Cinélatino 2018 : Mormaço

En 2024, les Jeux olympiques auront lieu à Paris. Six ans, cela peut paraître comme une éternité, mais en fait toutes les mauvaises expériences des villes hôtes antérieures incitent d'ores et déjà à un certain degré d'appréhension. En tant que parisien d'adoption, nous nous sentons donc directement concernés par le sujet de Mormaço, ce deuxième long-métrage brésilien, présenté en compétition au Festival Cinélatino, dont il est hélas reparti bredouille, en dépit de ses qualités évidentes.

Critique : Le collier rouge

"Le collier rouge" ne révolutionnera pas l'histoire du cinéma mais ce film a le mérite de mettre l'accent sur des scènes de fraternisation entre soldats ennemis durant la guerre de 14 et de dénoncer les puissants et les profiteurs à l'origine de cette guerre.

Critique : Tomb Raider

En 1996, alors la 3D commence à pointer le bout de ses polygones dans les salons, les joueurs de Playstation découvrent cette pilleuse de tombes (ou exploratrice, c'est comme vous voulez) qui deviendra une des premières icônes "réalistes" du jeu-vidéo. Cinq ans plus tard, c'est sur grand écran que débarque l'héroïne de Tomb Raider, sous les traits d'Angelina Jolie, dans un film rapidement oublié - et oubliable, de même que sa suite. Rebelote de nos jours : alors que la franchise sur consoles connaît un reboot en 2013, nous voilà cinq ans plus tard, face à une adaptation qui se veut plus réaliste que les tribulations numériques de son prédécesseur. Alors que les adaptations de jeu-vidéo, quand elles arrivent à se monter, se succèdent sans réussir à être des films ne serait-ce que convenables, qu'en est-il de la nouvelle aventure de Lara Croft ? Sortez les arcs, aiguisez les flèches, et suivez le guide dans cette critique qui n'a pas l'ambition d'être une carte au trésor, et n'en évoque d'ailleurs aucun ...

Critique : Ready player one

Comme tout le monde le sait, nous vivons une drôle d’époque en général, mais également pour le cinéma. Jusqu’aux années 2000, chaque décennie pouvait se targuer d’avoir eu son identité propre artistiquement, et selon ses préférences, chacun pouvait affirmer haut et fort que telle ou telle décennie était la plus productive, la plus passionnante. Mais depuis le début des années 2000, et encore plus la décennie actuelle, il faut bien reconnaître au cinéma américain, puisque c’est lui qui domine le monde, d’avoir vu son modèle quelque peu dérailler. Certes, il n’a jamais autant battu de records mondiaux, et la main mise du studio Disney, si elle est fortement inquiétante pour les cinéphiles exigeants et la liberté artistique, n’en reste pas moins une valeur sûre que rien ne semble pouvoir arrêter. Mais ce qui domine principalement actuellement, c’est un certain culte pour la nostalgie, principalement de la pop culture des 80’s, qui déborde sur tous les médias. On a beaucoup reproché à « Stranger things » de se contenter de reproduire les motifs ayant fait la gloire des films Amblin sans chercher à moderniser quoi que ce soit, mais on peut au moins lui reconnaître de créer un univers à partir de ces éléments connus de tous que le public a tant plaisir à retrouver. Dans un tel contexte, on était impatients et particulièrement curieux de voir ce qu’un maître comme Steven Spielberg, pape malgré lui du blockbuster tel qu’il est vu et conçu aujourd’hui, derrière la plupart des films cités aujourd’hui dans ce type d’entreprise nostalgique, allait bien pouvoir tirer d’un matériel de base dont on peut supposer, en voyant le film tel qu’il est, et même sans l’avoir vu, qu’il ne va pas beaucoup plus loin qu’un délire de geek étalant ses références comme un adolescent immature.

