Critique : L’Ornithologue
Le nouveau film de Joao Pedro Rodriguez, son 5ème long-métrage, sort le 30 novembre. C’est également aux alentours de cette période que le Centre Pompidou a pris l’initiative d’organiser une rétrospective consacrée au cinéaste portugais, du 25 novembre 2016 au 2 janvier 2017. Parallèlement à cette actualité cinématographique, les éditions de Pompidou profitent de cette aubaine afin d’éditer un ouvrage d’entretiens autour du cinéaste, par ailleurs le premier livre édité en France traitant de l’œuvre du metteur en scène lisboète. Actualité intense dont le principal intérêt est de mettre en lumière la sensibilité profondément singulière et originale de Joao Pedro Rodrigues. Son nouveau métrage, une transposition à la fois moderne et subversive du mythe de Saint-Antoine de Padoue, est d’une richesse ample et dense, une plongée dans un monde archaïque revisité à l’aune d’une vision contemporaine. À titre informatif, ne lisez pas ce qui suit si vous voulez profiter de ce film hors-norme, prenant des sentiers inattendus pour le spectateur. La vision de L’Ornithologue se déguste mieux lorsque l’on est vierge de toutes idées préconçues.
Critique : A la poursuite de demain
Depuis toujours, le fond de commerce des productions Disney a été l’emballage couleur rose-bonbon d’une réalité à cent lieues du paradis de l’innocence. Dans cette institution de l’enseignement édifiant, l’acquisition relativement récente de l’univers Marvel aurait pu faire tache, avec ses affrontements manichéens et ses troubles identitaires chez des super-héros beaucoup moins déterminés et exemplaires que du temps de l’oncle Walt.
Berlinale 2016 : Miles ahead
Il n’existe pas de genre plus usé et ennuyeusement prévisible que la biographie filmique. Le personnage central est né, a accompli des choses exceptionnelles dans le domaine pour lequel il est plus ou moins connu, puis est mort, au choix de façon tragique, ignorée par ses contemporains ou honorable, à la hauteur de la réputation qui lui a valu qu’une production d’envergure lui soit consacrée.
Critique Express : Dealer
Johnny, un gamin qui se prend pour un grand et qui ne cesse de vouloir parler d'égal à égal avec les adultes, est surtout un gamin vulnérable dont tout laisse à penser que c'est son environnement qui en a fait ce qu'il est, dans ses actes et dans ses discours.
Au galop
Ada avait construit sa vie, elle en était contente, en tout cas elle croyait l'être. Elle avait l'air heureuse en couple, avait eu un enfant, prévoyait même de se marier, et pof... elle était tombée sur Paul... Un écrivain en plus, ce Paul, et qui vit seul avec sa fille, a une mère des plus envahissantes, et qui a la mauvaise idée de perdre son père alors même que cette histoire commence à peine... La vie s'accélère. Il était temps.
Berlinale 2017 : Casting
Aussi riche et intense l’œuvre de Rainer Werner Fassbinder soit-il, il ne nous viendrait jamais à l’esprit de le louer pour sa prédisposition à nous faire rire aux éclats. Ses films, restés d’une grande pertinence culturelle en Allemagne et à l’étranger, témoignent au contraire d’un penchant presque pathologique pour la souffrance, à subir et à donner.
Vous n’avez encore rien vu – la critique contre
Antoine d’Anthac, célèbre auteur dramatique, convoque par-delà sa mort, tous les amis qui ont interprété sa pièce « Euridyce ». Ces comédiens ont pour mission de visionner une captation de cette œuvre par une jeune troupe, la compagnie de la Colombe. L’amour après la mort ont-ils encore leur place sur une scène de théâtre ? C’est à eux d’en décider. Ils ne sont pas au bout de leur surprise…
Critique : Godzilla Minus One
En occident, le phénomène Godzilla est traité en quelque sorte en mode touristique. On n'y cherche guère à comprendre cet objet étrange et exotique, mais on voudrait quand même bien en tirer quelques bénéfices commerciaux. Dans le passé, cette démarche pour le moins mercantile nous a valu des récupérations hollywoodiennes plus ou moins réussies.
Critique : Tuer un homme
Après la globalisation dans Huacho ou la maladie dans Près du feu, c’est la mort qui s’insinue cette fois dans le quotidien pour le troisième film d’Alejandro Fernandez Almendras inspiré d’un fait divers.
Critique : Bientôt, les jours heureux
Bientôt, les Jours Heureux est le deuxième long-métrage d’Alessandro Comodin. Son œuvre liminaire, L’été de Giacomo (sorti en 2012), chronique solaire d’un amour balbutiant entre deux jeunes personnes, s’était attirée l’éloge de la critique lors de sa sortie, en 2012. Sélectionné à la semaine de critique 2016, Bientôt les jours heureux s’inscrit pleinement dans la filiation esthétique et formelle de son précédent film mais s’en éloigne également sur plusieurs aspects. Comme dans L’été de Giacomo, Comodin parvient à trouver un équilibre subtil entre le documentaire et la fiction, les deux s’imbriquant l’un dans l’autre de manière naturelle. Cette « cohabitation » entre deux genres à priori antinomiques contribue à insuffler une tonalité singulière à ce nouveau long-métrage.
Vu sur OCS : Free to Run
Lors de nos promenades matinales dans les rues de Paris sous l'emprise du confinement, on les croise par dizaines, voire par centaines, ces coureurs à l'élan plus ou moins gracieux, qui tentent de profiter du mieux qu'ils le peuvent de la fenêtre temporaire avant dix heures pour pratiquer une activité sportive.
We Are What We Are – Festival de Gérardmer 2014
La valeur croissante de Jim Mickle (Mulberry Street, Stake Land) dans le cinéma américain a été confirmée par sa sélection en mai dernier à la Quinzaine des Réalisateurs avec ce portrait glacé d’une famille, les Parker aux moeurs pas très catholiques (ou alors trop) et gastronomiques bien particulières.



















