Critique : Randonneurs Amateurs
Réunis dans Butch Cassidy et le Kid en 1969 et L'Arnaque en 1973, Robert Redford et Paul Newman ont longtemps caressé l'espoir de se retrouver une troisième fois. Lorsque le premier a découvert A Walk in the Woods de Bill Bryson, il pensait avoir trouvé le bon matériau, son ami et lui tentant de le mener à bien à la fin des années 90. La santé déclinante puis le décès de Newman en 2008 ont enterré ce projet, relancé finalement avec Nick Nolte.
Critique : Paris of the North
L’Islande, cette île isolée au large de l’Europe, nous a toujours fascinés. D’abord, en tant que lieu de retraite rêvé, loin de tout et pourtant peut-être l’endroit le plus proche de la France qui vit encore au gré des influences naturelles : le froid, la neige et l’obscurité en hiver, ainsi que l’éruption éventuelle d’un volcan à tout moment. Et puis, grâce à son cinéma, modeste en quantité, mais d’une qualité à toute épreuve, qui tire profit des caractéristiques nationales sans jamais tomber dans la caricature folklorique. Paris of the North nous conforte largement dans notre appréciation. C’est un joli film doux-amer, avare en réponses, mais très adroit lorsqu’il s’agit de présenter les différents dilemmes existentiels des personnages sous un jour réaliste. Car contrairement à ce que pourrait laisser croire l’affiche française du film, l’état de flottement du protagoniste n’est pas principalement de l’ordre aquatique. Il relève davantage de cette délicate impasse due à l’indécision, qui accable tôt ou tard les hommes à partir de la trentaine.
Avant le déluge visible gratuitement !
Vous avez jusqu'au 6 novembre pour voir gratuitement le film Avant le déluge (Before the flood), coproduit par Leonardo Di Caprio et réalisé par Fisher Stevens.
Freakonomics
Freakonomics, ou le projet un peu fou de l'adaptation du best-seller éponyme de l'économiste pas moins fou Steven Levitt. Alors, le Freak, c'est chic ou non?
Critique Express : Le bruit du dehors
Film sur l'ennui et le vide existentiel, "Le bruit du dehors" n'est ni ennuyeux ni vide.
Critique : The Substance
Que les intentions de sa réalisatrice, bourrines à souhait, soient de dénoncer, de dynamiter les représentations du corps féminin ne font aucun doute. Seulement, ce postulat n’aurait pas suffi en lui-même à déployer un film iconique; en particulier quand on est comme moi allergique aux donneurs de leçons.
Critique Express : Young hearts
Même si le réalisateur a choisi de destiner en priorité son film aux jeunes adolescents, les adultes y trouveront à coup sûr un grand intérêt.
Critique Express : Plus fort que moi
A la fois drôle et émouvant, "Plus fort que moi" est un film qui permet à un large public de faire connaissance avec le syndrome de Gilles de la Tourette tout en le divertissant de façon intelligente
Barber Chop
Barber Chop est le dernier court-métrage de Benoit Boyer sorti en 2011. Après 5h30, Boyer nous propose une plongée dans un univers froid, sombre et énigmatique.
Critique : Le vieil homme et l’enfant
La façon décalée qu'a Ninna Pálmadóttir de visiter la société islandaise, sa faculté à produire de l'émotion sans tomber dans le pathos, son aptitude à embrasser de nombreux sujets dans un temps très court et la générosité dont elle fait preuve envers ses personnages font forcément penser à un grand réalisateur venant lui aussi du nord de l'Europe, Aki Kaurismäki en personne.
Critique : Terminator Genisys
Selon la science nullement exacte et hautement subjective des bandes-annonces, les meilleures d’entre elles donnent souvent de mauvais films et inversement. Et puis, il y a le cas encore plus fâcheux de celles qui révèlent l’essentiel du film qu’elles sont censées promouvoir, non pas grâce à une petite astuce formelle comme dans la bande-annonce en accéléré de Femme fatale de Brian De Palma, mais en exposant platement tous les enjeux et points essentiels de ce qui devrait rester un mystère intriguant jusqu’à l’extinction des lumières dans la salle de cinéma.
Cannes 2018 : Les oiseaux de passage
L'ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs cuvée 2018 s'est faite avec le retour d'une révélation récente : Ciro Guerra, avec sa productrice et désormais co-réalisatrice Maria Camila Arias, s'étaient faits remarquer en 2015 avec L'étreinte du serpent. Ils nous reviennent cette année avec Les oiseaux de passage, surprenant portrait d'une communauté amérindienne qui se révèle être un efficace film de genre.



















