Critique : Bis

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Franck Dubosc et Kad Merad réunis dans le même film, cela ne peut donner rien de bon ! Notre appréhension ne résulte pas tant d’un a priori général à l’égard de la comédie populaire française, mais de l’absence d’évolution de la carrière de ces deux acteurs, qui paraissent incapables de transgresser les limites rigides des personnages caricaturaux grâce auxquels ils ont fait fortune. Dubosc, le bon vivant un brin libidineux, et Merad, le bon bougre qui se démène comme il le peut dans son existence de souffre-douleur, représentent certes une sorte de pilier du genre. Mais leurs frasques finissent rapidement par lasser, faute d’un quelconque renouvellement de leur registre. L’espoir de voir quelque chose d’à peu près frais s’estompe ainsi sans tarder face à cette comédie, qui recycle de surcroît bon nombre de dispositifs éculés du fantastique.
The Dictator, stocking, bas nylon, collant, pantyhoses, heels, sexy, hot

The Dictator

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L’histoire héroïque d’un dictateur qui va jusqu’à risquer sa vie pour s’assurer que son cher pays oppressé ne devienne jamais une démocratie.

Critique : Tombé du ciel

Au travers de personnages dérisoires et improbables et de scènes burlesques dans lesquelles un côté absurde pointe souvent son nez, "Tombé du ciel" cherche à nous montrer ce qu'est le Liban d'aujourd'hui

Critique : Un jeune poète

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Dans le court La Dame au chien, Rémi Taffanel, à peine adolescent, et ingénu, était invité dans le logis d'une femme mûre à la sensualité plus que trouble. Quelques années plus tard, le voici au cœur du nouveau film de Damien Manivel, un long métrage cette fois, toujours expérimental, où il cueille le jeune Rémi au sortir de ses dix-huit ans pour faire de lui un jeune homme à la recherche de sa vocation poétique, lors de vacances d'été passées à Sète.
L'age de raison, Sophie Marceau, Yann Samuell

L’Age de raison

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L'Age de raison est une comédie romantique sortie en 2010. Le personnage principal, Margaret, est interprété par Sophie Marceau, une actrice en grande forme qui enchaîne les succès après LOL et Ne te retourne pas. Le film fait obligatoirement penser à Jeux d'enfants, une autre comédie sur l'enfance. Rien d'étonnant, les 2 films ayant le même réalisateur et scénariste, Yann Samuell, qui semble très attaché à cette période de l'existence.
Nos plus belles vacances de Philippe Lellouche

Nos plus belles vacances

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Juillet 1976, année de la canicule. Claude, juif d’Algérie arrivé en France quinze ans plus tôt, emmène sa jeune femme Isabelle, ses deux garçons et sa belle mère en Bretagne. C'est Isabelle, ayant pris Claude en flagrant délit d'adultère, qui a choisi pour ces vacances le petit village où elle est née. Dès le lendemain de leur arrivée, Bernard et Bernadette, Jacky et Marie-France, deux couples d'amis les y rejoignent. Au Rocher Abraham, ils sont accueillis avec méfiance par les autochtones à l'accent rugueux comme leurs mains...

Critique : Quai d’Orsay

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Alexandre Taillard de Worms est grand, magnifique, un homme plein de panache qui plait aux femmes et est accessoirement ministre des Affaires Étrangères du pays des Lumières : la France. Sa crinière argentée posée sur son corps d’athlète légèrement halé est partout, de la tribune des Nations Unies à New-York jusque dans la poudrière de l’Oubanga. Là, il y apostrophe les puissants et invoque les plus grands esprits afin de ramener la paix, calmer les nerveux de la gâchette et justifier son aura de futur prix Nobel de la paix cosmique. Alexandre Taillard de Vorms est un esprit puissant, guerroyant avec l’appui de la Sainte Trinité des concepts diplomatiques : légitimité, lucidité et efficacité. Il y pourfend les néoconservateurs américains, les russes corrompus et les chinois cupides. Le monde a beau ne pas mériter la grandeur d’âme de la France, son art se sent à l’étroit enfermé dans l’hexagone. Le jeune Arthur Vlaminck, jeune diplômé de l’ENA, est embauché en tant que chargé du “langage” au ministère des Affaires Étrangères. En clair, il doit écrire les discours du ministre ! Mais encore faut-il apprendre à composer avec la susceptibilité et l’entourage du prince, se faire une place entre le directeur de cabinet et les conseillers qui gravitent dans un Quai d’Orsay où le stress, l’ambition et les coups fourrés ne sont pas rares... Alors qu’il entrevoit le destin du monde, il est menacé par l’inertie des technocrates.

