Critique : L’amour est un crime parfait
Un professeur qui se plaît à enseigner l’écriture tout comme l’art d’aimer à ses belles étudiantes, se trouve mêlé à une enquête portant sur la disparition de sa dernière conquête. Pénètre alors dans sa vie un défilé inquiétant d’évènements étranges et de femmes envoûtantes.
Test DVD : Fréquence Meurtre
Jeanne Quester est heureuse. Médecin dans un service d'urgences psychiatrique, elle anime tous les soirs une émission de radio. Son divorce est réussi, son émission marche, sa fille l'adore. On ne pourrait imaginer que vingt-cinq ans plus tôt elle a vecu un drame horrible. C'est alors qu'il appelle en direct à la radio. C'est Faber, le fou criminel qu'elle a rencontré autrefois, qui lui demande: "Vous croyez qu'il est malsain de laisser des choses inachevées ?"
Albi 2021 : Madeleine Collins
Instaurer d'entrée de jeu le trouble ou la confusion, tels sont à la fois l'enjeu et le risque de chaque thriller qui vise à tenir le spectateur en haleine du début jusqu'à la fin. Dans le cas de Madeleine Collins, présenté en avant-première au Festival d'Albi, le démarrage de l'intrigue s'effectue plutôt laborieusement.
Shiver, l’enfant des ténèbres
Santi, un adolescent de 16 ans, est atteint d'une maladie qui le rend très sensible à la lumière. Avec sa mère, il quitte donc Barcelone pour s'installer au Nord de l'Espagne. Mais bientôt des phénomènes étranges se produisent dans les bois situés à proximité de la demeure : des bêtes sont tuées, et bientôt c'est un ami de Santi qui est retrouvé mort. Santi est vite suspecté...
Critique : Tatami
Efficace sans être révolutionnaire, Tatami attire énormément de sympathie par le dynamisme de sa mise en scène (malgré une économie de moyens apparente) à travers un message puissant et une foi aveugle dans le pouvoir de représentation du cinéma.
Dans la maison
Un garçon de 16 ans s'immisce dans la maison d'un élève de sa classe, et en fait le récit dans ses rédactions à son professeur de français. Ce dernier, face à cet élève doué et différent, reprend goût à l'enseignement, mais cette intrusion va déclencher une série d'événements incontrôlables.
Critique : Get Out
Premier long métrage de Jordan Peele, Get Out, porté par Daniel Kaluuya, qui s’est illustré dans le dernier épisode de la première saison de Black Miror, raconte l’histoire d’un homme afro-américain qui rencontre la famille blanche de sa copine. Une rencontre sous pression qui va partir dans les tours.
Critique : Message from the king
Fabrice du Welz est un cinéaste passionnant à plus d’un titre. Avec son premier long métrage, Calvaire (2004), il livrait une authentique bombe qui allait traumatiser pas mal de fans de cinéma de genre avec son mélange inédit de romantisme tordu et d’horreur frontale, le tout dans une ambiance étrange et dérangeante. UJn classique instantané possédant encore aujourd’hui toute son aura. La suite de sa carrière aura été tout aussi radicale, le cinéaste ne sacrifiant jamais ses visions à des impératifs commerciaux. Un esprit d’artiste incontrôlable qui fait sa singularité, mais l’ayant cantonné à un cinéma confidentiel, pour un petit public d’irréductibles. A l’occasion du polar Colt 45, il espérait à l’époque changer de style, pour un film qu’il envisageait comme sa version des polars hardcore américains des 70’s, au style rugueux et impitoyable. L’expérience douloureuse avec son producteur Thomas Langmann l’aura mené vers le radical Alleluia pour lequel il aura retrouvé son plaisir de filmer, malgré une exploitation pour le moins limitée. Tout ça nous amène au film qui nous intéresse aujourd’hui, que l’on peut sans aucun mal voir comme son polar hardboiled dont il rêve depuis longtemps et qui constitue sa première expérience aux Etats Unis. Réalisé avec un budget que l’on devine serré, en très peu de temps (28 jours), et arrivé très tard sur le projet, on se doute bien qu’il ne s’agit pas d’un projet personnel pour le cinéaste mais cela ne veut pas dire pour autant qu’il n’y a pas mis toute son âme, comme on s’en rendra très rapidement compte.
Le Rite
Le Rite est un film d'horreur réalisé par Mikaël Hafstrom à qui l'on doit Chambre 1408, Dérapage et The Drowning Ghost. Rien de très palpitant. Il était difficile de s'attaquer à un film sur l'exorcisme, d'autant plus que beaucoup se sont cassé les dents face au cultissime Exorciste de William Friedkin (1973).
Critique : Lost River
Le premier long métrage de Ryan Gosling, acteur canadien aux choix cinématographiques surprenant, est, à l’image de sa filmographie, pour le moins ambivalent. Si il a réussi à embarquer des acteurs et des techniciens de talent dans cette aventure, la magie se fait attendre
Critique : Le Lac aux oies sauvages
Cinq ans après Black Coal, son troisième long-métrage qui lui avait valu l'Ours d'or au Festival de Berlin, le réalisateur chinois Diao Yinan était en quelque sorte attendu au tournant. Ce n'est pas tant qu'on s'attendait désormais de sa part d'un chef-d'œuvre après l'autre.
Critique : Disparue en hiver
En digne successeur de Bourvil, Kad Merad est surtout abonné aux rôles de souffre-douleur comique, qui subit stoïquement les frasques de Dany Boon, inspirées de près ou de loin par celles de Louis De Funès. Ce fond de commerce populaire semble lui être si convenable, qu’il ne sort que très rarement de sa zone de confort. Or, sans pouvoir prétendre au statut d’acteur dramatique de premier plan, Kad Merad avec sa trogne de chien battu véhicule une tristesse profonde, qui sied parfaitement aux personnages tourmentés de l’intérieur et de l’extérieur. Comme celui qu’il interprète avec une sobriété remarquable dans ce thriller très solide.



















