Critique : Max mon amour

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La subversion sulfureuse se manifeste exclusivement dans la prémisse de ce film faussement iconoclaste. Une femme qui tombe amoureuse d’un singe, au point de le préférer à son mari, qui est à son tour assez téméraire pour accepter cette concurrence à la fois animale et déloyale dans le foyer familial : il y aurait eu de quoi en faire une satire cinglante sur l’hypocrisie des mœurs, si seulement le scénariste Jean-Claude Carrière avait encore pu faire équipe avec son trublion de collaborateur Luis Buñuel. Puisque le maître de la provocation filmique n’était déjà plus de ce monde au milieu des années 1980, Carrière a dû se rabattre sur un autre cynique invétéré en la personne de Nagisa Oshima, lors de l’un de ses très rares films coupés complètement de la sphère japonaise. Le résultat est bien trop sage pour défrayer encore la chronique de nos jours. Même à l’époque, pareille entorse aux conventions sexuelles n’a pas non plus dû faire trop de vagues, vu comment le récit tourne obstinément autour du pot, sans jamais vraiment oser choquer le spectateur.

Critique : Un jour à New York

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La comédie musicale américaine a essentiellement connu deux âges d’or : d’abord dans les années 1930 avec la mise en scène stylisée de Busby Berkeley et les prouesses sur la piste de danse du couple mythique formé par Fred Astaire et Ginger Rogers, puis environ vingt ans plus tard grâce aux acrobaties magistrales de Gene Kelly au service de réalisateurs comme Stanley Donen et Vincente Minnelli.

Critique : Le Trésor

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Après le récent L’Étage du dessous, également présenté dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes 2015, voici un nouvel exemple de la vitalité du cinéma roumain, riche en ironie et en surprises.

Test DVD : Vendeur

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"Vendeur" présente à la fois un côté documentaire consacré au métier de vendeur et la peinture d'une relation père-fils, ou plutôt de deux relations père-fils car le film nous permet de côtoyer un grand-père, un père et un fils.
1 duplex pour 3

1 duplex pour 3

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1 duplex pour 3 est une comédie de Danny DeVito sortie en 2004. Le réalisateur s'est entouré d'un bon duo d'acteurs (Drew Barrymore et Ben Stiller) et nous propose un film sur des relations de voisinage peu communes...
danse

Populaire

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Printemps 1958. Rose Pamphyle, 21 ans, vit avec son père, veuf bourru qui tient le bazar d’un petit village normand. Elle doit épouser le fils du garagiste et est promise au destin d’une femme au foyer docile et appliquée. Mais Rose ne veut pas de cette vie. Elle part pour Lisieux où Louis Echard, 36 ans, patron charismatique d’un cabinet d’assurance, cherche une secrétaire. L’entretien d’embauche est un fiasco. Mais Rose a un don : elle tape à la machine à écrire à une vitesse vertigineuse. La jeune femme réveille malgré elle le sportif ambitieux qui sommeille en Louis… Si elle veut le poste, elle devra participer à des concours de vitesse dactylographique. Qu’importent les sacrifices qu’elle devra faire pour arriver au sommet, il s’improvise entraîneur et décrète qu’il fera d’elle la fille la plus rapide du pays, voire du monde ! Et l’amour du sport ne fait pas forcément bon ménage avec l’amour tout court…

Critique : Personal Affairs

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Pour son premier long métrage, Maha Haj a tapé très juste et très fort. Sous couvert d'une comédie familiale, le plus souvent très drôle, elle parvient à montrer de façon presque subliminale la situation de prisonniers vécue par les palestiniens, qu'ils soient de nationalité palestinienne ou israélienne.
Sex and the City 2

Sex and the City 2

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Sex and the city est considéré comme un film de filles. Ayant toujours trouvé la série bien faite et le premier long métrage pas trop mal, je m’attendais à voir un film avec un scenario sans prétention mais sympathique et distrayant.

