Critique : Les Espiègles

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les espiègles affiche

Lettonie, 2006
Titre original : –
Réalisateur : , ,
Scénario : , , d’après les bandes dessinées de
Distribution : Cinémas Publics Films
Durée : 0h45
Genre : Animation
Date de sortie : 10 février 2016

Note : 3,5/5

La première chose qui me vient à l’esprit lorsque j’évoque ce style de courts métrages, c’est une forme de soulagement… J’ai, en effet, souvent peur que l’horizon cinématographique de nos jeunes spectateurs se réduise uniquement à des superproductions numériques gorgées de couleurs criardes et d’une dérision flirtant trop souvent avec des clichés rebattus. Bien sûr, se produit parfois un petit miracle, mais pour un , combien de déceptions !! Alors, lorsque arrive sur nos écrans un film utilisant des techniques d’animation plus artisanales, faisant une totale confiance au pouvoir de suggestion du cinéma, je ne peux que me réjouir. Cette digression introductive est là pour éclairer tout le charme qui émane de la découverte des Espiègles. Le choix de ne faire parler les personnages uniquement par grognements rend d’ailleurs ces figurines encore plus vivantes. Ce programme réunit des productions du studio d’animation letton AB (Animacijas Brigade) dont le savoir-faire en matière d’animation image par image se confirme au fur et à mesure que l’on découvre leurs productions sur nos écrans grâce au travail de Cinémas Publics Films.

Synopsis : Programme de 4 courts métrages. Au rythme des saisons, les aventures des Espiègles, inspirées des bandes dessinées du célèbre caricaturiste allemand, .

les espiègles

Des temps ancestraux où l’homme vivait au rythme de la nature

Composé de quatre films dont les histoires tournent autour de la nature et des relations entre animaux et êtres humains, il se divise en deux parties. D’un côté, les deux films en ouverture, (2003) et (2006) réalisés par . Ce sont des poèmes filmés, célébrant des temps ancestraux où l’homme vivait au rythme de la nature et où animaux et êtres humains coexistaient dans une relative harmonie. C’est dans cette partie où l’émerveillement face aux marionnettes animées se fait le plus sentir. Cinermanis met en place une jolie chorégraphie entre ses personnages. C’est principalement le cas dans , évocation d’un moment d’intense activité et de rencontres dans la vie d’une ferme. Il nous fait bien ressentir toute l’effervescence et la vitalité se dégageant du poème dont il est l’adaptation. Quant aux Espiègles, c’est plus vers le burlesque qu’il lorgne, en narrant les bêtises d’un jeune garçon provoquant catastrophes pour ses parents et rires pour les spectateurs. Mais si cette partie fait preuve d’une créativité bouillonnante, c’est au détriment d’un certain manque de clarté dans la narration, notamment dans .

les espiègles au temps des moissons

les espiègles le garde forestier

De l’écologie dans une clarté narrative

Changement de décor dans les deux derniers courts métrages, de et d’. La volonté d’être en phase avec notre époque ainsi que de faire prendre conscience de problèmes écologiques imprègne totalement ces films. Les envolées poétiques font ici place à une clarté narrative, qui rend d’autant plus fort le message que ces films délivrent. Mais ces courts-métrages n’en oublient pas pour autant de nous faire rire et ponctuent leur récits de jolis moments de drôlerie, que ce soit dans Des Hérissons dans la ville où l’on découvre des animaux détournant l’espace urbain pour y reprendre progressivement leur place où dans lorsque le pollueur se retrouve pris à son propre piège.

les espiègles Les Hérissons dans la ville

Conclusion

Simple sans être didactiques, ces films constituent donc une jolie sensibilisation à la nécessité de préserver la nature, qui parleront à tous les spectateurs, même aux plus jeunes.

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