Critique : La Région centrale
Un hommage sera rendu au cinéaste canadien Michael Snow (né en 1929) lors de la 27ème édition des Etats Généraux du Film Documentaire de Lussas en Ardèche qui a lieu du 16 au 22 août 2015 avec notamment cette œuvre, un voyage immobile et sensoriel en plan (presque) fixe de trois heures, évoqué dans le Blow Out de Brian de Palma. Installée sur un trépied omnidirectionnel, la caméra ne bouge pas mais a la capacité d'exercer tous types de mouvements, sa conception permettant de renouveler ainsi ce qui apparaît à l'écran, d'éviter toute impression de répétition et de dérouter physiquement le spectateur.
Critique : Entre les frontières
Dans ce siècle marqué par le déplacement massif de populations, il y a des réfugiés partout, qui ne sont hélas bienvenus nulle part. A l’exception éventuelle et éminemment temporaire de l’Allemagne, qui paie désormais sa culture éphémère de l’accueil par une crispation sociale et politique grandissante.
Albi 2021 : Un peuple
En ce jour de troisième anniversaire du lancement officiel du mouvement des Gilets jaunes, cette contestation sociale d'envergure paraît déjà très loin. Tellement de choses se sont passées depuis, en France et dans le monde, que cette parenthèse mouvementée de l'hiver 2018 nous semble être guère plus qu'un lointain souvenir.
Critique : Chavela Vargas
Un film passionnant qui dégage une grande émotion, en particulier lorsqu'on entend cette voix rauque, si pleine de douleur, dans la plupart de ses succès.
Critique : Nous le peuple
Ce film tonique et instructif, tourné avant l'émergence des gilets jaunes, montre la franche coupure qui existe dans notre pays entre la classe politique (à quelques exceptions près) et une partie importante de nos concitoyens, les oubliés de la République.
Critique Express : Krishnamurti, la révolution du silence
A la fin de ce film on n'a qu'une envie : s'efforcer d'en savoir davantage sur Jiddu Krishnamurti, un homme méconnu et très particulier.
Critique : L’insoumis
"L'insoumis" permet aux citoyens que nous sommes de se trouver véritablement plongés dans l'action d'un candidat en campagne et de son équipe
Cannes 2018 : Le Livre d’image
L'auteur de ces lignes aurait voulu être transporté par le nouveau film de Godard, comme il l'avait été en découvrant certains premiers long-métrages d'un réalisateur qui semble aujourd'hui inattaquable. Malheureusement, Le Livre d'image est une expérimentation visuelle dont la profondeur, poétique comme politique, m'a totalement échappé. Voici donc, à travers cette critique, l'expérience vécue pendant une heure vingt-quatre pénible, dont le seul intérêt semble résider dans les questions soulevées par inaccessibilité et le caractère "brut" des images (et des sons) qui y sont proposées.
Critique Express : Par la fenêtre ou par la porte
"Par la fenêtre ou par la porte", c’est l’affaire France Télécom-Orange racontée par celles et ceux, salarié·es et syndicalistes, qui pendant des décennies ont combattu l’inhumanité d’une direction d’entreprise orientée uniquement par la rentabilité financière.
Critique Express : Premières urgences
Fidèle à la manière de faire d'Eric Guéret qui lui permet de réaliser des documentaires passionnants et dans lesquels le spectateur se sent investi presque autant que le réalisateur, c'est sans aucune interview, sans aucun commentaire, sans misérabilisme, que "Premières urgences" "montre" l'hôpital
Critique : Sud Eau Nord Déplacer
L’eau devient une ressource naturelle de plus en plus rare, au fur et à mesure que la population mondiale s’accroît et que les effets secondaires du changement climatique s’accentuent. Alors que sa pénurie ne constitue pas encore une urgence vitale en Europe, elle devient déjà palpable en Chine. Ce géant asiatique sur le chemin de la croissance aura en effet du mal à fournir une eau propre à ses milliards d’habitants, face à de vastes paysages en voie de désertification. Le problème n’est pas nouveau, même si la mise en chantier de l’opération gigantesque de déviation indirecte des principaux fleuves du pays s’est faite assez abruptement. Ce documentaire français cherche à tenir compte d’une multitude d’aspects du programme « Sud Eau Nord Déplacer », au risque de s’éparpiller et de ne pouvoir s’appuyer que sur une certaine virtuosité visuelle pour rendre son sujet attrayant.
Critique : Buena Vista Social Club Adios
Il y a vingt ans, les pépés du Buena Vista Social Club avaient fait sensation sur la scène musicale internationale, à tel point que leur renaissance tardive avait fait l'objet d'un documentaire signé Wim Wenders, qui avait agrandi à son tour l'ampleur du phénomène. Depuis, plusieurs de ces vaillants témoins d'une époque révolue nous ont quittés, ne laissant derrière eux que de bons souvenirs et accessoirement un nouveau sous-genre, dont la vocation principale est de rendre leur gloire à des musiciens restés trop longtemps dans l'ombre.


















