Critique : Mia Madre

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"Mia Madre" aurait pu être un très grand film de Nanni Moretti : il aurait suffi pour cela qu'il choisisse de faire jouer John Torturro avec sobriété dans son rôle d'acteur mythomane, cabotin et ingérable. Au lieu de cela, il a choisi de le faire jouer dans l'excès, dans la démesure. Résultat : on aurait pu sourire, voire même rire, entre deux scènes cherchant à générer de l'émotion chez le spectateur ; on ne rit pas, on ne sourit même pas et l'émotion n'arrive pas à percer. Reste une réflexion intéressante sur le métier de réalisateur.

Critique : 21 nuits avec Pattie

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Il est difficile de résister à ce film qui mélange comédie, drame et fantastique. Cette fois ci, les frères Larrieu ont trouvé le bon angle pour enfoncer le clou de la transgression et on peut qu'aimer la façon très naturelle avec laquelle Pattie / Karin Viard raconte sa vie sexuelle à Caroline / Isabelle Carré.

Critique : Retour vers le futur

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Les années 1980 n’ont pas produit beaucoup de films aux qualités intemporelles. Cette décennie-là, si facilement ridiculisée pour ses coiffures et sa mode improbables, a subi de plein fouet le poids du temps, ce qui fait d’elle à la fois un objet aisé de nostalgie et une bulle temporelle sans conséquences majeures sur les années ultérieures.

Critique : La Peau de Bax

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De temps en temps, arrive des Pays-Bas une bonne surprise cinématographique et il faut avouer que, très souvent, il s'agit d'un film réalisé par Alex Van Warmerdam. A la fois film de genre et film d'auteur, La Peau de Bax vient enrichir très agréablement une filmographie déjà fort respectable.

Critique : Crazy Amy

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La provocation n’est que façade dans le nouveau film de Judd Apatow. Derrière les frasques du personnage principal, une jeune femme qui fait tout son possible pour fuir la routine amoureuse et sexuelle, se cache en effet l’attachement indéfectible du cinéma hollywoodien à une conception romantique de la vie forcément conforme au statu quo.

Critique : Scream Girl

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Pas de doute, les 80’s sont plus que jamais à la mode ! Après The Guest et Turbo Kid, présentés au dernier Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg et citant visuellement et musicalement cette décennie, voilà un long-métrage nous proposant d’aller plus loin, puisqu’il projette littéralement ses protagonistes… dans un slasher ! A découvrir en ouverture du prochain Paris International Fantastic Film Festival le 17 novembre 2015…

Critique : Castaway on the moon

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Variation très personnelle des malheurs du naufragé Robinson Crusoë, Castaway on the moon de Lee Hae-jun est une comédie complètement jubilatoire que le Forum des Images dans son infinie bonté va vous permettre de rattraper à deux reprises, le jeudi 22 octobre à 16h30 puis une deuxième fois le samedi 31 à la même heure.

Critique : Kill your friends

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Notre nostalgie des années 1990 ne s’étend pas jusqu’aux relents de l’arrivisme propre à la décennie précédente. La soif insatiable de succès professionnel, peu importe les moyens, y était pourtant encore bien présente. L’avidité était toujours gagnante parmi ces nouveaux riches, qui brassaient l’argent et la drogue.

Critique : Dope

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Il est souvent question de musique des années 1990 dans ce film plébiscité au fil d’un parcours de festival sans faute, de Sundance à Deauville, en passant par Cannes. Or, pour l’ignare que nous sommes à regret en termes de musique, l’influence principale de Dope provient du cinéma de cette même époque, quoique pas nécessairement animé par les mêmes motivations artistiques et commerciales que le hip-hop.

Critique : Le Nouveau stagiaire

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Alors que les choses ne sont pas si simples dans la vraie vie, tout peut arriver dans un film de Nancy Meyers. Excusez le jeu de mots un peu trop évident avec quelques titres des films précédents de la réalisatrice, mais Le Nouveau stagiaire confirme amplement notre conception de l’univers édulcoré de Meyers.

Critique : J’aurais pu être une pute (court-métrage)

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À l'occasion de la sortie de son premier long-métrage en tant que réalisatrice (Je suis à vous tout de suite), retour sur le court-métrage que Baya Kasmi a réalisé en 2010 avec déjà Vimala Pons, au talent comique et sensuel unique.

Critique : Panic sur Florida Beach (FEFFS 2015)

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Le Festival 2015 de Strasbourg reçoit comme invité d'honneur Joe Dante, et une rétrospective lui est consacrée, l'occasion de voir ou revoir en salles Gremlins 1 & 2, L'Aventure intérieure ou encore Hurlements. Mais c'est également l'occasion assez rare jusque-là de découvrir dans une salle ce qui est certainement le long-métrage le plus abouti de Dante, long-métrage quasiment invisible pendant de nombreuses années avant une sortie DVD confidentielle aux USA en 1998. Ce film date de 1993 et c'est Panic sur Florida Beach.

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Malgré tout le respect que l’on doit aux produits laitiers français, le camembert n’est quand même pas le plus sophistiqué des fromages. Par conséquent, il n’est pas trop étonnant qu’aucun film n’ait jusqu’à présent souhaité réclamer son nom en tant que titre. Jusqu’à cet automne …

Brides-les-Bains 2026 : Si tu penses bien (Deuxième avis)

Chaque année en France, entre cent et cent-cinquante femmes sont victimes de féminicide. Hélas, ce chiffre consternant n’a guère baissé depuis qu’il est explicitement communiqué par les autorités en tant qu’agression par un conjoint ou un ex-conjoint.

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Après avoir fait exploser les codes du western avec Pour une poignée de dollars, Sergio Leone revient dès 1965 avec Et pour quelques dollars de plus, deuxième volet d’une trilogie qui allait tranquillement finir par mettre Hollywood à genoux, ou au minimum lui faire regarder l’Italie avec un mélange de méfiance et de fascination.

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Quatre graines de pissenlit, une Terre réduite en poussière nucléaire et une planète inconnue qui n’a manifestement pas reçu le mémo concernant l’accueil des nouveaux arrivants : voilà le drôle de petit monde de Planètes.