Critique : N’avoue jamais
Depuis le milieu des années 1980, Sabine Azéma et André Dussollier font partie des couples mythiques du cinéma français. Dix ans après leur dernière participation à l'univers de leur réalisateur attitré Alain Resnais dans Aimer boire et chanter et cinq ans après avoir rempilé chez Etienne Chatiliez en tant que parents impatients de voir leur fils Tanguy voler de ses propres ailes, ils font de nouveau équipe dans N'avoue jamais.
Viva la libertà
Enrico Oliveri, secrétaire général du parti de l’opposition est inquiet : les sondages le donnent perdant. Un soir, il disparaît brusquement laissant une note laconique. C’est la panique au sein du parti, tout le monde s’interroge pour essayer de comprendre les raisons de sa fuite pendant que son conseiller Andrea Bottini et sa femme Anna se creusent la tête pour trouver une solution. C’est Anna qui évoque en premier le nom du frère jumeau du secrétaire général, Giovanni Ernani, un philosophe de génie, atteint de dépression bipolaire. Andrea décide de le rencontrer et élabore un plan dangereux…
Critique Express : Red Rocket
"Red Rocket" souffre beaucoup d'une durée trop importante (128 minutes) vs son contenu et on se demande comment un tel film a pu trouver sa place dans la compétition cannoise de 2021, et, surtout, se voir attribuer le Prix du jury et le Prix de la critique au dernier Festival du cinéma américain de Deauville.
Critique : Pixels
En 2010, le français Patrick Jean réalise un court métrage où des créatures sorties de jeux vidéos s'échappaient d'un poste de télévision et envahissaient les rues de New York, détruisant tout sur leur passage. Pac-Man et les Space Invaders pixelisent tout ce qu'ils touchent quand les formes géométriques de Tetris s'encastrent dans des immeubles pour les détruire comme dans le jeu. Arkanoid et ses balles rebondissent contre le pont de Brooklyn, Donkey Kong jette ses tonneaux du haut de l'Empire State Building en hommage au King (Kong, pas Elvis...). Après cet essai ludique de deux minutes et des pixels des poussières, Hollywood s'en empare pour un film de (pas) super-héros.
Critique : A la vie
Il est certain que, le plus souvent, on se montre particulièrement sévère lorsqu'on est déçu par un film dont le synopsis vous avait particulièrement attiré. C'est ce qui se passe avec A la vie, un film présenté au Festival de Locarno et qui ne s'avère que très honorable alors qu'on anticipait un véritable choc.
Critique : Showing up
Avec "Showing up", la réalisatrice américaine Kelly Reichardt prouve une fois de plus qu'elle est une véritable alchimiste du cinéma, capable de transformer n'importe quelle histoire, anodine en apparence, en or cinématographique
Mon pire cauchemar
Nouvelle déclinaison du ménage à trois, le dernier opus d’Anne Fontaine prend ses quartiers de noblesse dans la comédie. Le style lui va très bien, même si sous l’optimisme se profilent bien des questions pas si drôles que ça. Huppert et Poelvoorde forment un formidable couple de cinéma.
Intégrale Claude Berri #08 : Un moment d’égarement (1977)
Un moment d’égarement débarque sur les écrans à l’hiver 1977. Une date importante pour Claude Berri : on est pile dix ans après la sortie de son premier long-métrage, Le vieil homme et l’enfant. Et comme s’il avait pris conscience que cet « anniversaire » devait marquer un cap dans sa carrière, il signe à cette occasion ce qui s’impose, peut-être, comme le meilleur film de toute sa filmographie. En tous cas, il est certain que Claude Berri, visiblement réconcilié avec les années 70, a clairement trouvé ici la recette miracle, entre justesse d’écriture, alchimie des acteurs et profondeur des thématiques…
Critique : Sieranevada
Ce nouveau long-métrage fut le plus long de la compétition du dernier Festival de Cannes (où la quasi totalité des films semblait durer plus que de raison) avec une durée de 2h52, juste quelques minutes de plus que les plus consistantes 2h42 de Toni Erdmann, vainqueur par k.o. par sa profondeur subtile. Ici, le réalisateur roumain Cristi Puiu («La Mort de Dante Lazarescu») peine à justifier la durée de son film, non pas parce qu’il générerait un quelconque ennui mais ces quelques 180 minutes passées quasiment dans leur intégralité dans un appartement manquent tout de même d'un peu de consistance et de précision dans la représentation d'un pays qui semble bien malade.
Critique Express : L’an 01
"L'an 01" permet de prouver que, souvent, les utopistes sont ceux qui ont raison avant les autres.
Critique : On est fait pour s’entendre
Le handicap ne prête guère au rire. Puisque la personne en situation de handicap est définie socialement en manque d'une faculté, de la mobilité à l'esprit soi-disant sain, en passant par les déficiences auditives et visuelles, elle peut s'attendre au mieux à la pitié, au pire à la moquerie de la part de fictions plus ou moins bien intentionnées à son égard.
Moulin Rouge
Réalisé par Baz Luhrmann en 2000, Moulin Rouge est un drame musical dont on retient principalement la profusion de détails gracieux. Très pittoresque, ce long métrage met en scène un duo triomphant : les beaux et talentueux Nicole Kidman et Ewan McGregor.


















