Critique : Douce France

Pour une fois où un film nous présente des jeunes du 93 sans recherche du sensationnel et sans aucune démagogie, on ne va surtout pas s'en plaindre.

Berlinale 2023 : El juicio

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A chaque nation sa manière de s'acquitter des crimes de son passé. Tandis que pour l'Allemagne de l'immédiat après-guerre, cette besogne fastidieuse, quoique nécessaire, avait été entreprise par l'occupant et que des procès ont encore lieu sporadiquement jusqu'à ce jour afin de débusquer les derniers pions désormais nonagénaires de la machine meurtrière des nazis, la France peine toujours à faire le ménage mémoriel de son Histoire coloniale.

Cannes 2017 : Napalm

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"Mes films ne sont ni documentaires ni fictions, mais des entre-deux" explique Lanzmann avant la séance. En tout cas, Napalm n'est ni un bon documentaire, ni un bon long-métrage de fiction comme nous allons le voir, même s'il n'est pas totalement inintéressant.

Critique Express : Par la fenêtre ou par la porte

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"Par la fenêtre ou par la porte", c’est l’affaire France Télécom-Orange racontée par celles et ceux, salarié·es et syndicalistes, qui pendant des décennies ont combattu l’inhumanité d’une direction d’entreprise orientée uniquement par la rentabilité financière.

Critique : Il mio corpo

Réalisé dans les paysages pleins de lumière de la Sicile intérieur, "Il mio corpo" met en parallèle la vie quotidienne de deux jeunes siciliens et celle de deux jeunes migrants africains.

Critique : Buena Vista Social Club Adios

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Il y a vingt ans, les pépés du Buena Vista Social Club avaient fait sensation sur la scène musicale internationale, à tel point que leur renaissance tardive avait fait l'objet d'un documentaire signé Wim Wenders, qui avait agrandi à son tour l'ampleur du phénomène. Depuis, plusieurs de ces vaillants témoins d'une époque révolue nous ont quittés, ne laissant derrière eux que de bons souvenirs et accessoirement un nouveau sous-genre, dont la vocation principale est de rendre leur gloire à des musiciens restés trop longtemps dans l'ombre.

Critique : Empathie

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Ce plaidoyer pour le respect dû aux animaux arrive à être convaincant sans avoir recours à des images insoutenables comme celles du broyage des poussins mâles dans les entreprises d'accouvage.

Critique : 78/52, Les derniers secrets de Psychose – Festival de Gérardmer 2018

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En 78 plans et 52 coupes, la scène culte du meurtre sous la douche de Marion Crane (Janet Leigh) par Norman Bates (Anthony Perkins) dans Psychose , chef-d'œuvre de montage, est une scène légendaire qui a bouleversé à jamais les codes du cinéma mondial. Profanant avec délice le sanctuaire blanc de la salle de bains, le maître du suspense Alfred Hitchcocklibérait dans cette scène une libido et une agressivité refoulées sous le carcan victorien. Sentant l'époque changer, à l'aube d'une décennie 1960 marquée par les violences raciales et les émeutes, il envoyait aussi un message à une Amérique jugée trop candide : même sous la douche, on n'est plus en sécurité !  Après les très remarqués Doc of the Dead et The People vs George Lucas, le réalisateur Alexandre Philippe explore à nouveau les racines et le fondement d’une certaine cinéphilie : De Peter Bogdanovich à Guillermo del Toro, les cinéastes et analystes les plus prestigieux s’expriment devant la caméra du documentariste et décortiquent avec bonheur et plan par plan cette séquence célébrissime, mille fois citée et pastichée, qui a profondément modifié la réalisation et le montage des films.

Revu sur MUBI : Ennemis intimes (Werner Herzog)

Dans le processus créatif, il faut toujours une certaine dose de tension conflictuelle. Car rien ne s'oppose plus au dépassement de soi artistique qu'une ambiance gentiment harmonieuse. Cela vaut surtout pour un contexte de travail aussi collectif qu'un plateau de cinéma.

Critique Express : Germaine Acogny, l’essence de la danse

Appelée Maman Germaine lorsqu'elle est à l'École des Sables qu'elle a créée près de Dakar, Germaine Acogny possède d'autres titres de gloire très importants, par exemple l'obtention d'un Lion d'or de la danse lors de la Biennale de Venise de 2021, par exemple l'obtention du Grand Prix de l'Académie des Beaux-Arts en chorégraphie en octobre 2023.

La Roche-sur-Yon 2020 : I Carry You With Me

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L'immigration et l'homosexualité sont deux sujets à être rarement associés au cinéma. Idem pour la fiction et le documentaire, des genres qui ne font pas nécessairement bon ménage. La réalisatrice américaine Heidi Ewing réussit cependant à mélanger tout cela, sans en faire pour autant un amalgame irregardable.

Critique Express : L’heure de la libération a sonné

"L'heure de la libération a sonné" est un film d'une grande richesse qui, plus de 50 ans après sa réalisation, reste d'une grande actualité.

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Test Blu-ray : De l’eau tiède sous un pont rouge

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Un certain parfum d’insolence tranquille flotte autour de De l’eau tiède sous un pont rouge, comme si Shohei Imamura s’amusait à faire un pied de nez à la gravité qui avait marqué ses œuvres précédentes.

Critique : Cap Farewell

Voyager dans sa tête en énumérant les noms de lieux lointains qui la font rêver : c’est ainsi que l’héroïne de Cap Farewell fait face à son existence plus terre-à-terre. Et même carrément précaire, puisque cette jeune femme, à peine sortie de prison, doit batailler dur afin de reprendre pied dans l’environnement de sa vie d’avant qui ne lui veut aucun bien.

Jeu Concours Blu-ray : Zoulou

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À l’occasion de la sortie en vidéo du film Zoulou, Rimini Éditions et critique-film.fr vous proposent de participer à un jeu concours pour gagner deux Combos Blu-ray + DVD + Livret du film !

Test Blu-ray : Crows Zero 1 & 2

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Les deux premiers opus de la saga Crows Zero, tournés en 2007 et 2009, furent distribués par Wild Side en vidéo en 2009/2010. Un peu plus de quinze ans plus tard, les deux films de Takashi Miike réapparaissent aujourd’hui sous la bannière de Roboto Films. Vous les aviez oubliés ? On va vous rafraîchir la mémoire…

Critique : Ulysse

Ce n’est sans doute pas un hasard qu’à une semaine d’intervalle, au début de l’été, sortent ce film-ci et Blue Heron de Sophy Romvari. Peu importe l’heure de votre séance, en cette saison des journées longues et des températures clémentes, vous êtes à peu près sûrs de trouver un environnement accueillant et chaleureux après avoir poussé la porte de sortie de votre salle de cinéma.