Cinélatino 2018 : Temporada de caza

La révolte adolescente apprivoisée par la nature sauvage de Patagonie, c'est ainsi que l'on pourrait résumer, un peu sommairement, soit, l'intrigue de ce film argentin, sélectionné en compétition au Festival Cinélatino à Toulouse. Temporada de caza n'interpelle donc pas forcément par l'originalité de son sujet. Le premier long-métrage de la réalisatrice Natalia Garagiola s'impose par contre grâce à son humanité sans fard, directe et peu conciliante.

Cinélatino 2018 : Azougue Nazaré

Au moment d'écrire ces quelques lignes, pendant la parenthèse entre la fin du visionnage des huit premiers ou deuxièmes longs-métrages en compétition pour le prix Découverte du Syndicat Français de la Critique de Cinéma et les délibérations avec nos confrères du jury afin de choisir un lauréat pour cette édition du Festival Cinélatino à Toulouse, nous sommes toujours fortement impressionnés par ce film brésilien.

Cinélatino 2018 : Severina

Est-ce que les librairies traditionnelles ont encore un avenir aujourd'hui ? Et le cinéma, peut-il encore aménager une place de choix à ces comédies romantiques désormais un peu démodées, aussi sophistiquées que divertissantes ? Ce film brésilien, tourné en espagnol en Uruguay et présenté en compétition au Festival Cinélatino, tente de donner une réponse doucement mélancolique à ces questions, qui ne préoccupent hélas plus grand monde.

Cinélatino 2018 : El silencio del viento

Ce n'est pas uniquement en Europe que le thème des réfugiés fait polémique, comme le montre bien ce film portoricain, présenté en compétition au Festival Cinélatino de Toulouse. Partout où l'opportunité et la nécessité se présentent d'aller chercher une vie meilleure dans un autre pays, des hommes et des femmes font des efforts considérables pour se rapprocher de ce paradis sur terre aux pieds d'argile.

Critique : Ghostland

Après l'exceptionnel Martyrs, Pascal Laugier revient avec une nouvelle oeuvre horrifique porté par Mylène Farmer et les jeunes actrices Crystal Reed, Anastasia Phillips, Emilia Jones et Taylor Hickson. Une étude puissante du refoulement et du traumatisme infantile.

Cinélatino 2018 : Rey

Quoi de mieux pour se mettre dans le bain de façon adéquate, quelques heures seulement avant de participer à la délibération en public pour le prix Découverte du Festival Cinélatino, que de regarder le lauréat de nos illustres prédécesseurs ? Ce film chilien pour le moins déroutant avait en effet été sollicité en 2017 pour cette récompense attribuée par le Syndicat Français de la Critique de Cinéma.

Critique : The rider

Chloé Zhao a pour elle une qualité rare : arriver à intéresser le spectateur à des sujets dont il est a priori très éloigné.

Critique : Katie says goodbye

Grande réussite qui provient de la somme de la mise en scène et de la direction d'acteurs de Wayne Roberts, de la photographie de Paula Huidobro avec, en particulier, sa capacité à venir scruter les visages, et de l'ensemble de la distribution avec un accent particulier concernant Olivia Cooke.

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Avant, pendant et après la guerre sur le terrain, celle des médias fait rage. De nos jours, il ne s’agit plus seulement d’envahir un pays, il faut en même temps soigner la campagne de communication qui accompagne cet acte d’agression militaire. Autrefois, on appelait cette forme de manipulation cynique de l’information la propagande.

Critique : Les Misérables

Fred Cavayé signe une fresque historique ample et spectaculaire, portée par un Vincent Lindon habité et un redoutable couple Thénardier incarné par Camille Cottin et Benjamin Lavernhe. Un grand divertissement populaire, fidèle à l'esprit du roman de Victor Hugo plus qu'à chacun de ses détails.

Critique Express : Il était une fois le printemps

Avec beaucoup d'intelligence, Cheyenne Carron aborde le sujet très clivant des migrants d'une façon qui a pour effet d'introduire le doute aussi bien chez celles et ceux qui ont des boutons d’urticaire à la simple pensée d'accueillir des migrants sur le sol français que chez celles et ceux qui, par humanisme, verraient d'un bon œil un accueil de migrants qui soit chaleureux et plus facile pour eux.

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