Critique : Trois visages

A mi-chemin entre fiction et documentaire, "Trois visages" est un film d'une grande richesse, un film qui, au travers de trois personnages d'actrices appartenant à des générations différentes, évoque avec humour, tendresse et nostalgie les difficultés qu'a toujours rencontrées le cinéma iranien.

Test DVD : Chloé & Théo

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Le meilleur comédien du film est sans conteste le seul amateur du lot : Theo Ikummaq, un véritable Inuit qui, par sa prestance et son calme, arrive à émouvoir et à faire passer les messages écologistes de base sans donner l'impression de tomber dans le prêchi-prêcha. Ne serait-ce que pour lui, on peut se diriger vers ce film qui, en plus, a le mérite d'être court

Intégrale Claude Berri #10 : Le maître d’école (1981)

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S’il est à coup sûr le film le plus connu de Claude Berri, et celui qui aura connu le plus de diffusions / rediffusions à la télévision, Le maître d’école n’en est pour autant ni son meilleur film, ni franchement le plus représentatif des qualités d’écriture et d’observation que l’on remarque régulièrement dans son œuvre. Pour autant, le film a connu un immense succès dans les salles, et aux trois millions de personnes l’ayant vu au cinéma à sa sortie en 1981, on peut aisément en ajouter au bas mot une dizaine d’autres millions, engrangés au fil des multiples rediffusions du film à la TV – rien qu’en 2017 sur TMC, le film avait de nouveau réuni 1,2 millions de téléspectateurs. Ce qui nous donne au final un minimum de 13 millions de personnes s’étant laissé séduire par ce ton tendre, amusé et délicat, typique de son style et de son cinéma…
To Rome with Love, photo du film Ellen Page et Jesse Eisenberg

To Rome with Love

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Rome, ville d’Histoire, est une ville « où tout est histoire » claironne le récitant improvisé de la courte scène d’introduction (réglant la circulation sur une des places les plus animées de la capitale italienne, avec une gestuelle hasardeuse, entre le mime et le sémaphore). Il nous en propose quatre, en ce bel été dans la Ville Eternelle : celle de Jack, un Américain étudiant en architecture, celle d’un autre Américain, Jerry (le premier résidant à Rome, le deuxième venu avec son épouse Phyllis en vacances – et aussi pour rencontrer le fiancé italien de leur fille Hayley) et celles de deux « locaux », Leopoldo (le Romain) et Antonio (le provincial monté à la capitale).
PS I love you Bande annonce

P.S. I love you

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P.S. I love you a été réalisé en 2007 par Richard LaGravenese. Le réalisateur souhaitait mettre en scène l'histoire du best-seller du même nom écrit par l'irlandaise Cecelia Ahern. Attention, il s'agit d'un film de fille, un vrai de vrai, d'ailleurs il a même été nominé aux Teen Choice Awards 2008 dans la catégorie "Prix du Meilleur Film destiné aux jeunes femmes".
Las Vegas 21

Las Vegas 21

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Las Vegas 21, aussi connu sous le nom de 21, est un film de Robert Luketic, réalisé avec un budget de 35 millions de dollars. Adapté du roman de Ben Mezrich, le film, tourné en numérique, raconte l'histoire vraie de cinq étudiants du MIT bien décidés à faire tomber Vegas à coups de cartes.

Critique : Queen and Country

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1952 : 7 ans se sont écoulés depuis la fin de la 2ème guerre mondiale et, depuis 2 ans déjà, une guerre est engagée en Corée. L'ONU ayant voté une résolution autorisant une intervention militaire destinée à soutenir l'armée de la Corée du Sud, la Grande-Bretagne est de nouveau en guerre, cette fois ci à l'autre bout du monde. Bill Rohan, lui, a 18 ans, il vit chez ses parents dans une île au milieu de la Tamise et, lorsque le temps le permet, il nage dans le fleuve. La vie, toutefois, n'est pas toujours un long fleuve tranquille : voici Bill, jeune homme romantique et passionné, contraint d'aller faire son service militaire. C'est là qu'il va rencontrer Percy, jeune homme déluré et farceur, et s'en faire un ami

Critique : Birdman

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Filmé en seulement 30 jours, de façon chronologique et presque intégralement en plan séquence, la création même de « Birdman » est différente, unique et impressionnante. A la hauteur du rendu final, entièrement déroutant, mais indéniablement réussi. Toutefois, « Birdman » n’est pas une œuvre facile d’accès, pas un film pop-corn qu’on va voir pour passer le temps.

