Critique : Reportage fatal (Shakedown)
À l'occasion de la sortie de Night Call, critique de ce chef d'oeuvre du film noir avec un personnage de photographe en quête de scoops racoleurs qui n'est pas sans lien avec le sinistre Louis Bloom interprété par Jake Gyllenhaal.
Cannes 2016 : Dog eat dog – Quinzaine
Paul Schrader a beau avoir écrit quelques chef-d’œuvres du septième art, derrière la caméra, il peine à conquérir le cœur des spectateurs depuis une vingtaine d'années. En 2014, son film La sentinelle, avec Nicolas Cage, avait été renié par les deux hommes et était sorti directement en vidéo, même aux Etats-Unis. Cependant, son nouveau film a été présenté en clôture de la Quinzaine des Réalisateurs vendredi dernier : on nous promettait un film de genre avec Nicolas Cage encore et Willem Dafoe. Quid du résultat final ?
Critique : Diversion
Les meilleurs films de gangster nous épargnent tout le baratin moralisateur sur l’apologie du crime. Ils donnent simplement envie de s’identifier à ses héros de l’ombre, plus futés et plus sophistiqués que leurs adversaires du bon côté de la loi. En même temps, ces épopées du crime guère avares en excès participent à l’une des vocations primordiales du cinéma : l’occasion pour le spectateur de voir ses fantasmes les moins avouables devenir une sorte de réalité, sans devoir craindre une réprimande sévère pour pareil écart de conduite. Hélas, l’effort consenti par Diversion pour atteindre cette forme d’élégance supérieure s’avère insuffisant.
Blood Ties
Grâce à ses deux derniers films (Les petits mouchoirs et Ne le dis à personne), Guillaume Canet s'est imposé comme un réalisateur de talent proposant des films intelligents qui ont la force de fédérer le public. Blood Ties est un projet bien plus ambitieux, exprimant clairement la volonté de Canet de s'exporter à l'étranger, et surtout sur le marché américain. Mais à viser trop haut, ne risque t-on pas de rater sa cible ?
Critique : là où chantent les écrevisses
C'est sans doute moins fréquent qu'il y a 20 ou 40 ans en arrière, mais il arrive heureusement que certains films susceptibles de plaire à ce qu'on appelle le "grand public" puissent grandement satisfaire les cinéphiles les plus pointus, même celles et ceux qui dégainent facilement l'insulte suprême d'académisme dès lors qu'un film s'avère facile à comprendre et esthétiquement magnifique ! C'est le cas de "Là où chantent les écrevisses" !
Critique : City of darkness
Je ne peux pas me contenter d'écrire que je n'y ai trouvé aucun intérêt et que je m'y suis profondément ennuyé parce que je n'y ai vu qu'une succession de bastons entre triades rivales.
Critique : Nina Wu
Très réaliste dans "Adieu Mandelei", Midi Z a complètement complètement changé son fusil d'épaule dans sa réalisation de "Nina Wu". Un peu comme si les frères Dardenne se mettaient à réaliser un film qu'on pourrait comparer à des œuvres de David Lynch !
Critique : The Box
The Box est un thriller fantastique de Richard Kelly sorti en 2009. Inspiré de la nouvelle Le Jeu du bouton (Button, Button) de Richard Matheson, The Box nous présente une intrigue tout aussi déjantée que celle de Donnie Darko, le premier long-métrage de Richard Kelly. Cependant, le succès n'était pas au rendez-vous pour The Box : intrigue trop compliquée ? Scénario trop fantastique ? Retour sur ce long-métrage singulier.
Critique : Millenium – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes
Adaptation américaine par le golden boy hollywoodien David Fincher, du premier volet du best-seller de Stieg Larsson, Millenium.
Critique : Meurtre d’un bookmaker chinois
Cosmo Vitelli est un patron de boite de nuit, le Crazy Horse West. En perpétuelle représentation, il met en scène sa vie avec la même vacuité dont il fait preuve lorsqu'il dirige les petits spectacles vieillots de sa scène pathétique, en compagnie d'un Monsieur Loyal fatigué et de filles tristement dénudées. Représentant d'un monde qui n'existe plus, il est lessivé, fini, mais ne parvient pas à affronter ce déclin. Joueur invétéré, il perd une somme énorme au poker et la mafia va le mettre sous pression pour le pousser à exécuter un bookmaker chinois qui gêne leur bon commerce. Vétéran de la guerre de Corée qui cache son traumatisme par un léger sourire en coin, il refuse dans un premier temps, mais il est difficile de résister à une organisation criminelle décidée à se faire obéir.
Critique : Roger la honte
Gaumont ressort en bluray ce grand film noir méconnu des années 60 qui se déroule à la fin du XIXème siécle. Un des longs-métrages les mieux maîtrisés du cinéaste italien iconoclaste irrégulier Riccardo Freda, figure du cinéma italien d'après-guerre dont les meilleures œuvres rivalisent sans peine avec le meilleur de la Hammer.
Le Dahlia noir
Le Dahlia Noir est un polar réalisé par Brian de Palma en 2005. Il s'agit de l'adaptation d'un roman lui-même basé sur une histoire vraie, celle d'une jeune femme retrouvée morte et atrocement mutilée en 1947 dans la région d'Hollywood. Un film qui devait d'abord être tourné par David Fincher, mais le metteur en scène s'est désisté et c'est finalement Brian de Palma qui l'a remplacé.



















