Critique : le vénérable W.
Malgré les difficultés rencontrées par Barbet Schroeder pour filmer "Le vénérable W.", ce documentaire s'avère remarquable et particulièrement passionnant.
La Roche-sur-Yon 2016 : Brothers of the Night
La précarité, à la fois matérielle et affective, devient-elle plus soutenable lorsqu’on l’emballe dans une esthétique sublime ? Et le documentaire ne bascule-t-il pas du côté de la fiction, dès que les moindres faits et gestes sont soumis à une mise en scène méticuleusement travaillée ? La première incursion de Patric Chiha dans le registre du documentaire suscite chez nous ce type d’interrogation ou, autrement dit, un dilemme entre la forme et le fond, qui relèvent pourtant tous les deux d’une approche visiblement viscérale de la part du réalisateur.
Critique : Close Encounters with Vilmos Zsigmond
Il est considéré comme l’un des directeurs de la photographie les plus réputés du Nouvel Hollywood, cette période exaltante durant laquelle plusieurs artistes, sous l’influence du cinéma européen, surent réinventer et renouveler les archétypes narratifs et formels du classicisme hollywoodien. Durant les années 70, Vilmos Szsigmond aura façonné l’esthétique picturale de quelques-uns des réalisateurs les plus talentueux d’Hollywood : Jerry Schatzberg, Robert Altman, Michael Cimino, Steven Spielberg ou encore Brian de Palma… Depuis l’annonce de son décès, le 1er janvier 2016 à l’âge de 85 ans, divers hommages consacrés à son travail ont émaillé l’agenda cinéphilique. Par ailleurs, et sous l’égide de Pierre Filmon, Vilmos Szsigmond est également l’objet d’un documentaire visant à mettre en lumière aussi bien son parcours que sa sensibilité artistique.
Would you have sex with an arab ?
Tel Aviv, capitale de l’Etat d’Israël. Une ville apparemment comme les autres, qui panse peut-être plus souvent qu’à son tour les cicatrices de la guerre. Pourtant, y vivent Arabes et Juifs, parfois dans une harmonie qu’on voudrait de bon augure. Mais lorsque la question « Seriez-vous prêt(e) à faire l’amour avec un(e) Arabe ? » est posée…
Revu sur MUBI : Paragraphe 175
Apprendre du passé pour mieux apprécier le présent et appréhender l'avenir. C'est ainsi que l'on pourrait résumer la fonction principale du documentaire historique. Elle consiste à rendre accessibles au spectateur d'aujourd'hui des faits d'hier risquant de tomber dans l'oubli, voire de se reproduire tôt ou tard.
Je suis venu vous dire…
le réalisateur a rassemblé des images d’archives de la carrière de Serge Gainsbourg sur lesquelles l’artiste parle à la première personne de son parcours. De ses débuts avec « Le Poinçonneur des Lilas » à « Hey Man » lors de son ultime tour de chant au Zénith, en passant par Bardot, Birkin, Bambou, l’Eurovision qu’il fit gagner à France Gall en 1965, Anna Karina, Michel Simon, 35 ans d’un parcours hors du commun sont retracés.
Critique : Below Sea Level
Alors que le dernier documentaire de Gianfranco Rosi, Fuecommare, par-delà Lampedusa, bénéficiait d’une sortie en salles tout récemment, le distributeur a profité de cette actualité autour du réalisateur transalpin pour ressortir ses anciens travaux et, ainsi, mettre en exergue l’approche documentariste profondément singulière de Rosi. Ses deux précédents films, Sacro Gra et donc, Fuecommare, ont suscité maintes critiques dithyrambiques au sein de la communauté de journalistes. En sus de cet adoubement médiatique, les deux documentaires précités ont glané de nombreuses récompenses de par le monde, notamment un Lion d’or à Venise pour Sacro Gra et un Ours d’or au festival de Berlin, dédié à sa dernière œuvre susmentionnée. Cette soudaine mise en lumière du travail de Rosi est l’occasion de (re)découvrir un de ses premiers documentaires, récipiendaire par ailleurs d’un grand prix au festival du cinéma du réel en 2008, et d’observer la démarche formelle, inchangée depuis, du réalisateur italien lors de ses débuts cinématographiques.
Critique : Saravah
Que peut-on espérer d’un grand moment de cinéma documentaire, si ce n’est la photographie d’un moment magique capturé pour nous dans le temps ? C'est ce que nous offre Saravah.
Cannes 2016 : Risk – Quinzaine
Un an après avoir remporté l’oscar du meilleur documentaire pour Citizen Four, Laura Poitras fait le portrait d’un autre lanceur d’alertes, Julian Assange. Ce dernier est le fondateur de la plateforme Wikileaks, et est depuis quatre ans reclus dans l’ambassade de l’Equateur en Angleterre pour ne pas être extradé aux Etats-Unis. Elle continue ainsi d’interroger le thème de la liberté d’expression et de la surveillance de masse sous le gouvernement d’Obama.
Berlinale 2016 : Tempestad
En route pour l’aventure avec ce documentaire, présenté au 66ème Festival de Berlin dans le cadre du Forum, que nous avons découvert par hasard, grâce à un changement à la dernière minute de notre emploi du temps personnel. Tempestad est un film qui demande beaucoup au spectateur, à commencer par l’abandon de certaines règles immuables du cinéma comme une relation au moins approximative entre le son et l’image.
Roman polanski : a film memoir
Roman Polanski : a film memoir est un documentaire qui revient sur la carrière et la vie du réalisateur à travers une conversation avec son ami Andrew Braunsberg. Etonnant kaléidoscope d’épreuves tragiques, le film est un témoignage unique, un travail de mémoire accompli par un homme libéré, sinon libre. Illustré de photographies personnelles et de documents inédits, le documentaire témoigne de l’œuvre d’un immense cinéaste qui, pour la première fois, nous livre les clés les plus intimes de son cinéma et de son imaginaire à travers le prisme de son histoire personnelle.
Critique : Une famille
La première surprise d'Une famille, c’est la sincérité de la démarche. Là où je craignais profondément qu’à travers une autofiction, Christine Angot vienne se complaire dans son vécu en nous prenant un peu en otage : c’est tout l’inverse qui se produit.


















