Critique : Kongo
Pour pouvoir entrer pleinement dans "Kongo", il est sans doute nécessaire de suivre le même chemin que les réalisateurs : arrêter de se poser des questions, laisser l’irrationnel arriver sans que notre rationnel soit en conflit avec lui, décoloniser notre regard.
La Roche-sur-Yon 2019 : Arguments
« Ils sont plusieurs dans sa tête », c'est ce que l'on peut dire, sur un ton moqueur, au sujet des personnes qui ont un discours confus, qui semblent mener un dialogue intérieur en parallèle des conversations qu'ils ont avec le monde extérieur. Le documentaire Arguments, présenté au Festival de La Roche-sur-Yon dans la section « Nouvelles vagues », n'invite pourtant point à la boutade.
La Roche-sur-Yon 2019 : Reconstructing Utøya
Quel intérêt y a-t-il à reconstruire l'horreur d'un attentat, alors qu'une de ces manifestations sanglantes du terrorisme international en chasse l'autre un peu partout sur la planète ces dernières années ? Il y a bien sûr les exigences de l'appareil juridique de faire son travail, ainsi qu'une propension humaine à l'expiation de ces traumatismes collectifs par voie de fictions haletantes.
Berlinale 2020 : Zero
Dans chaque festival, il y a des films qui semblent être faits sur mesure pour la petite armée de vaillants cinéphages, qui y remplissent tant bien que mal les salles de projection du matin jusqu'au soir. A plus forte raison, une institution internationale comme le Festival de Berlin ne peut logiquement résister à programmer, par-ci, par-là, ce genre d'œuvre pointue, qui aurait le plus grand mal d'exister sur le marché impitoyable du cinéma commercial sans ce coup de pouce festivalier.
La Roche-sur-Yon 2016 : De Palma
Commencer un documentaire sur l’œuvre de Brian De Palma avec l’extrait d’un film de Alfred Hitchcock, Sueurs froides en l’occurrence, cela coule de source. Aucun autre réalisateur ne s’est en effet autant laissé inspirer sur la durée par le style du maître du suspense que l’homme derrière des hommages aussi manifestes que Obsession, Pulsions et Body double.
Critique : Le Challat de Tunis
On est un peu peiné d'émettre des réserves sur un film réalisé par une jeune tunisienne. Soyons précis : ces réserves ne concernent que la forme, l'idée de départ, pas plus mauvaise qu'une autre, tournant trop vite au procédé par manque de maîtrise de la réalisatrice. Concernant le fond, par contre, le film nous en apprend beaucoup sur une période récente de l'histoire de la Tunisie et, tout particulièrement, sur les rapports délicats entre hommes et femmes dans ce pays.
Etrange Festival 2016 : Être cheval
L’un des mérites de L’Étrange Festival (et pas seulement lui…), en dépit d’une certaine lassitude ressentie auprès de quelques cinéphiles/habitués de ce raout cinéphilique à l’égard de la qualité des longs-métrages diffusés au Forum des Images, est son travail de déchiffreur, de mise en lumière de certains films que l’on n’eût l’habitude de voir ailleurs. Ainsi, il est fréquent de tomber sur quelques péloches qui, aléas de la distribution obligent, n’auront pas les honneurs d’une sortie en salle. L’Étrange Festival permet de sauver de l’oubli, pendant un temps, l’existence de certaines œuvres avant sa « disparition » dans le flux de l’offre et la demande du dvd/blu-ray. C’est le cas du documentaire réalisé par Jérôme Clément-Wilz, Être Cheval, qui, en dépit de son unique diffusion sur France 4 à une heure tardive, ne doit sa réputation qu’à l’existence de certains festivals, et donc l’étrange festival.
Cannes 2018 : Le Livre d’image
L'auteur de ces lignes aurait voulu être transporté par le nouveau film de Godard, comme il l'avait été en découvrant certains premiers long-métrages d'un réalisateur qui semble aujourd'hui inattaquable. Malheureusement, Le Livre d'image est une expérimentation visuelle dont la profondeur, poétique comme politique, m'a totalement échappé. Voici donc, à travers cette critique, l'expérience vécue pendant une heure vingt-quatre pénible, dont le seul intérêt semble résider dans les questions soulevées par inaccessibilité et le caractère "brut" des images (et des sons) qui y sont proposées.
Would you have sex with an arab ?
Tel Aviv, capitale de l’Etat d’Israël. Une ville apparemment comme les autres, qui panse peut-être plus souvent qu’à son tour les cicatrices de la guerre. Pourtant, y vivent Arabes et Juifs, parfois dans une harmonie qu’on voudrait de bon augure. Mais lorsque la question « Seriez-vous prêt(e) à faire l’amour avec un(e) Arabe ? » est posée…
Critique : Steve McQueen : The Man & Le Mans
Quand on évoque de nos jours le nom de Steve McQueen, l’acteur américain et pas le réalisateur anglais, il nous fait penser aux films qui ont fait de lui le roi du cool et l’idole d’une génération entière.
Critique : Peshmerga
Bernard-Henri Lévy à la rescousse, troisième. Tous les grands conflits militaires paraissent en effet bons aux yeux du philosophe français pour y mettre son grain de sel, aussi futile et fade soit-il. Après avoir documenté la bataille de Sarajevo et la guerre en Libye, le voici donc en train de parcourir du sud au nord la ligne de front entre les vaillants peshmergas kurdes et leurs adversaires fourbes et lâches de l’état islamique.
Critique : L’état du Texas contre Melissa
Certains documentaires peuvent s'avérer plus passionnants, plus prenants, plus haletants que la très grande majorité des thrillers de fiction qui nous sont proposés. C'est le cas de "L'état du Texas contre Melissa".


















