Critique : Dead slow ahead
Permettez-nous de commencer ce texte par une petite digression, à l’image de ces gros navires qui font du surplace en attendant de connaître leur destination et d’arriver en fin de compte à bon port : et si Frederick Wiseman faisait un jour un documentaire sur un paquebot ? L’observateur en chef des microcosmes sociaux serait certainement dans son élément à bord de ces forteresses flottantes, qui reflètent pleinement notre culture contemporaine de vacances aseptisées, voire suspendues dans un pays de cocagne artificiellement idéalisé.
La Roche-sur-Yon 2019 : Arguments
« Ils sont plusieurs dans sa tête », c'est ce que l'on peut dire, sur un ton moqueur, au sujet des personnes qui ont un discours confus, qui semblent mener un dialogue intérieur en parallèle des conversations qu'ils ont avec le monde extérieur. Le documentaire Arguments, présenté au Festival de La Roche-sur-Yon dans la section « Nouvelles vagues », n'invite pourtant point à la boutade.
Entre Les Bras – La cuisine en héritage
En 2009, Michel Bras, à la tête d’un restaurant trois étoiles au Michelin, au cœur de l’Aubrac, célèbre plateau de l’Aveyron, décide de passer la main à son fils Sébastien. Paul Lacoste suit les deux hommes et leur famille dans cette expérience aussi cruciale pour l’un que pour l’autre. Trois générations autour d’une cause unique : la cuisine élevée en art absolu.
Critique Express : Etat limite
Passionnant à regarder, souvent émouvant.
The Lebanese Rocket Society
Au tout début des années 60, durant la guerre froide et au temps du panarabisme, un groupe d’étudiants et de chercheurs libanais se lance dans la course vers l'espace et crée la "Lebanese Rocket Society". Les rêves peuvent-ils surmonter les tourments de l'Histoire ?
Critique : Le Concours
Un film réjouissant, vivant et souvent drôle, un film de deux heures qui se déguste sans que jamais le moindre ennui ne montre le bout de son nez
Critique Express : Birds of America
"Birds of America" nous fait voyager d'une époque à l'autre, avant et pendant l'ère industrielle, et nous invite à retrouver un monde disparu et à réfléchir sur les causes de cette disparition.
Critique : Iranien
Iranien est un film qui risque de déplaire à beaucoup de monde : aux religieux iraniens, bien sûr, mais aussi aux iraniens qui s'opposent au régime en place et qui risquent de trouver que Mehran Tamadon n'est pas assez mordant face au quatre mollahs. Peut-être décevra-t-il également certains spectateurs dans nos contrées, pour les mêmes raisons. On ne peut pourtant que conseiller de ne pas passer à côté de ce film, à la fois passionnant, enrichissant et, curieusement, souvent drôle.
Berlinale 2023 : What a Fantastic Machine !
Depuis le début du 21ème siècle, nous sommes entourés en permanence d'images. Ce qui relevait encore de la curiosité pour nos ancêtres, à savoir la représentation photographique de toute chose, est désormais omniprésent. Omniprésent certes, mais surtout facile à manipuler et à rendre dispensable parmi les millions de sollicitations picturales que nous recevons chaque jour par voie de notre rétine.
Critique : Le Capital au XXIe siècle
Le nouveau monde, après l'épidémie planétaire du coronavirus, sera-t-il réellement différent ? Ou bien, les mêmes structures du pouvoir et de la répartition des richesses, en vigueur depuis des siècles, n'en sortiront-elles que renforcées ? Le documentaire Le Capital au XXIe siècle de Justin Pemberton et Thomas Piketty ne dispose bien sûr d'aucune boule de cristal magique, en mesure de prédire l'avenir.
Critique : Toubib
Le documentariste Antoine Page a pris la décision de filmer son jeune frère Angel tout au long de ses études de médecine. 350 heures de rushs et un montage qui a duré 6 mois
Critique : Close Encounters with Vilmos Zsigmond
Il est considéré comme l’un des directeurs de la photographie les plus réputés du Nouvel Hollywood, cette période exaltante durant laquelle plusieurs artistes, sous l’influence du cinéma européen, surent réinventer et renouveler les archétypes narratifs et formels du classicisme hollywoodien. Durant les années 70, Vilmos Szsigmond aura façonné l’esthétique picturale de quelques-uns des réalisateurs les plus talentueux d’Hollywood : Jerry Schatzberg, Robert Altman, Michael Cimino, Steven Spielberg ou encore Brian de Palma… Depuis l’annonce de son décès, le 1er janvier 2016 à l’âge de 85 ans, divers hommages consacrés à son travail ont émaillé l’agenda cinéphilique. Par ailleurs, et sous l’égide de Pierre Filmon, Vilmos Szsigmond est également l’objet d’un documentaire visant à mettre en lumière aussi bien son parcours que sa sensibilité artistique.



















