Critique : Knit’s Island

Rares sont les films qui sont une expérience vraiment unique. Knit’s Island, ainsi, représente pour moi une première incursion fascinante dans un territoire encore vierge. Il y aurait tant à dire sur la réflexion que ce documentaire provoque sur nos représentations et nos manières de consommer les images...

Critique : Une fois que tu sais

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L'un des rares aspects tant soit peu positifs de la crise sanitaire qui tient en haleine l'humanité toute entière depuis près d'un an, c'est qu'elle a complètement modifié notre conception du temps. Avec des rythmes de vie qu'on est obligé de changer chaque semaine, un cran de confinement plus serré à la fois, il devient en effet impossible de prévoir quoique ce soit à long terme.

Critique Express : Krishnamurti, la révolution du silence

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A la fin de ce film on n'a qu'une envie : s'efforcer d'en savoir davantage sur Jiddu Krishnamurti, un homme méconnu et très particulier.

Vu sur MUBI : Vito

Qui sont les héros de la communauté gaie ? On ne parle pas ici d'icônes de style et autres surfaces de projection sur lesquelles la cause peut compter en tant qu'alliés, qui s'appellent selon les générations Judy Garland, Madonna ou Lady Gaga.

Critique : Hiding Saddam Hussein

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Présenté en tant que documentaire, "Hiding Saddam Hussein" est en fait un docu-fiction plein de suspens mais ... dont on connait la fin.

Critique : Homeland : Irak année zéro

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«Aujourd’hui, tout pouvoir (économique, militaire, sportif, religieux) a son «visuel» et le visuel, qu’est-ce, sinon une image qu’on a expurgée de tout risque de rencontre avec l’expérience de l’autre, quel qu’il soit ?» Ainsi s’exprimait Serge Daney lors de la première guerre du Golfe, dénonçant l’accointance ténue entre les médias et les pouvoirs politiques. Le visuel, selon l’ancien critique de cinéma, c’est l’absence de l’autre, ou, plus exactement, un point de vue univoque sur une situation particulière. Soit une non-dialectisation des images ou d’un cas spécifique. Chaque image, ou plan, est dénué de la moindre ambivalence. A l’instar d’une image publicitaire qui se présente telle quelle sans le moindre recul ou nuance. La prolifération d’images lors de la première guerre du Golfe, filmées du point de vue unique des forces de la coalition, a été à l’origine de plusieurs problématiques éthiques et esthétiques : quel fut le contrechamp visuel de celles-ci ? (Images aux fonds vert striées de tirs de missiles conférant à celles-ci une tonalité picturale proche de l’abstraction). Le peuple irakien, bien évidemment, qui, de fait, a le plus pâti de cette mise au ban «visuelle». Rabaissés à une entité non-figurative, réduits à un degré zéro d’altérité, les irakiens ont été purement et simplement absents du champ visuel présenté par les médias occidentaux. Or, et il est nécessaire de le rappeler, une présence physique dans le champ visuel atteste de sa présence « ontologique » dans ce cadre spatio-temporel défini. Être dans le cadre, c’est exister en tant qu’individu. Axiome « bazinien » dont il est nécessaire de rappeler le principe même, à l’heure d’une omniprésence de la publicité et des « mass-médias », soit l’ère de la manipulation des images.

Critique : L’affaire Collective

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Tout documentaire qu'il est, "L'affaire collective" est avant tout un passionnant thriller.

Critique : Poumon vert et tapis rouge

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Avec pour objectif la réalisation d'un grand film de fiction, d'un thriller écologique capable d'amener les spectateurs à se positionner en faveur de la protection des forêts primaires, Luc Marescot sillonne la planète du cinéma...

Critique Express : Premières urgences

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Fidèle à la manière de faire d'Eric Guéret  qui lui permet de réaliser des documentaires passionnants et dans lesquels le spectateur se sent investi presque autant que le réalisateur, c'est sans aucune interview, sans aucun commentaire, sans misérabilisme, que "Premières urgences" "montre" l'hôpital

Critique Express : Se souvenir des tournesols (Deuxième avis)

On ressort de ce film avec un sentiment de nostalgie tempéré par la joie de vivre communicative dans lequel il baigne du début jusqu'à la fin.

Critique express : L’Histoire naturelle de la destruction

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Une plongée politique et poétique dans les images d’archives de la Seconde Guerre Mondiale Fondé sur les images d’archive de la Seconde Guerre Mondiale, inspiré du livre De la destruction comme élément de l'histoire naturelle de W.G. Sebald et sans commentaire, ce documentaire pose des questions  actuelles au vu des évènements tragiques en Ukraine imposé par la Russie depuis plus de cent jours.

Critique : 68 Mon père et les clous

C'est à une triple fin de cycle que nous convie ce documentaire aussi simple que pertinent : la fin d'un mode de commerce de proximité avec ce magasin de bricolage qui devra laisser sa place à un énième supermarché, celle d'un parcours professionnel commencé une vie active plus tôt, après des engagements de jeunesse dont la radicalité ne se retrouve guère chez ce vieux patron au bord de la retraite et enfin, de façon plus discrète, le doux décrochement entre un père et son fils, l'un devant la caméra, l'autre vaillamment derrière elle.

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Test Blu-ray : Alpha

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Le monde mis en scène par Julia Ducournau dans Alpha ressemble au rêve humide d'une adolescente mal dans sa peau : des couloirs d’hôpital qui suintent la solitude, des néons qui semblent avoir lu trop de Nietzsche, et une héroïne de treize ans qui avance comme si la gravité était une opinion.

Les sorties du 28 janvier 2026

Une fois que toutes les déclinaisons des festivals de rattrapage auront quitté l’affiche des salles obscures, on pourrait croire que les cinémas français aient du mal à remplir leurs écrans avec de la marchandise fraîche et attrayante. Heureusement pour nous, toutes et tous, il n’en est rien en ce dernier mercredi du mois de janvier 2026 !

Les Saisons Hanabi 2026 : 7 films japonais en avant-première

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En France, il y a désormais deux rendez-vous incontournables – et on l’espère pérennes – pour les amateurs de cinéma japonais. Le plus ancien, puisqu’il a fêté en novembre dernier ses vingt ans, reste évidemment le Festival Kinotayo qui présente le meilleur du cinéma japonais contemporain à un public francilien, avant des séances de rattrapage en régions.

Bergamo Film Meeting 2026 : rétrospectives Louis De Funès et Abbas Kiarostami

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Cela fait longtemps, trop longtemps même, que nous ne nous sommes plus rendus au Festival de Bergame. Aussi à cause de difficultés de circulation ferroviaire du côté des Alpes, qui auraient rendu le déplacement dans le nord de l’Italie encore plus long, mais qui paraissent à présent résolus.

Test Blu-ray : Bloody Bird

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Dès ses premières minutes, qui révèlent au spectateur que les décors et les interactions qu'il vient de découvrir à l'écran ne sont qu'illusion, Bloody Bird installe d’emblée un climat étrange, presque moite, où les comédiens répètent une comédie musicale improbable tandis qu’un tueur masqué rôde dans les ombres.