Critique : Dope
Il est souvent question de musique des années 1990 dans ce film plébiscité au fil d’un parcours de festival sans faute, de Sundance à Deauville, en passant par Cannes. Or, pour l’ignare que nous sommes à regret en termes de musique, l’influence principale de Dope provient du cinéma de cette même époque, quoique pas nécessairement animé par les mêmes motivations artistiques et commerciales que le hip-hop.
Critique : L’Amour ouf
L'Amour ouf, film très ambitieux, s'affiche fièrement, sans hésitation, dans deux registres très différents : la comédie romantique et le thriller par moment particulièrement violent.
Odette Toulemonde
Odette Toulemonde n'a objectivement rien pour être heureuse mais l'est. Balthazar Balsan a tout pour être heureux mais ne l'est pas. Odette, la quarantaine maladroite, entre un fils coiffeur qui multiplie les amoureux, une fille au chômage, engluée dans une relation avec un fainéant, travaille le jour au rayon cosmétiques d'un grand magasin et coud le soir des plumes sur des costumes de revues parisiennes. Elle rêve de remercier Balthazar Balsan, son auteur préféré, à qui - pense-t-elle- elle doit son optimisme. L'écrivain parisien, riche et séducteur, va débarquer dans sa vie de façon inattendue. Récit de la rencontre comique et fantasque de deux naufragés atypiques que tout sépare...
Critique : Un p’tit truc en plus (Deuxième avis)
Il n’est à mon sens pas étonnant de constater le succès de ce P'tit truc en plus; il se trouve que le film risque le pari de l’honnêteté dans un paysage de cinéma qui en manque.
Comme un chef
Jacky Bonnot, 32 ans, amateur de grande cuisine, au talent certain, rêve de succès et de grand restaurant. La situation financière de son couple le contraint cependant d'accepter des petits boulots de cuistot qu'il n'arrive pas à conserver. Jusqu'au jour où il croise le chemin d'Alexandre Vauclair, grand chef étoilé dont la situation confortable est mise en danger par le groupe financier propriétaire de ses restaurants...
Critique : Moonwalkers
La théorie du complot sous sa forme actuelle est née dans les années 1960. Il y a eu deux événements si exceptionnels, l’un tragique avec l’assassinat du président Kennedy, l’autre incroyable dans sa capacité de repousser les limites imposées à l’homme qui a marché pour la première fois sur la lune, que des esprits dubitatifs n’ont pas voulu croire en leur véracité.
Critique : Le voyage au Groenland
On n'arrête pas d'avoir le sourire aux lèvres, le sourire qui fait sortir d'un film en étant heureux, tout simplement.
Critique : Le Pigeon
Les films qui trônent au sommet du sous-genre de la comédie à l'italienne sont si irrésistibles – au point d'être indémodables –, parce qu'ils savent jouer en toute allégresse avec la faillibilité de la nature humaine. Pour faire simple, les enjeux purement dramatiques y servent de façade à un feu d'artifice de gags et autres frivolités linguistiques, dont la vocation principale est de se moquer avec autant d'intelligence que de sympathie de l'état d'esprit propre à nos voisins transalpins.
Mr. Smith au sénat
Avec Mr Smith au Sénat Franck Capra réalisa son dernier film pour la Columbia. Grand succès public, il fut en France le dernier film de langue anglaise projeté avant l'interdiction nazie. Il reste un des films les plus connus du réalisateur, pas forcément sans raison.
Critique : A bras ouverts
Pourquoi changer une formule qui marche ? Après tout, le public français cherche à se divertir sans trop d'effet de nouveauté, comme le démontre l'audience de plus de six millions de téléspectateurs le week-end dernier lors de l'énième diffusion de La Grande vadrouille de Gérard Oury.
Nos plus belles vacances
Juillet 1976, année de la canicule. Claude, juif d’Algérie arrivé en France quinze ans plus tôt, emmène sa jeune femme Isabelle, ses deux garçons et sa belle mère en Bretagne. C'est Isabelle, ayant pris Claude en flagrant délit d'adultère, qui a choisi pour ces vacances le petit village où elle est née. Dès le lendemain de leur arrivée, Bernard et Bernadette, Jacky et Marie-France, deux couples d'amis les y rejoignent. Au Rocher Abraham, ils sont accueillis avec méfiance par les autochtones à l'accent rugueux comme leurs mains...
Critique : Telle mère telle fille
Rarement, les comédies de grossesse nous gratifient de plus qu'une dose accrue d'hystérie féminine, alimentée par la surcharge hormonale de rigueur en pareille circonstance, ainsi que par l'appréhension de la responsabilité parentale. Puis, dès que la progéniture a traversé l'épreuve de passage de l'accouchement, cette anxiété se transforme comme par miracle en un sentiment maternel consensuel, laissant alors au scénario une marge de manœuvre à peine plus large ou longue que le cordon ombilical.



















