Festival de Clermont 2015 : Deux documentaires Labo
Parmi les documentaires présentés dans le cadre de la compétition Labo, deux se font particulièrement écho, qui peuvent être mis en regard : l'un, S, recueille le témoignage d'une prostituée quand l'autre, Onder Ons (Parmi nous), rapporte ceux de trois adolescents pédophiles. Le second, outre la précieuse valeur de document qu'il partage à égalité avec le premier, explore le potentiel contemplatif voire métaphysique du genre documentaire.
Critique : Eric Clapton : Life in 12 bars
C'est un tour d'horizon passionnant d'une bonne partie de la musique anglo-saxonne des années 60 et 70 que nous propose "Eric Clapton : Life in 12 bars".
Critique : Monsieur Deligny, vagabond efficace
Ce documentaire très riche, manifestement réalisé avec passion par un homme qui a bien connu Fernand Deligny, devrait permettre de remettre en lumière ce précurseur de l'antipsychiatrie.
Critique Express : Le Balai Libéré
En 1975 à Louvain-la-Neuve, en Belgique, les nettoyeuses de l'Université Catholique de Louvain-la-Neuve (UCL) se sont d'abord mises en grève avant de procéder, purement et simplement, au licenciement de leur patron.
Critique Express : Lynx
"Lynx" nous gratifie de splendides images et nous apprend tout ce que nous ne savions pas sur ce magnifique animal qu'est le lynx.
Berlinale 2020 : Swimming Out Till The Sea Turns Blue
Désormais pour la cinquième fois de suite, notre joie de pouvoir être présent au Festival de Berlin, avec tout ce que cela implique en termes de choix abondant de films venus des quatre coins du monde, de moments conviviaux passés en compagnie de nos chers confrères français et plus généralement de l'euphorie qui s'empare chaque année au mois de février du quartier de la Potsdamer Platz, est soumise aux aléas de la qualité subjective de la bonne dizaine de films que nous avons le privilège d'y découvrir.
Critique : My favorite war
En réalisant "My favorite war", Ilze Burkovska Jacobsen ne s'est pas considérablement éloignée du métier de journaliste dont elle rêvait dans sa jeunesse.
La Roche-sur-Yon 2020 : Notturno
Combien de cycles médiatiques sont passés depuis que l'attention mondiale s'est détournée de la situation conflictuelle sur le sol syrien ? Des dizaines, voire des centaines ? Toujours est-il que tellement de choses se sont passées depuis la victoire supposée sur l'état islamique qu'on aurait facilement tendance à oublier que, pour les gens sur place, la guerre continue par d'autres moyens.
Critique Express : On a grandi ensemble
""On a grandi ensemble" a le grand mérite de donner une vision de la vie dans un grand ensemble très différente de celle donnée en général par les médias et le cinéma
Critique : L’enfance d’un maître
Il n'est pas fréquent de pouvoir "rencontrer" sur une période de 25 ans un jeune homme chargé du poids d'avoir été désigné dès sa naissance comme étant la réincarnation d'un lama bouddhiste et maître de méditation de grande réputation.
Critique : Le Chant d’une île
Dans leur nouveau documentaire, en réalité débuté peu avant les années 2000, Joaquim Pinto et Nuno Leonel posent leurs caméras au sein d’une petite communauté de pêcheurs, à Rabo de Peixe, petit village situé aux Açores dont l’activité locale, la pêche artisanale, constitue le principal soubassement économique. Alors que la pêche industrielle, de plus en plus phagocytant et concurrentielle, désire s’implanter à Rabo de Peixe afin de s’approprier le territoire local, Joaquim Pinto filme les doutes de cette communauté, ses peurs, ses petites victoires du quotidien aussi.
Critique : Sud Eau Nord Déplacer
L’eau devient une ressource naturelle de plus en plus rare, au fur et à mesure que la population mondiale s’accroît et que les effets secondaires du changement climatique s’accentuent. Alors que sa pénurie ne constitue pas encore une urgence vitale en Europe, elle devient déjà palpable en Chine. Ce géant asiatique sur le chemin de la croissance aura en effet du mal à fournir une eau propre à ses milliards d’habitants, face à de vastes paysages en voie de désertification. Le problème n’est pas nouveau, même si la mise en chantier de l’opération gigantesque de déviation indirecte des principaux fleuves du pays s’est faite assez abruptement. Ce documentaire français cherche à tenir compte d’une multitude d’aspects du programme « Sud Eau Nord Déplacer », au risque de s’éparpiller et de ne pouvoir s’appuyer que sur une certaine virtuosité visuelle pour rendre son sujet attrayant.


