Critique : La Duchesse de Varsovie

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La Duchesse de Varsovie de Joseph Morder sera-il le Midnight in Paris français ? Avec une mise en scène déconcertante, qui fait référence aux décors peints d'Un Américain à Paris de Minnelli, le dernier film de Joseph Morder nous plonge dans un Paris fantasmé et met sur le devant de la scène un couple d'acteurs ici exceptionnels, Andy Gillet (Les Amours d'Astrée et de Céladon) et Alexandra Stewart.

Critique : L’éducation d’Ademoka

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Adilkhan Yerzhanov n'appuie jamais ses effets mais la façon, par exemple, dont il dénonce la corruption qui règne dans son pays arrive malgré tout à être d'une grande force. 

Amitiés sincères

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Adaptation de leur propre pièce de théâtre, Stephan Archinard et François Prévôt-Leygonie n'ont pas pris beaucoup de risques pour la réalisation de leur premier long-métrage. Du coup, il ne pouvait être que réussi ! L'histoire est préchauffée mais les acteurs sont parvenus à lui insuffler un nouveau souffle qui mérite qu'on lui porte de l'intérêt.

Critique : Going to Brazil

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Ce film, qui aurait pu s'appeler "Les femmes de Rio", se rapproche en fait d'un certain nombre de comédies américaines récentes ayant pris la lourdeur et la vulgarité comme angle d'attaque.

Critique : Amadeus (1984, Milos Forman)

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Amadeus est une comédie dramatique réalisée par Milos Forman sortie en 1984. Le film retrace de manière quelque peu romancée la vie du grand compositeur autrichien Wolfgang Amadeus Mozart. Amadeus est une œuvre originale car elle donne une vision inédite pour l'époque du grand musicien, plus proche d'une rock star que d'un gentilhomme. C’est à travers le récit de Salieri, compositeur de la Cour de Vienne, qu’est dépeint le grand Mozart.

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Critique Express : Didy

Beau film qui montre sans détour la force et le courage des femmes africaines, "Didy" arrive, à partir de l'évocation d'une tragédie, à faire preuve d'optimisme en montrant que rien n'est jamais perdu pour toujours, qu'une renaissance est toujours possible.

Test Blu-ray : L’Île sanglante

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Sorti sur les écrans en 1980, L’Île sanglante est le seul film fantastique de Michael Ritchie ; on notera cependant qu’il s’agit en réalité d’un « faux » film fantastique, n’assumant pas à 100% son postulat de départ, et bifurquant brutalement vers un déroulement nettement plus classique.

Les sorties du 15 avril 2026

Pour ce chassé-croisé du mois d’avril 2026, où toutes les zones pourront profiter des vacances de printemps ce week-end, les distributeurs ne se sont pas faits trop prier pour nous concocter un programme de sorties des plus variés. En effet, comme souvent, il y a un peu de tout à l’affiche de votre multiplexe ou votre salle art et essai depuis hier, avec notamment une belle présence des productions françaises.

Critique Express : Caravane

Un film à l'image très soignée qui raconte une histoire pleine d'émotion, de force de caractère  et de tendresse pour les personnages .mais manque parfois de rythme, de vigueur, avec certaines scènes qui auraient gagné à être raccourcies.

Critique : Romeria

Enquêter sur ses origines afin de se reconstruire à partir de ses liens familiaux ou bien faire table rase du passé pour voler désormais de ses propres ailes ? Tel est le dilemme que le troisième long-métrage de Carla Simón explore avec une finesse indéniable. Présenté en compétition au dernier Festival de Cannes, Romeria est un conte intimiste à la fois trouble et lumineux.