Biarritz 2019 : La Cordillère des songes
Patricio Guzman est considéré comme l'un des plus importants cinéastes du Chili. Pourtant, il n'y vit plus depuis plus de quarante ans, depuis que le coup d'état de Augusto Pinochet l'a contrait à l'exil en France.
Albi 2024 : Se souvenir des tournesols
Venez vivre à la campagne, c'est merveilleux ! S'il disposait de moins de qualités cinématographiques indéniables, ce documentaire pourrait passer pour de la publicité à peine larvée en faveur d'un style de vie bucolique. Or, c'est au contraire la grande liberté de ton qui rend Se souvenir des tournesols si frais et désarmant.
Berlinale 2017 : I am not your negro
Le peuple américain est raciste. Il n'y a pas mille façons de tergiverser autour de cette question brûlante, de mettre à contribution l'encyclopédie des expressions politiquement correctes ou de souligner de rares avancées du côté des droits pour davantage d'égalité, plus que jamais fragilisées par les temps tendancieux qui courent. Ce racisme est enraciné dans la culture des Etats-Unis depuis leur création, avec l'extermination du peuple autochtone, puis l'esclavage en points d'orgue.
Critique : le vénérable W.
Malgré les difficultés rencontrées par Barbet Schroeder pour filmer "Le vénérable W.", ce documentaire s'avère remarquable et particulièrement passionnant.
Critique : 68 Mon père et les clous
C'est à une triple fin de cycle que nous convie ce documentaire aussi simple que pertinent : la fin d'un mode de commerce de proximité avec ce magasin de bricolage qui devra laisser sa place à un énième supermarché, celle d'un parcours professionnel commencé une vie active plus tôt, après des engagements de jeunesse dont la radicalité ne se retrouve guère chez ce vieux patron au bord de la retraite et enfin, de façon plus discrète, le doux décrochement entre un père et son fils, l'un devant la caméra, l'autre vaillamment derrière elle.
Critique : Swagger
C’est une parenthèse enchantée. Un instant rare à partager avec des jeunes vivant dans des banlieues défavorisées d’Aulnay-sous-Bois ou de Sevran, qui aurait pu, chez tant d’autres cinéastes même reconnus, tomber dans la fiction moraliste pointant d’un doigt accusateur chaque spectateur ayant pourtant fait la démarche d’aller voir le film. Mais ce cinéma comme on en a trop souvent subi, Olivier Babinet n’en est visiblement pas un adepte non plus. Son truc à lui, c’est plutôt le métissage des genres, investissant le documentaire pour, au final, faire autre chose. Car si le film présente de vrais enfants ou adolescents, leur vraie vie, et leurs vraies interrogations, c’est pour passer au coloriage pop ce qui n’aurait pu être qu’un énième reportage misérabiliste pour nous montrer à quel point la vie dans les cités est dure, avec ses trafiquants, sa violence et son absence de perspectives d’avenir.
Critique : Sud Eau Nord Déplacer
L’eau devient une ressource naturelle de plus en plus rare, au fur et à mesure que la population mondiale s’accroît et que les effets secondaires du changement climatique s’accentuent. Alors que sa pénurie ne constitue pas encore une urgence vitale en Europe, elle devient déjà palpable en Chine. Ce géant asiatique sur le chemin de la croissance aura en effet du mal à fournir une eau propre à ses milliards d’habitants, face à de vastes paysages en voie de désertification. Le problème n’est pas nouveau, même si la mise en chantier de l’opération gigantesque de déviation indirecte des principaux fleuves du pays s’est faite assez abruptement. Ce documentaire français cherche à tenir compte d’une multitude d’aspects du programme « Sud Eau Nord Déplacer », au risque de s’éparpiller et de ne pouvoir s’appuyer que sur une certaine virtuosité visuelle pour rendre son sujet attrayant.
Critique : Le Grand bal
Malheureusement, nous n'étions pas présents à Cannes ce jour-là, apparemment tout à fait mémorable, lorsque Le Grand bal y a été présenté au Cinéma de la plage. Après la projection, certains danseurs invétérés du documentaire, ayant fait le déplacement depuis les quatre coins de l'Europe, ont participé à un bal sur la Croisette, le genre d'événement d'extase collective, communion des corps et des esprits, que l'on vit bien trop rarement en notre époque aux pratiques sociales aussi compartimentées que dématérialisées.
La Roche-sur-Yon 2019 : Arguments
« Ils sont plusieurs dans sa tête », c'est ce que l'on peut dire, sur un ton moqueur, au sujet des personnes qui ont un discours confus, qui semblent mener un dialogue intérieur en parallèle des conversations qu'ils ont avec le monde extérieur. Le documentaire Arguments, présenté au Festival de La Roche-sur-Yon dans la section « Nouvelles vagues », n'invite pourtant point à la boutade.
Critique Express : Dites-lui que je l’aime (Deuxième avis)
C'est un film bouleversant et plein d'inventivité que nous propose Romane Bohringer, un film dans lequel, finalement, sa propre existence a autant d'importance que celle de Camille Autain,
Albi 2021 : Un peuple
En ce jour de troisième anniversaire du lancement officiel du mouvement des Gilets jaunes, cette contestation sociale d'envergure paraît déjà très loin. Tellement de choses se sont passées depuis, en France et dans le monde, que cette parenthèse mouvementée de l'hiver 2018 nous semble être guère plus qu'un lointain souvenir.
La Roche-sur-Yon 2025 : Ghost Elephants
On avait failli se résoudre au triste constat que les meilleurs jours créatifs de Werner Herzog étaient derrière lui. Son dernier documentaire Au cœur des volcans était essentiellement une œuvre de montage d’images pas prises par le réalisateur allemand, sur fond d’une musique quelque peu pompeuse.



















