Critique : Frankie
"Frankie" s'avère très riche en abordant avec finesse et pudeur le thème positif de la naissance des couples, celui, plus négatif, de leur mort, et celui, encore plus sombre, d'une mort annoncée.
Une vie meilleure
Yann et Nadia, amoureux, se lancent dans un projet de restaurant au bord d'un lac. Leur rêve d'entrepreneur tourne rapidement au cauchemar. Nadia, contrainte d'accepter un travail à l'étranger, confie provisoirement son fils à Yann. Elle disparaît...
Elena
Elena vit avec son mari Vladimir, plus âgé qu’elle, dans une belle demeure. Ils ont chacun un enfant d’un premier lit. Le fils d’Elena, chômeur, est père de deux enfants et la fille de Vladimir mène une vie de bohème loin de son géniteur. Elena tente de soudoyer son mari pour que son fils vive dans de meilleures conditions. Face à son refus, elle va employer tous les moyens pour sauver sa famille.
Critique Express : La mesure des choses
Y aurait-il une seule façon de montrer au cinéma les maux dont souffre notre planète, le réchauffement climatique, la pollution, les inégalités, l'accueil le plus souvent inhumain fait aux migrants, etc., etc.? Le réalisateur belge Patric Jean pense que non et il le prouve avec "La mesure des choses".
Critique : Une femme dans la tourmente
Après avoir fait l’objet d’une rétrospective à la Maison de la culture du Japon à Paris au mois d’avril dernier, l’œuvre de Mikio Naruse est une fois de plus d’actualité en cette fin d’année, grâce à la sortie d’Une femme dans la tourmente, jusque là inédit en salles en France.
Intégrale Claude Berri #04 : Le cinéma de Papa (1971)
Pour son quatrième film en tant que réalisateur, Claude Berri persévère sur la voie de l’autobiographie filmée avec Le cinéma de Papa, qui nous propose un retour sur quelques épisodes de sa vie, disséminés entre 1946 et 1962. Mais comme le titre du film l’indique, l’aspirant cinéaste et ses déconvenues sentimentales et professionnelles ne seront pas cette fois réellement au centre du film et de son patchwork de séquences à la narration volontiers décousue : le dénominateur commun y est en effet avant tout la figure paternelle.
Critique : La fiancée du désert
"La fiancée du désert entre par la grande porte dans la catégorie des grands "petits films", ces films tout en retenue, délicats, pleins de charme, dont on sort ému et requinqué en se disant : "eh bien non, le monde n'est peut-être pas aussi sordide qu'on veut bien le dire et le croire".
Critique : Mother !
Pour une fois, la promotion avait bien soigneusement évité de dévoiler tout élément pouvant donner un aperçu trop large de ce qu’était le film, et que le spectateur retrouve donc ce plaisir devenu si rare d’entrer dans une salle de cinéma sans savoir à quoi s’attendre, ce qui, dans le cas présent, n’est pas sans installer un climat pour le moins inconfortable. Et c’est un doux euphémisme …
Vu sur OCS : Campus
A quel moment, précisément, ça a dérapé pour la comédie universitaire ? A partir de quand, le reflet cinématographique de la vie à la fac a abandonné quelque militantisme que ce soit pour devenir exclusivement un prétexte aux beuveries et à d'autres manifestations d'un hédonisme encore beaucoup moins studieux ?
Vu sur OCS : Le Passage du Rhin
Et un autre repêchage avant disparition du service de vidéo par abonnement OCS avec ce film de guerre de André Cayatte, qui compte a priori parmi les Lions d'or du Festival de Venise plutôt obscurs. Pourtant, Le Passage du Rhin sait largement éviter la double dimension héroïque et aventurière généralement associée au genre, au profit d'un récit en deux temps à la sobriété saisissante.
Critique : Ready player one
Comme tout le monde le sait, nous vivons une drôle d’époque en général, mais également pour le cinéma. Jusqu’aux années 2000, chaque décennie pouvait se targuer d’avoir eu son identité propre artistiquement, et selon ses préférences, chacun pouvait affirmer haut et fort que telle ou telle décennie était la plus productive, la plus passionnante. Mais depuis le début des années 2000, et encore plus la décennie actuelle, il faut bien reconnaître au cinéma américain, puisque c’est lui qui domine le monde, d’avoir vu son modèle quelque peu dérailler. Certes, il n’a jamais autant battu de records mondiaux, et la main mise du studio Disney, si elle est fortement inquiétante pour les cinéphiles exigeants et la liberté artistique, n’en reste pas moins une valeur sûre que rien ne semble pouvoir arrêter. Mais ce qui domine principalement actuellement, c’est un certain culte pour la nostalgie, principalement de la pop culture des 80’s, qui déborde sur tous les médias. On a beaucoup reproché à « Stranger things » de se contenter de reproduire les motifs ayant fait la gloire des films Amblin sans chercher à moderniser quoi que ce soit, mais on peut au moins lui reconnaître de créer un univers à partir de ces éléments connus de tous que le public a tant plaisir à retrouver. Dans un tel contexte, on était impatients et particulièrement curieux de voir ce qu’un maître comme Steven Spielberg, pape malgré lui du blockbuster tel qu’il est vu et conçu aujourd’hui, derrière la plupart des films cités aujourd’hui dans ce type d’entreprise nostalgique, allait bien pouvoir tirer d’un matériel de base dont on peut supposer, en voyant le film tel qu’il est, et même sans l’avoir vu, qu’il ne va pas beaucoup plus loin qu’un délire de geek étalant ses références comme un adolescent immature.
Critique : Les Gardiens de la Galaxie
Depuis le carton des Avengers en 2009, Marvel enchaîne les succès (Iron Man 3, Thor 2, Captain America : Le Soldat de l’hiver). Alors que les fans attendent avec impatience Avengers : Age of Ultron dont la sortie est prévue le 29 avril 2015, ce n’est ni une suite ni un spin-off qui débarque dans les salles cet été mais un vrai défi pour Marvel. Ces Gardiens de la Galaxie déboulent de nulle part -ou plutôt des comics les moins connus, et sans un casting de super stars à la rescousse. Pari osé, pari gagné ?



















