Cannes 2018 : Under the Silver Lake

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Los Angeles, la ville de tous les vices imaginables, a depuis toujours été la source d'inspiration de nombreux écrivains et réalisateurs. La Cité des Anges n'est pas seulement la capitale commerciale du cinéma, elle exerce aussi un pouvoir d'aimant malsain, attirant vers elle toutes sortes de rêveurs et de fêtards, prêts à vendre leur âme en échange d'un peu de richesse et de célébrité.

Critique : Âmes perdues

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Venise, la cité à la fois énigmatique et poisseuse, sert de décor idéal à ce thriller d'épouvante des années 1970. Le charme baroque de la ville, avec ses palais délabrés où régnait jadis l'opulence et ses canaux désormais engorgés de détritus, contribue en effet amplement à faire tenir sur la durée une histoire au fond terriblement abracadabrante.

Critique : Emilia Perez

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Emilia Perez, c’est à la fois pour Jacques Audiard le retour au fantasme mais aussi à la maîtrise. En affichant par la forme de la comédie musicale le décalage de son spectacle, Audiard réussit à accomplir un très joli scénario en piochant encore une fois dans la tradition américaine mais cette fois pour la pirater de l’intérieur.

Blood Ties

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Grâce à ses deux derniers films (Les petits mouchoirs et Ne le dis à personne), Guillaume Canet s'est imposé comme un réalisateur de talent proposant des films intelligents qui ont la force de fédérer le public. Blood Ties est un projet bien plus ambitieux, exprimant clairement la volonté de Canet de s'exporter à l'étranger, et surtout sur le marché américain. Mais à viser trop haut, ne risque t-on pas de rater sa cible ?

Cannes 2017 : Les proies

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L'avant dernier film de Sofia Coppola (si on excepte la production Netflix A very Murray christmas, moyen-métrage de Noël sorti en 2015), The bling ring, était sélectionné à Un certain regard en 2013. Avec Les proies, c'est la deuxième fois que la cinéaste concourt pour la Palme. Un long métrage au casting qu'on a déjà croisé cette année en sélection officielle : Elle Fanning et Colin Farell étaient respectivement présents dans How to talk to girls at party et Mise à mort du cerf sacré ; Nicole Kidman était elle présente dans ces deux films ! Que vaut donc ce remake du film de Don Siegel de 1971 ?

Critique : Winter’s bone

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C’est ainsi que tout a commencé … Il y a cinq ans, l’actrice Jennifer Lawrence était encore largement inconnue. Elle avait certes tenu un second rôle dans Loin de la terre brûlée de Guillermo Arriaga en 2009, mais rien ne laissait alors présager qu’elle allait devenir dans si peu de temps la reine du box-office, grâce aux univers de Hunger games et des X-men, ainsi que la reine des Oscars à travers sa collaboration avec le réalisateur David O. Russell.

Critique : Jackie Brown

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Jackie Brown, hôtesse de l'air, arrondit ses fins de mois en convoyant de l'argent liquide pour le compte d'un trafiquant d'armes, Ordell Robbie. Un jour, un agent fédéral et un policier de Los Angeles la cueillent à l'aéroport. Ils comptent sur elle pour faire tomber le trafiquant. Jackie échafaude alors un plan audacieux pour doubler tout le monde lors d'un prochain transfert qui porte sur la modeste somme de cinq cent mille dollars.
L'affiche de A Dangerous Method de David Cronenberg avec Keira Knightley et Michael Fassbender

A Dangerous Method

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Quatre ans après Les Promesses de l’Ombre, David Cronenberg revient avec son nouveau film sur la psychanalyse, A dangerous Method. Il s’inspire de personnages réels mais est tiré d’une pièce de théâtre, The Talking Cure de Christopher Hampton et du roman A most dangerous method de John Kerr.

Critique : La Mécanique de l’ombre

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François Cluzet a du flair. Il a beau ne pas toujours apparaître dans les plus gros succès publics – Intouchables mis à part –, la filmographie de cet acteur d’exception reflète parfaitement son talent et, mieux encore, son incroyable lucidité dans la quête d’un challenge raisonnable, qui ne vire jamais à l’erreur de casting.
5150 Rue des Ormes

5150, Rue des Ormes

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5150, Rue des Ormes est un thriller québécois réalisé par Eric Tessier en 2009. Il s'agit de l'adaptation d'un roman de Patrick Senécal, le Stephen King Québécois (d'autres romans devraient être adaptés au cinéma prochainement : Les 7 jours du Talion et Le Vide). Eric Tessier avait déjà transposé Sur le seuil, un autre roman de l'écrivain, mais celui-ci n'a pas connu le succès espéré.

Critique : Monkey Man

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Si la démarche de Dev Patel, derrière l’écriture du film, la réalisation et jusqu’à la réception de la majorité des grosses tatanes, est résolument touchante ; elle ne changera pas ce qu’est “Monkey Man”: John Wick dans la culture indienne.

Critique Express : The shameless

"The shameless" est un film tourné en hindi qui, sans jamais verser dans un sordide racoleur, nous plonge dans une réalité particulièrement glauque de l'Inde contemporaine, celle de la prostitution.

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Test Blu-ray : Stalag 17

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Avec Stalag 17, Billy Wilder transforme un huis clos militaire en laboratoire d’observation humaine. Le film installe son décor sans emphase : baraquements en bois, fumée de poêle, boue omniprésente, et cette communauté de prisonniers qui tente de survivre en bricolant un semblant de normalité.

Test Blu-ray : Zoulou

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Zoulou est un film conçu comme un exposé historique appliqué, dont la volonté semble être de transformer chaque pierre du veld sud-africain en témoin muet d’un affrontement disproportionné.

Test DVD : Gérald le Conquérant

Conçu comme un faux documentaire, Gérald le Conquérant s’inscrit dans une filiation limpide avec l’émission Strip-Tease, et par ricochet avec C’est arrivé près de chez vous, dont il reprend la manière d’observer les gens comme des volcans endormis, prêts à exploser pour une broutille administrative.

Critique : Juste une illusion

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Dans leurs meilleurs films, le tandem de réalisateurs Éric Toledano et Olivier Nakache réussissent l’acte d’équilibriste de percer à jour les imperfections de leurs personnages, tout en célébrant leur profonde humanité. De préférence en créant un divertissement de haut vol, qui décèle dans les événements bénins de la vie un savant mélange de tragédie et surtout d’humour.

Les sorties du 27 mai 2026

Pendant cette brève parenthèse d’à peine trois semaines, entre la fin du Festival de Cannes et le début de la Coupe du Monde de foot, deux événements qui exercent traditionnellement une influence négative sur les entrées, on aurait pu penser que les distributeurs français mettent le paquet.