Revu sur MUBI : Ennemis intimes (Werner Herzog)

Dans le processus créatif, il faut toujours une certaine dose de tension conflictuelle. Car rien ne s'oppose plus au dépassement de soi artistique qu'une ambiance gentiment harmonieuse. Cela vaut surtout pour un contexte de travail aussi collectif qu'un plateau de cinéma.

Arras 2025 : Dites-lui que je l’aime (Romane Bohringer)

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Y a-t-il quelque chose de plus précieux, fragile et intime que la relation que nous entretenons, chacun et chacune d’entre nous, avec notre mère ? Elle nous a élevés et, dans le meilleur des cas, elle a su garder vivant ce lien affectif unique qu’elle entretient avec nous pendant une bonne partie de notre propre existence. La perdre prématurément laisse forcément un trou béant, un besoin à combler qui ne le sera en fin de compte jamais.

Critique : Swagger

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C’est une parenthèse enchantée. Un instant rare à partager avec des jeunes vivant dans des banlieues défavorisées d’Aulnay-sous-Bois ou de Sevran, qui aurait pu, chez tant d’autres cinéastes même reconnus, tomber dans la fiction moraliste pointant d’un doigt accusateur chaque spectateur ayant pourtant fait la démarche d’aller voir le film. Mais ce cinéma comme on en a trop souvent subi, Olivier Babinet n’en est visiblement pas un adepte non plus. Son truc à lui, c’est plutôt le métissage des genres, investissant le documentaire pour, au final, faire autre chose. Car si le film présente de vrais enfants ou adolescents, leur vraie vie, et leurs vraies interrogations, c’est pour passer au coloriage pop ce qui n’aurait pu être qu’un énième reportage misérabiliste pour nous montrer à quel point la vie dans les cités est dure, avec ses trafiquants, sa violence et son absence de perspectives d’avenir.

Critique : 78/52, Les derniers secrets de Psychose – Festival de Gérardmer 2018

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En 78 plans et 52 coupes, la scène culte du meurtre sous la douche de Marion Crane (Janet Leigh) par Norman Bates (Anthony Perkins) dans Psychose , chef-d'œuvre de montage, est une scène légendaire qui a bouleversé à jamais les codes du cinéma mondial. Profanant avec délice le sanctuaire blanc de la salle de bains, le maître du suspense Alfred Hitchcocklibérait dans cette scène une libido et une agressivité refoulées sous le carcan victorien. Sentant l'époque changer, à l'aube d'une décennie 1960 marquée par les violences raciales et les émeutes, il envoyait aussi un message à une Amérique jugée trop candide : même sous la douche, on n'est plus en sécurité !  Après les très remarqués Doc of the Dead et The People vs George Lucas, le réalisateur Alexandre Philippe explore à nouveau les racines et le fondement d’une certaine cinéphilie : De Peter Bogdanovich à Guillermo del Toro, les cinéastes et analystes les plus prestigieux s’expriment devant la caméra du documentariste et décortiquent avec bonheur et plan par plan cette séquence célébrissime, mille fois citée et pastichée, qui a profondément modifié la réalisation et le montage des films.

Cannes 2014 : The Go-Go Boys

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Ce documentaire révélé lors du dernier festival de Cannes revient sur le parcours étonnant de Menahem Golan et Yoram Globus, les patrons de la mythique Cannon, société de production culte qui fit les beaux jours du cinéma d’action des années 80.

Berlinale 2018 : Waldheims Walzer

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Kurt Waldheim, ce nom ne dit plus forcément grand-chose aux hommes et aux femmes du monde d'aujourd'hui, en dehors du pays, l'Autriche, dont il avait marqué l'Histoire par ses aspirations présidentielles à l'écho plutôt tumultueux dans les années 1980. Puisque l'Histoire a cependant tendance à se répéter, l'occasion est plus que bienvenue de se remémorer, à travers ce documentaire présenté dans la section Forum du Festival de Berlin, la vie politique d'une personnalité pour le moins controversée.

Side by side

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Dans ce documentaire qui sera projeté en sa présence ce dimanche 15 juin au Champs Elysées Film Festival, Keanu Reeves nous plonge dans une enquête criminelle sur l'un des pires meurtres commis ces dernières années : celui du film ou, plus précisément, de la pellicule.

Critique Express : My name is Gulpilil

Le 29 novembre 2021, un grand Monsieur du cinéma nous a quittés mais dire que l'information à ce sujet dans notre pays a été faible est un euphémisme. Heureusement, il y a ce film !

Would you have sex with an arab ?

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Tel Aviv, capitale de l’Etat d’Israël. Une ville apparemment comme les autres, qui panse peut-être plus souvent qu’à son tour les cicatrices de la guerre. Pourtant, y vivent Arabes et Juifs, parfois dans une harmonie qu’on voudrait de bon augure. Mais lorsque la question « Seriez-vous prêt(e) à faire l’amour avec un(e) Arabe ? » est posée…

Les Nouveaux chiens de garde

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Les nouveaux chiens de garde est un documentaire plutôt controversé sur le pouvoir des médias en France. Réalisé par le journaliste Gilles Balbastre et le cinéaste Yannick Kergoat, le documentaire dégage de nombreux messages puissants d’une manière originale et ludique.

Critique express : L’Histoire naturelle de la destruction

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Une plongée politique et poétique dans les images d’archives de la Seconde Guerre Mondiale Fondé sur les images d’archive de la Seconde Guerre Mondiale, inspiré du livre De la destruction comme élément de l'histoire naturelle de W.G. Sebald et sans commentaire, ce documentaire pose des questions  actuelles au vu des évènements tragiques en Ukraine imposé par la Russie depuis plus de cent jours.

Critique : Close Encounters with Vilmos Zsigmond

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Il est considéré comme l’un des directeurs de la photographie les plus réputés du Nouvel Hollywood, cette période exaltante durant laquelle plusieurs artistes, sous l’influence du cinéma européen, surent réinventer et renouveler les archétypes narratifs et formels du classicisme hollywoodien. Durant les années 70, Vilmos Szsigmond aura façonné l’esthétique picturale de quelques-uns des réalisateurs les plus talentueux d’Hollywood : Jerry Schatzberg, Robert Altman, Michael Cimino, Steven Spielberg ou encore Brian de Palma… Depuis l’annonce de son décès, le 1er janvier 2016 à l’âge de 85 ans, divers hommages consacrés à son travail ont émaillé l’agenda cinéphilique. Par ailleurs, et sous l’égide de Pierre Filmon, Vilmos Szsigmond est également l’objet d’un documentaire visant à mettre en lumière aussi bien son parcours que sa sensibilité artistique.

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Contrairement à ce que l'on aurait pu attendre, La Femme qui crie n'est ni un film sur votre belle-mère, ni un documentaire sur Monica Seles. Encore moins sur la dernière pornstar sensation du moment.

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Critique : Eruption

Quand des chanteuses ou des chanteurs à la mode s’essaient au cinéma, le résultat est la plupart du temps loin d’être mémorable. À peine un an après sa sortie, qui se souvient encore, par exemple, de Hurry Up Tomorrow de Trey Edward Shults avec The Weeknd ? Il est encore trop tôt pour déterminer de quelle matière sera faite la potentielle carrière cinématographique de Charli XCX.

Test Blu-ray : Marsupilami

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Le Marsupilami de Philippe Lacheau bondit là où on ne l'attendait pas : dans une zone où la comédie populaire assume son côté cartoon tout en bricolant une réflexion légère sur l’héritage, la transmission et la manière dont les mythes se recyclent à l’ère du streaming et des univers partagés.