Critique : Toubib
Le documentariste Antoine Page a pris la décision de filmer son jeune frère Angel tout au long de ses études de médecine. 350 heures de rushs et un montage qui a duré 6 mois
Berlinale 2018 : Waldheims Walzer
Kurt Waldheim, ce nom ne dit plus forcément grand-chose aux hommes et aux femmes du monde d'aujourd'hui, en dehors du pays, l'Autriche, dont il avait marqué l'Histoire par ses aspirations présidentielles à l'écho plutôt tumultueux dans les années 1980. Puisque l'Histoire a cependant tendance à se répéter, l'occasion est plus que bienvenue de se remémorer, à travers ce documentaire présenté dans la section Forum du Festival de Berlin, la vie politique d'une personnalité pour le moins controversée.
Berlinale 2023 : El juicio
A chaque nation sa manière de s'acquitter des crimes de son passé. Tandis que pour l'Allemagne de l'immédiat après-guerre, cette besogne fastidieuse, quoique nécessaire, avait été entreprise par l'occupant et que des procès ont encore lieu sporadiquement jusqu'à ce jour afin de débusquer les derniers pions désormais nonagénaires de la machine meurtrière des nazis, la France peine toujours à faire le ménage mémoriel de son Histoire coloniale.
Critique : Le Challat de Tunis
On est un peu peiné d'émettre des réserves sur un film réalisé par une jeune tunisienne. Soyons précis : ces réserves ne concernent que la forme, l'idée de départ, pas plus mauvaise qu'une autre, tournant trop vite au procédé par manque de maîtrise de la réalisatrice. Concernant le fond, par contre, le film nous en apprend beaucoup sur une période récente de l'histoire de la Tunisie et, tout particulièrement, sur les rapports délicats entre hommes et femmes dans ce pays.
Berlinale 2020 : Zero
Dans chaque festival, il y a des films qui semblent être faits sur mesure pour la petite armée de vaillants cinéphages, qui y remplissent tant bien que mal les salles de projection du matin jusqu'au soir. A plus forte raison, une institution internationale comme le Festival de Berlin ne peut logiquement résister à programmer, par-ci, par-là, ce genre d'œuvre pointue, qui aurait le plus grand mal d'exister sur le marché impitoyable du cinéma commercial sans ce coup de pouce festivalier.
Critique Express : La mine du diable
Documentaire scénarisé, "La mine du diable" est un nouveau fleuron du réalisme magique propre à un certain cinéma sud-américain.
Critique : La Région centrale
Un hommage sera rendu au cinéaste canadien Michael Snow (né en 1929) lors de la 27ème édition des Etats Généraux du Film Documentaire de Lussas en Ardèche qui a lieu du 16 au 22 août 2015 avec notamment cette œuvre, un voyage immobile et sensoriel en plan (presque) fixe de trois heures, évoqué dans le Blow Out de Brian de Palma. Installée sur un trépied omnidirectionnel, la caméra ne bouge pas mais a la capacité d'exercer tous types de mouvements, sa conception permettant de renouveler ainsi ce qui apparaît à l'écran, d'éviter toute impression de répétition et de dérouter physiquement le spectateur.
Critique : Buena Vista Social Club Adios
Il y a vingt ans, les pépés du Buena Vista Social Club avaient fait sensation sur la scène musicale internationale, à tel point que leur renaissance tardive avait fait l'objet d'un documentaire signé Wim Wenders, qui avait agrandi à son tour l'ampleur du phénomène. Depuis, plusieurs de ces vaillants témoins d'une époque révolue nous ont quittés, ne laissant derrière eux que de bons souvenirs et accessoirement un nouveau sous-genre, dont la vocation principale est de rendre leur gloire à des musiciens restés trop longtemps dans l'ombre.
Il n’y a pas de rapport sexuel
Un best of de making of des films porno de HPG, toutes sexualités confondues, constitue les images de ce film qui dresse un état des lieux désabusé de ce cinéma qui, bien que considéré comme un sous-genre, vend et attire des millions de spectateurs.
Critique : Billie
Un documentaire très fouillé et passionnant, la présentation sans fard d'une femme attachante malgré ses défauts, une femme vivant dans un monde d'hommes, une femme noire confrontée à la ségrégation raciale de l'époque.
Critique : Empathie
Ce plaidoyer pour le respect dû aux animaux arrive à être convaincant sans avoir recours à des images insoutenables comme celles du broyage des poussins mâles dans les entreprises d'accouvage.
Critique : Si tu es un homme
"Si tu es un homme" fait partie de ces documentaires qui se voient comme un film de fiction, avec une belle image de format scope photographiée par Simon Panay lui-même, avec une histoire dont on se demande quelle en sera l'issue, avec un personnage principal, Opio, attachant, émouvant de par son mélange de volonté et de fragilité assumée.



















