Critique : Au cœur des volcans
La terre hostile, où une personne avant tout attaché à son petit confort et à sa sécurité ne s'aventurerait jamais, est en quelque sorte l'habitat naturel de Werner Herzog. Plus l'endroit est reculé et imperméable à l'influence humaine, plus le réalisateur allemand semble adorer y prendre ses quartiers.
Critique : Soul kids
Cette immersion dans cette académie de Memphis est réjouissante par l'impression de fraicheur qui s'en dégage et le talent dont font preuve tous ces jeunes qui perpétuent la légende de la musique soul et du Rythm and Blues, ces mélanges de gospel et de blues qu'il ne faut surtout pas confondre avec le RnB contemporain. On se prendrait presque à rêver que, après les errances du gangsta rap, la musique afro-américaine retrouve enfin l'aura qu'elle n'aurait jamais dû perdre.
La Roche-sur-Yon 2016 : Brothers of the Night
La précarité, à la fois matérielle et affective, devient-elle plus soutenable lorsqu’on l’emballe dans une esthétique sublime ? Et le documentaire ne bascule-t-il pas du côté de la fiction, dès que les moindres faits et gestes sont soumis à une mise en scène méticuleusement travaillée ? La première incursion de Patric Chiha dans le registre du documentaire suscite chez nous ce type d’interrogation ou, autrement dit, un dilemme entre la forme et le fond, qui relèvent pourtant tous les deux d’une approche visiblement viscérale de la part du réalisateur.
Bergamo Film Meeting 2018 : The Manakia Brothers Diary of a Long Look Back
Sa situation géographique au nord de l'Italie, au croisement des cultures méditerranéennes et germaniques, prédestine en quelque sorte le Festival de Bergame à remplir un rôle de passeur vers des cinématographies européennes plus exotiques, que l'on n'a pas forcément l'habitude de voir sur nos écrans, aussi éclectique l'offre de cinéma en France et à plus forte raison à Paris soit-elle.
La Roche-sur-Yon 2016 : Tower
L’Histoire se répète à l’infini. Les attaques terroristes qui ponctuent l’actualité s’inscrivent en fait dans un très long cycle de l’horreur, causée par des fanatiques ou des individus déséquilibrés. La menace a beau paraître concrète, voire suffocante, avec ces souvenirs douloureux du dernier attentat qui viennent tout juste s’estomper, lorsque le prochain rouvre des blessures psychologiques à peine cicatrisées, il n’y a hélas rien de très nouveau dans cette vie au quotidien avec la peur.
Critique : Dans les pas de Trisha Brown
Depuis quelques années, opéra et cinéma font bon ménage. Ce constat vise autant les retransmissions régulières de spectacles lyriques dans les salles, qui font le bonheur à la fois des spectateurs mélomanes et des exploitants, qu'un nombre croissant de documentaires prestigieux sur ce sujet, de La Danse Le Ballet de l'Opéra de Paris de Frederick Wiseman en 2009 jusqu'à L'Opéra de Jean-Stéphane Bron sorti en avril dernier.
Critique : Ta’ang, un peuple en exil entre Chine et Birmanie
Dès ses débuts, Wang Bing s’est constamment fait le porte-voix des opprimés et déclassés, de la société civile chinoise. Bravant constamment les autorités, et autres institutions étatiques, Wang Bing parvient à filmer au sein d’endroits peu évidents pour un cinéaste, fût-il talentueux et audacieux. Alors que la Chine bride davantage la liberté d’expression, pour des raisons d’images évidentes, d’aucuns, tels Wang Bing, osent montrer une Chine absente de l’imagerie officielle : celle ces marginaux et des oubliés de la croissance économique chinoise. Pendant qu’une partie des médias officiels ressasse à l’envie le « miracle chinois », Wang Bing ausculte l’envers de ce décor hagiographique dans un geste politique frondeur.
Critique : My favorite war
En réalisant "My favorite war", Ilze Burkovska Jacobsen ne s'est pas considérablement éloignée du métier de journaliste dont elle rêvait dans sa jeunesse.
14 photos de guerre avec des vaisseaux Star Wars intégrés
Star Wars, alias "La Guerre des étoiles" est sans aucun doute la saga de films de guerre futuriste la plus emblématique qu'ait connu le cinéma.
Lorsque...
Critique : Une famille
La première surprise d'Une famille, c’est la sincérité de la démarche. Là où je craignais profondément qu’à travers une autofiction, Christine Angot vienne se complaire dans son vécu en nous prenant un peu en otage : c’est tout l’inverse qui se produit.
Critique : Le chant des vivants
Ce qu'on entend à la fin du film, c'est vraiment ... le chant des vivants !
Critique : Le monde est à eux
Même si ce film documentaire réalisé avec des moyens particulièrement modestes s'avère bien construit et très plaisant à regarder, ce n'est pas sur des critères purement cinématographiques que l'on peut porter un jugement sur lui, mais plutôt sur ce qu'on ressent concernant la méthode et sur ce qu'on entend de la part des professeurs, des parents et, bien sûr, des élèves.



















