Critique : Propriété Privée

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Depuis l’implantation d’une succursale aux Etats-Unis, Carlotta a initié un travail d’exhumation du cinéma américain indépendant. Dans cette optique de travail de défrichage, Carlotta opte généralement pour des œuvres peu connues du public cinéphilique français. Ainsi, en juin 2016, ils ont été à l’origine de la réédition du documentaire The Endless Summer consacré au surf qui, sous son aspect léger et solaire, ne se départ pas d’une vision légèrement ethnocentriste – un trait que l’on retrouve souvent au sein de la mentalité américaine – dans sa description des mœurs de par le monde. En dépit de cet état de fait, The Endless Summer a ce charme suranné, une forme d’ingénuité qui est surtout la vision fantasmée d’une époque et d’un lieu en particulier : la Californie, à l’orée des années 60. Une humeur désuète et innocente, que l’on peut également ressentir à l’écoute des premiers albums des Beach Boys : soleil, plage, filles en bikini, danse et surf… Dans le cadre de leur nouvelle ressortie, Propriété Privée, le ton est tout autre. Plus sombre, plus vénéneux, le long-métrage de Leslie Stevens préfigure, d’une certaine manière, Charles Manson et la perte d’innocence de l’ère Hippie, lorsque les premières remontées d’acide LSD 25 eurent un effet dévastateur sur certaines psychés fragiles et torturées.

Critique : No escape

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Tous les préjugés imaginables sur l’étranger, vu depuis le point de vue américain, deviennent réalité dans ce thriller prévisible. En même temps, avec une prémisse aussi tendancieuse que celle de No escape, il aurait été quasiment impossible de créer un film nuancé, qui ferait appel à autre chose qu’aux instincts les plus élémentaires.

Test DVD : Tête baissée

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La vision que donne Kamen Kalev de la Bulgarie, son pays d'origine, est particulièrement sombre : une société post-communiste dans laquelle des laissés pour compte sont prêts à tout pour échapper à ce qui ressemble fort à de la misère, des mères qui vendent leurs filles à des réseaux de prostitution, une mère qui ne va pas jusque là, mais, dans ce cas, c'est sa fille de 14 ans qui propose elle-même à Samy de l'emmener vers une vie sur le trottoir.

Critique : Cold Blood Legacy La Mémoire du sang

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Et si Luc Besson et Jean Reno faisaient une nouvelle fois équipe, un quart de siècle après avoir imposé leur marque sur le cinéma français, afin de redonner un coup de fouet à leurs carrières respectives, l'une comme l'autre atrocement en perte de vitesse ?

Critique : Effets secondaires

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Jon Banks est un psychiatre ambitieux. Quand une jeune femme, Emilie, le consulte pour dépression, il lui prescrit un nouveau médicament. Lorsque la police trouve Emilie couverte de sang, un couteau à la main, le cadavre de son mari à ses pieds, sans aucun souvenir de ce qui s’est passé, la réputation du docteur Banks est compromise…

Stoker

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Après la mort de son père dans un étrange accident de voiture, India, une adolescente, voit un oncle dont elle ignorait l’existence, venir s’installer avec elle et sa mère. Rapidement, la jeune fille se met à soupçonner l’homme d’avoir d’autres motivations que celle de les aider. La méfiance s’installe, mais l’attirance aussi…
pic

Masks

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Après plusieurs échecs dans divers conservatoires d'art dramatique, Stella est enfin retenue dans un atelier privé aux méthodes extrêmement particulières...

Critique : 71

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Quelques mois après Les Poings dans les murs, l'acteur Jack O'Connell revient dans ce thriller situé au cœur du conflit entre irlandais et anglais avec un soldat inexpérimenté isolé dans les rues de Belfast, traqué par l'IRA et la police secrète anglaise...

Martha Marcy May Marlene

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Auréolé par le prix du meilleur réalisateur obtenu par Sean Durkin lors du Festival de Sundance 2011, Martha Marcy May Marlene, présenté à Cannes 2011 dans la sélection Un Certain Regard, aurait pu prétendre à la Caméra d’Or n’eut été la concurrence de Les Acacias. Il n’est d’ailleurs pas interdit de penser que ces 2 (premiers) films sont ce que le cinéma nous a offert de plus excitant depuis le début de l’année.
Image de L'Irlandais avec Brendan Gleeson, Don Cheadle

L’Irlandais avis contre

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L’irlandais permet très vite de vérifier un vieil adage : méfions nous comme la peste des comparaisons aguicheuses. Surtout lorsqu’elles proviennent du dossier de presse !

Critique : Le déserteur

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C'est sous la forme d'un conte plein de mystères et de symboles, mi road-movie, mi western, que Maxime Giroux nous montre, dans un film ambitieux et globalement réussi, une peinture pessimiste de la face cachée du rêve américain.

Revu sur MUBI : Bob le flambeur

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Jean-Pierre Melville était en avance sur son temps. De quelques années par rapport à la Nouvelle Vague dont il était une sorte de parrain et à laquelle il avait déjà appris tant de choses à travers Bob le flambeur.

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Test Blu-ray : Sur un air de Blues

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Sur un air de Blues donne l’impression d’ouvrir une vieille valise oubliée dans un grenier – une valise qui sentirait encore la poussière des routes américaines et les nuits trop longues où les guitares pleurent plus fort que les hommes.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Entre le ciel et l’enfer – Édition Prestige...

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Disponible ces jours-ci en Blu-ray 4K Ultra HD sous les couleurs de Carlotta Films, le coffret Entre le ciel et l’enfer - Édition Prestige Limitée donne l’impression de manipuler un objet conçu pour être admiré autant que consulté.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Une Balle dans la Tête – Édition Collector...

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Bang – Comme son titre l'indique, Une Balle dans la tête, c'est une déflagration émotionnelle – un film qui ne cherche pas à séduire mais à happer, à la manière de ces souvenirs qui reviennent sans prévenir. Disponible en Blu-ray 4K Ultra HD chez HK Vidéo.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Anaconda

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Anaconda version 2025 ressemble à un retour dans une salle de cinéma des années 90 où le pop-corn sentait encore la liberté et les serpents géants n’avaient pas besoin d’être réalistes pour être inoubliables.

Critique : Le Violent

Situé au croisement entre le film noir et le mélodrame romantique, Le Violent permet surtout à ses deux vedettes de briller. Alors que le scénario du quatrième long-métrage de Nicholas Ray sonde assez consciencieusement les hauts et les bas d’une relation amoureuse instable, Humphrey Bogart et Gloria Grahame réussissent avec panache à insuffler des sentiments brûlants dans cette sinistre affaire.