Critique : Gimme Danger
Avec Paterson et Gimme Danger, Jim Jarmusch s’offre une riche actualité cinématographique en cette rentrée. Qu'il soit à l’origine d’un documentaire consacré aux Stooges n’est finalement pas une surprise. L’auteur de Dead Man n’a jamais caché son appétence pour la musique, en particulier le rock, en témoigne ses magnifiques bandes-originales pour les besoins de ses longs-métrages (Tom Waits, Screaming Jay Hawkins, Elvis Presley, The Brian Jonestown Massacre, Mulatu Astake…).
Critique : Frida viva la vida
Même s'il n'est pas totalement exhaustif quant à la vie si riche de Frida Kahlo, "Frida viva la vida" a l'énorme mérite de nous la présenter au travers de rencontres avec des personnes qui connaissent très bien ce qu'a été son existence et aussi, surtout, de nous montrer un grand nombre de ses tableaux, en s'attachant en plus à les situer dans le contexte de son existence.
Critique Express : Le Balai Libéré
En 1975 à Louvain-la-Neuve, en Belgique, les nettoyeuses de l'Université Catholique de Louvain-la-Neuve (UCL) se sont d'abord mises en grève avant de procéder, purement et simplement, au licenciement de leur patron.
Critique Express : Le soleil se lèvera
Lorsque "Le soleil se lèvera" se termine, ce film qui bénéficie du soutien d'Amnesty International et de Arts for Human rights, ce film dans lequel on a peut-être eu du mal à entrer, on a un sentiment de plénitude, celui d'avoir assisté à une œuvre à l'esthétique très particulière et d'une grande force.
Critique : Below Sea Level
Alors que le dernier documentaire de Gianfranco Rosi, Fuecommare, par-delà Lampedusa, bénéficiait d’une sortie en salles tout récemment, le distributeur a profité de cette actualité autour du réalisateur transalpin pour ressortir ses anciens travaux et, ainsi, mettre en exergue l’approche documentariste profondément singulière de Rosi. Ses deux précédents films, Sacro Gra et donc, Fuecommare, ont suscité maintes critiques dithyrambiques au sein de la communauté de journalistes. En sus de cet adoubement médiatique, les deux documentaires précités ont glané de nombreuses récompenses de par le monde, notamment un Lion d’or à Venise pour Sacro Gra et un Ours d’or au festival de Berlin, dédié à sa dernière œuvre susmentionnée. Cette soudaine mise en lumière du travail de Rosi est l’occasion de (re)découvrir un de ses premiers documentaires, récipiendaire par ailleurs d’un grand prix au festival du cinéma du réel en 2008, et d’observer la démarche formelle, inchangée depuis, du réalisateur italien lors de ses débuts cinématographiques.
Critique : Si tu es un homme
"Si tu es un homme" fait partie de ces documentaires qui se voient comme un film de fiction, avec une belle image de format scope photographiée par Simon Panay lui-même, avec une histoire dont on se demande quelle en sera l'issue, avec un personnage principal, Opio, attachant, émouvant de par son mélange de volonté et de fragilité assumée.
Critique : Dans la terrible jungle
Lors de sa dernière longue prise de parole au cours de l'ultime débat avant les élections présidentielles, le futur chef de l'état Emmanuel Macron avait annoncé solennellement vouloir faire du handicap une grande cause nationale. Près de deux ans plus tard, on ne voit pas vraiment de changements majeurs dans les efforts d'intégration des personnes en situation de handicap.
La Roche-sur-Yon 2019 : Reconstructing Utøya
Quel intérêt y a-t-il à reconstruire l'horreur d'un attentat, alors qu'une de ces manifestations sanglantes du terrorisme international en chasse l'autre un peu partout sur la planète ces dernières années ? Il y a bien sûr les exigences de l'appareil juridique de faire son travail, ainsi qu'une propension humaine à l'expiation de ces traumatismes collectifs par voie de fictions haletantes.
Critique Express : Toxicily
T
out le monde sait que la pollution a engendré une énorme augmentation des cas de cancer et de nombreuses malformations génétiques. Tout le monde sait, mais arriver à ce que les citoyens s'expriment sur le sujet est une tâche difficile.
Critique Express : Au Clémenceau
C'est Georges, le patron du bar Le Clémenceau, qui a proposé à Xavier Gayan de réaliser un film sur son bar. Une proposition que le réalisateur a hésité à accepter, trouvant le sujet délicat à traiter de façon honnête et acceptable d'un point de vue éthique.
La Roche-sur-Yon 2020 : Notturno
Combien de cycles médiatiques sont passés depuis que l'attention mondiale s'est détournée de la situation conflictuelle sur le sol syrien ? Des dizaines, voire des centaines ? Toujours est-il que tellement de choses se sont passées depuis la victoire supposée sur l'état islamique qu'on aurait facilement tendance à oublier que, pour les gens sur place, la guerre continue par d'autres moyens.
Critique Express : 140 km à l’ouest du paradis
si ce film a le grand mérite de fournir des informations intéressantes aux spectateurs à condition qu'ils soient très attentifs et très concentrés, il a le défaut de souvent s'éparpiller et de manquer de clarté dans son discours. Pour être franc, on aurait souhaité une construction plus rigoureuse.



















