martin Scorsese, Taxi Driver. Évidemment, il s’agit presque du seul film « prestigieux » du genre, à savoir que même les plus bien pensants des critiques cinéma, exécrant la morale jugée nauséabonde de la plupart des représentants de ce sous genre, n’osent la remettre en cause idéologiquement, l’ambiguïté du personnage l’exemptant, du moins aux yeux de cette critique, de toute dérive condamnable. Mais cette comparaison un peu facile, tout comme celle à Drive, autre thriller tendance présenté avec grand bruit au festival de Cannes il y a quelques années, risque au final de nuire plus qu’autre chose au film, qui se suffit à lui-même, trouvant son propre ton, grâce à la personnalité artistique hors normes de son instigatrice. Il faut donc y aller avec un esprit vierge de toute attente, et prêt à se laisser transporter par son ambiance si particulière …
Cannes 2016 : Money Monster
Show Must go on !
C'est ainsi que l'on pourrait résumer ce nouveau film de Jodie Foster. Un animateur télé (George Clooney) est pris en otage par un téléspectateur (Jack O'Connell). La réalisatrice de l'émission Money Monster (Julia Roberts) se trouve confrontée à l'obligation de filmer toute la prise d'otage qui a lieu en direct ... Nous sommes invités à suivre le déroulement de cette prise d'otage à laquelle se mêle la résolution d'une enquête sur un "couac" boursier, cause de la dite prise d'otage.
Critique : Dossier secret
Un avion est à la dérive, sans pilote, dans le premier plan de ce film de Orson Welles, connu aussi sous le titre Mr. Arkadin. Il s’agit hélas d’une image prémonitoire qui symbolise à elle seule l’état global de Dossier secret.



















