Le Sang des Templiers
Pour son troisième film, le réalisateur Jonathan English (Nailing Vienna et Minotaur) revient à l'écran avec un film historique (qui prend pas mal de liberté sur l'histoire d'ailleurs). Le Sang des Templiers souffre d'un budget très limité : 25 millions de dollars seulement mais dispose d'une bonne dose d'action et d'idées à revendre. Cela suffira-t-il à faire du Sang des Templiers un bon film ?
Critique : Meurs un autre jour
Rien ne prouve mieux l’incroyable longévité de la recette James Bond que, même après les pires atrocités cinématographiques, l’agent le plus célèbre de sa majesté réussit toujours à renaître de ses cendres. Comme il est écrit dans le générique de fin de ses films, James Bond sera de retour, bien que, dans le cas présent, Meurs un autre jour ait été l’impasse de trop pour Pierce Brosnan, qui passera par la suite le flambeau à Daniel Craig.
À voir sur Netflix : Tyler Rake – Badass au Bengladesh
Tyler Rake est un projet de longue date pour les frères Russo. Les premiers articles concernant la mise en chantier du film datent en effet de 2008. A la base, les deux frères devaient réaliser eux-mêmes l'adaptation de Ciudad, leur propre graphic novel, signé avec l'aide d'Ande Parks et Fernando León González.
Critique : Argylle
En matière de films d'espionnage, le haut du panier est constitué soit de spectacles à l'élégance luxurieuse et à la capacité d'adaptation bluffante en fonction des époques, bref de l'univers James Bond, soit de plongées moins étincelantes dans la grisaille quotidienne d'un métier sans gloire, croisées ces dernières années chez Tomas Alfredson (La Taupe) et Steven Spielberg (Le Pont des espions).
Critique : Top Gun (ressortie 3D 2015)
Peu de films définissent autant l’état d’esprit et l’esthétique cinématographique des années 80 que Top Gun. Sorti en plein milieu d’une décennie perçue comme creuse et ringarde, cette propagande nullement voilée pour l’armée américaine cumule les aspects excessifs de l’époque sans jamais les maîtriser.
The Spirit
Frank Miller est très grossièrement le Polanski de la BD. Excellents dans leurs domaines respectifs controversés dans leur vie privée pour diverses raisons soient-elles. Frank Miller c’est surtout le génie créateur de Sin City (la BD), pour laquelle il s’essaya (fugacement a priori) à la réalisation aux côtés d’El Gringo Rodriguez et de son acolyte décérébré Tarantino. The Spirit est la première « œuvre » de Miller en tant que réalisateur. Après avoir vu le film on ne peut constater qu’une chose : sur Terre il y’a le Sida, le Paludisme et The Spirit.
Critique : Wonder Woman 1984
Malgré ses imperfections, on serait bien tentés de considérer Wonder Woman 1984 comme supérieur à son modèle, qui se contentait d’enfiler les clichés sans autre valeur ajoutée que son solide production design et le charisme de son actrice principale.
Space Cowboys
En 1958, les astronautes Frank Corvin, Hawk Hawkins, Jerry O'Neill et Tank Sullivan se préparent pour une mission spatiale mais, au dernier moment, la Nasa leur préfère un singe. Quarante-deux ans plus tard, le satellite russe de communication Ikon menace de s'écraser sur la Terre. Corvin est le seul homme capable de maitriser l'antique système de guidage, calque sur celui qu'il avait conçu quelques décennies plus tôt pour Skylab. Il accepte la mission, a condition que ses trois compagnons partent avec lui...
Identité Secrète
John Singleton, qui n'avait pas réalisé un film depuis 2005 (Quatre Frères), revient aux commandes d'Identité Secrète, qui permet également à Taylor Lautner de rattraper ses petits camarades Twilightiens, Robert Pattinson et Kristen Stewart, nettement plus en avant que lui en dehors de la saga vampirique. Ce thriller lui permettra-t-il d'entretenir sa popularité non négligeable ?
Cannes 2017 : Okja
Les films coréens, ou du moins beaucoup de ceux qui sont distribués en France, nous ont habitué à mettre en scène des satires sociales, surtout concernant la société coréenne elle-même. Pour rester chez Bong Joon-ho, on peut ainsi se rappeler des policiers violents de Memories of murder ou du gouvernement réprimant les manifestations à la fin de The Host ; plus récemment, Tunnel de Kim Seong-hoon (blockbuster de l'été 2016 au pays du matin calme) nous montrait à quel point la (sur)vie d'un homme pouvait se retrouver liée à l'image que voulait se donner un gouvernement et aux intérêts d'entreprises privées.
Target
Tuck et FDR sont des agents fédéraux œuvrant contre les méchants à Los Angeles. A la suite d’une mission réussie, le duo très spécial est mis à l’écart de toute mission pour leur sécurité. Tuck décide de ce calme imposé pour rencontrer des femmes. Alors qu’il croit en l’amour, son coéquipier lui préfère les coups de cœur d’une nuit. Pourtant, ces deux hommes que tout oppose dans cette dialectique vont tomber sous le charme de la même fille, Lauren. Ils rentrent dans une forme de compétition et veulent laisser à Lauren le choix final. Une compétition où tous les coups sont permis peut commencer…
L’Ordre et la morale
Enfin de retour en France, Mathieu Kassovitz signe une œuvre forte, frontale entre film de guerre et cinéma politique où la raison d’Etat déraisonne à tout va. Inspiré du massacre de la grotte d’Ouvéa en Nouvelle-Calédonie, ce nouvel opus de l’auteur de « La Haine » est une réussite majeure.



















