Critique : La Cigale le corbeau et les poulets
Pour le grand public, la production des documentaires en France doit sans doute se résumer à quelques contes animaliers mignons, concoctés par Luc Jacquet ou Jacques Perrin dans un effort désespéré de sauver la planète. Dans le même ordre d’idées, les seuls autres documentaires français à attirer un public relativement nombreux sont ceux consacrés aux enfants en général, et au monde scolaire en particulier.
Critique : On revient de loin
Tout au long du film, on sent que les réalisateurs s'interrogent sur ce qu'ils font, sur ce qu'ils ressentent concernant cette expérience hors du commun. Il y a des certitudes qui vacillent et des flambées d'optimisme, par exemple lorsqu'on entend un ministre parler de l'accueil des gens du monde entier, sans frontière, sans passeport, dans visa.
Critique Express : A demain mon amour
Si les noms de Monique Pinçon-Charlot et de Michel Pinçon vous sont inconnus, ce documentaire de Basile Carré-Agostini va vous permettre de faire connaissance avec cet extraordinaire couple de sociologues, souvent appelés les Pinçon-Charlot, qui a consacré une bonne partie de sa vie, de 1986 à 2007, à l'étude de la haute bourgeoisie et de ce qu'il est convenu d'appeler les élites sociales.
Critique : Sing me a song
"Sing me a song", documentaire qui ressemble beaucoup à une fiction, nous en apprend beaucoup sur le Bhoutan, sur le bouddhisme, mais aussi, de façon indirecte, sur la façon dont Internet et les réseaux sociaux ont métamorphosé nos propres existences.
Critique : Visages villages
Agnès Varda nous manque. Plus important que ce deuil personnel, qui finira tôt ou tard par disparaître, c'est que son don exceptionnel pour la curiosité et la conciliation dans ce qu'elles ont de plus simple manquera amèrement au cinéma français, traditionnellement retranché dans des clivages entre le commerce et l'art, le populisme et la prétention.
Critique : Gimme Danger
Avec Paterson et Gimme Danger, Jim Jarmusch s’offre une riche actualité cinématographique en cette rentrée. Qu'il soit à l’origine d’un documentaire consacré aux Stooges n’est finalement pas une surprise. L’auteur de Dead Man n’a jamais caché son appétence pour la musique, en particulier le rock, en témoigne ses magnifiques bandes-originales pour les besoins de ses longs-métrages (Tom Waits, Screaming Jay Hawkins, Elvis Presley, The Brian Jonestown Massacre, Mulatu Astake…).
Arras 2025 : Dites-lui que je l’aime (Romane Bohringer)
Y a-t-il quelque chose de plus précieux, fragile et intime que la relation que nous entretenons, chacun et chacune d’entre nous, avec notre mère ? Elle nous a élevés et, dans le meilleur des cas, elle a su garder vivant ce lien affectif unique qu’elle entretient avec nous pendant une bonne partie de notre propre existence. La perdre prématurément laisse forcément un trou béant, un besoin à combler qui ne le sera en fin de compte jamais.
Dot., la plus petite animation stopmotion du monde filmée avec un microscope
Les films d'animation en "Stop Motion" sont divers et variés. Réalisés comme un court-métrage, ils sont souvent très ingénieux et leurs réalisateurs débordent d’ingéniosité pour créer une...
Critique : Amy d’Asif Kapadia
Présenté en séance de minuit au Festival de Cannes 2015, Amy a rassemblé un large public composé de fans de l'artiste, mais également de curieux. Réalisé par Asif Kapadia a qui l'on doit également le documentaire très réussi, Senna, on attendait beaucoup d'un film signé par le nouveau spécialiste du biopic et centré sur l'une des stars les plus incroyables de la décennie 2000.
Découvrez l’un des premiers films en 3D
Ce film fut l'un des premiers réalisés en 3D en 1972. Créé par Ed Catmull, il représente une modélisation de sa main gauche. Son...
Critique Express : Loup, y es-tu ?
On peut espérer que le succès de la série "En Thérapie" sur Arte donne envie à un grand nombre de spectateurs de se confronter aux passionnants dialogues entre soignants et patients exposés dans ""Loup, y es-tu ?".
Berlinale 2024 : Dahomey
Posées sur une couverture à ras du sol sur un pont, une dizaine de tours Eiffel miniatures illuminent gaiement la nuit parisienne : le premier plan de Dahomey est saisissant. Puisque le temps de ce documentaire présenté en compétition au Festival de Berlin est réduit, il en dit surtout long sur ce qui va suivre.

