Critique : Le Magnifique

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L’absurdité outrancière ne connaît pas de limite dans cette comédie jubilatoire de Philippe De Broca. Or, la facétie y va sensiblement plus loin qu’une relecture inspirée de l’univers d’OSS 117, qui avait dominé le film d’espions à la française pendant les 60's

Critique : Les Nuits d’été

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Si être homosexuel n’a jamais été facile, en dépit d’une récente poussée de tolérance dans certains pays occidentaux, obtenue au bout de longues années de lutte, être un travesti signifie de faire partie d’une minorité au sein d’une autre minorité, tout en étant la cible de railleries de tous bords. Cette envie de faire siens les attributs extérieurs féminins tout en restant un homme renvoie à une iconographie du mépris et de l’exclusion, dont la figure de proue cinématographique reste hélas jusqu’à ce jour La Cage aux folles. Le premier film de Mario Fanfani a le bon goût de ne pas du tout s’engager sur cette voie d’une discrimination plus ou moins larvée. Il va même plus loin en esquissant délicatement une sorte d’état des lieux et des mœurs dans la France profonde de la fin des années ’50, où la guerre d’Algérie préoccupait l’opinion publique au point de mal la préparer au choc moral de ’68.
La Part des Anges

La Part des Anges

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A Glasgow, Robbie, tout jeune père de famille, est constamment rattrapé par son passé de délinquant. Il croise la route de Rhino, Albert et la jeune Mo lorsque, comme eux, il échappe de justesse à la prison mais écope d’une peine de travaux d’intérêts généraux. Henri, l’éducateur qu’on leur a assigné, devient alors leur nouveau mentor en les initiant secrètement… à l’art du whisky ! De distilleries en séances de dégustation huppées, Robbie se découvre un réel talent de dégustateur, bientôt capable d’identifier les cuvées les plus exceptionnelles, les plus chères. Avec ses trois compères, Robbie va-t-il se contenter de transformer ce don en arnaque - une étape de plus dans sa vie de petits délits et de violence ? Ou en avenir nouveau, plein de promesses ? Seuls les anges le savent…
Rock Forever

Critique : Rock Forever

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Sherrie, jeune provinciale, rencontre Drew, garçon de la ville, sur le Sunset Strip, alors qu'ils tentent de percer à Hollywood. "Rock Forever" raconte leur histoire d'amour à travers les tubes de Def Leppard, Foreigner, Journey, Poison, REO Speedwagon, et Twisted Sister...

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Test Blu-ray 4K Ultra HD : Spinal Tap II

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40 ans après un premier film devenu culte dans le monde entier, Spinal Tap II débarque sur les écrans à la façon d’un fantôme en cuir revenu réclamer sa place dans un monde où les amplis ne montent plus jusqu’à 11, mais où les algorithmes décident de ce que vous écoutez, et à quel volume.

Critique : Woman and child

On attendait que Saeed Roustaee apporte la preuve qu'il est un grand réalisateur en réalisant un film qui soit vraiment personnel. C'est chose faite avec "Woman and child".

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Spinal Tap

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Spinal Tap, c’est un documentaire qui aurait sniffé trop de laque dans les loges d’un concert d’Iron Maiden au début des années 80. Plus qu’une simple comédie, le film de Rob Reiner est le reflet d’une époque...

Décès du réalisateur Frederick Wiseman

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Le réalisateur américain Frederick Wiseman est décédé le 16 février à Cambridge dans l’état du Massachusetts. Il était âgé de 96 ans. L’un des plus grands créateurs de documentaires de l’Histoire du cinéma, Wiseman s’était pourtant conformé pendant un demi-siècle à un concept très simple.

Les sorties du 18 février 2026

Ce week-end, la France toute entière sera en vacances. Par conséquent, les vaillants distributeurs ont une fois de plus sorti le grand jeu avec une douzaine de nouveaux films à l’affiche depuis hier. Et à nouveau, on se retrouve donc confronté au problème de riches de ne pas savoir où en donner de la tête, face à tant de films potentiellement intéressants.