Critique : Dealer

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Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de France. En effet, alors que l'on ne cesse de louer la diversité du cinéma français, il arrive encore aujourd'hui que des projets sortant des rails d'un certain cinéma français (en gros, autre chose que des comédies populaires, des adaptations de romans à succès ou des films d'auteur dont les provinciaux se foutent) connaissent quelques difficultés lors de leur sortie, voire même lors de leur fabrication. Faisant l'impasse volontaire d'une sortie salles de façon à s'attirer un plus large public, le film est disponible depuis le 1er octobre sur Vimeo à l'adresse suivante : www.dealermovie.com. Sa diffusion sera ensuite étendue courant novembre sur les principales plates-formes de VOD (iTunes, Google, Amazon, Playstation Store...
travolta

Test DVD : Blow Out

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Un preneur de son pour le cinéma enregistre ce qui pourrait être la preuve d’un assassinat perpétré contre le candidat le plus sérieux à la présidentielle américaine

Critique : Sons

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Nous arrivant du Danemark, Sons vient jouer dans la cour des thrillers carcéraux. Avec son personnage central de matonne secrète et la promesse de rebondissements claustrophobiques, le spectacle m’aura malheureusement déçu.

Critique : A beautiful day

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Six années séparent We need to talk about Kevin, le précédent long métrage de Lynne Ramsay, du film présent. Ce délai inhabituellement long, mais habituel chez la cinéaste écossaise, s’explique par le perfectionnisme dont elle peut faire preuve, tant dans le choix de ses sujets, que dans la façon dont elle envisage la mise en scène. N’ayant pu voir pour le moment ses deux premiers longs, Ratcatcher (1999) et Le voyage de Morvern Callar (2002), il sera difficile de se prononcer sur la qualité d’ensemble de sa filmographie, mais une chose est certaine, il est tout à fait aisé de voir, à travers ses deux derniers travaux, une personnalité forte du cinéma contemporain, du genre à provoquer des réactions extrêmes chez le spectateur, par sa radicalité formelle autant que thématique. Là où le précédent décrivait l’explosion d’une cellule familiale, par un adolescent ayant décidé, et ce dès son plus jeune âge, de littéralement pourrir la vie de sa mère campée par une exceptionnelle Tilda Swinton, jusqu’à commettre un acte irréparable, le film qui nous intéresse ici a tout l’air, sur le papier, du revenge movie mettant en scène cette fameuse figure du justicier chère à un tout un pan du cinéma américain, et popularisée par le vigilante incarné par Charles Bronson dans la série mythique tout autant que décriée des Death Wish. Mais bien évidemment, les cinéphiles connaissant un peu le travail de cette cinéaste se doutaient bien qu’elle ne ferait pas les choses comme tout le monde, en livrant un simple thriller racoleur flattant les bas instincts du spectateur. Depuis sa présentation triomphale à Cannes, l’excitation était de mise, et certains n’hésitaient pas à sortir LA référence en la matière, celle à même de convaincre les plus sceptiques, à savoir le chef d’oeuvre de Martin Scorsese, Taxi Driver. Évidemment, il s’agit presque du seul film « prestigieux » du genre, à savoir que même les plus bien pensants des critiques cinéma, exécrant la morale jugée nauséabonde de la plupart des représentants de ce sous genre, n’osent la remettre en cause idéologiquement, l’ambiguïté du personnage l’exemptant, du moins aux yeux de cette critique, de toute dérive condamnable. Mais cette comparaison un peu facile, tout comme celle à Drive, autre thriller tendance présenté avec grand bruit au festival de Cannes il y a quelques années, risque au final de nuire plus qu’autre chose au film, qui se suffit à lui-même,  trouvant son propre ton, grâce à la personnalité artistique hors normes de son instigatrice. Il faut donc y aller avec un esprit vierge de toute attente, et prêt à se laisser transporter par son ambiance si particulière …
Killer Elite avec Jason Statham les photos du film

Killer Elite

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Avec une bien belle affiche et une bande annonce explosive, Killer Elite était un film attendu, qu'on pensait entre le thriller et le film d'action plutôt bagarreur. En s'inspirant du livre anglais The Feather Men, de Ranulph Fiennes, et en s'entourant de stars incontournables, Gary McKendry, réalisateur inconnu, tente une apparition remarquée dans nos cinémas. Pari gagné ?

