Critique : Juno
Juno est de la veine de ces films du cinéma indépendant américain qui rendent frileux les grandes pontes des studios mais qui se révèlent être de véritables bijoux. C’est donc grâce à la société de production de John Malkovich que le film voit le jour.
Critique : Tour de France
Deux cœurs battent au sein du deuxième film de Rachid Djaïdani. Cette opposition ouverte entre deux conceptions de la France, portées par des personnages hautement emblématiques, peut même être considérée comme la raison d’être principale de Tour de France. Ce qui ne veut pas dire qu’il s’agit d’un film platement polémique par son antagonisme primaire, qui jouerait un cliché contre l’autre, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien d’autre qu’une bouillie consensuelle.
Critique : SMS
Guillaume de Tonquedec, nouveau héros de la comédie française ? Hélas non, doit-on se lamenter à la vision de cette comédie peu inspirée avare en rires.
Critique : Sans filtre
Après avoir obtenu la Palme d’Or en 2017 pour The Square, excellente critique du monde de l’art contemporain, Ruben Östlund s’attaque maintenant aux très grandes fortunes.
Un Grand Mariage
Don et Ellie Griffin sont divorcés depuis de nombreuses années. Mais un jour, leur fils adoptif Alejandro vient à se marier. En raison des valeurs religieuses de la mère biologique d’Alejandro, conviée à la noce, les deux anciens époux vont devoir reformer le couple parfait. C’est alors que les situations cocasses s’enchainent, pour le pire et le meilleur...
Critique : Bye Bye Blondie
Dans le cadre de la thématique Femmes Femmes des 15èmes Journées Dionysiennes de l'Ecran de Saint-Denis, Virginie Despentes est l'une des invités d'honneur, l'occasion notamment de redécouvrir ce qui est pour l'instant son meilleur film, une histoire d'amour entre Béatrice Dalle et Emmanuelle Béart. A voir ce dimanche 8 février à 16h45...
Critique : Qu’Allah bénisse la France
En 2004, le rappeur Abd Al Malik avait écrit un roman autobiographique ayant pour titre « Qu'Allah bénisse la France ». A cette époque, il n'avait pas en tête d'en faire en film. 10 ans après, Abd Al Malik a pris conscience qu'il pouvait être salutaire de porter ce livre au cinéma, le résultat escompté étant une œuvre qui prendrait la suite de La Haine, le film de Mathieu Kassovitz. Abd Al Malik avait beaucoup apprécié ce film lors de sa sortie en 1995, mais, depuis, la problématique religieuse a pris une importance dans les cités qu'elle n'avait pas à l'époque. C'est Mathieu Kassovitz qui a incité Abd Al Malik à se lancer dans la réalisation de cette adaptation.
Critique : Primary colors
Qu’est-ce qui a rendu la présidence de Bill Clinton exquise au point de générer une série de films, pendant les années 1990, globalement destinés à mettre en valeur l’homme le plus puissant des Etats-Unis ? Entre le Rambo en costard interprété par Harrison Ford dans Air Force One de Wolfgang Petersen et le séducteur né sous le traits de Michael Douglas dans Le Président et Miss Wade de Rob Reiner, en passant accessoirement par la biographie sur les excès de Nixon de Oliver Stone, les exemples ne manquent pas pour remarquer une empreinte du côté de la fiction, soutenue et principalement positive, de l’occupant de la Maison blanche – sans oublier bien sûr la série à succès légèrement ultérieure à cette époque-là avec Martin Sheen en président.
Critique : Elle l’adore
C'est l'histoire d'une star de la chanson dont la compagne meurt dans un accident bizarre qui va demander à sa fan numéro un de l'aider à faire disparaître le corps. Normal...
Critique : Album de famille
Un film qui, sans avoir l'air d'y toucher, avec un humour à froid qui fait penser à Kaurismäki, Jarmush ou certains réalisateurs roumains comme Corneliu Porumboiu, dit beaucoup de choses sur la Turquie d'aujourd'hui.
L’Oncle Charles
Après le calamiteusement honteux Agathe Cléry, Chatiliez nous reviens avec une nouvelle comédie. La bande annonce se révélait plutôt sympathique et augurait du bon. On croyait que Chatiliez reviendrait au niveau de Tanguy, Tatie Danielle ou La Vie est un long fleuve tranquille... raté !
Critique : Un village presque parfait
Les spectateurs de province ont, eux aussi, le droit de se reconnaître dans le cinéma français, dont les productions se focalisent la plupart du temps sur des mondanités parisiennes. Autrefois, des acteurs populaires comme Jacques Villeret ou Michel Serrault étaient les parrains incontestables de ces histoires du terroir, où les clichés sur le bonheur bucolique allaient bon train. Depuis, une relève adéquate éprouve de sérieuses difficultés à se mettre en place, notamment parce que des comédiens crédibles dans ce genre d’emploi nostalgique ne courent pas les rues et que ceux qui s’y prêteraient, comme par exemple Gérard Jugnot, paraissent réticents à l’idée d’être cantonnés dans un seul et unique type de personnage. Et si la véritable raison pour cette mort à petit feu était tout simplement que la campagne d’antan, bien franchouillarde et chauvine, n’existe plus et que toute tentative de la raviver par le biais du cinéma est par conséquent vouée à l’échec ? En tout cas, ce ne sont pas des films de la trempe d’Un village presque parfait – de surcroît le remake dispensable d’un succès canadien – qui nous convaincront du contraire.



















