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À voir sur Paramount+ : Trust

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Trust

États-Unis : 2025
Titre original : –
Réalisation : Carlson Young
Scénario : Gigi Levangie
Acteurs : Sophie Turner, Katey Sagal, Billy Campbell
Distributeur : Paramount+
Durée : 1h26
Genre : Thriller
Date de sortie : 26 mars 2026

Note : 2/5

À la suite d’un scandale, une starlette d’Hollywood décide de se retirer quelque temps dans un chalet isolé. Trahie par l’homme en qui elle avait le plus confiance, elle se retrouve piégée dans un jeu brutal de survie…

L’argument marketing le plus évident du home invasion Trust réside dans la présence au casting de Sophie Turner, qui incarne Lauren Lane, une enfant star que le public a vu grandir au fil des années dans « Meet the Johnsons », un sitcom à succès porté par la personnalité de Peter Johnson (Billy Campbell), un humoriste sur le retour, dissimulant mal son âge avancé sous une moumoute ne trompant personne. L’idée de départ est amusante, dans le sens où, comme l’actrice qu’elle interprète à l’écran, Sophie Turner s’est également faite connaître à 15 ans dans la série Game of Thrones, au cœur de laquelle le monde entier avait pu voir grandir la petite Sansa Stark, et la voir devenir une femme au fil des saisons.

Dans Trust, pour échapper à un scandale médiatique liée à une fuite sur le Net concernant sa grossesse, Lauren se réfugie dans un Airbnb isolé à la campagne, censé lui offrir un peu de calme loin de la pression des réseaux et des paparazzis. Sauf que la maison a déjà attiré d’autres regards : ceux d’une bande de petits truands venus cambrioler la propriété, et celui d’un tueur engagé par Peter Johnson, qui se trouve être le père du futur bébé de l’actrice. L’acteur, prêt à tout pour éviter le scandale lié à leur grande différence d’âge et au détournement de mineure, est en effet bien décidé à la faire disparaître, afin de ne pas devenir « le prochain Woody Allen ou Roman Polanski » (sic).

Trust multiplie ainsi les dangers autour d’une héroïne isolée dans une pièce sécurisée, et tente bon gré mal gré de multiplier les rebondissements en gardant le personnage de Lauren dans une seule et même pièce. Visuellement et narrativement, le film lorgne évidemment du côté du Panic Room de David Fincher, mais version série B très cheap. Le résultat est occasionnellement amusant (parfois volontairement, parfois involontairement), mais trop peu réaliste pour maintenir une tension, même dans les moments censés être palpitants. Malheureusement, le film manque souvent d’imagination et se révèle au final totalement prévisible. Sophie Turner, au moins, livre une bonne prestation, mais elle ne parvient pas à compenser la faiblesse du scénario.

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