Critique : We are the best!
Le punk n'est pas mort... il Girls Band encore dans ce joli récit d'apprentissage signé par le réalisateur de Fucking Åmål.
La Source des femmes
Pour son quatrième long métrage, le Roumain Radu Mihaileanu, après avoir enflammé la Croisette en mai dernier, vient irradier nos écrans avec un film qui réussit l’alchimie du sujet fort de ses deux premiers opus (« Train de vie » et « Vas, vis et deviens ») et de la beauté visuelle du toutefois surestimé « Concert ».
Critique : Le BGG – Le Bon Gros Géant
Après une adaptation animée en 1989, Le Bon Gros Géant de Roald Dahl revient et cette fois-ci dans nos salles de cinéma. Avec un réalisateur comme Steven Spielberg, le plus à même de filmer un univers enchanteur pour enfants, l'on ne pouvait qu’être curieux du résultat. Mais cette curiosité est vite freinée par l’aspect répétitif de l’histoire et l'on se sent somnoler pour se voir emporter non pas dans le pays des géants mais à l’époque à laquelle Spielberg réalisait de superbes œuvres, destinées tant aux petits qu'aux plus grands.
Le Grand soir
Soit deux presque quinquagénaires, Benoît et Jean-Pierre. Frères, très proches en âge et volontiers alcoolisés comme leur pittoresque génitrice, Marie-Annick Bonzini, ils ont choisi chacun un mode de vie bien différent quand débute le film : (Be)No(î)t, « Not » donc, revendique le titre avantageux de plus vieux « punk-à-chien » européen (dans la compagnie d’un fidèle compagnon d’une taille à cet égard surprenante, puisque c’est un Jack-Russel Terrier), quand Jean-Pierre essaie à toute force de se maintenir dans un cadre « normal » (mais fraîchement divorcé, incapable d’assumer la responsabilité de sa petite Audrey de 8 mois, il va bientôt perdre son emploi de vendeur au « Grand Litier » et ne pourra que rejoindre « Not » dans la marge, devenant « Dead »). Le tandem a alors une idée : préparer ensemble le « Grand Soir ».
Cannes 2017 : Okja
Les films coréens, ou du moins beaucoup de ceux qui sont distribués en France, nous ont habitué à mettre en scène des satires sociales, surtout concernant la société coréenne elle-même. Pour rester chez Bong Joon-ho, on peut ainsi se rappeler des policiers violents de Memories of murder ou du gouvernement réprimant les manifestations à la fin de The Host ; plus récemment, Tunnel de Kim Seong-hoon (blockbuster de l'été 2016 au pays du matin calme) nous montrait à quel point la (sur)vie d'un homme pouvait se retrouver liée à l'image que voulait se donner un gouvernement et aux intérêts d'entreprises privées.
Critique : Ava
Un pari audacieux dont le résultat est bluffant !
Critique Express : On the go
A la fois rationnel dans son discours plutôt féministe et foutraque dans sa réalisation, "On the go" n'est pas sans faire penser aux premiers films d'Almodovar.
Torpédo
Michel Ressac 35 ans sans situation précise passe son temps à ne rien réussir… Sa vie va pourtant changer du tout au tout quand un matin un appel téléphonique va lui annoncer qu'il vient de gagner le repas de sa vie avec son idole Eddy Merckx. C'est pour lui l'occasion inespérée de se "rabibocher" avec son père avec qui à son grand regret il ne partage plus grand chose mis à part la passion du vélo...
Critique : Going to Brazil
Ce film, qui aurait pu s'appeler "Les femmes de Rio", se rapproche en fait d'un certain nombre de comédies américaines récentes ayant pris la lourdeur et la vulgarité comme angle d'attaque.
La Nouvelle Blanche Neige : Une Comédie Musicale à la française ?
Vous l’avez surement remarqué, en cette période de Noël, les chaînes de télévisions sortent l’artillerie lourde pour appâter et distraire leurs téléspectateurs bien aimés....
Berlinale 2016 : Ave César
Quoi de mieux pour démarrer un des plus prestigieux festivals du monde sur les chapeaux de roue qu’un film qui célèbre toutes les facettes du Septième art sous un jour irrévérencieux ? Le nouveau film des frères Coen – qui vient de faire l’ouverture de la 66ème édition de la Berlinale – répond parfaitement à la tâche ardue de ravir les cinéphiles nostalgiques de la grande époque des studios hollywoodiens au début des années 1950, tout en mettant le doigt là où ça fait mal, à savoir dans la nature profondément artificielle et hypocrite de l’usine à rêves.
Critique : Cerise
Oui, c’est bon, nous avons compris que Zoé Adjani est la nièce d’Isabelle et qu’elle ne souhaite pas transformer ce lien de parenté en avantage de népotisme. Que la campagne médiatique autour de la sortie du troisième long-métrage de Jérôme Enrico revient néanmoins sans cesse sur cette anecdote familiale en dit long sur la difficulté de vendre un film, dont le contexte historique est déjà caduc avant même que le public n’ait pu le découvrir. Car l’Ukraine telle qu’elle est décrite dans Cerise n’existe plus. L’Histoire a une fois de plus été plus rapide que les calendriers de production. Elle a réduit quasiment à néant l’opportunisme forcé de ce conte de la découverte d’une culture différente, dont ne subsiste dès lors qu’une peau de chagrin passablement charmante, à l’arrière-goût folklorique. Les clichés nostalgiques y vont en effet bon train, sans méchanceté, mais empreints du même vestige de condescendance occidentale qui avait déjà rendu Je vous trouve très beau de Isabelle Mergault un peu suspect.


















