Critique Express : Adieu Paris
Pensez vous qu'il soit possible de réaliser un film qui peut donner l'impression sur le moment d'être totalement vain tout en réjouissant l'esprit par son ironie et sa tendresse et qui, après réflexion, apparait comme étant beaucoup plus profond que ce que laissait penser la première impression ? La réponse est donnée par Edouard Baer dans "Adieu Paris", son 4ème long métrage en tant que réalisateur.
Critique : Un été à Osage County
Alors que leur père disparaît dans le comté d’Osage sans laisser de trace, les sœurs Weston, Barbara, Ivy et Karen, retrouvent leur famille au complet chez leur mère expansive, droguée et lunatique. Trop longtemps préservée de ses divergences par la distance qui les sépare, la famille s’affronte dans un huis-clos vénéneux.
Critique : Les Nuits d’été
Si être homosexuel n’a jamais été facile, en dépit d’une récente poussée de tolérance dans certains pays occidentaux, obtenue au bout de longues années de lutte, être un travesti signifie de faire partie d’une minorité au sein d’une autre minorité, tout en étant la cible de railleries de tous bords. Cette envie de faire siens les attributs extérieurs féminins tout en restant un homme renvoie à une iconographie du mépris et de l’exclusion, dont la figure de proue cinématographique reste hélas jusqu’à ce jour La Cage aux folles. Le premier film de Mario Fanfani a le bon goût de ne pas du tout s’engager sur cette voie d’une discrimination plus ou moins larvée. Il va même plus loin en esquissant délicatement une sorte d’état des lieux et des mœurs dans la France profonde de la fin des années ’50, où la guerre d’Algérie préoccupait l’opinion publique au point de mal la préparer au choc moral de ’68.
Critique Express : 5 hectares
Qu'est-il arrivé à Emilie Deleuze, fille du grand philosophe Gilles Deleuze, et à ses 2 coscénaristes Marie Desplechin et Patricia Mazuy, pour nous proposer un film aussi creux ?
Critique : Fleur de cactus
De nos jours, il existe un moyen très facile de constater à quel point cette comédie de mœurs aurait pu tourner au désastre : regarder ou plutôt subir Le Mytho Just go with it de Dennis Dugan, le remake avec Adam Sandler et Jennifer Aniston sorti il y a quatre ans.
La Grande Bellezza
Rome dans la splendeur de l’été. Les touristes se pressent sur le Janicule : un Japonais s’effondre foudroyé par tant de beauté. Jep Gambardella – un bel homme au charme irrésistible malgré les premiers signes de la vieillesse – jouit des mondanités de la ville. Il est de toutes les soirées et de toutes les fêtes, son esprit fait merveille et sa compagnie recherchée. Journaliste à succès, séducteur impénitent, il a écrit dans sa jeunesse un roman qui lui a valu un prix littéraire et une réputation d’écrivain frustré : il cache son désarroi derrière une attitude cynique et désabusée qui l’amène à poser sur le monde un regard d’une amère lucidité. Sur la terrasse de son appartement romain qui domine le Colisée, il donne des fêtes où se met à nu "l’appareil humain" – c’est le titre de son roman – et se joue la comédie du néant. Revenu de tout, Jep rêve parfois de se remettre à écrire, traversé par les souvenirs d’un amour de jeunesse auquel il se raccroche, mais y parviendra-t-il ? Surmontera-t-il son profond dégoût de lui-même et des autres dans une ville dont l’aveuglante beauté a quelque chose de paralysant…
Critique : Le Grand partage
Toute l’étendue de la ringardise française est passée au crible dans cette comédie faussement engagée. L’indignation sociale face à la crise des mal logés y sert au mieux de prétexte pour une mise à l’épreuve du confort matériel et idéologique d’un microcosme hautement stéréotypé.
Arras 2017 : Gaspard va au mariage
Normalement, nous ne sommes guère adeptes des comédies de mariage. Dans ce sous-genre sirupeux de la comédie romantique, tout est fait pour que deux personnes se retrouvent en fin de compte devant le maire ou le curé, après maintes péripéties qui ont tout de la publicité, voire de la propagande, pour le pouvoir irrésistible de l'amour passionnel.
Critique : En fanfare
Un film très réussi dans lequel on a parfaitement le droit de passer du rire aux larmes et vice-versa
Critique : Tout ce qu’il me reste de la révolution
Un film répertorié comme comédie mais qui incite au moins autant à la réflexion qu'au rire.
Critique : Le Trésor
Après le récent L’Étage du dessous, également présenté dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes 2015, voici un nouvel exemple de la vitalité du cinéma roumain, riche en ironie et en surprises.
Critique : Les Bêtises
Yasmine Belmadi, Grégoire Colin, Salim Kechiouche, Stéphane Rideau, Cyrille Thouvenin : le sort du cinéma n’a guère été tendre avec ces objets de fantasme dans les films gays français du tournant du siècle, qui font de nos jours à peine plus que de la figuration sur les plateaux de cinéma, la plupart du temps dans des rôles nostalgiques de leur force de séduction érotique d’antan, à moins que le sort tout court ne se soit acharné sur eux, comme dans le cas de la disparition accidentelle de Belmadi il y a six ans.



















