Critique : Telle mère telle fille
Rarement, les comédies de grossesse nous gratifient de plus qu'une dose accrue d'hystérie féminine, alimentée par la surcharge hormonale de rigueur en pareille circonstance, ainsi que par l'appréhension de la responsabilité parentale. Puis, dès que la progéniture a traversé l'épreuve de passage de l'accouchement, cette anxiété se transforme comme par miracle en un sentiment maternel consensuel, laissant alors au scénario une marge de manœuvre à peine plus large ou longue que le cordon ombilical.
Tout ce qui brille
Tout ce qui brille est le premier film de Géraldine Nakache et Hervé Mimran, deux novices en la matière. Une comédie française légère sur une amitié fusionnelle déchirée par des rêves de gloire. En effet, deux amies issues de la banlieue parisienne recherchent à tout prix à changer de vie.
Critique Express : Vie privée
La déception que l'on ressent à la vision du film est à la hauteur des espoirs qu'on avait pu y placer au vu de la distribution.
Critique : Un été à Osage County
Alors que leur père disparaît dans le comté d’Osage sans laisser de trace, les sœurs Weston, Barbara, Ivy et Karen, retrouvent leur famille au complet chez leur mère expansive, droguée et lunatique. Trop longtemps préservée de ses divergences par la distance qui les sépare, la famille s’affronte dans un huis-clos vénéneux.
Le Journal de Bridget Jones
Le Journal de Bridget Jones est la comédie pour les femmes qu'il manquait aux femmes. Après avoir réalisé des documentaires, Sharon Maguire s'est penchée en 2001 sur son premier long-métrage, une fabuleuse adaptation du roman de son amie Helen Fielding. Malgré une réalisation qui ne casse pas des briques, Le Journal de Bridget Jones a largement plu au public féminin pour sa capacité à comprendre les femmes, leurs complexes, leurs souhaits.
Critique : Fremont
Dans un film qui parle des difficultés d'intégration d'une jeune afghane immigrée aux Etats-Unis, Babak Jalali fait preuve d'un humour très fin qui excelle à apporter de la légèreté à des situations délicates.
Critique : Men & chicken
Men & chicken est un film terriblement drôle. Il nous parle de choses immondes mais le fait d’une manière qui fait rire et émeut à certains moments. Anders Thomas Jensen signe ici, une œuvre qui n’a rien à envier au décalage inhérent de ses autres créations, Les bouchers verts et Adam’s apples.
Albi 2018 : Cornélius Le Meunier hurlant
Une comédie bucolique, un conte pour adultes, un trip chamanique, un western, une tragédie romantique, une énième occasion d'admirer à petites doses le génie fou de Denis Lavant : Cornélius Le Meunier hurlant est tout cela à la fois. Projeté au Festival d'Albi dans le cadre de divers dispositifs pédagogiques, le premier long-métrage de Yann Le Quellec peine malheureusement à s'approprier pleinement ces influences complémentaires, à en faire une œuvre cohérente et unique, plutôt que l'enchaînement cabossé de variations de ton aiguës.
Critique : Chair de poule – le film
Un homme marche seul avec une valise noire. Cette dernière s’ouvre et laisse s’envoler plusieurs manuscrits. Une ombre passe à travers la ville et semble avoir un effet sur le décor et les personnages. Une femme sur une affiche de publicité change et se met à arborer une expression de dégoût. Les yeux d’un chien projettent une lueur jaunâtre. Si on n’a pas encore zappé, c’est qu’on est jeune et donc curieux. Curieux de voir si cet épisode nous fera peur. Bien que la musique soit à elle seule inquiétante, on reste devant notre écran. C’est un soir normal après l’école, en hiver. On déprime de n’être qu’au début de la semaine. Le vent qui fait claquer les volets ne nous rassure pas. Il fait déjà nuit et on ne se doute pas qu’après avoir éteint la télé, on ne va pas beaucoup dormir. Des frissons parcourent tout notre corps et ce faisant expliquent à merveille le nom de cette série adaptée des livres de R.L. Stine : Chair de poule.
La Poison
Pour une rare fois Sacha Guitry ne s'est pas mis en scène mais nous prive de ce fait de sa voix et de son phrasé au combien reconnaissable et qui font beaucoup pour le charme de son œuvre.
Critique : Une heure de tranquillité
Lors de la tournée de promotion pour cette adaptation d’une pièce de théâtre, ce qui ressortait surtout du discours de l’acteur principal Christian Clavier, c’était la reconnaissance de cette vedette populaire envers son public pour l’année faste qu’elle venait de terminer, grâce au succès considérable de Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ? de Philippe De Chauveron. On peut alors supposer que ce regard tourné vers le passé était censé hausser le prestige de son projet actuel, qui risquerait sinon de passer inaperçu dans le no man’s land des sorties larguées à la Saint-Sylvestre. Car aussi bref et survolté soit-il, Une heure de tranquillité n’est guère plus qu’une comédie de boulevard dépourvue de signes distinctifs.
Critique : Mon crime
En véritable stakhanoviste du cinéma français, François Ozon peut-il aussi se targuer d'être le chroniqueur privilégié de la France de ce début de siècle ? En effet, pas une année ne passe sans un nouveau film du réalisateur de Mon crime, qui change de genre de film en film avec une aisance remarquable. Or, son style et ses sujets traités avec prédilection ne font guère de lui un avant-gardiste, bien au contraire.



















