Intégrale Claude Berri #13 : Uranus (1990)

0
Quel est donc le meilleur film de Claude Berri en tant que réalisateur ? Si beaucoup lui ont reproché, tout au long de sa carrière, son inclinaison à pratiquer le cinéma de façon un poil trop académique, on a aussi tendance à penser que le déploiement manifeste d'une époustouflante maestria technique n'aurait peut-être pas été du meilleur goût dans le cas de la plupart des sujets qu'il choisissait d'aborder sur grand écran. Uranus est de ceux-ci : un film littéralement extraordinaire servi par la réserve, la simplicité et l'académisme dont fait preuve Berri à l'écran afin de dépeindre les relations croisées d'une brochette de personnages au lendemain de la guerre 39-45.
Manon des sources

Intégrale Claude Berri #12 : Jean de Florette / Manon des sources (1986)

0
Jean de Florette et Manon des sources sont un film en deux parties de Claude Berri sortis tous deux en 1986. Il s'agit d'une adaptation des romans éponymes de Marcel Pagnol mettant en scène une histoire qui repose sur le mensonge, la vengeance et les conséquences des actes. Un casting brillant ponctue ce chef d’œuvre aux nombreuses récompenses : Daniel Auteuil, Yves Montand, Gérard Depardieu et, dans le second film, Emmanuelle Béart, se donnent la réplique.

Intégrale Claude Berri #11 : Tchao Pantin (1983)

0
De la carrière de Claude Berri, Tchao Pantin est probablement le film qui a le plus fait couler d’encre depuis sa sortie, pour une seule et simple raison : c’est « LE » film au cœur duquel Coluche, humoriste et amuseur public à la popularité extraordinaire en France, tenait un rôle grave et sérieux, à cent lieues de l’image publique que le comédien renvoyait autour de lui. Un rôle ayant provoqué un tel émoi et une telle surprise que le titre du film est pratiquement devenu une expression « cliché » dans le petit monde du cinéma : quand un acteur comique se décide à incarner dans un film un personnage sérieux, on dit qu’il « fait son Tchao Pantin ».

Intégrale Claude Berri #09 : Je vous aime (1980)

0
Alors que Claude Berri s’était, durant les dix premières années de sa carrière au cinéma, plutôt spécialisé dans l’exercice de l’autobiographie ou de « l’autofiction » (un terme qui n’existait d’ailleurs pas encore à l’époque de ses premiers films !), le cinéaste opère un virage à 180 degrés avec Je vous aime en 1980, dont l’intrigue est fortement inspirée de la vie sentimentale de son actrice principale, Catherine Deneuve.

Intégrale Claude Berri #06 : Le mâle du siècle (1975)

0
Quelques années après Sex-Shop, Claude Berri fait à nouveau le choix en 1975 de s’essayer à la fiction avec Le mâle du siècle, abandonnant de fait la veine « autobiographique » qui conduisait, comme un fil rouge, ses premiers longs-métrages. Mais chassez le naturel, il revient au galop : comme on pouvait s’y attendre, Claude Berri s’investira énormément dans le film d’un point de vue émotionnel, au point que l’on puisse y voir une espèce de « thérapie » par le cinéma, une façon pour lui de régler ses comptes non seulement avec les femmes mais également avec la société des années 70...

Biarritz 2018 : Les Héritières

0
Dans la mécanique classique du couple, il y a toujours l'un qui avance et l'autre qui freine, l'un qui voit la vie en rose et l'autre dans des tons de gris plus ou moins sombres. Le cinéma, un art édifiant par excellence, a souvent donné les premiers rôles aux agents du progrès et du dépassement de soi, laissant de côté la tristesse intériorisée de ceux et celles qui ont pris, de gré ou de force, la place de l'observateur.

Intégrale Claude Berri #03 : Le pistonné (1970)

0
Si en bon producteur, il lui est arrivé d’aller puiser une inspiration dans les films ayant rencontré le succès dans les salles obscures, le cinéma de Claude Berri a néanmoins toujours su saisir « l’air du temps », et s’est même montré, en quelques occasions, un véritable précurseur. Ainsi, si Le pistonné n’est certainement pas le meilleur film de son auteur, il a une importance historique indéniable : celle de briser le tabou des guerres coloniales françaises au sein d’un film « commercial », en 1970, donc avant René Vautier (Avoir 20 ans dans les Aurès, 1971) et Yves Boisset (R.A.S., 1973).

