Critique : Love Lies Bleeding

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Love Lies Bleeding

US, UK, 2024
Réalisatrice: Rose Glass
Scénario : Rose Glass ; Weronika Tofilska
Acteurs: Kristen Stewart ; Katy O’Brian ; Ed Harris
Distributeur : Metropolitan Film Export
Genre : Romance ; Thriller
Durée : 1h44
Date de sortie (France): 12 juin 2024

3,5/5

La curiosité cinématographique doit prévaloir sur tous les effets de publicité. En effet, on peut facilement voir comment la communication autour de la sortie de “Love Lies Bleeding” s’éloigne malheureusement de plus en plus de l’expérience du film lui-même….

Ce qu’il faut dire, plutôt, c’est que le film de Rose Glass est un joyeux bordel, très divertissant, qui s’appuie sur l’héritage du thriller “romantique”, tout en prenant un malin plaisir à le malmener. Nous vous le conseillons chaudement !

Synopsis : Lou, gérante solitaire d’une salle de sport, tombe éperdument amoureuse de Jackie, une culturiste ambitieuse. Leur relation passionnée et explosive va les entraîner malgré elles dans une spirale de violence.

Thelma et Louise, True Romance, Bonnie and Clyde, nombreuses sont les références monumentales qui pourraient étouffer le film sous la comparaison. Le film nous semble éviter cet écueil en réussissant sa mythologie originale, son couple iconique. Le personnage de Kristen Stewart est tout en calcul et en leadership, là où Katy O’Brian, sous sa force physique protéinée, est suiveuse et impulsive.

Ainsi, le genre  se renouvelle une fois de plus dans une intrigue tenue, compensant son manque d’originalité relative par des excès de violence crues jouissives et même de régulières incursions dans le fantastique. Et oui !

C’est qu’ici, on aurait tort de croire à de la naïveté. Le genre a bien été digéré, assimilé, et s’il se laisse voir, ce n’est que pour nous inviter à s’amuser de ce dynamitage. A l’image de cette perruque qui nous surprend d’abord et puis finit par tomber. Nous sommes ici entre pirates et c’est bien le plaisir du spectateur avant tout !

Ainsi, la fin du film, dont nous vous laisserons la surprise, fait sens dans ce manque de sérieux assumé. De peur d’être pompeux, “Love Lies Bleeding” s’épargne même les longues résolutions du genre et nous simplifie la vie.

Enfin, sur la musique, constitutive dans le genre de “couleur” de l’aventure; la bande son, ici aussi, est un mélange de standards (“Smalltown Boy”de Bronski Beat) et de surprises hip-hop soulignées d’un brin de Dua Lipa et Billie Eilish. Un joyeux bordel on vous dit !

Conclusion

Qu’est-ce qu’il est fun pour les amateurs du genre ce “Love lies Bleeding” ! Ca ne se prend pas au sérieux, ça saute dans tous les sens, ça nous fait des clins d’œil en permanence. Ce n’est pas un grand territoire, encore moins un film politique et c’est très bien comme ça. C’est un espace de liberté maîtrisé où le fun est la seule priorité. Amateurs, ne boudez pas votre plaisir !

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