Biarritz 2018 : Bixa Travesty
Composé essentiellement de personnes d'un certain âge ou de scolaires, le public du Festival de Biarritz a été averti en bonne et due forme que certaines scènes de ce documentaire brésilien risquaient de choquer sa sensibilité. Mettons-le sur le compte d'une ouverture d'esprit inattendue de la part des spectateurs provinciaux ou bien sur celui du traitement très délicat d'une jeune vie hors du commun, mais le choc des cultures ne s'est en tout cas pas manifesté par des départs précipités ou autres bruits désapprobateurs.
Critique : L’Époque
La France est en émoi. Les mouvements sociaux se suivent et se ressemblent. Ils sont toujours plus virulents et en même temps toujours accueillis avec la même indifférence par les pouvoirs publics et politiques dont la seule raison d'être paraît désormais de préserver un statu quo qui ne satisfait plus personne.
Critique Express : Toxicily
T
out le monde sait que la pollution a engendré une énorme augmentation des cas de cancer et de nombreuses malformations génétiques. Tout le monde sait, mais arriver à ce que les citoyens s'expriment sur le sujet est une tâche difficile.
Critique : Amy d’Asif Kapadia
Présenté en séance de minuit au Festival de Cannes 2015, Amy a rassemblé un large public composé de fans de l'artiste, mais également de curieux. Réalisé par Asif Kapadia a qui l'on doit également le documentaire très réussi, Senna, on attendait beaucoup d'un film signé par le nouveau spécialiste du biopic et centré sur l'une des stars les plus incroyables de la décennie 2000.
Critique : Toubib
Le documentariste Antoine Page a pris la décision de filmer son jeune frère Angel tout au long de ses études de médecine. 350 heures de rushs et un montage qui a duré 6 mois
Critique : On revient de loin
Tout au long du film, on sent que les réalisateurs s'interrogent sur ce qu'ils font, sur ce qu'ils ressentent concernant cette expérience hors du commun. Il y a des certitudes qui vacillent et des flambées d'optimisme, par exemple lorsqu'on entend un ministre parler de l'accueil des gens du monde entier, sans frontière, sans passeport, dans visa.
Critique : Si tu es un homme
"Si tu es un homme" fait partie de ces documentaires qui se voient comme un film de fiction, avec une belle image de format scope photographiée par Simon Panay lui-même, avec une histoire dont on se demande quelle en sera l'issue, avec un personnage principal, Opio, attachant, émouvant de par son mélange de volonté et de fragilité assumée.
Critique : Kongo
Pour pouvoir entrer pleinement dans "Kongo", il est sans doute nécessaire de suivre le même chemin que les réalisateurs : arrêter de se poser des questions, laisser l’irrationnel arriver sans que notre rationnel soit en conflit avec lui, décoloniser notre regard.
Berlinale 2017 : I am not your negro
Le peuple américain est raciste. Il n'y a pas mille façons de tergiverser autour de cette question brûlante, de mettre à contribution l'encyclopédie des expressions politiquement correctes ou de souligner de rares avancées du côté des droits pour davantage d'égalité, plus que jamais fragilisées par les temps tendancieux qui courent. Ce racisme est enraciné dans la culture des Etats-Unis depuis leur création, avec l'extermination du peuple autochtone, puis l'esclavage en points d'orgue.
Critique : Debout les femmes !
"Debout les femmes !" permet de suivre le travail effectué lors d'une commission d'information parlementaire, en l'occurrence celle consacrée aux métiers du lien entre novembre 2019 et juin 2020 et menée par les députés François Ruffin et Bruno Bonnell.
La Roche-sur-Yon 2020 : I Carry You With Me
L'immigration et l'homosexualité sont deux sujets à être rarement associés au cinéma. Idem pour la fiction et le documentaire, des genres qui ne font pas nécessairement bon ménage. La réalisatrice américaine Heidi Ewing réussit cependant à mélanger tout cela, sans en faire pour autant un amalgame irregardable.
La Roche-sur-Yon 2019 : Arguments
« Ils sont plusieurs dans sa tête », c'est ce que l'on peut dire, sur un ton moqueur, au sujet des personnes qui ont un discours confus, qui semblent mener un dialogue intérieur en parallèle des conversations qu'ils ont avec le monde extérieur. Le documentaire Arguments, présenté au Festival de La Roche-sur-Yon dans la section « Nouvelles vagues », n'invite pourtant point à la boutade.



