Critique : La Saveur des Ramen

0
Depuis longtemps, la nourriture et le cinéma font bon ménage. Difficile à croire en effet qu'il existe une façon de mal filmer les aliments, puisque les festins dégoûtants et dégoulinants de La Grande bouffe de Marco Ferreri n'ont visiblement pas fait école. Au contraire, il y a tout un courant d'hommages cinématographiques à la gastronomie, qui se retrouve une fois par an dans la sélection parallèle du Festival de Berlin Kulinarisches Kino.

Intégrale Claude Berri #01 : Le vieil homme et l’enfant (1967)

0
Récit semi-autobiographique pour lequel Claude Berri a puisé dans ses souvenirs d’enfance, Le vieil homme et l'enfant propose au spectateur un retour à une période sombre : celle d’une France pétainiste au cœur de laquelle les Juifs, les rouges et les francs-maçons étaient considérés comme la cause de tous les maux du pays. Mais, bien déterminé à creuser un peu derrière la surface, le cinéaste décide de nous raconter l’amour et l’attachement profonds nés entre un petit garçon juif et un vieil homme antisémite et bourru…

Critique : The Little Stranger

0
Où le chemin d'une carrière peut-il bien mener, une fois que la consécration est arrivée de façon impromptue ? Rester fidèle à son style d'origine ou suivre l'appel de l'argent, tel a dû être le dilemme face auquel s'est trouvé Lenny Abrahamson, suite à sa nomination à l'Oscar du Meilleur réalisateur pour Room.

Critique : Volubilis

0
Sous couvert de l'histoire sentimentale d'un jeune couple que le manque de moyen oblige à vivre comme s'ils n'étaient pas mariés," Volubilis" est en fait un film très politique qui montre clairement les dégâts causés par la mondialisation néolibérale dans un pays comme le Maroc, avec un fossé de plus en plus grand entre la classe des nantis, faite de gens pleins d'arrogance vivant dans de grandes maisons avec piscine et celle des gens du peuple qui vivent chichement dans de petits appartements avec plein d'enfants et peu de place.

Critique : Blackkklansman

0
Dans le cinéma américain récent, Spike Lee est probablement l'un des réalisateurs à la filmographie la plus politisée. En tout cas dans le cadre méticuleusement délimité de la production afro-américaine, il compte parmi les rares cinéastes à faire entendre leur voix non pas pour divertir simplement les masses avec un enchaînement guère éclairé de stéréotypes, comme le fait avec une dextérité commerciale remarquable Tyler Perry, mais afin d'alerter sans relâche sur la nature profondément raciste de la société américaine de hier et d'aujourd'hui.

Derniers articles

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Pour une poignée de dollars

0
Quand Pour une poignée de dollars a débarqué sur les écrans du monde entier, il avait suffisamment de poussière sur les bottes pour faire éternuer le western américain, mais surtout, il est arrivée avec des idées qui allaient faire beaucoup plus de bruit que les pistolets qui claquent dans les rues de San Miguel.

Strasbourg 2026 : ça commencera demain

0
On reste du côté du cinéma d’horreur, quoique cette fois-ci dans l’immédiat et dans le cadre de l’un des rendez-vous incontournables du genre en Europe. Dès demain, c’est la 19ème édition du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg ou FEFFS qui s’ouvrira dans la métropole alsacienne.

Critique : Heart Of The Beast

0
David Ayer retrouve Brad Pitt douze ans après Fury pour un survival efficace mais sans surprise, entre l'Alaska sauvage et la fidélité inébranlable d'un chien de combat.

Critique Express : Melpomène

0
On est là dans un vrai film de cinéma, réalisé par une jeune femme ayant des choses à dire sur la façon dont les femmes ont toujours souffert de la façon dont la société, les églises, les psy, des hommes presque toujours, ont cherché à interpréter, à cataloguer et, trop souvent, à punir tout ce qui, pour eux, chez elles, semblait sortir du cadre de LEUR normalité.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Michael / Hee-Hee ! Shamone !

0
Avec 5,6 millions d'entrées en France et plus d'un milliard de dollars au Box-office international, Michael s'est imposé non plus uniquement comme le « King of Pop », mais également comme le « King of Cinema ». Le chiffre a quelque chose de presque aussi extravagant que la carrière de son sujet.