Critique : La Voie de l’ennemi

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À voir à partir de ce soir sur Canal + à 20h55, ce film noir plutôt réussi a été tourné sur le continent américain par Rachid Bouchareb qui transpose le film de José Giovanni «Deux hommes dans la ville» avec son trio inoubliable (Gabin / Delon / Bouquet) dans le cadre désertique de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique.

Critique : Un flic

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Hacher menu, tel est le mot d’ordre du dernier film de Jean-Pierre Melville. Cette entreprise de décomposition totale procède d’une façon immuable, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien d’autre que de la routine, dépourvue d’états d’âme et d’humanité. Il serait bien sûr absurde d’interpréter tant de flegme désillusionné comme un chant de cygne intentionnel de la part du réalisateur, qui allait mourir neuf mois après la sortie d’Un flic d’une crise cardiaque, alors qu’il n’était âgé que de 55 ans.

PIFFF 2014 : Night Call

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Après son double rôle dans Enemy, Jake Gyllenhaal revient avec une nouvelle performance sidérante dans ce film noir surprenant qui mêle le portrait d'un sociopathe qui ne vous demandera jamais de faire ce qu'il ne ferait pas lui-même à une satire féroce de la société américaine.

Critique Express : Les linceuls

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Là où le bât blesse dans "Les linceuls", c'est que cette idée de connexion entre un(e) défunt(e) et une personne vivante aurait apporté une réflexion beaucoup plus riche sur le travail de deuil qui pourrait en être tiré si elle ne s'était pas limitée au suivi de la décomposition du corps.
Image de L'Irlandais avec Brendan Gleeson, Don Cheadle

L’Irlandais avis contre

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L’irlandais permet très vite de vérifier un vieil adage : méfions nous comme la peste des comparaisons aguicheuses. Surtout lorsqu’elles proviennent du dossier de presse !
Left Bank avec Robbie, Cleiren et Eline Kuppens

Left Bank

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Lef Bank est le premier film de Pieter Van Hees réalisé en 2007. Le scénario reprend une vieille légende flamande remise au goût du jour avec une bonne dose d'horreur; une première œuvre réussie qui annonce la naissance d'un véritable cinéaste.

Critique : Joker – Folie à Deux

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Ce n’est peut-être pas si étonnant qu’une proposition aussi radicale que ce Joker : Folie à Deux ne parvienne à convaincre ni la presse, ni le public.

Critique : Hacker

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Lisse, froid et stylisé, l’univers fictif que Michael Mann évoque dans ses films s’apparente de plus en plus au monde réel. Quelle déception alors, que le réalisateur rate son rendez-vous avec la modernité ! Cette histoire décousue sur la cybercriminalité est ainsi tout à fait dans l’air du temps. Et pourtant, elle risque constamment de louper sa cible. Dans une société déshumanisée, le regard analytique de Michael Mann, sans autres états d’âme qu’une vague nostalgie de l’esthétique clinquante des années 1980, aurait facilement pu trouver sa place. Grâce à sa lucidité quant à la vacuité des échanges matériels et affectifs au 21ème siècle, Mann était parfaitement positionné pour créer l’œuvre filmique ultime sur notre époque et sa transition vers l’ère numérique. Hélas, Hacker est tout sauf un film visionnaire, puisqu’il a davantage tendance à ressembler à un simulacre du style de Mann qu’à une nouvelle étape décisive dans sa filmographie, jusque là pour le moins fascinante.

Critique : Pas de printemps pour Marnie

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Pour faire un petit jeu de mot pas très inspiré à partir du titre français de Marnie, nous sommes bien contents de vivre enfin les premiers jours du printemps. Et tant pis, si le personnage principal de ce film très inégal signé Alfred Hitchcock ne peut pas profiter du retour du beau temps !

Critique Express : Les fantômes

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On est ldans un espionnage feutré, avec des espions qui ne sont pas des professionnels mais qui n'en sont pas moins particulièrement motivés dans leur recherche.

Critique : Un homme idéal

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En cette fin de mars, avec Big Eyes et Un homme idéal, les imposteurs du monde artistique battent décidément leur plein. Et la sortie du film de Yann Gozlan la semaine où l'un des auteurs les plus acclamés de la rentrée littéraire (Eric Reinhardt) est justement accusé d'atteinte à la vie privée et de contrefaçon pour son roman (L'Amour et les Forêts) tombe vraiment à pic pour compléter le tableau. Un homme idéal porte à l'écran un parfait imposteur du monde des lettres. Cet imposteur, c'est Pierre Niney qui l'interprète, celui-là même dont on avait reconnu le talent pour incarner un génie de la mode (authentique, celui-ci) dans le Yves Saint Laurent de Jalil Lespert. Dans Un homme idéal, on dirait plutôt de Pierre Niney qu'il se glisse dans la peau de caméléon d'un homme qui, se donnant pour un écrivain talentueux, accomplit lui-même une performance d'acteur.

Revu sur OCS : Entre chiens et loups

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On ne va tout de même pas crier au chef-d'œuvre après avoir revu Entre chiens et loups dans le cadre de notre petite rétrospective personnelle des films de Alexandre Arcady sur la plateforme de vidéo par souscription OCS. Même pas du tout, puisque l'on a un très vague souvenir de l'avoir détesté au moment de sa sortie au cinéma, il y a près de dix-huit ans.

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The Actor Awards 2026 : les nominations cinéma

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Après les prix des critiques, place aux associations professionnelles pour déterminer ce que le cinéma américain – essentiellement – a produit de meilleur au cours de l’année 2025. Le premier syndicat important à avoir annoncé ses nominations fut la Screen Actors Guild hier, avec les interprétations et les titres en lice pour les 32ème The Actor Awards.

Critique Express : Abel

"Abel" fait partie de ces films dont l'intrigue peut être résumée en quelques mots mais qui révèlent une grande richesse lorsqu'on entre dans les détails.

Décès du réalisateur Béla Tarr

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Le réalisateur hongrois Béla Tarr est décédé avant-hier à Budapest. Il était âgé de 70 ans. Créateur hors pair d’une œuvre cinématographique hautement exigeante, Tarr n’aura finalement tourné que neuf longs-métrages entre 1979 et 2011.

Les sorties du 7 janvier 2026

Une nouvelle année de cinéma qui s’ouvre, ce sont autant d’espoirs d’être surpris par des coups de cœur cinématographiques, autant d’ambitions d’aménager notre emploi du temps afin d’arriver à regarder tous les films qui nous intéressent. Pour de vrai cette fois !

National Society of Film Critics 2026 : le palmarès

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En termes de prix de cinéma américains, l’année 2026 a commencé de la même manière que la précédente s’était terminée : avec le sacre d’Une bataille après l’autre. En effet, grâce à son trophée du Meilleur Film annoncé samedi dernier, le 3 décembre, par la vénérable National Society of Film Critics, le film de Paul Thomas Anderson entre dans le club hautement exclusif des œuvres cinématographiques victorieux chez l’ensemble des quatre grandes associations de critiques américains.