Test DVD : Maggie a un plan
Maggie, une jeune femme chez qui l'action découle directement de la pensée, une jeune femme qui a l'obsession du contrôle et dont on peut espérer, sans trop y croire, qu'un jour, à force de rencontrer des échecs, elle aura appris qu'on "n'organise pas sa vie et celle des autres comme on trie un tiroir de chaussettes" et, qu'au contraire, il est parfois (souvent ?) souhaitable de laisser les choses venir d'elles même.
Cannes 2016 : L’Effet aquatique – Quinzaine
L'Effet aquatique
France, Islande, 2016
Titre original : The together project
Réalisateur : Solveig Anspach
Scénario : Jean-Luc Gaget
Acteurs : Florence Loiret-Caille, Samir Guesmi
Distribution : Le Pacte
Durée : 1h25
Genre...
Mon pire cauchemar
Nouvelle déclinaison du ménage à trois, le dernier opus d’Anne Fontaine prend ses quartiers de noblesse dans la comédie. Le style lui va très bien, même si sous l’optimisme se profilent bien des questions pas si drôles que ça. Huppert et Poelvoorde forment un formidable couple de cinéma.
Berlinale 2017 : Casting
Aussi riche et intense l’œuvre de Rainer Werner Fassbinder soit-il, il ne nous viendrait jamais à l’esprit de le louer pour sa prédisposition à nous faire rire aux éclats. Ses films, restés d’une grande pertinence culturelle en Allemagne et à l’étranger, témoignent au contraire d’un penchant presque pathologique pour la souffrance, à subir et à donner.
Critique : Peau de pêche
Dans le cadre d'une rétrospective dédiée au mélodrame français des origines à nos jours, la Cinémathèque Française proposait plusieurs œuvres réalisées en commun par Jean Benoît-Lévy et Marie Epstein (la sœur de Jean) dont cette adaptation d'un roman de Gabriel Maurière, Peau de pêche, une belle découverte, un heureux croisement entre le mélodrame et le conte de fées, avec un sens du feuilleton populaire avec de multiples rebondissements.
Critique : Femmes femmes
Le réalisateur Paul Vecchiali n’a pas volé son surnom de « franc-tireur du cinéma français », qui sert de titre à une rétrospective en deux parties de ses films pendant ce premier trimestre 2015. Car un film de Vecchiali ne ressemble à rien de connu. C’est à la fois pour le spectateur la découverte incessante de ruptures volontaires de ton et pour l’artiste l’expression inconditionnelle d’une vision personnelle des choses à exprimer par le biais du cinéma. De nombreuses influences filmiques traversent son œuvre. Or, aucune d’entre elles ne résiste à cet état d’esprit frondeur, qui procède à une déformation systématique des canons de la narration et des genres pour aboutir à de curieux objets filmiques. Ceux-ci peuvent parfois déconcerter, mais ils sont invariablement animés par une intransigeance passionnante.
Cannes 2017 : Le Redoutable
On se rappelle du triomphe qu'avait connu The Artist à travers le monde en 2011. Avant de raffler César, Oscar, et j'en passe, le film avait d'ailleurs été présenté à Cannes, et Jean Dujardin était reparti avec le prix d'interprétation masculine. Le film suivant d'Hazanavicius, présenté lui aussi en compétition officielle, avait connu un accueil beaucoup plus mitigé ... Cette année, le réalisateur des Oss 117 et de La classe américaine présente Le redoutable, film qui s'intéresse à Jean-Luc Godard, entre la sortie de son film La Chinoise (1967) et la fin de 1968, avec ce que cela implique au niveau du pays (les événements de mai, qui on directement touché le Festival de Cannes) mais aussi au niveau personnel, JLG s'étant marié à Anna Wiamzemsky entre temps.
Critique : On l’appelle Jeeg Robot
Premier film de Gabriele Mainetti, On l’appelle Jeeg Robot, est une relecture italienne du traditionnel film de super héros américain. Le décalage ne prend pas vraiment, On l'appelle Jeeg robot s’avère très simpliste, s’apparentant à une simple série B relevée par de bien rares scènes d’action impressionnantes mais trop rares.
Critique : Retour à Ithaque
Retour à Ithaque fait partie de ces films qui marquent profondément les spectateurs, à la fois par leur simplicité et par leur richesse. On peut s'étonner que le scénario, pas particulièrement tendre pour ce qu'est devenue l'île crocodile, ait été accepté sans problème par les autorités, et donc que le film ait pu être tourné à La Havane avec des comédiens cubains. Peut-être la tendresse que les scénaristes et le réalisateur montrent pour le peuple cubain y est pour quelque chose.
Critique Express : Adieu Paris
Pensez vous qu'il soit possible de réaliser un film qui peut donner l'impression sur le moment d'être totalement vain tout en réjouissant l'esprit par son ironie et sa tendresse et qui, après réflexion, apparait comme étant beaucoup plus profond que ce que laissait penser la première impression ? La réponse est donnée par Edouard Baer dans "Adieu Paris", son 4ème long métrage en tant que réalisateur.
2 Days In New York
Marion (Julie Delpy) est désormais installée à New York, où elle vit avec Mingus (Chris Rock), un journaliste de radio, leurs deux enfants qu’ils ont eus de relations antérieures et un chat. Le couple est très amoureux ! Marion est toujours photographe et prépare son exposition. Son père, sa sœur et son petit copain (qui est en fait l’ex de Marion et qui n’était pas prévu du tout) débarquent à New York pour le vernissage. Le choc des cultures mais surtout les personnalités débridées des trois arrivants vont provoquer un véritable feu d’artifice entre Mingus, un vrai « newyorker », Marion disjonctée sur les bords, son père qui ne parle pas un mot d’anglais, sa sœur toujours en phase avec ses problèmes freudiens, et son petit ami… no comment ! Vous pouvez deviner la suite, ou pas…
Critique : Carnage (2ème avis)
Ce dimanche 26 juillet 2015 à 20h50, France 2 propose de découvrir ce huis-clos verbal à la mise en scène enlevée, dirigée par un maître du cinéma qui s'approprie la pièce de Yasmina Reza qu'il a adaptée avec l'auteur. Une fois encore, il s'attache à nouveau à dépeindre la violence des rapports humains avec une ironie cinglante.




















