Félins
Après Les Ailes Pourpres, Océans ou encore le récent Pollen, voici le sixième documentaire distribué par Disneynature et parlant cette fois-ci de deux histoires de félins d’Afrique de l’Est…
Critique : RBG
"RBG" va permettre au public français de faire connaissance avec une femme peu connue chez nous mais extrêmement populaire (ou détestée !) de l'autre côté de l'Atlantique.
Critique : Winnipeg mon amour
Guy Maddin, réalisateur qui possède un sens unique de la mise en scène et un imaginaire qui ne ressemble à celui d'aucun autre est le narrateur de ce bel hommage à Winnipeg, sa ville de naissance et à sa mère.
Critique : Le Grand musée
Des musées d’art, il doit en exister des centaines, voire des milliers en Europe. Et une dizaine d’entre eux fait toute la fierté et tout le prestige culturel de ses pays respectifs. Face à cette multitude de lieux d’exposition, classiques ou modernes, nous sommes étonnés de constater qu’il n’y a apparemment qu’une seule et unique façon de refléter cette activité de conservation des œuvres dans des termes filmiques. Car, la proximité des dates de sortie françaises aidant, ce documentaire autrichien nous rappelle en de nombreux points National gallery dans lequel Frederick Wiseman avait exploré l’équivalent londonien du musée à Vienne. Puisque ces deux films ont été conçus et présentés presque en même temps, cette similitude ne relève point d’un vil copiage. Elle nous invite plutôt à nous interroger sur une drôle de coïncidence. Cette dernière en dit plus long sur la façon contemporaine d’aborder l’univers des musées que ne l’aurait fait chacun de ces documentaires pris séparément.
Critique : Buena Vista Social Club Adios
Il y a vingt ans, les pépés du Buena Vista Social Club avaient fait sensation sur la scène musicale internationale, à tel point que leur renaissance tardive avait fait l'objet d'un documentaire signé Wim Wenders, qui avait agrandi à son tour l'ampleur du phénomène. Depuis, plusieurs de ces vaillants témoins d'une époque révolue nous ont quittés, ne laissant derrière eux que de bons souvenirs et accessoirement un nouveau sous-genre, dont la vocation principale est de rendre leur gloire à des musiciens restés trop longtemps dans l'ombre.
Critique : Knit’s Island
Rares sont les films qui sont une expérience vraiment unique. Knit’s Island, ainsi, représente pour moi une première incursion fascinante dans un territoire encore vierge. Il y aurait tant à dire sur la réflexion que ce documentaire provoque sur nos représentations et nos manières de consommer les images...
Critique : Homeland : Irak année zéro
«Aujourd’hui, tout pouvoir (économique, militaire, sportif, religieux) a son «visuel» et le visuel, qu’est-ce, sinon une image qu’on a expurgée de tout risque de rencontre avec l’expérience de l’autre, quel qu’il soit ?» Ainsi s’exprimait Serge Daney lors de la première guerre du Golfe, dénonçant l’accointance ténue entre les médias et les pouvoirs politiques. Le visuel, selon l’ancien critique de cinéma, c’est l’absence de l’autre, ou, plus exactement, un point de vue univoque sur une situation particulière. Soit une non-dialectisation des images ou d’un cas spécifique. Chaque image, ou plan, est dénué de la moindre ambivalence. A l’instar d’une image publicitaire qui se présente telle quelle sans le moindre recul ou nuance. La prolifération d’images lors de la première guerre du Golfe, filmées du point de vue unique des forces de la coalition, a été à l’origine de plusieurs problématiques éthiques et esthétiques : quel fut le contrechamp visuel de celles-ci ? (Images aux fonds vert striées de tirs de missiles conférant à celles-ci une tonalité picturale proche de l’abstraction). Le peuple irakien, bien évidemment, qui, de fait, a le plus pâti de cette mise au ban «visuelle». Rabaissés à une entité non-figurative, réduits à un degré zéro d’altérité, les irakiens ont été purement et simplement absents du champ visuel présenté par les médias occidentaux. Or, et il est nécessaire de le rappeler, une présence physique dans le champ visuel atteste de sa présence « ontologique » dans ce cadre spatio-temporel défini. Être dans le cadre, c’est exister en tant qu’individu. Axiome « bazinien » dont il est nécessaire de rappeler le principe même, à l’heure d’une omniprésence de la publicité et des « mass-médias », soit l’ère de la manipulation des images.
Hors des sentiers battus
Hors des sentiers battus
Irlandais, roumain : 2011
Titre original : Off the Beaten Track
Réalisateur : Dieter Auner
Scénario : Silvia Badarinza, Cosmina Fildan
Acteurs : Albin Creta,...
34 illustrations originales du storyboard de Star Wars
Lorsque George Lucas chercha un studio pour réaliser son film dénommée "La Guerre des étoiles", il essuya un bon nombre d’échecs. Beaucoup de personnes ne comprenaient pas vraiment le film, son intrigue et son...
Critique : Swagger
C’est une parenthèse enchantée. Un instant rare à partager avec des jeunes vivant dans des banlieues défavorisées d’Aulnay-sous-Bois ou de Sevran, qui aurait pu, chez tant d’autres cinéastes même reconnus, tomber dans la fiction moraliste pointant d’un doigt accusateur chaque spectateur ayant pourtant fait la démarche d’aller voir le film. Mais ce cinéma comme on en a trop souvent subi, Olivier Babinet n’en est visiblement pas un adepte non plus. Son truc à lui, c’est plutôt le métissage des genres, investissant le documentaire pour, au final, faire autre chose. Car si le film présente de vrais enfants ou adolescents, leur vraie vie, et leurs vraies interrogations, c’est pour passer au coloriage pop ce qui n’aurait pu être qu’un énième reportage misérabiliste pour nous montrer à quel point la vie dans les cités est dure, avec ses trafiquants, sa violence et son absence de perspectives d’avenir.
Critique express : A New Kind of Wilderness
C’est avec un regard empathique que Silje Evensmo Jacobsen semble se pencher sur le quotidien de cette famille endeuillée à grands renforts de musique folk. Un spectacle parfaitement calibré pour Sundance et d’une envie de pleurer un bon coup. Mais quel est vraiment ce regard qui filme cette famille et sommes-nous bien sûrs de le comprendre ?
Critique : Paris Stalingrad
Ce n'est jamais de gaieté de cœur que des êtres humains quittent leur famille, leurs amis et leur pays pour s'en aller vers un ailleurs qu'ils espèrent moins inhumain. La force de "Paris Stalingrad" est de nous faire partager leur quotidien, bien loin de ce qu'ils avaient espéré mais auquel ils se confrontent avec une très grande force de vie.



















