Critique Express : Roland Gori une époque sans esprit
"Roland Gori une époque sans esprit" ne dure que 70 minutes : rares sont les films qui proposent une telle richesse d'informations et de sujets de réflexion en un temps aussi court.
Critique Express : La campagne de France
Le choix d'une équipe municipale, le choix d'un maire, dans un bourg de 1000 habitants, ce ne sont pas des événements politiques majeurs à l'échelon national, d'autant plus que la plupart du temps, dans ces villages, les listes se présentent comme étant apolitiques, mais, malgré la perte régulière des pouvoirs accordés aux maires au profit des communautés de communes, une perte dont sont bien conscients les 3 têtes de liste, c'est toujours un épisode de la vie démocratique de notre pays.
Critique Express : Accrochées
La montagne a longtemps été un domaine presque exclusivement masculin. Petit à petit, les choses bougent, enfin !
Critique : A ma place
Quatre ans après les faits, "A ma place", documentaire sur le mouvement Nuit Debout et sur une jeune femme qui s'y est beaucoup impliquée, est toujours d'actualité.
Critique : Gimme Danger
Avec Paterson et Gimme Danger, Jim Jarmusch s’offre une riche actualité cinématographique en cette rentrée. Qu'il soit à l’origine d’un documentaire consacré aux Stooges n’est finalement pas une surprise. L’auteur de Dead Man n’a jamais caché son appétence pour la musique, en particulier le rock, en témoigne ses magnifiques bandes-originales pour les besoins de ses longs-métrages (Tom Waits, Screaming Jay Hawkins, Elvis Presley, The Brian Jonestown Massacre, Mulatu Astake…).
Critique Express : Au Clémenceau
C'est Georges, le patron du bar Le Clémenceau, qui a proposé à Xavier Gayan de réaliser un film sur son bar. Une proposition que le réalisateur a hésité à accepter, trouvant le sujet délicat à traiter de façon honnête et acceptable d'un point de vue éthique.
Critique : L’enfance d’un maître
Il n'est pas fréquent de pouvoir "rencontrer" sur une période de 25 ans un jeune homme chargé du poids d'avoir été désigné dès sa naissance comme étant la réincarnation d'un lama bouddhiste et maître de méditation de grande réputation.
Critique : Below Sea Level
Alors que le dernier documentaire de Gianfranco Rosi, Fuecommare, par-delà Lampedusa, bénéficiait d’une sortie en salles tout récemment, le distributeur a profité de cette actualité autour du réalisateur transalpin pour ressortir ses anciens travaux et, ainsi, mettre en exergue l’approche documentariste profondément singulière de Rosi. Ses deux précédents films, Sacro Gra et donc, Fuecommare, ont suscité maintes critiques dithyrambiques au sein de la communauté de journalistes. En sus de cet adoubement médiatique, les deux documentaires précités ont glané de nombreuses récompenses de par le monde, notamment un Lion d’or à Venise pour Sacro Gra et un Ours d’or au festival de Berlin, dédié à sa dernière œuvre susmentionnée. Cette soudaine mise en lumière du travail de Rosi est l’occasion de (re)découvrir un de ses premiers documentaires, récipiendaire par ailleurs d’un grand prix au festival du cinéma du réel en 2008, et d’observer la démarche formelle, inchangée depuis, du réalisateur italien lors de ses débuts cinématographiques.
La Roche-sur-Yon 2016 : Brothers of the Night
La précarité, à la fois matérielle et affective, devient-elle plus soutenable lorsqu’on l’emballe dans une esthétique sublime ? Et le documentaire ne bascule-t-il pas du côté de la fiction, dès que les moindres faits et gestes sont soumis à une mise en scène méticuleusement travaillée ? La première incursion de Patric Chiha dans le registre du documentaire suscite chez nous ce type d’interrogation ou, autrement dit, un dilemme entre la forme et le fond, qui relèvent pourtant tous les deux d’une approche visiblement viscérale de la part du réalisateur.
Critique : In Jackson Heights
Frederick Wiseman tourne des documentaires depuis près d’un demi-siècle. Il y procède chaque fois de la même façon : en plantant sa caméra dans un microcosme professionnel ou social et en observant sans hâte son fonctionnement.
La Roche-sur-Yon 2025 : Ghost Elephants
On avait failli se résoudre au triste constat que les meilleurs jours créatifs de Werner Herzog étaient derrière lui. Son dernier documentaire Au cœur des volcans était essentiellement une œuvre de montage d’images pas prises par le réalisateur allemand, sur fond d’une musique quelque peu pompeuse.
Marley
La figure sociale et politique que représente Bob Marley aurait pu souffrir d’un biopic médiocre. Ne cédant pas à cette influence cinématographique actuelle, Kevin Macdonald réalise Marley, s’affichant dès lors comme le documentaire ultime, soulignant le véritable statut du « pape du reggae ». Au-delà de l’icône, transparaît dans une émouvante sincérité qui était Nesta Robert Marley, plus qu’un simple documentaire d’une ampleur majestueuse; c’est un film émouvant, touchant, laissant un message et un héritage universels dépassant l’empreinte musicale.


















