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Critique Express : L’idée qu’on s’en faisait

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Critique Express : L’idée qu’on s’en faisait

Titre original : L’idée qu’on s’en faisait
Réalisateur : Sabrina Nouchi
Scénario : Sabrina Nouchi, Stessie Santoru
Casting principal : Laetitia Beauvais, Andrea Dolente, Catherine Sorolla, Milo Chiarini
Genre : Comédie
Durée : 1h47
Pays : France (2025)
Distributeur : Atypik Studio
Date de sortie : 30 septembre 2026

Note de la rédaction★★★★★★★★★★3 / 5

Synopsis : Ambre, Lilou, Magali et Laure, amies depuis l’adolescence se réunissent à l’initiative d’Ambre dans une villa provençale pour quelques jours. Chacune confronte ses faiblesses, regrets, échecs, et réfléchit sur sa vie deux décennies plus tard, tout en ignorant réellement la raison cette invitation.

Critique Express : L’idée qu’on s’en faisait

Que ce soit injuste, que ce soit ou non regrettable, il en est ainsi : vous vous montrerez toujours plus négatif face une œuvre que vous considérez comme décevante, réalisée par un(e) artiste dont vous aviez particulièrement apprécié l’œuvre précédente que face à une œuvre, plutôt surprenante dans le bon sens du mot, réalisée par un(e) artiste qui, jusque là, vous avait laissé de marbre. C’est un peu ce qui arrive avec L’idée qu’on s’en faisait, le nouveau film de la réalisatrice marseillaise Sabrina Nouchi. Nouveau, pas tant que cela, d’ailleurs, car il s’agit, parait il, d’un film réalisé il y a 4 ou 5 ans et qui, depuis était resté dans les tiroirs. Attention : L’idée qu’on s’en faisait n’est pas un film foncièrement mauvais, ni même médiocre, il n’est que moyen, avec quelques fulgurances qui voisinent avec un certain nombre de  faiblesses.  Le problème, pour Sabrina Mouchi, est que Ça arrive, son film précédent, sorti il y a 2 ans, était une telle réussite, était tellement fort, tellement juste, tellement passionnant, tellement bouleversant,  dans son tableau d’un commissariat de police accueillant des victimes de viol, que L’idée qu’on s’en faisait, qui pourrait être vu avec une certaine sympathie s’il s’agissait d’un premier film, est forcément jugé avec plus de sévérité dès lors qu’on se rappelle du choc reçu à la vision de Ça arrive.

Avec L’idée qu’on s’en faisait, Sabrina Nouchi a cherché à faire une comédie sur l’histoire, a priori intéressante, de 4 femmes, de 4 amies, arrivant à la quarantaine et qui ont le sentiment d’être passées à côté des rêves qu’elles avaient 20 ans auparavant. Il y a là une femme qui rêvait d’être danseuse et qui doit se contenter d’être professeure de danse ; une femme qui rêvait de recevoir un jour un César, voire un Oscar, et qui travaille comme prof de théâtre tout en cherchant tant bien que mal à être appelée pour des castings ; une femme qui rêvait d’être chanteuse et qui prodigue des soins à des personnes âgées ; une femme qui rêvait d’être une grande créatrice de mode et qu’on retrouve méprisée et exploitée par sa patronne. De plus, pour celles qui sont mariées, pas grand chose à attendre de leurs maris respectifs. Ayant décidé de laisser de côté pour un temps une vie qui ne leur convient guère afin de réfléchir de concert à leur condition en investissant ensemble, pour quelque temps, une belle villa provençale, elles vont rencontrer 4 hommes de leur âge, des hommes qui, d’une certaine façon, sont leurs miroirs d’elles-mêmes. Une forme d’introspection  qui peut se révéler positive ! Le début du film s’avère prometteur, avec les premières rencontres qu’on fait avec les 4 personnages féminins. Malheureusement, plus le film avance, plus Sabrina Nouchi y injecte de la comédie, un domaine dans lequel elle est loin de briller autant que dans le drame social et son film, bien que très correctement interprété par des élèves de  La Fabrique de l’acteur, l’école de formation de comédiens et de comédiennes que dirige Sabrina Nouchi, son film, qui était parti sur de bons rails, a tendance à progressivement s’étioler. Aller voir L’idée qu’on s’en faisait ? Pourquoi pas ! Mais c’est surtout son film d’après qu’on attend avec impatience, Tu ne jugeras point, un film qui doit sortir en novembre prochain sur la prévention face aux violences sexuelles que sont amenés à subir des enfants. Nul doute que ce domaine conviendra beaucoup mieux à Sabrina Nouchi.

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