Critique : Enfant 44

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En Russie, ce film a été interdit de sortir, parce qu’il ne représenterait pas fidèlement la vérité historique sur l’époque stalinienne. Même si nous sommes fermement opposés à toute forme de censure politique, nous ne pouvons qu’envier en secret les spectateurs russes d’avoir échappé d’office à cette bouse cinématographique !

Critique : Le traître

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Un film passionnant, haletant, un film qui a su utiliser à bon escient les moyens importants dont il a manifestement disposé, une interprétation remarquable, tout particulièrement celle de Pierfrancesco Favino dans le rôle principal, que des bonnes raisons pour aller voir "Le traitre".

Critique : Meurtre d’un bookmaker chinois

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Cosmo Vitelli est un patron de boite de nuit, le Crazy Horse West. En perpétuelle représentation, il met en scène sa vie avec la même vacuité dont il fait preuve lorsqu'il dirige les petits spectacles vieillots de sa scène pathétique, en compagnie d'un Monsieur Loyal fatigué et de filles tristement dénudées. Représentant d'un monde qui n'existe plus, il est lessivé, fini, mais ne parvient pas à affronter ce déclin. Joueur invétéré, il perd une somme énorme au poker et la mafia va le mettre sous pression pour le pousser à exécuter un bookmaker chinois qui gêne leur bon commerce. Vétéran de la guerre de Corée qui cache son traumatisme par un léger sourire en coin, il refuse dans un premier temps, mais il est difficile de résister à une organisation criminelle décidée à se faire obéir.

Critique : Victoria

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Sensation du festival de Berlin où il a remporté un Ours d'argent, Grand Prix du dernier festival de Beaune et star des German Film Awards où il a raflé tous les prix principaux, Victoria, quatrième long-métrage du cinéaste allemand Sebastian Schipper, est une expérience cinématographique unique. Le genre de film qui vous met une claque immense et dont vous ne sortez pas indemne.

Critique : A perfect enemy

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Spécialiste des films de genre, le réalisateur espagnol Kike Maillo vient se ranger, sans avoir à en rougir, dans la lignée d'Alfred Hitchcock et de David Lynch avec "A perfect enemy", un thriller psychologique adapté du roman "Cosmétique de l'ennemi", d'Amélie Nothomb.

Et après

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La collaboration Bourdos-Spinoza, déjà exploitée pour l’écriture et la réalisation de Emmène-moi (1995), Disparus (1998) et Inquiétudes (2004), fonctionne toujours à merveille dans ce long-métrage tiré d’un roman de Guillaume Musso. L’ouvrage paru en 2005 et traduit en vingt-quatre langues a connu un succès international. Alors que l’adaptation d’un livre au cinéma est assez souvent décevante, il n’en est rien de celle-ci.

Critique : Cartel

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La vie à Juarez au Mexique n'est pas de tout repos, avec un taux élevé de meurtres et de disparitions non résolues, près de 3000 par an. Reiner, gérant de boîte de nuit et trafiquant de drogue à ses heures, son avocat, qui veut offrir le plus beau des diamants à sa compagne et Westray, intermédiaire douteux, vont sous-estimer la portée de cette information. Lorsqu'un chargement important de cocaïne est détourné, ils vont devoir affronter cette réalité de bien trop près.

Critique : Le Vent de la liberté

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A quelles conditions, une nostalgie de la Guerre froide serait-elle justifiable ? Cette période, que le temps aide à reléguer petit à petit à l'Histoire ancienne, avait pour avantage discutable de dessiner clairement la carte manichéenne des allégeances.

Critique : La Chute du président

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Si l'on veut bien admettre que le cinéma hollywoodien reflète de près ou de loin l'actualité américaine, il n'en existe aucun indicateur plus révélateur que les films ayant trait à la présidence. La façon dont sont représentés le chef de l'état et la mission tour à tour délicate et périlleuse qu'il exécute renvoie dans la plupart des cas l'image que les États-Unis se font d'eux-mêmes.

Critique : Salt and fire

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Le paradoxe du mysticisme naturaliste, d’habitude si cher à Werner Herzog, risque sans cesse de faire capoter son nouveau film de fiction. Principalement actif dans le domaine du documentaire ces dernières années, le réalisateur allemand revient en effet avec Salt and fire à une forme de récit, qui est avant tout vecteur de folie.

Arras 2019 : Seules les bêtes

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Puisque la civilisation humaine du 21ème siècle court à une vitesse de plus en plus vertigineuse vers la globalisation des échanges, nous sommes de plus en plus étroitement liés les uns aux autres. Plutôt que de produire de la solidarité et de la convivialité, ce réseau mondial des interdépendances crée des rapports de force déséquilibrés, aux conséquences parfois insoupçonnées.

Blood Ties

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Grâce à ses deux derniers films (Les petits mouchoirs et Ne le dis à personne), Guillaume Canet s'est imposé comme un réalisateur de talent proposant des films intelligents qui ont la force de fédérer le public. Blood Ties est un projet bien plus ambitieux, exprimant clairement la volonté de Canet de s'exporter à l'étranger, et surtout sur le marché américain. Mais à viser trop haut, ne risque t-on pas de rater sa cible ?

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