Critique : Hijacking

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En plein océan Indien, le navire danois "MV Rosen" est pris d’assaut par des pirates somaliens qui retiennent en otage l’équipage et réclament une rançon de 15 millions de dollars. Parmi les sept hommes restés à bord, Mikkel, le cuisinier, marié et père d’une petite fille. Prisonnier et affaibli, il se retrouve au cœur d’une négociation entre Peter, le PDG de la compagnie du cargo et les pirates. Pour l’armateur, sauver ses hommes est un devoir. Mais le sang-froid et les millions suffiront-ils à ramener tous ses marins dans leur famille ?
Killing Them Softly / Cogan la mort en douce

Cogan : Killing them softly

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Lorsqu'une partie de poker illégale est braquée, c'est tout le monde des bas-fonds de la pègre qui est menacé. Les caïds de la mafia font appel à Jackie Cogan, un tueur à gages, pour trouver les coupables. Mais entre des commanditaires indécis, des escrocs de la petite semaine, des assassins fatigués et ceux qui ont fomenté le coup, Cogan va avoir du mal à garder le contrôle d'une situation qui dégénère...
Bedevilled

Bedevilled

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Bedevilled est le premier film du sud coréen Jang Cheol-soo tourné en 2010. Le film a fait fureur lors du 18ème festival du film fantastique de Gérardmer et a remporté le grand prix. Bedevilled est à la croisée d'un thriller sombre et d'un film d'horreur, notamment à cause de ses scènes extrêmement violentes.

Critique Express : Greenhouse

"Greenhouse" est avant tout un film qui nous parle des liens familiaux, de la vieillesse, de la maladie dans un pays, la Corée,

Vu sur MUBI : Première désillusion

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La question de la culpabilité est traitée avec une élégance typiquement britannique dans ce film de l'après-guerre, encore disponible pendant une semaine sur la plateforme de vidéo par abonnement MUBI. Écrit par le principal moralisateur chrétien de l'époque Graham Greene, le scénario de Première désillusion a certes tendance à forcer le trait sur le rôle trouble des personnages.

Critique Express : La conspiration du Caire

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C'est en relisant "Le nom de la rose" d'Umberto Eco qu'a germé chez Rarik Saleh l'idée de raconter une histoire similaire se déroulant dans un contexte musulman

Critique : Un coup de dés

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Quand on établit la liste des meilleurs réalisateurs français, ce n'est très probabalement pas à Yvan Attal qu'on pense le premier. Et pourtant, toutes proportions gardées, il accomplit depuis le début du siècle un parcours derrière la caméra des plus respectables. En désormais huit longs-métrages, il se pose sans la moindre fanfaronnade en observateur de la société française.

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Test Blu-ray : Christy

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Le cinéma adore les secondes chances. Pas seulement celles offertes à ses personnages, mais aussi celles qu'il accorde à ses vedettes. Christy s'inscrit précisément dans cette drôle de catégorie, où un film raconte autant l'histoire de son héroïne que celle de l'actrice venue l'incarner.

Décès de l’acteur Sam Neill

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L’acteur néo-zélandais Sam Neill est décédé hier à Sydney en Australie. Il était âgé de 78 ans. Mondialement connu pour son rôle du paléontologue Alan Grant dans Jurassic Park et deux de ses suites, Neill s’était également imposé dans des films tels que La Leçon de piano de Jane Campion – Palme d’or au Festival de Cannes en 1993 – et L’Antre de la folie de John Carpenter.

Test Blu-ray : Colossal – Réédition 2026

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À une époque où les films sont devenus des produits qu'il faut pouvoir résumer en une phrase destinée à accrocher le spectateur en moins de dix secondes, on comprend presque qu'aucun distributeur français n'ait, à l’époque, réellement su comment vendre Colossal. Car le film est un objet profondément réfractaire au marketing.

Test Blu-ray : Le Sifflet

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Le Sifflet arrive ces jours-ci en Blu-ray sous les couleurs de Metropolitan Film & Video. Une sortie assez rapide qui permettra aux amateurs d'horreur de redécouvrir dans d'excellentes conditions techniques ce petit divertissement fantastique signé Corin Hardy, cinéaste dont le sens de l'image constitue indéniablement l'un des principaux atouts du film.

Critique Express : Cap Farewell (Deuxième avis)

Certes, il y a quelques maladresses dans ce film tourné en scope, mais elles sont compensées par le jeu absolument remarquable de 2 comédiennes : Noée Abita, l'interprète de Toni, et Pascale Bussières, l'interprète de Betty.