La Roche-sur-Yon 2016 : De Palma
Commencer un documentaire sur l’œuvre de Brian De Palma avec l’extrait d’un film de Alfred Hitchcock, Sueurs froides en l’occurrence, cela coule de source. Aucun autre réalisateur ne s’est en effet autant laissé inspirer sur la durée par le style du maître du suspense que l’homme derrière des hommages aussi manifestes que Obsession, Pulsions et Body double.
Découvrez 5 pubs des plus grands réalisateurs de cinéma
Ces dernières années ont été marquées par l’avènement de la publicité. Et les marques n’hésitent plus à faire appel à des réalisateurs renommés pour...
Critique Express : On a grandi ensemble
""On a grandi ensemble" a le grand mérite de donner une vision de la vie dans un grand ensemble très différente de celle donnée en général par les médias et le cinéma
Critique : Edgar Morin, chronique d’un regard
En salles depuis le 29 avril et projeté hier encore à l’Entrepôt, le documentaire Edgar Morin, chronique d’un regard réalisé par Céline Gailleurd et Olivier Bohler se trouve sur tous les fronts. Après de nombreuses projections, rencontres et débats, c’est sa sortie DVD qui fait encore parler de lui cette semaine. Penchons nous sur les raisons de (re)découvrir ce documentaire enthousiasmant.
Critique : Woody Allen : A Documentary
Un regard intime sur la vie, la carrière et le processus créatif de l’auteur-réalisateur le plus prolifique des États-Unis, de sa plus tendre enfance à Brooklyn jusqu’à la sortie de son dernier film à succès "Minuit à Paris".
Critique : A ma place
Quatre ans après les faits, "A ma place", documentaire sur le mouvement Nuit Debout et sur une jeune femme qui s'y est beaucoup impliquée, est toujours d'actualité.
La Roche-sur-Yon 2016 : Tower
L’Histoire se répète à l’infini. Les attaques terroristes qui ponctuent l’actualité s’inscrivent en fait dans un très long cycle de l’horreur, causée par des fanatiques ou des individus déséquilibrés. La menace a beau paraître concrète, voire suffocante, avec ces souvenirs douloureux du dernier attentat qui viennent tout juste s’estomper, lorsque le prochain rouvre des blessures psychologiques à peine cicatrisées, il n’y a hélas rien de très nouveau dans cette vie au quotidien avec la peur.
Critique : Homeland : Irak année zéro
«Aujourd’hui, tout pouvoir (économique, militaire, sportif, religieux) a son «visuel» et le visuel, qu’est-ce, sinon une image qu’on a expurgée de tout risque de rencontre avec l’expérience de l’autre, quel qu’il soit ?» Ainsi s’exprimait Serge Daney lors de la première guerre du Golfe, dénonçant l’accointance ténue entre les médias et les pouvoirs politiques. Le visuel, selon l’ancien critique de cinéma, c’est l’absence de l’autre, ou, plus exactement, un point de vue univoque sur une situation particulière. Soit une non-dialectisation des images ou d’un cas spécifique. Chaque image, ou plan, est dénué de la moindre ambivalence. A l’instar d’une image publicitaire qui se présente telle quelle sans le moindre recul ou nuance. La prolifération d’images lors de la première guerre du Golfe, filmées du point de vue unique des forces de la coalition, a été à l’origine de plusieurs problématiques éthiques et esthétiques : quel fut le contrechamp visuel de celles-ci ? (Images aux fonds vert striées de tirs de missiles conférant à celles-ci une tonalité picturale proche de l’abstraction). Le peuple irakien, bien évidemment, qui, de fait, a le plus pâti de cette mise au ban «visuelle». Rabaissés à une entité non-figurative, réduits à un degré zéro d’altérité, les irakiens ont été purement et simplement absents du champ visuel présenté par les médias occidentaux. Or, et il est nécessaire de le rappeler, une présence physique dans le champ visuel atteste de sa présence « ontologique » dans ce cadre spatio-temporel défini. Être dans le cadre, c’est exister en tant qu’individu. Axiome « bazinien » dont il est nécessaire de rappeler le principe même, à l’heure d’une omniprésence de la publicité et des « mass-médias », soit l’ère de la manipulation des images.
Critique : Le Chant d’une île
Dans leur nouveau documentaire, en réalité débuté peu avant les années 2000, Joaquim Pinto et Nuno Leonel posent leurs caméras au sein d’une petite communauté de pêcheurs, à Rabo de Peixe, petit village situé aux Açores dont l’activité locale, la pêche artisanale, constitue le principal soubassement économique. Alors que la pêche industrielle, de plus en plus phagocytant et concurrentielle, désire s’implanter à Rabo de Peixe afin de s’approprier le territoire local, Joaquim Pinto filme les doutes de cette communauté, ses peurs, ses petites victoires du quotidien aussi.
Critique : Soul kids
Cette immersion dans cette académie de Memphis est réjouissante par l'impression de fraicheur qui s'en dégage et le talent dont font preuve tous ces jeunes qui perpétuent la légende de la musique soul et du Rythm and Blues, ces mélanges de gospel et de blues qu'il ne faut surtout pas confondre avec le RnB contemporain. On se prendrait presque à rêver que, après les errances du gangsta rap, la musique afro-américaine retrouve enfin l'aura qu'elle n'aurait jamais dû perdre.
Biarritz 2019 : Homo Botanicus
Notre deuxième film au Festival de Biarritz, ce rendez-vous essentiel du cinéma latino-américain en France, parle à première vue des mêmes sujets que le premier : la nature préservée et impénétrable des Andes dans laquelle la caméra se plonge par voie de voyage nostalgique, en quête d'un passé sans appel révolu.
Critique : Nothingwood
En Afghanistan, affirme le réalisateur Salim Shaheen, il n'y a pas d'argent pour le cinéma, c'est Nothingwood ! Ce manque d'argent n'a pas empêché Salim Shaheen de réaliser plus de 100 films.



















