Critique : Les Crevettes pailletées
L'histoire du cinéma gay a toujours aussi été en parallèle celle de l'homophobie. Autant les représentations filmiques de l'homosexualité jouaient et jouent encore un rôle essentiel d'affirmation et de visibilité auprès d'un public plus ou moins confidentiel, autant elles font œuvre de résistance contre l'ignorance, voire l'hostilité à l'égard des orientations sexuelles en dehors de la norme hétéro.
Critique : Strangers Prey at Night
Puisqu'il ne s'agit guère de notre genre de prédilection, nous ne suivons pas de près les évolutions des films d'horreur. Suite au visionnage de Strangers Prey at Night, qui avait plutôt bien marché lors de sa sortie américaine le mois dernier, il faut croire que nous n'avons rien loupé d'essentiel !
Critique : Lillian
Mi fiction, mi documentaire, "Lillian" réussit à intéresser le spectateur sur les deux tableaux
Critique : Avec un sourire, la révolution !
On ne peut qu'être intéressé par la façon digne d'un film de fiction dont sont montrées l'organisation du référendum du 1er octobre 2017 ainsi que les actions policières pour essayer d'empêcher sa tenue et les actions de répression qui ont suivi.
Vu sur OCS : Compañeros (Sergio Corbucci)
Une coproduction entre l'Italie, l'Espagne et l'Allemagne sur les tribulations d'un vendeur d'armes suédois en pleine guerre civile au Mexique : ce western spaghetti a tout ce qu'il faut pour faire honneur à son genre, un véritable bouillon d'influences du côté du cinéma transalpin au cours des années 1960 et '70.
Sur la planche
A Tanger, quatre jeunes filles de 20 ans : Badia, Asma, Nawal, Imane forment une jeune bande qui "travaille" et traverse la ville, du jour - de l'usine à crevettes au port, de l'usine à textile en Zone franche - à la nuit aux maisons de bord de plage. Leur univers hétéroclite est mal défini. Le temps est rare. L'espace est rare. Le sommeil est rare. Un rythme effréné : aube, crépuscule, nuit. "On est là !" disent-elles, elles courent dans la ville. Leur obsession, bouger.
Vampire
La culture populaire contemporaine nous abreuve d’amourettes entre adolescents fragiles sur fond de vampirisme. Pourtant, Vampire, le film ambitieux de Shunji Iwai sème le trouble en laissant pieux et cercueils au placard. Restent donc les adolescents fragiles…
Critique : L’état du Texas contre Melissa
Certains documentaires peuvent s'avérer plus passionnants, plus prenants, plus haletants que la très grande majorité des thrillers de fiction qui nous sont proposés. C'est le cas de "L'état du Texas contre Melissa".
La Roche-sur-Yon 2019 : Arguments
« Ils sont plusieurs dans sa tête », c'est ce que l'on peut dire, sur un ton moqueur, au sujet des personnes qui ont un discours confus, qui semblent mener un dialogue intérieur en parallèle des conversations qu'ils ont avec le monde extérieur. Le documentaire Arguments, présenté au Festival de La Roche-sur-Yon dans la section « Nouvelles vagues », n'invite pourtant point à la boutade.
Critique : Moonlight
Elle est toujours très compliquée, l’éternelle histoire du film attendu comme un messie, qui porte en même temps en lui la promesse d’une déception inévitable. Nous avons par conséquent découvert avec autant d’anticipation que d’appréhension Moonlight, le chouchou de la critique outre-Atlantique et un film entièrement prédisposé à conquérir notre cœur de cinéphile depuis longtemps sensible à la représentation de l’homosexualité à l’écran.
Critique : Ziyara
Il arrive que, dans des temps bien trop troublés par l'intolérance et les appels à la haine, un film arrive à vous redonner de l'espoir. C'est le cas de "Ziyara", cette visite du passé juif du Maroc effectuée par Simone Bitton. Une visite que cette mécréante revendiquée termine par "Merci aux gardiens musulmans de ma mémoire juive".
Critique : Mon XXe siècle
Lauréat de la Caméra d'or à Cannes en 1989, Mon XXe siècle est un de ces films qu'on avait pu oublier, alors qu'il est considéré par les spécialistes du cinéma hongrois comme un des meilleurs de la cinématographie du pays. La ressortie en salle, version restaurée à l'appui, de ce premier film de Ildikó Enyedi, réalisatrice du récent Corps et âme, est l'occasion de découvrir un long-métrage surprenant, à la fois comédie burlesque et poème visuel empreint de liberté.



















