Critique : Ta’ang, un peuple en exil entre Chine et Birmanie
Dès ses débuts, Wang Bing s’est constamment fait le porte-voix des opprimés et déclassés, de la société civile chinoise. Bravant constamment les autorités, et autres institutions étatiques, Wang Bing parvient à filmer au sein d’endroits peu évidents pour un cinéaste, fût-il talentueux et audacieux. Alors que la Chine bride davantage la liberté d’expression, pour des raisons d’images évidentes, d’aucuns, tels Wang Bing, osent montrer une Chine absente de l’imagerie officielle : celle ces marginaux et des oubliés de la croissance économique chinoise. Pendant qu’une partie des médias officiels ressasse à l’envie le « miracle chinois », Wang Bing ausculte l’envers de ce décor hagiographique dans un geste politique frondeur.
Critique : Une famille
La première surprise d'Une famille, c’est la sincérité de la démarche. Là où je craignais profondément qu’à travers une autofiction, Christine Angot vienne se complaire dans son vécu en nous prenant un peu en otage : c’est tout l’inverse qui se produit.
Critique : Leur Algérie
Leur Algérie s'avère être un portrait tendre et délicat d'une histoire familiale tout en permettant aux spectateurs de ressentir le côté universel qu'il y a dans cette histoire.
Berlinale 2023 : El juicio
A chaque nation sa manière de s'acquitter des crimes de son passé. Tandis que pour l'Allemagne de l'immédiat après-guerre, cette besogne fastidieuse, quoique nécessaire, avait été entreprise par l'occupant et que des procès ont encore lieu sporadiquement jusqu'à ce jour afin de débusquer les derniers pions désormais nonagénaires de la machine meurtrière des nazis, la France peine toujours à faire le ménage mémoriel de son Histoire coloniale.
Critique : Femmes d’Argentine (Que Sea Ley)
Le 14 juin 2018, en Argentine, la Chambre des Députés a donné une approbation préliminaire à un projet de loi légalisant l'avortement. Le 8 août 2018, le Sénat, a rejeté la loi par 38 voix contre et 31 voix pour. Entre ces 2 dates, Juan Solanas a filmé les manifestations et rencontré de nombreuses personnes concernées par ce sujet.
Albi 2025 : Écrire la vie
En parfait ignare de la chose littéraire que nous sommes, hélas, notre seule incursion dans l’univers d’Annie Ernaux a été jusqu’à présent le documentaire que Régis Sauder avait consacré en 2020 à son lien étroit avec la ville nouvelle de Cergy, J’ai aimé vivre là. L’approche de Écrire la vie, présenté en exclusivité au Festival d’Albi avant sa diffusion début décembre sur France 5, est tout autre.
Critique : Les filles d’Olfa
La réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania a imaginé un dispositif très particulier, très inventif, qui a donné naissance à un film d'une grande intensité, à mi-chemin entre fiction et documentaire
Berlinale 2020 : Zero
Dans chaque festival, il y a des films qui semblent être faits sur mesure pour la petite armée de vaillants cinéphages, qui y remplissent tant bien que mal les salles de projection du matin jusqu'au soir. A plus forte raison, une institution internationale comme le Festival de Berlin ne peut logiquement résister à programmer, par-ci, par-là, ce genre d'œuvre pointue, qui aurait le plus grand mal d'exister sur le marché impitoyable du cinéma commercial sans ce coup de pouce festivalier.
Critique : The last hillbilly
"The last hillbilly" nous introduit dans un univers rude et en déclin, positionné entre un passé prospère mais pas toujours glorieux et un avenir incertain.
Critique : Chris the Swiss
Parmi les genres cinématographiques au sens large, c'est peut-être le documentaire qui vit ces dernières années son époque la plus riche et foisonnante. A la fois d'un point de vue économique et formel, il y a énormément de choses à découvrir dans ce domaine, grâce à des documentaires qui dynamitent sans gêne les règles anciennes de la transmission en apparence neutre d'un semblant de réalité.
Critique : Nous le peuple
Ce film tonique et instructif, tourné avant l'émergence des gilets jaunes, montre la franche coupure qui existe dans notre pays entre la classe politique (à quelques exceptions près) et une partie importante de nos concitoyens, les oubliés de la République.
Berlinale 2018 : Waldheims Walzer
Kurt Waldheim, ce nom ne dit plus forcément grand-chose aux hommes et aux femmes du monde d'aujourd'hui, en dehors du pays, l'Autriche, dont il avait marqué l'Histoire par ses aspirations présidentielles à l'écho plutôt tumultueux dans les années 1980. Puisque l'Histoire a cependant tendance à se répéter, l'occasion est plus que bienvenue de se remémorer, à travers ce documentaire présenté dans la section Forum du Festival de Berlin, la vie politique d'une personnalité pour le moins controversée.


