Critique : Voyez comme on danse

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Seize ans ! Seize ans, c'est long, bordel ! Nous ne suivons pas d'assez près le cinéma français pour nous être rendus compte plus tôt que cela fait une éternité que Michel Blanc n'a plus réalisé de film. Et pourtant, si ! Cela fera donc, quasiment jour pour jour, autant d'années depuis la sortie de Embrassez qui vous voudrez en octobre 2002.
La télé arrive (Telfza Jeya) de Moncef Dhouib : L’image d’un gouvernement Benaliste hypocrite et frustrant

La télé arrive (Telfza Jeya) de Moncef Dhouib : L’image d’un gouvernement Benaliste hypocrite...

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Ce film est un film témoin, qui réunit tous les éléments permettant de creuser une réalité, de la dévoiler, de susciter la discussion et la critique : image et son, costumes et décor, lieu et personnages, histoire et géographie.

Critique : Citoyen d’honneur

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Quelques mois après "Les nouveaux sauvages", le cinéma argentin prouve de nouveau avec "Citoyen d'honneur" son aptitude à reprendre le flambeau de la comédie italienne des années 60-70, celle où brillaient Dino Risi, Mario Monicelli, Luigi Commencini et Ettore Scola, une comédie dans laquelle le cynisme le dispute à la tendresse, la mesquinerie à la générosité.

Critique : Les Nuits d’été

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Si être homosexuel n’a jamais été facile, en dépit d’une récente poussée de tolérance dans certains pays occidentaux, obtenue au bout de longues années de lutte, être un travesti signifie de faire partie d’une minorité au sein d’une autre minorité, tout en étant la cible de railleries de tous bords. Cette envie de faire siens les attributs extérieurs féminins tout en restant un homme renvoie à une iconographie du mépris et de l’exclusion, dont la figure de proue cinématographique reste hélas jusqu’à ce jour La Cage aux folles. Le premier film de Mario Fanfani a le bon goût de ne pas du tout s’engager sur cette voie d’une discrimination plus ou moins larvée. Il va même plus loin en esquissant délicatement une sorte d’état des lieux et des mœurs dans la France profonde de la fin des années ’50, où la guerre d’Algérie préoccupait l’opinion publique au point de mal la préparer au choc moral de ’68.

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Test Blu-ray : Super Gun Lady

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Il suffit de quelques plans de Super Gun Lady pour sentir le parfum si particulier de la Nikkatsu des années 70, cette époque où les studios japonais tournaient leurs films avec une énergie débridée, une audace presque insolente et une joie de filmer qui transperce chaque photogramme.

Test Blu-ray : Au-delà du désir (Delirio Caldo)

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Delirio Caldo est un giallo italien écrit et réalisé par Renato Polselli, sorti dans les salles italiennes en 1972. S'il devait à l'origine sortir en France la même année, le film fut dans un premier temps frappé d'interdiction totale.

Test Blu-ray : Ton vice est une chambre close dont moi seul ai la...

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Ton vice est une chambre close dont moi seul ai la clé s’amuse à brouiller les pistes, à mélanger les genres, à faire danser le spectateur entre le giallo classique et le gothique à la Edgar Allan Poe.

Critique : Reconnu coupable

Tour à tour l’épouvantail du monde du travail de demain et la vague promesse d’une vie plus facile, l’intelligence artificielle n’a certainement pas fini de faire parler d’elle. En attendant que les choses se tassent et qu’on en voie un peu plus clairement à quoi ressemblera notre quotidien à travers le filtre de cet outil à double tranchant, elle a tout loisir de déclencher les passions, les fantasmes et les pires craintes apocalyptiques.

Critique Express : Urchin

"Urchin" est un film social. Un film social en provenance de Grande-Bretagne, a priori, on serait tenté de faire le rapprochement avec le cinéma de Ken Loach, sauf qu'il en diffère grandement sur au moins un point, un point très important qui plus est.